Moi, Stéphanie (aka Elaura),
administratrice du forum www.bit-lit.com,
rédactrice chez Onirik,
ma vie, mon œuvre, mes bafouilles.


De manière plus intime,
ce petit blog sans prétention est mon coffre à jouets.
J'y mets mes envies, mes lubies et mes coups de cœur,
sans logique ni plan sur la comète,
juste l'envie de partager avec vous mon joyeux bordel cérébral et affectif à travers
les livres, films, musiques qui croisent ma route.

Bonne visite ;-)

A chaque film il y a un comic... ou un truk du genre.

lundi 28 février 2011

L'Amant Furieux

Troisième tome de La Confrérie de la Dague Noire et certainement le meilleur de la série !

L'Amant Furieux
LA Confrérie de la dague Noire, tome 3
de JR Ward

Éditions : Milady
Sortie le 20 Août 2010


Présentation de l'éditeur :

Une guerre fait rage à l’insu des humains. Six vampires protègent leur espèce contre la Société des éradiqueurs. Ils sont regroupés au sein de la mystérieuse Confrérie de la dague noire.
Zadiste, ancien esclave de sang, est le plus effrayant des membres de la Confrérie. Réputé pour sa fureur intarissable, ce sauvage est craint des humains et des vampires. La terreur est sa seule compagne et la souffrance sa seule passion… jusqu’à ce qu’il tire une ravissante femelle des griffes des éradiqueurs. Tout pourrait changer, mais le guerrier est rattrapé par son passé et se sent glisser lentement vers la folie. Animé par un désir de vengeance, il fera tout pour protéger Bella de ses bourreaux et surtout… de lui-même.

Mon avis :

L'histoire de Zhadist est un peu à part dans la saga de JR Ward, il est le mal aimé, celui qui est craint, qui nous effraie tant par son physique que par sa capacité quasi nulle d'échanger avec ses semblables. Les pires rumeurs courent sur sa propension à tuer les prostitués dont il se nourrit, le croque-mitaine n'aurait pas meilleure réputation. D'ailleurs son jumeau l'avait qualifié de «détruit » dans le second tome.

Effectivement, à la lecture de son histoire, nous comprenons pourquoi ce guerrier vit replié sur lui-même. Une vie de douleur et de servitude, au point d'en oublier son identité et de n'aspirer qu'à la mort. Pourtant, sauvé par son frère, Zhadist survit et accomplit sa tâche au sein de la Confrérie sans rien demander. Seul le combat contre les éradiqueurs rythme sa vie. Sa rencontre avec Bella dans le volet précédent l'avait profondément bouleversé. Lui qui est incapable de sentiment, qui ne supporte aucun contact est pourtant subjugué par la beauté de la jeune femme. Il l'a veut, mais préfère ignorer ce besoin viscéral qui pourrait faire d'elle, sa shellane.
Pourtant, quand elle est enlevée par les éradiqueurs, il la cherchera désespérément, jour après jour, faisant de son sauvetage le pilier de sa vie, sa manière toute personnelle de lui montrer son amour. Il ira nettoyer son domicile, toucher ses bijoux, sentir ses coussins, comme si ces simples gestes le rapprochaient d'une normalité fantasmée, car il n'a jamais aimé, ni même été embrassé.
Et puis survient la libération, la réalité reprend sa place, les sentiments oniriques se font chair et lui rappellent l'être anormal et brisé qu'il est devenu.
Bella qui chérit ce mâle plus que tout au monde n'aura de cesse de le porter et de lui prouver qu'il a droit, lui aussi, au bonheur.

Un livre poignant, qui raconte comment l'amour peut triompher de tout, comment même une vie détruite et vouée à l'enfer retrouve, petit à petit, un peu de sa lumière. Un roman qui nous touche, plus que tout autre. L'histoire de Zhadist est sans conteste la plus belle que l'auteure ait écrit à ce jour.

La Morsure de l'araignée

Voici une série jeunesse commencée il y a longtemps et déjà adaptée au cinéma. C'est pas mal du tout, le style est très accessible à un jeune public et l'auteur ne manque pas d'idées !



L'Assistant du vampire
tome 1

La morsure de l'araignée

Éditions : Hachette Jeunesse
Sortie le 19 août 2009


Présentation de l'éditeur :

Je m'appelle Darren Shan. L'histoire que vous allez lire est la stricte vérité. C''st mon histoire. Une histoire épouvantable. Je vais vous raconter comment je suis devenu l'assistant d'un vampire. Je vous jure que je n'ai rien inventé, à part mon nom et celui des autres personnages. Il aurait été bien trop risqué de les nommer. Bref, si vous ne craignez ni les histoires de vampires ni les insomnies, je crois qu'on peut commencer...

Mon avis : (chronique écrite en 2009)

Précédemment publié en 2001 chez Pocket jeunesse sous le titre La parade des monstres, L’assistant du vampire est une série dédiée à la jeunesse. Présentée comme une autobiographie, Darren Shan y raconte ses aventures et péripéties de semi-vampire.

Dans ce tome 1, le jeune homme est un collégien lambda, tout ce qu’il y a de plus normal. Il a une bande ce copains plutôt sympathiques, il aime jouer au football, c’est un élève pas trop mauvais en classe, et surtout… il adore les araignées.

Un jour de grande témérité, il va assister à une étrange représentation, celle du Cirque du Freak, un cirque de monstres ambulants. Accompagné de son meilleur ami, Steve, il est subjugué par le spectacle de la femme à barbe ou de l’homme-serpent, mais surtout par les surprenantes facultés de Madame Octa, une monstrueuse et non moins intelligente araignée.

Mue par un irrépressible désir de possession, Darren décide que coûte que coûte, Madame Octa serait bientôt à lui. Mais notre héros a omit un insignifiant petit détail, la créature appartient à un vampire …

L’histoire du jeune Darren est très divertissante, un bain de fraicheur juvénile bienvenu, captivant et émouvant. Bien que ce tome soit léger et simple (mais non simpliste), il arrive à donner quelques sueurs froides aux pauvres arachnophobes que nous sommes et l’intrigue augmente en intensité tout au long du récit.

Le style enfantin de l’auteur s’étoffe au fur et à mesure que les éléments dramatiques se mettent en place. Le tout est bien construit et très accessible à un jeune public (à partir de 12 ans).

Le tome 2, Le cauchemar continue, est d’ores et déjà disponible et nous le lirons avec plaisir.

A noter également que la série a fait l’objet d’une adaptation cinématographique, le film L’assistant du Vampire réalisé par Paul Weitz (le frère de Chris Weitz, réalisateur de Twiligth : Tentation) est actuellement dans les salles.

A mettre sous le sapin de toute urgence !

dimanche 27 février 2011

16 Lunes

Honte à moi, je n'avais pas encore posté ici ma chronique de 16 Lunes écrite pour Onirik, à l'occasion de la sortie du livre. C'est maintenant chose faite ;-)

16 Lunes
de Kami Garcia et Margaret Stohl

Éditeur : Hachette Jeunesse
Collection : Black Moon
Sortie le 6 janvier 2010


Présentation de l'éditeur :

J'ai longtemps rêvé de cette fille. Elle apparaissait dans un cauchemar où, malgré tous mes efforts, elle tombait sans que je ne puisse la sauver. Je me savais lié à elle d'une façon particulière. Et puis un jour, elle est arrivée en chair et en os au lycée de Gatlin, notre petite bourgade du Sud des Etats-Unis. Elle était belle et mystérieuse.

Si j'avais su qu'en même temps que cette fille, dont j'allais tomber éperdument amoureux, surgirait aussi une malédiction... Nous étions menacés. Et cette fois, j'allais devoir la sauver...

L'amour sera-t-il plus fort que le destin ?


Mon avis :

Voilà ce qui fut certainement le Black Moon le plus attendu de l’année 2010 , et force est de constater… que ce livre le mérite amplement. Prés de 600 pages d’une grande intensité, dans la tête d’un ado de 16 ans, amoureux de littérature au sein d’un lycée qui ne jure que par son équipe de basket et ses cheerleaders.

Ethan est un jeune homme un peu à part dans l’univers feutré de Gatlin, petite ville du sud des Etats-Unis où l’on célèbre la Guerre de sécession comme si sa vie en dépendait. Déjà, il est fils d’enseignant et d’historien. Ce qui, en l’occurrence n’a rien d’extraordinaire, sauf à Gatlin où parler de Bukovski ou de Harry Potter revient au même, c’est-à-dire se vouer à l’enfer. L’enfer étant bien sûr les âmes bien pensantes du coin, qui veillent à ce que sa jeunesse dorée ne croise aucuns étrangers susceptibles de leur mettre des idées folles en tête.

Ethan se sent donc très étriqué dans cette petite ville d’où son père est originaire. En parlant de son père, il passe toutes ses nuits enfermé dans son bureau à écrire et ses journées à dormir depuis que sa femme est morte. Ethan, quant à lui, fait d’étrange rêve depuis le décès de sa mère. Il rêve d’une jeune fille qu’il doit sauver et d’une douce mélodie, entêtante, persistante qui l’accompagne tout au long de la journée, même éveillé, jusqu’au jour où il l’a voit, la fille de son rêve, au volant d’un corbillard noir : Lena, la nouvelle du lycée. Dés lors, Ethan n’a plus qu’une idée en tête, lui parler de ses rêves étranges et faire sa connaissance, elle, cette fille si belle et si mystérieuse dont il se sent si proche !

