Moi, Stéphanie (aka Elaura),
administratrice du forum www.bit-lit.com,
rédactrice chez Onirik,
ma vie, mon œuvre, mes bafouilles.


De manière plus intime,
ce petit blog sans prétention est mon coffre à jouets.
J'y mets mes envies, mes lubies et mes coups de cœur,
sans logique ni plan sur la comète,
juste l'envie de partager avec vous mon joyeux bordel cérébral et affectif à travers
les livres, films, musiques qui croisent ma route.

Bonne visite ;-)

A chaque film il y a un comic... ou un truk du genre.

mardi 28 mai 2013

**Challenge** Orgueil et Préjugés




Et un nouvel avis sur Orgueil et Préjugés pour le challenge, cette fois, c'est Laura G qui nous donne son avis ! Bonne lecture :)

Synopsis :

Dans un petit village d'Angleterre, sous le règne de George III, Mrs. Bennet veut marier ses filles afin de leur assurer un avenir serein. 
L'arrivée de nouveaux voisins, Mr. Bingley et son ami Mr. Darcy, plonge Jane et Elisabeth dans des affaires de coeur tumultueuses. Cette dernière découvre l'amour en rencontrant le bel et aristocratique Darcy. Pourtant, tous deux devront passer outre leur orgueil et les mauvaises interprétations qui s'ensuivent avant de tomber dans les bras l'un de l'autre à la grande surprise des Bennet.

Avis de Laura G.

Ce film est, à l’heure actuelle, la dernière adaptation faite du roman « Pride and Prejudice » de Jane Austen. Personnellement, je n’ai pas encore lu le roman (mais ça ne devrait tarder ;)), mais j’avais déjà visionné la version télé de la BBC avec Colin Firth, ainsi que l’adaptation Bollywoodienne (Coup de foudre à Bollywood). Je connaissais donc déjà l’histoire et la fin avant de regarder ce drama !

Le film m’a laissé une bonne impression générale, principalement grâce aux paysages, qui sont grandioses et à la musique, qui est très belle et s’associe parfaitement à l’histoire. J’ai aussi beaucoup aimé les costumes.

Par rapport aux acteurs, les personnages secondaires sont parfaitement joués, avec une mention spéciale pour Mrs Bennett (Brenda Blethyn) et Lady Catherine De Bourgh (Judi Dench).

Pour les rôles principaux, commençons avec Mr Darcy ! Matthew MacFadyen est un bon acteur mais j’ai trouvé son personnage un peu « faible », presque effacé face à une Kiera Knightley très présente. De plus, il lui manquait un petit je-ne-sais-quoi pour me plaire totalement. Il n’égalera jamais Colin Firth, qui restera pour toujours Mr Darcy dans mon cœur !

Pour Elizabeth Bennet, elle est un peu trop agressive à mon gout. C’est vrai qu’elle doit avoir du caractère, mais j’ai trouvé qu’elle pouvait être presque méchante dans certaines répliques (surtout avec Mr Collins). Et cela m’a un peu dérangé.

Mais il y a avait quand même une belle osmose entre les deux acteurs, et la magie était là.

Au final, Joe Wright a réussi son pari, c’est un très bon divertissement, et il vaut vraiment la peine d’être vu. Je pense sincèrement que si je n’avais pas vu la version de la BBC, j’aurais adoré ce film. Mais je ne peux pas m’empêcher de comparer les deux versions et mon cœur penche plus pour la version de 1995.

Laura G.


lundi 20 mai 2013

William... Oh, William...


Comme tu le sais déjà lecteur, toi qui commence à t'habituer à mes billets sur des sujets improbables, j'aime Shakespeare

Quand je dis que j'aime Shakespeare, c'est que je l'aime vraiment d'amour, et c'est encore une fois le cinéma qui a fait de moi cette groupie hors du temps. 

On pourrait croire que notre histoire d'amour, à Will et moi, ait débuté par une énième adaptation de son œuvre. Il n'en est rien. C'est en allant voir au cinéma Le cercle des poètes disparus que mon cœur s'est emballé. J'avais 15 ans, et même si je connaissais l'auteur de nom, je n'avais jusqu'alors pas compris la force de ses écrits, car le théâtre est avant tout un art qui se regarde plus qu'il ne se lit. Et là tu te dis lecteur : mais de quoi parle-t-elle ? Ce n'est pas un film sur Shakespeare ! Mais si, souviens-toi de la pièce de théâtre Le Songe d'une Nuit d'été, interprétée par Neil Perry, un des héros. Certes Shakespeare n'est pas le centre du film mais toute l'aura tragique qui l'entoure en est imprégnée. Mes pupilles se sont dilatées, mon pouls s'est accéléré et je compris enfin ce qu'était la passion. Car oui, l’œuvre de Shakespeare n'est que passion. Elle parle au cœur, à l'âme et à tes organes reproducteurs.