Kami Garcia et Margaret Stohl nous offrent une romance originale, nimbée de fantastique qui vous ensorcelle dés les premières phrases. Point de vampires ni de garous ici, juste de la magie à l’état pur, qu’elle soit naturelle ou surnaturelle. Elle vous transporte dans une histoire d’amour telle que les ados sont capables de les vivres, passionnante, intense et sans concessions.

Vivre cette idylle à travers le regard d’Ethan est jubilatoire car assez nouveau dans le paysage fantastique actuel. Chaque chapitre est un plaisir, chaque moment partagé avec lui n’est que bonheur, que ce soit le récit de ses rencontres avec ses vieilles tantes sudistes, ses rendez-vous secrets avec Lena, ou ses balades en voitures avec Link, son meilleur ami, tout est bon tant ses émotions sont si bien retranscrites, les mots justement employés, les dialogues bien pensés.

Faire l’analogie avec la saga de Stephenie Meyer serait facile ici et pourtant bien infondée. Même s’il est aussi question d’un amour impossible entre un mortel et un être surnaturel, rien dans le récit ne s’apparente à la quadrilogie Twilight. Le contexte et les personnages sont bien différents, même la narration se distingue. Elle est plus masculine, plus sombre aussi.

Accessible à un jeune public (à partir de 12 ans), ce livre est une véritable réussite et nous lui souhaitons un succès aussi retentissant que ces illustres prédécesseurs chez Black Moon. Une lecture pleine d’émotion et de rebondissements, jamais ennuyeuse et captivante du début jusqu’à la fin.

Laissez-vous porter par la mélopée envoutante de 16 Lunes, vous ne le regretterez pas …

"Seize lunes, seize années,
Seize de tes pires peurs,
Seize songes de mes pleurs,
Tombent, tombent les années…"

Histoires Troubles

Le fils du King est aussi doué que son père, qu'on se le dise !

Fantômes : Histoires troubles
de Joe Hill
Édition : JC Lattès
Sortie le 17 février 2010


Présentation de l'éditeur :

Imogene est jeune et belle. Elle embrasse comme une star et connaît l’histoire du cinéma sur le bout des doigts. Il se trouve aussi qu’elle est morte et attend sans qu’il s’en doute Alec Sheldon, dans la salle de projection. Le Rosebud, un certain après-midi de 1945…
Arthur Roth est un gosse solitaire qui a de grandes idées et le don de s’attirer des ennuis. Il n’est pas facile de se faire des amis quand vous êtes le seul garçon en plastique gonflable de la ville…
Francis est malheureux. Autrefois c’était un humain, mais aujourd’hui, c’est une sauterelle géante de deux mètres cinquante, et quand ils l’entendront striduler, tous les habitants de Calliphora se mettront à trembler…
John Finney est enfermé dans un sous-sol taché du sang des autres enfants martyrs qui l’y ont précédé. Dans ce sous-sol se trouve aussi un téléphone ancien modèle débranché depuis longtemps. Pourtant, la nuit, il se met à sonner… Qui est à l’appareil ?
Le passé n’est pas mort. Il est encore à venir…

Mon avis :

Joe Hill est nouveau dans le paysage de la littérature fantastique. Fort d’un premier succès très remarqué et encensé par la critique, le très bon Le costume du mort, les éditions JC Lattès ont eu la bonne idée d’éditer son premier livre, un recueil de 15 nouvelles qui ont fait la renommée de l’auteur outre-Atlantique.

L’édition originale 20th Century Ghosts est parue en Angleterre en 2005 et ce fut un véritable carton, amplement mérité. Les nouvelles de Joe Hill ont la particularité d’être d’une extrême sensibilité. Derrière l’horreur se cache la beauté du sentiment humain, de chaque personnage se dégage une infinie tendresse qui prouve que l’on peut faire du fantastique intelligent avec finesse et émotion. L’élégance de l’écriture nous évoque une époque antérieure où le surnaturel flirtait avec la beauté.

Lire une nouvelle de Joe Hill, c’est se replonger dans un vieil épisode de la Quatrième Dimension (Twilight Zone) à la sauce George Romero, les sentiments en plus. C’est un auteur génial et généreux, pour preuve, même dans les remerciements il fait un petit cadeau à ses lecteurs.

Il est fort à parier que Joe Hill deviendra un auteur incontournable de la littérature de l’imaginaire en France et nous lui souhaitons une carrière aussi longue que son illustre papa, Stephen King.

A ne surtout pas manquer !

vendredi 25 février 2011

Hush Hush

Vu que le second s'annonce, voici ma chronique de Hush Hush ! Une lecture agréable sans pour autant être inoubliable.

Les Anges Déchus tome 1
Hush Hush
de Becca Fitzpatrick

Éditions : Le Masque

Collection : MsK

Sortie : avril 2010


Présentation de l'éditeur :

Véritable phénomène littéraire aux Etats Unis, ce premier roman sombre et romantique est le récit d'un amour interdit : celui d'un ange déchu et de Nora, une mortelle.
Dans la ville brumeuse de Portland, Nora tente de mener une vie ordinaire après la mort violente de son père quelques mois plus tôt. Lors d'un cours de biologie, elle fait la connaissance de Patch, qui vient d'arriver en ville. Il est séduisant, mystérieux, toutes les filles en sont folles, mais la vie de Nora est déjà bien trop remplie.

Comment Patch peut-il en savoir autant sur son compte ? Pourquoi se retrouve-t-il toujours sur sa route quand elle cherche à l'éviter ? Alors que les deux adolescents se rapprochent, Nora prend peur. Un inconnu masqué attaque sa voiture, sa chambre est fouillée ; mise à sac. Sans le savoir, Nora est devenue l'objet de la guerre qui agite les anges déchus et les Nephilim. Et en tombant amoureuse de Patch, elle va découvrir que la passion peut être fatale.


Mon avis :

La collection MsK des éditions du Masque nous gratifie encore une fois d’une jolie romance paranormale pour adolescents.

Nimbée de fantastique, ce livre à la trame plutôt classique révèle tout de même quelques éléments originaux qui lui confèrent tout son charme. En effet, l’héroïne est une élève de 16 ans, plutôt douée à l’école, très indépendante mais peu sure d’elle. Et alors ? Me direz-vous, rien de neuf sous le soleil. Et vous aurez raison.

L’originalité vient des personnages secondaires. Nora est flanquée d’une meilleure amie haut en couleur, pleine de vie et de répliques piquantes plutôt bienvenues. Elle rencontre un beau garçon sombre et mystérieux à l’humour noir décapant, ce qui rend le personnage très attachant. Patch est le fantasme ambulant de toutes adolescentes qui se respectent, si tant est qu’elles s’intéressent à la gente masculine… autrement dit 100% de la population féminine de cette tranche d’âge.

Les scènes entre les deux protagonistes sont chargées d’une grande intensité émotionnelle, quasi sensuelle, si bien que l’on a envie de gifler Nora quand elle se conduit bêtement. L’intrigue qui tourne autour d’elle et de ses interrogations sur Patch est intéressante bien qu’un peu lente à se mettre en place. Le garçon aurait mérité plus d’attention de la part de l’auteur, laissant le lecteur quelque peu sur sa faim.

La fin délibérément ouverte laisse présager une suite qui s’annoncera certainement plus passionnante (du moins, nous l’espérons), les bases de l’histoire et les protagonistes étant maintenant en place.

Pour résumé, Hush Hush reste une lecture agréable malgré ses longueurs. Nous lirons la suite avec beaucoup d’intérêt en espérant, tout de même, une intrigue plus dynamique.

La nuit sans fin

De la Dark Fantasy passionnante et complètement hallucinante !

La nuit sans fin : l'âge du chaos *
de Mark Chadbourn

Éditeur : Orbit
Sortie le 12 novembre 2009


Présentation de l'éditeur :

Londres de nos jours. Quand Jack Churchill et Ruth Gallagher sont attaqués par un géant monstrueux sous le London Bridge. ils ignorent qu'ils vont bientôt plonger dans les arcanes d'une nuit sans fin... car les dieux celtes sont de retour après un exil millénaire. bien décidés à prendre leur revanche sur le monde moderne. La dernière chance pour l'humanité réside dans quatre artefacts magiques. seuls capables de contrer les puissances ancestrales. Poursuivis par des créatures aussi sanguinaires qu'opiniâtres. Jack et Ruth sont contraints de fuir. Une quête désespérée s'engage. L'âge de raison s'est éteint. Celui du chaos ne fait que commencer.

Mon avis :

Il y a des livres qui vous hantent longtemps après lecture, qui vous poursuivent la nuit jusqu’à vous faire frémir dés le premier grincement de porte ou le sifflement d’une légère brise … Ces livres là, on ne les oublie jamais. Généralement, ils nous obsèdent tant l’intense récit nous a scotché au point d’oublier l’heure et nous sommes incapables de les refermer avant la fin.

Le premier tome de cette fabuleuse saga qu’est L’âge du chaos en fait irrémédiablement partie. Mark Chadbourn a accouché d’une épopée Dark Fantasy complètement illuminée où thriller, romance et mythologie celtique flirtent avec maestria ! Le tout saupoudré d’un indéniable talent pour l’écriture, car le récit est admirablement bien écrit. L’intrigue, parfaitement bien ficelée, nous tient en haleine et possède de multiples ramifications dont on attend le dénouement avec une grande impatience. En dire plus serait sacrilège tant l’histoire, complètement barrée, possède des facettes toutes plus différentes les unes des autres mais sont intimement liées.

Si les prochains tomes sont aussi bons, L’âge du Chaos sera pour moi, une des meilleures sagas dark fantasy de ces dernières années.

Laissez vous porter par cette Nuit sans fin, vous ne le regretterez pas

jeudi 24 février 2011

Le Secret sous la neige

Un joli Prélud' tout en finesse, qui aborde des sujets difficiles, un moment de lecture touchant.

le Secret sous la neige
d'Amy Knupp

Collection : Prélud'
Édition : Harlequin
Sortie le 1 décembre 2009


Présentation de l'éditeur :

Le soir où Lindsay Salinger découvre un petit garçon tapi dans les buissons enneigés, terrorisé et manifestement perdu, elle comprend que le destin vient de la confronter, bien malgré elle, avec un passé qu'elle aurait préféré oublier pour toujours. Car l'enfant n'est pas n'importe quel enfant : il s'appelle Owen Rundle - un nom honni par les Salinger. Que faire, pour rendre l'enfant à sa famille ? Téléphoner à Josh, le père d'Owen ? Jamais ! Cet homme, ivre au volant de sa voiture, a causé la mort de la mère de Lindsay, dressant les Salinger et les Rundle les uns contre les autres. Sinon, qui d'autre ? Se tourner vers Zach Rundle, l'oncle d'Owen ? Lindsay hésite : autrefois, elle et Zach se sont passionnément aimés - avant d'être séparés par leurs familles, devenues ennemies. Si elle reprend contact avec Zach, cela ne peut être qu'en secret, et au risque de souffler sur les braises qui couvent encore sous la neige...

Mon avis :

Dans cette jolie chronique familiale, Amy Knupp aborde des sujets difficiles avec beaucoup de délicatesse, ce qui est tout en son honneur En effet, elle met en scène deux personnages attachants, Lindsey et Zach, liés par un drame survenu treize ans plus tôt, qui a eu de lourdes conséquences sur leurs familles respectives.

Le frère de Zach, Josh, lors d’une nuit de beuverie, a tué accidentellement la mère de Lindsay. S’ensuit une longue période de deuil pour elle et sa famille, et une descente aux enfers pour Josh et ses proches. Sa rencontre avec Owen, le fils du meurtrier de sa mère, va pousser Lindsey à se rapprocher de Zach, dont elle a toujours été secrètement amoureuse.

Bien que l’intrigue tourne autour de leur histoire, l’auteur nous parle également de la douleur de perdre un être cher, du deuil et de la difficulté de mener sa vie quand l’absence de l’être aimé devient insupportable. Mais aussi de l’alcoolisme et de cette culpabilité qui vous ronge quand vos actes ont des répercutions négatives, et que l’on ne peut rien y changer, juste vivre avec.

L’idylle de Zach et Lindsay est présentée avec beaucoup de discrétion, les moments d’intimité justement distillés avec parcimonie face aux malheurs et douleurs de chacun. Il manque peut-être juste un peu de passion pour en faire une romance totalement réussie.

Une agréable et touchante lecture.

Fée d'Hiver

Quatrième tome des Dossiers Dresden, et c'est toujours aussi bon !

Tome 4 : Fée d'Hiver
de Jim Butcher

Édition : Milady


Présentation de l'éditeur :

Depuis que son ex-petite amie l’a quitté pour en apprendre plus sur ses nouveaux appétits sanguinaires, tout va mal pour Harry. Il ne peut plus payer son loyer, ses amis ne lui parlent plus, et il n’a pas pris une douche depuis… allez savoir. Le seul magicien professionnel de Chicago n’est plus qu’une loque humaine. Il pensait avoir touché le fond. Mais non : la Reine de la Cour d’Hiver des Fées lui fait une offre qu’il ne peut refuser, s’il veut racheter sa liberté auprès de sa marraine féerique… et conjurer sa malchance. Pour cela, il doit retrouver l’assassin du Chevalier de l’Eté, le bras droit de la Reine de l’Eté, et innocenter la Reine de l’Hiver. Simple, n’est-ce pas ? Mais Harry se méfie des intrigues politiques féeriques. Il découvrira d’ailleurs que le sort du monde dépend de son succès ! On lui met pas la pression, déjà…

Mon avis :

Et voici le quatrième tome des aventures de notre mage aux cheveux de jais, au teint d’albâtre et au style extrêmement étudié d’un cowboy croisé avec un geek, digne fils d’Houdini et de Gérard Majax !

Que de plaisir à la lecture de cet opus ! Et pourtant, il ne commence pas très fort. Harry est désespéré suite au sort réservé à sa bien aimé. Il tente en vain de trouver un remède qui pourrait la libérer de sa triste destinée. Les vampires vindicatifs, ont déclarés la guerre à la Blanche Confrérie. Ils demandent réparation et la tête de notre héros au bout d’une pique.

Pour couronner le tout, Harry est recruté à l’insu de son plein gré par la Reine de la Cour d’Hiver, afin de retrouver l’assassin d’une personne importante et récupérer ce qui a été perdu. Hors, se mêler des affaires des Sidhes est très dangereux et assure, en général, une mort certaine.

Acculé par les dettes et les responsabilités, Harry retrouvera force et courage auprès de ses amis, à qui il décidera enfin de confier sa vie et ses secrets. C’est donc avec une équipe digne du Scoobygang qu’il affrontera les machinations politiques, les quêtes de pouvoir et les hordes féériques lors d’un combat final magistral !

Que dire de plus, à part que c’est toujours aussi bon. Mangez-en !

mercredi 23 février 2011

De fièvre et de sang

Sire Cédric toujours avec une nouvelle enquête du commandant Vauvert, du grand art !

De fièvre et de sang
de Sire Cédric

Éditions : Le pré au clercs


Présentation de l'éditeur :

Entre cauchemar et réalité, la course folle de deux traqueurs de démons...

Une jeune fille se réveille entièrement nue et entravée sur un matelas couvert de sang. Elle sait qu'elle va mourir, toute tentative de fuite semble inutile. La douleur n'est rien en comparaison de la peur panique qui s'est emparée d'elle...
Le commandant Vauvert mène l'enquête en compagnie d'une profileuse albinos, Eva Svärta. Personnage excentrique et hors-norme, Eva a un véritable sixème sens qui fait d'elle une redoutable traqueuse de l'ombre. Ensemble, ils vont tenter de remonter la piste d'un tueur en série qu'ils croyaient mort et qui a pour habitude de vider entièrement ses victimes de leur sang. S'agit-il d'une réincarnation, d'un spectre, d'un homme, d'une femme, d'une créature d'un autre monde ?
Suspense, angoisse, horreur, sensations étranges, crise de démense, folie meurtrière, rite satanique... Un thriller oppressant qui entraîne ses lecteurs au-delà de la raison.

Mon avis :

Après L'Enfant des Cimetières, gros succès de l'auteur en 2009, Sire Cédric revient avec une nouvelle histoire tout aussi envoûtante et captivante. Plus proche du thriller que du fantastique, nous avons le plaisir de retrouver le commandant Vauvert, colosse à la dent dure que nous avions particulièrement apprécié dans le précédent opus.

Nous n'allons pas revenir sur l'intrigue en elle-même, la quatrième de couverture remplissant parfaitement cet office. Attardons nous plutôt sur l'ambiance toujours très sombre et poétique, marque de fabrique de cet auteur atypique, qui nous narre des scènes de torture avec maestria comme si nous assistions à un opéra horrifique. L'orchestration parfaitement maîtrisée nous laisse comme un sentiment honteux d'intense satisfaction. Oui, la victime a crié au bon moment, le sang a coulé exactement comme il le fallait, la folie meurtrière varie d'intensité selon les actes. L'auteur, orchestre son récit en changeant de tempo régulièrement, nous permettant par moment, de reprendre notre souffle. Presto dès le départ, il est moderato en milieu de lecture, nous laissant le temps de faire plus ample connaissance avec Eva.

Eva … cette jeune profileuse albinos aussi intrigante qu'enivrante, et un véritable mystère à elle toute seule. Elle est sans conteste le personnage le plus fouillé du roman. Profondément marquée par un drame survenu dans son enfance, elle ne cesse de courir après des chimères, en recourant bien souvent à des substances chimiques, qui pourront lui permettre d'oublier son passé. Pourtant, ce qu'elle va vivre va l'obliger à l'affronter, de la manière la plus horrible qui soit. Et même si l'épouvante de la situation nous effraie, nous ne pouvons nous empêcher de penser que c'est la meilleure chose qui pouvait lui arriver.
C'est dingue comme approcher la mort, nous permet enfin d'accepter et d'avancer.

La fin prestissimo est haletante et la petite touche positive des dernières phrases est fortement appréciée. Bouffée d'air frais enfin, après avoir longuement étouffé dans cet univers oppressant si cher à l'auteur.

Pour conclure, De Fièvre et de Sang est une réussite totale et nous espérons très vite lire de nouvelles aventures écrites avec cette plume acérée et si terriblement jouissive.