Dès lors, je sus que j'étais perdue. Et tant qu'à être condamnée à aimer un macchabée mort depuis des siècles, autant m'intéresser à ce qu'il m'a laissé, non ? Une frénésie de lecture s'est emparée de moi et, bien sûr, je me suis penchée sur les adaptations de l’œuvre de mon aimé. De découvertes en coups de cœur, rarement des films ne m'auront donné autant d'émotions.

Il y en a beaucoup, mais comme j'ai envie de t'en parler lecteur, et de te montrer à quel point ces films ont influencé mon existence, j'ai dû faire une sélection drastique. Tu ne seras peut-être pas toujours d'accord avec moi, mais laisse-moi le soin de t'expliquer mes choix. Aussi, pour bien faire les choses et surtout éviter que tu t'assoupisses devant mon blogounet, nous ferons les présentations en plusieurs temps, ce sujet méritant plusieurs billets ;)

Et si nous commencions notre entretien par un célèbre drame romantique ? 

Mais si lecteur, tu sais de qui je parle, de Roméo et de Juliette, certainement la plus célèbre pièce de mon aimé. Il y a eu beaucoup d'adaptations comme tu peux t'en douter, mais j'ai décidé de te parler de celle d'un cinéaste qui m'a totalement retourné la tête et qui, depuis, continue à nous offrir du cinéma de grande qualité, je parle bien sûr de Baz Luhrmann.


Romeo + Juliette est apparu comme l'O.V.N.I. numéro un de cette année 1997. J'étais à l'université, en couple avec quelqu'un qui, ma foi, passait son temps à jouer au beach volley et à participer à des soirées étudiantes. Autant te dire lecteur que je me sentais bien seule. 


Et puis un soir, nous sommes allés au cinéma voir ce petit film dont certains parlaient soit avec enthousiasme, soit avec une réelle envie de vomir. Il fallait bien que je me fasse ma propre opinion. Et là, la claque. Un DiCaprio divin, une réalisation nerveuse et décalée et surtout un style propre qui n'a fait que mettre en exergue la modernité du propos et son sens dramatique. J'étais subjuguée, fascinée et j'ai remercié mille fois le réalisateur pour cette œuvre improbable. Bien sûr, mon compagnon n'a fait que regretter pendant deux heures que le film fut intégralement tourné en vers... passé l'envie de lui arracher son cerveau par ses orbites, je dus prendre beaucoup de précautions pour lui expliquer qu'il était difficile d'adapter une pièce en vers autrement.




Une autre œuvre légère et romantique du Maître ? Mais oui, il y en a d'autres...

Kenneth Branagh (oui, parler de Shakespeare sans mentionner Branagh, c'est comme parler de Sookie sans Éric, de Boule sans Bill, de... bon j'arrête) nous offre, en 1993, une superbe adaptation de Beaucoup de bruit pour rien, une comédie pleine de mordant admirablement interprétée par une troupe d'acteurs de génie : Branagh lui-même évidemment, mais également Emma Thompson, Keanu Reeves ou encore Denzel Washington (comment ça ? des Ricains?). Cette petite merveille pleine de charme et pétillante à souhait fut un grand succès et, même 20 ans après, se laisse regarder avec plaisir, un sourire niais sur le visage. À consommer sans modération ! 


Par chance, j'étais seule quand j'ai vu pour la première fois ce film, je ne connaissais pas alors le bonheur que c'était ! (Enfin, notons tout de même que ma meilleure amie m'a regardé avec suspicion quand je l'ai retrouvé après ma séance ciné me demandant s'il y avait eu au moins un méga striptease masculin pour trouver sur mon visage une telle béatitude.)


Mais Will (oui, rappelle-toi lecteur, nous sommes intimes) est un génie dans l'art de la tragédie et des pièces qui se terminent mal. Vengeance, complots, jalousie, autant de maux dont l'humanité regorge et qui montrent le véritable visage de l'homme.