L'enfant des cimetières

Un auteur talentueux et sympa ! du thriller horrifique français de qualité, ça ne se refuse pas ^^

L'enfant des cimetières
de Sire Cédric

Collection : Triller Gothique
Éditeur : Pré aux clercs (5 mars 2009)


Présentation de l'éditeur :

Lorsque sa collègue Aurore l'appelle en pleine nuit pour couvrir avec elle un meurtre atroce, David, photographe de presse, se rend sur les lieux du drame. Un fossoyeur pris d'une folie hallucinatoire vient de massacrer sa femme et ses enfants avec un fusil à pompe, avant de se donner la mort. Le lendemain, un adolescent, se croyant poursuivi par des ombres, menace de son arme les patients d'un hôpital et tue Kristel, la compagne de David. Mais qui est à l'origine de cette épidémie meurtrière? Est-ce un homme ou un démon? Le journaliste, qui n'a plus rien à perdre, va se lancer à la poursuite de Nathaniel, l'enfant des cimetières, jusqu'aux confins de l'inimaginable... Thriller gothique époustouflant, L'Enfant des cimetières est servi par une écriture nerveuse terriblement évocatrice qui laisse le lecteur hypnotisé par l'horreur. Attention, si vous commencez ce livre, vous ne pourrez plus le lâcher!

Mon avis :

Première rencontre avec Sire Cédric, L’Enfant des cimetières est une immense claque. Pas de regrets d’avoir attendu un peu avant de taquiner du Monsieur, l’adage est bien connu, plus c’est long, plus c’est bon.

Et bon, ce le fut.

Entre fantastique et thriller horrifique, L’Enfant des cimetières est un roman haletant, terriblement inspiré, qui vous balance d’entrée dans une ambiance glaçante. Il exerce sur vous une étrange fascination morbide, les scènes gores se mêlant à une intense sensualité. C’est beau tout en vous donnant la nausée et des frissons dans le dos.

Les personnages sont bien campés, et mention spéciale pour le commandant Vauvert pour qui nous développons une irrésistible sympathie.

Le style de Sire Cédric est percutant, sans fioritures, allant à l’essentiel. L’intrigue est bien menée, sans temps morts, les courts chapitres conférant un rythme soutenu au récit. Revenir sur l’histoire serait sacrilège, je préfère vous laissez la découvrir les mains tremblantes et le souffle court. Mais surtout ne passez pas à côté de cet écrivain talentueux, palpitations garanties.

Quant à moi, je me tourne vers De fièvre et de sang, dernière publication de l’auteur. M’est avis que je ne vais pas beaucoup dormir cette nuit … Bordel !

lundi 21 février 2011

Irrésistible Mirabel

parce que j'adore cette saga, un petit avis en passant ! Loretta Chase, c'est bon, mangez-en !

Les Carsington - 1 : Irrésistible Mirabel
de Loretta Chase

Collection : Aventures et Passions
Édition : J'ai lu


Présentation de l'éditeur :

Le comte de Hargate s'arrache les cheveux. Son fils Alistair est un dandy qui, non content d'être toujours célibataire à vingt-neuf ans, dilapide sans vergogne l'argent familial. Pire, c'est un véritable coeur d'artichaut, avec un net penchant pour les grisettes qui se font une joie de le plumer. Excédé, le comte lance un ultimatum à son fils : il a six mois pour trouver une épouse convenable ! C'est-à-dire une riche héritière. C'est là qu'entre en scène Mirabel Oldridge, si étourdissante de beauté qu'Alistair en tombe amoureux au premier regard. Hélas, la réciproque est loin d'être vraie, et Mlle Oldridge ne tarde pas à le considérer comme son ennemi personnel. Décidément, Alistair n'est pas au bout de ses peines...

Mon avis :

Elles sont rares ces romances qui vous collent un sourire niais du prologue jusqu'à l'épilogue, et celle-ci en fait indubitablement partie. Ce livre n'a été que du bonheur du début à la fin, drôle, émouvant, caustique, il est arrivé à point nommé à un moment où j'avais un grand besoin de détente.
Le ton est donné dés les premières lignes et nous sommes conquis d'entrée. Bien que la trame de l'histoire soit des plus classiques, un Dandy qui doit épouser une riche héritière, les protagonistes sont plutôt atypiques :
Mirabel est une jeune femme de 31 ans qui dirige le domaine familiale d'une main de fer. Forte et indépendante, elle n'en ai pas moins seule et a renoncé à l'amour depuis longtemps. Alistaire, quand à lui, sous ses airs de dandy superficiel, est un homme tendre, plein d'humour, tourmenté par son passé de soldat et par cette guerre qui l'a rendu infirme. Et puis c'est le troisième fils d'une fratrie de 5. Difficile de faire sa place ...

Loretta Chase a un talent fou, son écriture est belle, aérienne, drôle (les échanges entre Mirabel et Alistaire sont vraiment savoureux) et elle nous emporte loin. Une romance qui vous donne quelques heures de plaisir pur jus, intelligente et pleine de charme. Une série a ne surtout pas manquer !

vendredi 18 février 2011

Mariage Secret


Voici un Prélud' que j'avais bien aimé, Abby Gaines est un auteur spécialiste des mariages scabreux, personnellement j'aime beaucoup. C'est léger sans être niai et le ton est toujours enlevé !

Mariage Secret
d'Abby Gaines

Éditions : Harlequin
Collection : Prélud'

Sortie le 1er novembre 2009


Présentation de l'éditeur :

Un époux qui ne reconnaissait pas sa femme - voilà qui n’était pas banal ! songea Callie tandis que Jack, totalement indifférent à sa présence, errait dans sa boutique pour acheter des fleurs. Sauf que, dans leur cas, c’était presque inévitable. Huit ans plus tôt, alors qu’elle n’avait encore que dix-sept ans et venait de se retrouver orpheline, Jack lui avait proposé un pacte, un mariage secret qui n’incluait pas l’amour au programme : il l’épousait, afin qu’elle entre dans la famille Mitchell, une famille qui ne demandait qu’à lui ouvrir les bras. En échange, elle lui jurait de s’occuper de ses parents pendant qu’il partirait, en toute bonne conscience, faire carrière de l’autre côté de l’Atlantique comme il en rêvait.

Depuis, il n’avait plus fait signe et ils ne s’étaient pas revus. Aujourd’hui, Jack était de retour : devenu une sommité de la médecine qui songeait à se fiancer, ce mariage bricolé menaçait sa réputation et gênait ses projets. Il n’était rentré aux Etats-Unis que pour convaincre Callie d’accepter le divorce, elle le savait, et elle n’avait pas d’autre choix qu’accepter. Mais avant, elle allait s’amuser un peu aux dépens de Jack, pour le punir d’avoir oublié si longtemps a famille - et de l’avoir oubliée, elle, Callie. Sa propre femme...

Mon avis :

Callie et Jack sont déjà mariés depuis huit ans. Ce mariage sans amour relevant d’un accord tacite, ils ne se sont plus vus depuis. Quand Jack décide de rentrer dans sa ville natale afin de demander le divorce, les choses se corsent quelque peu …

Comme il est plaisant de lire l’histoire de Jack et Callie ! Bien que sa trame soit des plus classiques, nos deux protagonistes sont tour à tour attachants, attendrissants et parfois très énervants. Tout deux essaient, avec une émouvante maladresse, de mener leur vie aux antipodes l’une de l’autre, sans se blesser. Car, ils n’ont pas que leur mariage, ou plutôt leur divorce à gérer, leurs proches souffrent d’un mal qui ne peut être guéri. Et là, réside tout le talent de l’auteur qui traite, sans légèreté mais avec une infinie douceur, de la douleur de perdre un être cher.

En effet, Callie, Jack et leurs proches sont liés par un drame survenu justement huit ans plus tôt. Les uns tâcheront de continuer leur vie comme ils le peuvent, les autres resteront figés dans le passé, prenant la vie comme une obligation plutôt que comme une évidence. Mais tous ne pourront oublier ce qu’il s’est passé. Malgré leurs blessures, Callie et Jack essaieront de se trouver.

Abby Gaines, par son style simple et touchant, réussit à capter le lecteur de bout en bout. Sa chronique familiale émouvante, pimentée de dialogues cocasses et bien sentis, est un petit bijou d’authenticité. Pas de fioritures inutiles ici, juste des sentiments sincères, forts, vrais, mêlant tantôt la passion, tantôt la colère, en passant par une touche de désespoir, sans tomber dans le mélodrame. Un exercice difficile, mais très bien maitrisé.

Cette romance se déguste avec plaisir, comme une praline… elle fond lentement dans la bouche distillant un indicible sentiment de satisfaction gourmande. Elle vous colle un sourire niai sur le visage, après une harassante journée de travail. A consommer sans modération !


jeudi 17 février 2011

Métisse

Chronique de Métisse qui pour le coup, est mon second livre pour le défi lecture. Oui, je prends mon temps ^^

Métisse - Une aventure de Sabina Kane
de Jayne Wells

Éditions : Orbit
Sortie le 9 février 2011


Présentation de l'éditeur :

Ne pas oublier :
1. d’infiltrer le clan rival et d’assassiner leur chef,
2. de se débarrasser du démon qui s’est incrusté à la maison,
3. de laisser tomber ce vaurien de mage, même s’il est canon,
4. de trahir ma famille.

Sabina est une sang-mêlé, une métisse. Moitié-vampire moitié-mage, elle exerce le seul métier possible pour une paria dans son monde : assassin. Mais la guerre couve entre les vampires et les mages ; Sabina est envoyée pour infiltrer un des deux clans et assassiner son chef. Complots sanglants, secrets de famille et pouvoirs inattendus… n’importe laquelle de ces choses toute seule serait déjà difficile à gérer. Toutes ensemble, elles pourraient bien être fatales à Sabina !

Mon avis :

Les choix des éditions Orbit en matière de bit-lit sont plus que judicieux. Déjà, avec Danny Valentine, l'éditeur avait surpris autant que réjoui les lecteurs tant l'univers de celle-ci était particulier. A la lecture de ce premier tome des aventures de Sabina Kane, nous sommes confortés sur une chose à savoir qu'Orbit mise sur la qualité plutôt que sur la quantité et nous adorons ça !

Métisse est un mélange savant de fantasy urbaine plutôt sombre et d'une légère touche de comédie fantastique car il faut bien l'avouer, on sourit souvent face aux diverses situations incongrues, parfois burlesques dans lesquelles notre héroïne se retrouve bien malgré elle. Pourtant, l'histoire de Sabina est triste et sa vie, ainsi que son avenir, plutôt ténébreux. C'est un assassin à la solde des Vampires, élite parmi les espèces sombres, et qui rappelle à tout un chacun que de se liguer contre le pouvoir en place est passible de mort.
Mais c'est aussi une métisse, à moitié mage qui fait de sa condition une paria aux yeux de beaucoup. Élevée dans la haine des autres races, Sabina est femme solitaire qui n'a aucun scrupule à vider un humain de son sang pour se nourrir et prône la supériorité de son espèce … jusqu'au jour où elle devra faire un choix cornélien entre ceux qui ont toujours eu sa loyauté et ceux qui lui disent la vérité …

Une entrée en matière coup de poing pour cette nouvelle saga qui ne laisse pas de place à l'ennui ! Tout est présent pour faire de cette lecture un pur divertissement ! De l'action, des rebondissements, une héroïne bien gaulée, un mage beau comme un dieu, un méchant pas beau charismatique au possible, de l'humour et un démon griffu en peignoir rose. C'est enlevé, original, judicieux, pimenté et si avec tout ça vous n'êtes pas encore décidé, dites vous que Métisse n'est qu'une mise en bouche, la suite promet d'être passionnante.
L'arrivée de Sabina Kane dans le petit monde de la bit-lit est plus que remarquée, il ne lui reste plus qu'à transformer l'essai. Nous attendons le deuxième opus de pieds fermes, la bave aux lèvres. Vivement !

mercredi 16 février 2011

Prédatrice de la nuit


Septième opus des Dark-Hunters, un grand moment avec Valerius et Tabitha ! de l'humour mais aussi beaucoup d'émotion, j'adore !

Prédatrice de la nuit
de Sherrilyn Kenyon

Collection : Crépuscule
Édition : j'ai lu
Sortie le 3 décembre 2010


Présentation de l'éditeur :

Valerius Magnus fait partie des Chasseurs de la Nuit qui le haïssent à cause de ses origines romaines. Depuis vingt siècles, il lutte contre les Damnés. Lors d'une échauffourée dans les rues de La Nouvelle-Orléans. il rencontre Tabitha Devereaux. Immédiatement, il est fasciné par cette humaine qui se bat comme une panthère contre les vampires. Le prenant pour un ennemi, elle n'hésite pas à le poignarder, avant de le recueillir pour le soigner. Valerius lui découvre alors bien d'autres attraits, même s'il s'interdit d'aimer une mortelle. Autrefois, une femme a perdu la vie par sa faute. Il sait qu'il est condamné à une solitude désespérée. Pourtant, quand le danger menace Tabitha et les siens, il est prêt à tout pour les sauver et se prend à rêver d'une deuxième chance...

Mon avis :

Un septième opus qui laisse place à l'humour car il met en scène le couple le plus improbable de toute la saga, Valerius Magnus et Tabitha Devereaux.
Le premier est certainement le Chasseur de la nuit le moins aimé. Fils d'un grand général romain, il balade des casseroles aussi imposantes qu'un viaduc. En effet, il est le demi-frère de Zarek, et a donc été témoin des maltraitances de son frère sans pour autant le sauver. Zarek, devenu dieu depuis, se régale de lui envoyer quelques tornades personnelles dès qu'il s'ennuie.
Comme si cela ne suffisait pas, il est aussi le petit fils du général romain qui a torturé et tué Kyrian, ce qui lui vaut la haine de tous les écuyers des alentours, Nick s'arrangeant allègrement pour parfaire sa réputation.
Forcément, pour faire face à cette masse de problèmes souvent injustes, Valerius se pare d'un caractère hautain et asocial, construisant des frontières entre lui et le reste du monde, se complaisant dans sa solitude et sa révérence pour un passé révolu. Noble de naissance, il n'exige que le meilleur, de préférence d'origine italienne, que ce soit la nourriture ou les habits. Ses manières polies, courtoises, distinguées mais austères finissent par hérisser le poil de ses pairs, aussi la communication a du mal à passer.
Sa rencontre avec Tabitha est plutôt impromptue. Notre tueuse de vampires préférée, sœur jumelle d'Amanda, la femme de Kyrian, poignarde Valerius par accident. Forcément, cela crée des liens.
Les tourtereaux vont apprendre à se connaître, à s'apprécier et même plus. Mais, leur relation sera mal perçue par la famille de Tabitha et surtout par Kyrian qui voue une haine féroce au romain.
Et les problèmes ne font que commencer …

Comme toujours, Sherrilyn Kennyon sait manier émotion et humour pour nous offrir une lecture agréable et jubilatoire et le couple Valerius Tabitha fonctionne à merveille !
Mais il n'est pas uniquement question d'amour dans ce tome, car nous en apprenons beaucoup également sur le chef des chasseurs Acheron, qui nous montrera ses faiblesses et surtout ses colères au dénouement dramatique et irréversible. Une page se tourne et rien de sera jamais plus pareil pour notre guerrier Atlante.
L'émotion sera de la partie car nos héros vont vivre des moments très douloureux et il sera difficile de refermer ce livre le sourire aux lèvres. la suite de la série promet d'être particulièrement virulente.
Encore une réussite pour une saga irrésistible et addictive dont la singularité nous séduit de plus en plus.

mardi 15 février 2011

Succubus Shadows


Cinquième et avant dernier volet de la saga Succubus de Richelle Mead !

Succubus Shadows - Tome 5
de Richelle Mead

Éditions Bragelonne
Sortie le 19 novembre 2010


Présentation de l'éditeur :

Georgina a des superpouvoirs, elle est immortelle, elle est capable de séduire n importe quel homme (ou femme), elle peut changer de forme à volonté... Mais donner un coup de main pour la préparation du mariage de son ex c'est une tout autre histoire. Heureusement, il y a des distractions, comme ce succube récemment débarqué à Seattle. Mais le réel danger réside dans la force mystérieuse qui a commencé à envahir les pensées de Georgina...


Mon avis :

Il n'aura pas fallu attendre bien longtemps pour retrouver notre succube après ses déboires amoureux du quatrième tome Succubus Heat. Georgina s'était alors promis de prendre du recul face à sa relation avec Seth, et le laisser mener sa vie en compagnie de Maddie, sa future épouse.
Elle a déménagé et son nouveau co-locataire, Roman le mystérieux et dangereux néphilim du premier opus, s'avère être plus supportable qu'il n'y paraît.
Mais Georgina n'est pas heureuse. Elle souffre en silence et ne surmonte pas la perte de l'amour de sa vie, celui qui a emporté avec lui une partie de son cœur, laissant un trou béant que rien ne peut combler. Sa dépression finira par l'amener là où personne ne pourra plus la trouver, dans un monde parallèle où les songes, les cauchemars et la réalité ne font qu'un. Commence alors pour elle, une lente descente aux enfers …

Bienvenue dans la tête de Georgina ! Succubus Shadows est certainement le tome le plus sombre de la saga. Il nous permet de faire plus ample connaissance avec le passé de notre héroïne. De nombreux flash-backs nous montrent l'évolution de sa personnalité de succube, laissant de plus en plus de place à sa part d'humanité. Ce qui la fait souffrir indéniablement et nous comprenons mieux ses choix et ses rapports avec les mortels qui l'entourent. Sa compassion mêlée de désespoir nous prouve qu'il y a une faille, une pièce manquante dans son rôle de succube et son lien avec Seth ne fera que confirmer les quelques soupçons que nous avions au fil de la série. Certes, cela sent la fin, certaines choses se remettent en place doucement, mais subsiste encore une interrogation importante sur le contrat qui lie Georgina à l'enfer, et le final n'en sera que plus surprenant.
Il va falloir prendre son mal en patience pour lire l'épilogue car le sixième opus Succubus Revealed ne paraît qu'en septembre 2011 au États-Unis.

Que dire de plus à part que ce tome est encore une grande réussite, un témoignage poignant et émouvant où la lumière ne vient pas forcément de là où on l'attend. L'Enfer serait-il réellement pavé de bonnes intentions ? En apparence peut-être …

Entretien avec un vampire

Premier tome des Chroniques des Vampires d'Anne Rice. Un livre culte qui a donné lieu à film culte. A lire pour tous les passionnés aux dents longues !

Chroniques des Vampires
Tome 1 : Entretien avec un Vampire
d'Anne Rice

Éditions : Pocket
Sortie en 1994


Présentation de l'éditeur :

De nos jours, à la Nouvelle-Orléans un jeune homme a été convoqué dans l'obscurité d'une chambre d'hôtel pour écouter la plus étrange histoire qui soit. Tandis que tourne le magnétophone, son mystérieux interlocuteur raconte sa vie, sa vie de vampire. Comme l'interviewer, nous nous laissons subjuguer, fasciner et entraîner à travers les siècles dans un monde sensuel et terrifiant ou l'atroce le dispute au sublime. Véritable livre Culte, premier voler des désormais incontournables Chroniques des vampires, Entretien avec un vampire renouvelle totalement l'un des mythes les plus riches et les plus ambigus du fantastique

Mon avis :
Il y a des auteurs qui marquent le monde de la littérature comme personne. C’est le cas d’Anne Rice et de sa fabuleuse Chronique des Vampires, qui a débuté un peu par hasard et dont les premiers éléments lui ont quelque peu échappés.

Entretien avec un vampire est le premier volet de cette chronique atypique de la littérature fantastique.

Imaginez-vous en 1974 (soit mon année de naissance …), un livre retrace l’histoire d’un vampire de sa « naissance » à nos jours, avec ses peines, ses questions sur son existence, sa mélancolie du passé. Vos idées toutes préconçues sur les monstres que sont les vampires sont chamboulés : point de possession démoniaque, point de croix qui brûlent ces démons impies, juste des êtres aux pouvoirs surnaturels qui se nourrissent de sang humain. Rien d’autres … ah si, immortel, bien sûr. Mais le fardeau est lourd à porter, le prix de l’immortalité est une vie de solitude, caché du monde, loin des joies de l’existence humaine. Un abysse de ténèbres que beaucoup ne supportent plus. Les vampires d’Anne Rice sont des êtres en souffrance … Anne Rice est un écrivain en souffrance. Entretien avec un vampire était au départ une nouvelle que l’auteur a finalement transformée en roman un an après le décès de sa petite fille Michèle, partie à l’âge de 5 ans d’une leucémie. Toute la douleur de la mort, de cette vie lente teintée d’agonie est décrite, analysée, décortiquée dans ce premier opus, consacré à Louis. Survivre aux être qui nous sont chère est vécu comme une punition divine. L’immortalité restera la cruelle question existentielle de la chronique des vampires.

Louis est un être romantique par excellence. Profondément marqué par sa transformation, il nourrit des sentiments d’une grande ambiguïté, tantôt fasciné par sa condition de vampire, tantôt écœuré par le prédateur qu’il est devenu. Il tente, autant que faire se peut, de comprendre ce qu’il est, d’apprendre de ses pairs, et de vivre du mieux qu’il le peut, puisqu’il n’a pas le choix. Son plus gros fardeau ? Son créateur, dont il a une opinion plus que négative. Pour Louis, Lestat est un être de peu d’intelligence, principalement obsédé par l’argent et d‘une grande cruauté. Pourtant le désir qu’ils éprouvent l’un pour l’autre est évident et les mèneront inévitablement à se séparer dans la douleur et dans le sang …

Il faudra quelques années à Anne Rice pour écrire la suite de ce roman, et c’est en 1985 qu’elle nous livrera la version de Lestat de Lioncourt, le personnage le plus fascinant de la littérature vampirique.

Remarquablement adapté au cinéma en 1994 par Neil Jordan, ce roman culte est devenu une référence incontournable pour les amoureux des vampires.

dimanche 13 février 2011

Wolfman


Voilà un film que j'avais chroniqué pour Onirik à sa sortie et que je ne me lasse pas de revoir ...


Synopsis :

L’enfance de Lawrence Talbot prit fin à la mort de sa mère. Ayant quitté le paisible hameau de Blackmoor, il a passé plusieurs décennies à essayer d’oublier. Mais, sous les suppliques de la fiancée de son frère, Gwen Conliffe, il revient à Blackmoor pour l’aider à retrouver l’homme qu’elle aime. Il y apprend qu’une créature brutale et assoiffée de sang s’affère à décimer les villageois et que Aberline, un inspecteur soupçonneux de Scotland Yard, est là pour mener l’enquête.
Réunissant petit à petit les pièces du puzzle sanglant, Talbot découvre une malédiction ancestrale qui transforme ses victimes en loups-garous les nuits de pleine lune. Pour mettre fin au massacre et protéger la femme dont il est tombé amoureux, il doit anéantir la créature macabre qui rôde dans les forêts encerclant Blackmoor. Alors qu’il traque la bête infernale, cet homme hanté par le passé va découvrir une part de lui-même qu’il n’aurait jamais soupçonnée.

Mon avis :

Remake d’un classique du cinéma d’épouvante (Le loup-garou de George Waggner – 1941), Wolfman est avant tout un projet porté par un fan de l’œuvre initiale, Benicio De Toro. Projet qui a bien faillit ne pas voir le jour pour cause d’absence de réalisateur, c’est finalement Joe Johnston qui prend les commandes et s’entoure pour l’occasion du plus grand spécialiste du maquillage de loups-garous, le très talentueux Rick Baker (Le loup-garou de Londres).

Mais la malédiction rode toujours sur la production et le film mettra plus de quatre ans à voir le jour. Très attendu par les amoureux du genre, Wolfman est enfin sorti sur nos écrans le 10 février, et c’est une grande réussite !
Ce film est une somptueuse fresque gothique qui redonne vie aux films de loups-garous avec maestria offrant à Benicio Del Toro un rôle romantique et profondément touchant. Il incarne un Lawrence Talbot déroutant, torturé à souhait qui affronte sa destinée avec force et courage. Son passé reviendra le hanter et lui révélera une part de lui-même longtemps endormie… La créature qu’il va devenir n’était-elle pas déjà en lui ? Il y a une part d’ombre en chacun de nous, et nous sommes tous fascinés par l’horreur, bien souvent malgré nous.

Sa relation avec son père, Sir John Talbot, brillamment interprété par Antony Hopkins, est au cœur de l’intrigue et trouvera son épilogue lors d’un affrontement terrifiant, mais magnifique.

Ses sentiments naissants pour la compagne de son frère défunt, Gwen Conliffe (interprété par une Emily Blunt tout en finesse) devront demeurer en sommeil, à demi avoués, chacun de leurs échanges seront intimement retenus, peu de mots mais des regards soutenus qui nous parlent bien plus qu’un long dialogue.

La photographie est superbe et les effets visuels époustouflants, hommage aux anciens films du genre, le maquillage de Rick Baker offre une crédibilité visuelle qui manquait cruellement au cinéma ces dernières années. Enfin, un loup-garou qui ressemble à un loup-garou !! Une créature vorace, sauvage et sanguinaire.
 
A l’heure où l’urban fantasy nous présente des loups-garous modernes, intégrés dans la société, vivant au sein d’une meute, beaux comme des dieux grecs (et j’en suis une grande consommatrice, je l’avoue), ce film fait presque figure d’O.V.N.I en replaçant le mythe de la lycanthropie là où il est né, dans l’épouvante et le mystère.

A ne pas manquer !

Fiche Technique :

Wolfman
Film américain de Joe Johnston (2010)
Sortie : 10 février 2010
Avec Benicio Del Toro, Anthony Hopkins, Emily Blunt ...
Genre : fantastique
Durée : 99 minutes

samedi 12 février 2011

Justified



Si vous êtes mélancoliques des Westerns et de cet âge d'or du cinéma où les gentils étaient aussi dangereux que les Hors-la-loi, défendant la veuve et l'orphelin à coup de flingues et de répliques saignantes, où la justice était synonyme de duels exaltants blindés de testostérone au crépuscule, alors Justified, nouvelle série phare diffusée sur Orange Ciné Séries est pour vous.
Créée par Graham Yost en 2010, Justified est l'adaptation de deux romans d'Elmore Leonard, Pronto et Rinding The Rap, et d'une nouvelle Fire in the Hole, condensé d'un univers propre à l'auteur qui n'a pas son pareil pour pondre des héros et des scénarios incongrues nimbés d'un réalisme qui fait honneur à la fiction ! Le monsieur vous le connaissez forcément car nombre de ses œuvres ont déjà été adaptées. Rappelez-vous de Jackie Brown d'un certain Quentin Tarentino, adaptation de Rum Punch ou encore d'Hors d'atteinte de Steven Soderbergh, c'est aussi du Leonard …
L'époque des Westerns est passée certes, cependant une certaine nostalgie demeure et même si les étendues sauvages ont été remplacées par les maisons pittoresques du Kentucky ou si les méchants pas beaux (Outlaws) font place à des nazillons qui prônent la suprématie de la race blanche, force est de reconnaître que le ton, l'ambiance et le charisme du genre sont présents dans cette série d'apparence banale mais pourtant si originale ! Le héros Raylan Givens incarné par un très charismatique Timothy Olyphant, appartient au corps des U. S. Marshals qui, au XIXème siècle, étaient élus ou nommés pour assurer des fonctions de protection de la population civile des petites villes ou sur des territoires plus vastes.
Raylan est un homme d'honneur, juste et droit aux manières certes un brin expéditives à une époque où négociations et sommations remplacent les exécutions. Mais qu'importe, chacun de ses gestes est « justifié » selon lui d'où ses soucis récurrents avec sa direction.
Après une affaire rondement menée à la Givens au sommet d'un immeuble branché de Miami, il se voit réaffecté dans l'Est du Kentucky où il a grandit. Le retour au bercail ne se fera pas sans mal car les méchants ont fréquentés sa cour d'école. Un face à face percutant se met en place, fil conducteur d'une intrigue qui se dévoile au fur et à mesure des épisodes, entre notre Marshal et un copain d'adolescence interprété par un Walton Goggins très inspiré qui rajoute un petit côté redneck à l'histoire. Très vite l'on se rend compte que tout n'est pas blanc ou noir et que le passé est le fondement même du récit.
Une réussite pour FX qui vient s'ajouter à Damages ou Sons of Anarchy et une belle prise pour Orange. La première saison est diffusée depuis le 16 janvier sur Orange ciné choc et une seconde saison est en cours de diffusion outre-atlantique.
Une série aux perspectives de développement intéressantes et qui prouve qu'un type au style old school avec un Stetson, un sourire ravageur et des manières décalées peut continuer à séduire les foules, moi personnellement, je suis fan.



















Fiche Technique :


Justified
Série américaine créée par Graham Yost en 2010
2 saisons, 26 épisodes Avec : Timothy Olyphant, Nick Searcy, Erica Tazel
Genre : Drame, policier Format : 42 mn

dimanche 6 février 2011

Frissons interdits

Un Lisa Kleypas tout en finesse ...

Frissons Interdits
de Lisa Kleypas

Éditions : J'ai Lu

Collection : Aventures et Passions

Sortie le 20 janvier 2010



Présentation de l'éditeur :

En 1830 à Londres, Lady Holly Taylor ne s'est jamais remise complètement de la mort de son mari. Celui-ci hante ses jours et ses nuits. Lors d'un bal, alors que Holly se tient à l'écart, un homme l'embrasse par méprise fougueusement. Mais ému par cette femme si émouvante, il veut bientôt en savoir davantage sur elle.

Mon avis :

La valse des rééditions des anciennes œuvres de Lisa Kleypas continue, avec Frissons interdits, véritable petit joyau d’émotions, de sensibilité et de sensualité.

Nous faisons la connaissance de lady Holly Taylor, jeune veuve vertueuse, mère d’une petite Rose de 4 ans, recluse depuis la mort de son mari. Ravagée par le deuil, Holly s’est coupée du monde pendant plus de 3 ans, vivant chez sa belle-famille, passant ses mornes journées à coudre et s’occuper de sa petite fille. Un jour pourtant, elle accepte une invitation à un bal, décidant qu’il était peut-être temps de renouer avec le monde extérieur.

C’est alors que dans la pénombre d’un salon, elle fait une étrange connaissance, celle d’un homme robuste, audacieux, loin des gentlemen de l’aristocratie anglaise qu’elle avait l’habitude de côtoyer. Celui-ci la prenant pour une autre, l’embrasse avec passion faisant renaitre chez Holly des sensations qu’elle avait oubliées depuis trop longtemps. Se rendant compte de son erreur et loin de s’en excuser, Zachary Bronson laissa repartir Holly avec regret, se jurant que cette femme serait, tôt ou tard, à lui.

La trame de cette histoire est des plus classiques chez Lisa Kleypas, la différence étant peut-être chez son héroïne. En effet, Holly est une jeune lady telle que l’aristocratie les a façonnée pendant longtemps : obéissante, prude, soumise, avec un sens démesuré de l’étiquette et incapable de faire fi des convenances, même si elle en meurt d’envie. La pression sociale et familiale, sans parler du souvenir de son défunt mari seront autant d’entraves à son bonheur, l’interdisant de vivre pleinement et fougueusement son désir et même son amour pour Zachary, cet homme revenu des bas-fonds de Londres, que la grande société anglaise n’acceptera jamais comme faisant parti des siens. Tout le long du récit, Holly sera partagée entre sa raison et sa passion pour cet homme, perpétuelle souffrance entre le désir et le sacrifice d’une vie vouée à la perfection pour l’honneur d’un titre, d’un nom, d’un fantôme contre lequel Zachary ne pourra se battre.

Zachary, quant à lui, est l’archétype même du héros pas bien né, roturier, ayant fait fortune en travaillant dur, comme l’auteur aime les mettre en scène. Ce n’est pas vraiment un homme de principes mais plutôt un être passionné, bousculant tout sur son passage, un ouragan provoquant chez les autres et en particulier chez Holly des vertiges d’émotions toutes plus contradictoires les unes que les autres. Autrement dit, il est terriblement vivant. Effrayée, mais séduite, Holly trouvera en Zachary l’étincelle de vie qui lui manquait.

Vous l’aurez compris, je pense, que ce livre est encore une véritable réussite, mais existe-t-il un mauvais Lisa Kleypas ? Cet auteur est capable, en quelque ligne, de vous retourner les sens et de vous submerger d’émotions. Du rire aux larmes, en passant par une délicieuse sensation particulièrement sexy, elle vous entraîne loin du quotidien et vous laisse comme une envie de voyage à travers le temps. Du bonheur, tout simplement.

Frankenstein ou le Prométhé moderne

Une BD inspirée de l'œuvre de Shelley sombre et gothique.

Frankenstein
ou le Prométhé moderne

D'après l'œuvre de Mary Shelley


Sergio A. Sierra ; Meritxell Ribas Puigmal

Éditions : Petit à petit
Sortie le 1er octobre 2009


Présentation de l'éditeur :

Victor Frankenstein ! C'est l'inventeur, le savant maudit ! A quinze ans, il est témoin d'un violent orage foudre, traînée de feu, destruction d'un chêne... Son destin est tracé. Après des années de labeur, il apprend à maîtriser les éléments ; l'alchimie est pour lui une seconde nature. Bientôt il détient le pouvoir de conférer la vie à la matière inerte. Nuit terrible qui voit la naissance de l'horrible créature faite d'un assemblage de cadavres ! L'oeuvre de Frankenstein. Un monstre ! Repoussant, inachevé mais doté, d'une force surhumaine et conscient de sa solitude. Echappé des ténèbres, il va, dans sa détresse, semer autour de lui crimes et désolation. D'esclave qu'il aurait dû être, il devient alors le maître, harcelant son créateur. Il lui faut une compagne semblable à lui... Pour Frankenstein, l'enfer est à venir...

Jamais une adaptation graphique du célèbre roman de Mary Shelley ne fut aussi réussie et respectueuse que celle offerte à travers cet album. Mêlant horreur et philosophie, l'histoire du docteur Frankenstein, créateur d'un monstre contre nature, incarne la naissance du savant fou dans l'imagerie populaire. C'est également un révélateur des limites de l'homme et des dangers de la manipulation génétique lorsque la conscience se voit bannie du raisonnement.


Mon avis :

1818, une jeune femme de 19 ans, Mary Shelley, publiait un roman phare de la littérature fantastique : Frankenstein ou le Prométhée moderne. Cette œuvre culte et totalement inspirée est le premier livre d’anticipation de l’histoire où la folie d’un homme mène à l’abomination.

Victor Frankenstein, grisé par ses découvertes et sa soif de savoir, va créer l’innommable. Le prix à payer sera élevé menant Victor et sa créature vers un destin tragique, mais juste. On ne joue pas impunément avec la vie et la mort sans conséquences funestes.

Mettre en image cette œuvre sombre fut une excellente idée et les dessins de Merixtell Ribas Puigmal ne font que sublimer les mots de Shelley. Cet ouvrage, tout de noir vêtu, reprend les moments essentiels du roman. Point d’oxygène bleutée, ni de verte espérance ici, juste les ténèbres qui vous glacent lentement les mains.


Et le pénétrant regard de Victor qui vous poursuit longtemps, semblant vous poser la question tant redoutée « et vous, qu’auriez-vous fait ? » Oui Victor, qu’aurions nous fait ... Aurions nous assumé les conséquences de nos actes, ou aurions nous fuit devant l’atrocité de notre création. Où se trouvent les limites de la science, de la morale et de la foi. Avons-nous le droit de manipuler la vie sous prétexte de vaincre la mort. Telles sont les questions que cette œuvre pose et qui, prés de 190 ans plus tard, sont toujours d’actualité.

Un magnifique ouvrage à l’ambiance gothique et surannée, à ne surtout pas manquer !

Succubus Heat

Quatrième tome de la série Succubus de Richelle Mead, toujours une réussite !

Succubus Heat
de Richelle Mead

Édition : Bragelonne
Sortie le 18 juin 2010


Présentation de l'éditeur :

Succubus Heat nous permet de prendre des nouvelles de Georgina, quelque peu déboussolée depuis sa rupture avec Seth. S’étant plongée à fond dans son travail, la succube est presque devenue incontrôlable.
C’est pour cette raison que le démon en charge de Seattle décide d’exiler temporairement Georgina dans le grand Nord – c’est à dire à Vancouver – afin qu’elle se calme un peu. Mais une fois sur place, la démone apprend la disparition de son patron.
Et le plus étrange, c’est que depuis que Jérôme s’est volatilisé, tous les immortels sous ses ordres ont perdu leurs pouvoirs. Alors qu’elle doit retrouver sa trace, et déjouer le complot qui se tisse dans l’ombre, une terrible vérité s’impose à Georgina : libérée de ses obligations, elle pourrait tout à fait consommer avec son ex… qui depuis s’est trouvé quelqu’un d’autre.

Mon avis :

Quatrième opus des aventures de Georgina Kincaid, Succubus Heat est un roman à la croisée des chemins. Nous y trouvons enfin les réponses à beaucoup de nos questions et nous sentons que l’histoire va prendre un nouveau tournant.

Georgina est dépitée suite à sa rupture avec l’amour de sa vie Seth. Elle est devenue un succube très actif, enchaînant les idylles sans lendemain comme sur une chaîne de production industrielle ne faisant plus vraiment cas des pauvres âmes des hommes qui passent dans son lit. Aigrie par sa vie, elle rend le monde entier responsable de son malheur … et agace profondément son patron, Jérôme, qui décide de l’envoyer sur le territoire canadien, prêter main forte à un autre démon qui tente désespérément de se débarrasser d’une bande de néo-satanistes boutonneux et particulièrement ennuyeux.

Mais alors que Georgina s’efforce d’accomplir au mieux la tâche qu’on lui a confié, un étrange phénomène se produit et celle-ci perd ses pouvoirs de succube. Jérôme, son supérieur hiérarchique, a disparu et personne ne semble se soucier de son sort. Tout en s’activant pour découvrir la vérité sur les derniers évènements, Georgina se retrouve devant un choix draconien … profiter de cette stase qui lui permet enfin de faire l’amour avec Seth ou rester fidèle à son amie Maddie. Son choix aura malheureusement des conséquences immuables, l’amour pouvant autant mener au paradis qu’à l’enfer …

Il est des héroïnes et des séries qui vous sont particulièrement attachées. En ce qui me concerne, c’est le cas pour cette saga atypique. Pourtant, Georgina n’est pas une héroïne forte qui se bat pour sauver le monde. Il ne se passe rien de particulier, juste le récit de la vie de quelques immortels qui essaient, tant bien que mal, de mener une existence banale. La force de cette série réside dans sa faculté à mettre en avant les êtres les plus oubliés du genre, à savoir les humains. Ici, ils ne sont pas des boulets complètement dépassés par les évènements, incapables d’assurer leur survie. Ils sont les éléments perturbateurs. L’espèce enviée, tant pour ses capacités à affronter sa mortalité que sa faculté à mener une vie tout à fait normale. Vivre, travailler, sortir avec des amis, s’aimer, fonder une famille … autant de choses qui sont refusées aux êtres infernaux, héros majestueux, qui pourtant n’ont qu’un seul souhait, vivre comme le commun des mortels.

Succubus Heat s’attache à mettre à nu les sentiments de Georgina. Qu’ils soient bons ou mauvais, ils sont les personnages principaux de ce roman. Tantôt aimante, tantôt haineuse, elle passe d’une émotion à une autre très facilement selon les évènements et ses réflexions et face à sa détresse, nous ne pouvons que nous émouvoir devant autant d’humanité. Ce qu’elle vit ressemble indéniablement au deuil que nous devons tous faire de nos rêves passés, de nos histoires, de nos ruptures. De celles qui vous font avancer. Quand enfin arrive l’acceptation, la libération n’est pas vraiment là, mais la force de passer à autre chose commence à montrer le bout de son nez. Alors la vie ne vous paraît plus aussi insurmontable et l’espoir peut recommencer à prendre place. Voici l’histoire de Georgina.

Il y a bien sûr des ombres au tableau, c’est inévitable. Et des personnages importants vont souffrir et changer à jamais. Nos choix ont toujours des conséquences inattendues et pas forcément positives. Mais la fin du roman nous annonce un cinquième tome tout aussi passionnant et l’apparition de personnages disparus promet des intrigues à venir plus qu’intéressantes.

Un quatrième tome tout aussi réussi que les précédents, un plaisir de lecture rarement égalé en ce moment !


samedi 5 février 2011

Et il l'embrassa ...

Une lecture intense et originale pour une série pleine de promesse !

...Et il l'embrassa
de Laura Lee Guhrke

Éditeur: J'ai Lu
Collection : Aventures et Passions

Sortie le 3 novembre 2010


Présentation de l'éditeur :

Zélée, docile, presque invisible, Mlle Emmaline Dove était la parfaite secrétaire de la maison d'édition dirigée par lord Marlowe. Mais quand, une fois de plus, il refuse de publier son manuel de bienséance, sans même l'avoir lu, l'employée modèle claque la porte pour proposer ses services à la concurrence. Dans les pages de la Gazette sociale, la chronique mondaine d'Emmaline est très prisée. Vexé, Marlowe rachète le journal. Les voici désormais partenaires. A égalité. Et cette fois, Mlle Dove n'a plus rien d'invisible...

Mon avis :

Il y a des jours où nous ouvrons un livre sans trop savoir ce que l'on va y trouver. L'auteure nous parle un peu, le visuel de couverture est attractif et le titre nous inspire quelque chose mais, nous sommes incapables de savoir quoi.
Et il l'embrassa … est une de ces romances qui s'ouvrent avec curiosité en se demandant ce que ces Jeunes filles en fleurs ont à nous raconter. Dès les premières lignes le ton est donné, vous savez que vous allez passer un moment de lecture intense car l'auteure a le talent de rendre passionnant ce qui paraît sans saveur. Jamais un livre n'a aussi bien porté son nom que celui-ci. Car l'héroïne prend réellement vie à ce moment là, comme si un barrage avait cédé, comme si sa vie en dépendait.

Emmaline a passé 30 ans à être parfaite et à agir exactement comme son entourage l'attendait. Vieille fille bien sous tout rapport elle regarde les jours défiler sans surprise et sans fantaisie jusqu'au jour où elle tient tête à son patron, lord Marlow.
Les conséquences n'en seront que positives car au final, lui seul saura trouver la faille et voir en elle la femme téméraire et passionnée qui se cache sous ce masque de rigidité. Ce fameux baiser va changer leur vie, mettre à mal leurs opinions, bouleverser leurs positions … Mais n'est-ce-pas là le sel de la vie ? Rendre beau ce qui est quelconque, réunir les opposés, titiller ceux qui se ressemblent pour au final bousculer les habitudes et pousser le commun des mortels à prendre des risques.

C'est ce que nous montre l'auteure dans une écriture élégante et un style plein d'humour et d'émotion. Une romance tout en retenue et sensible qui vous charme dès le début. On s'attache beaucoup aux personnages plutôt bien construits dont la finesse psychologique est un véritable atout et confère à l'ensemble une originalité certaine. De plus, le contexte est atypique puisque nos héros évoluent dans le monde de l'édition, à l'époque victorienne, alors ne boudons pas notre plaisir et régalons-nous d'une histoire où les bals de la Saison ne sont pas de mise.

Un très bon début pour cette nouvelle série, c'est avec beaucoup de plaisir que nous lirons le second volet L'Héritière à paraître le 16 mars prochain.

Obsession

Un roman pour jeunes adultes intelligent et sensible inspiré d'un grand classique de la littérature fantastique !

Obsession
De Catherine Kalengula
Édition : Hachette

Collection Black Moon

Sortie le 15 Septembre 2010


Présentation de l'éditeur :

Gisèle, une jeune danseuse française de dix-neuf ans, débarque à New York dans le but de faire carrière dans l’un des théâtres de la mythique Broadway. Mais elle rate son audition et voit ses rêves s’envoler. Pourtant, elle est remarquée par le propriétaire du théâtre, qui lui propose un poste de femme de ménage dans son établissement : elle pourra ainsi assister discrètement aux répétitions en attendant de décrocher un rôle dans un spectacle. Mais bientôt, des phénomènes étranges se manifestent autour de Gisèle. Elle apprend alors qu’un jeune danseur s’est suicidé dans ce théâtre, quatre décennies auparavant. Gisèle est-elle devenue folle, ou est-il possible que la présence qui semble l’enlacer lorsqu’elle s’entraîne en cachette sur la scène du théâtre soit un fantôme ?

Mon avis :

Après deux ouvrages chick-lit pour ados parus chez Hachette, Catherine Kalengula nous revient avec une romance fantastique directement inspirée du Fantôme de l'Opéra, l'œuvre énigmatique de Gaston Leroux.
Paru dans la collection Black Moon, ce roman est une bouffée d'air frais dans l'univers de la littérature pour jeunes adultes actuelle, nous offrant une magnifique histoire d'amour, sensuelle et envoûtante, entre une jeune danseuse et un fantôme dont la mort brutale l'oblige à rester amarré au lieu de son trépas.

Gisèle est une jeune française de 19 ans, fraîchement débarquée à New York. Broadway l'a toujours fascinée. Quoi de plus normal pour une danseuse qui ne songe qu'à faire carrière et à danser dans les théâtres mythiques du music-hall. Mais, les places sont chères et les élus peu nombreux. Après de vaines tentatives pour trouver un agent, Gisèle se présente à un casting dans un de ces prestigieux théâtres, sans y être invitée. Une étrange sensation l'envahit alors, comme si, lors de son interprétation, quelqu'un guidait ses pas. Recalée, Gisèle se verra finalement offrir un job de femme de ménage par le jeune propriétaire du lieu. Dés lors, une relation d'amitié s'installe entre eux, tandis que Gisèle rêve secrètement la nuit d'un magnifique jeune homme au regard de braise qui lui souffle sans cesse qu'elle lui appartient. Hors, celui-ci est mort depuis près de 40 ans …

Réelle surprise de la rentrée, Obsession est une totale réussite, tant dans son style (une narration à la première personne parfaitement maîtrisée) que dans l'histoire originale. En 256 pages, l'auteur nous entraîne dans une romance passionnante, inquiétante, très loin des sentiers battus, qui se lit d'une traite. En ces temps de vampirisation excessive de la littérature jeunesse, ce roman apparait comme un O.V.N.I. et nous procure une réel plaisir de lecture. A ne pas manquer !