Et si je te parlais maintenant d'un prince danois terriblement dépressif ? Oui tu as bien deviné, Hamlet, chef d’œuvre dramatique à plus d'un titre, fut encore une fois admirablement adapté et interprété par Branagh himself. 


Oui, parmi les nombreux films existants, j'ai choisi de te parler de celui-ci en particulier. Car rarement pièce aura été si bien adaptée. Le réalisateur a pris un risque incroyable en tournant un film de plus de 4 heures, d'une fidélité époustouflante, rajoutant même des scènes renforçant la portée dramatique de l’œuvre. Plus qu'un film, c'est une réelle performance que nous livre ici Kenneth Branagh, jetant aux oubliettes les codes hollywoodiens et faisant fi de critiques légèrement agacées. 
Film pompeux pour les uns mais véritable déclaration d'amour pour les autres, Hamlet version Branagh ne laissera personne indifférent. Mais avouons tout de même que si tu n'es pas un fan de Shakespeare lecteur, tu auras besoin d'au moins deux grandes cafetières pour le regarder jusqu'au bout. J'ai pour preuve les énormes ronflements de mon mari quand il me prend l'envie de revoir le film ou son envie de suicide, au choix. 


Il y a encore beaucoup d'autres pièces de Will qui ont été très bien adaptées, comme Othello par Oliver Parker, Titus Andronicus par Julie Taymor, Comme il vous plaira par l'éternel Kenneth Branagh, Le songe d'une nuit d'été par Michael Hoffman... mais j'ai peur de te faire fuir lecteur, si je te donne mon avis sur chacune d'entre elles aujourd'hui.

Et puis il y a également les long-métrages directement inspirés par les œuvres de Will sans forcément qu'il soit question d'adaptation. Mais ces films-là, feront l'objet d'un prochain billet, je te le promets.

Je clos ici ma déclaration, car ce billet en est bien une. Tu pourras certainement me prendre pour une folle lecteur, mais parler de mon amour immodéré pour ces œuvres est une véritable catharsis. Comment faire comprendre à mon entourage que je prends un plaisir fou à lire les délires d'un dépressif en vers ? À regarder les tirades énamourés et d'une sensualité très subtile d'un DiCaprio en chemise hawaïenne ? 


C'est juste l'amour mon ami, l'amour avec un grand « A »...

"Ombres que nous sommes, si nous avons déplu, figurez-vous seulement (et tout sera réparé) que vous n'avez fait qu'un somme, pendant que ces visions vous apparaissaient. Ce thème faible et vain, qui ne contient pas plus qu'un songe, gentils spectateurs, ne le condamnez pas; nous ferons mieux, si vous pardonnez. Oui, foi d'honnête Puck, si nous avons la chance imméritée d'échapper aujourd'hui au sifflet du serpent, nous ferons mieux avant longtemps, ou tenez Puck pour un menteur. Sur ce, bonsoir, vous tous. Battez des mains, si nous sommes amis, et Robin réparera ses torts." 
(Puck - Le songe d'une nuit d'été)

dimanche 19 mai 2013

Gatsby le Magnifique



Synopsis :

Printemps 1922. L'époque est propice au relâchement des mœurs, à l'essor du jazz et à l'enrichissement des contrebandiers d'alcool… Apprenti écrivain, Nick Carraway quitte la région du Middle-West pour s'installer à New York. Voulant sa part du rêve américain, il vit désormais entouré d'un mystérieux millionnaire, Jay Gatsby, qui s'étourdit en fêtes mondaines, et de sa cousine Daisy et de son mari volage, Tom Buchanan, issu de sang noble. 
C'est ainsi que Nick se retrouve au cœur du monde fascinant des milliardaires, de leurs illusions, de leurs amours et de leurs mensonges. Témoin privilégié de son temps, il se met à écrire une histoire où se mêlent des amours impossibles, des rêves d'absolu et des tragédies ravageuses et, chemin faisant, nous tend un miroir où se reflètent notre époque moderne et ses combats.

Mon avis :

Le voici enfin ce Gatsby tant attendu, autant par les fans de Baz Luhrmann que par ses détracteurs, car il est une chose évidente dans le cinéma hollywoodien actuel, c'est que le réalisateur est autant adulé que détesté. 
Pourtant, si Moulin Rouge ou encore Roméo + Juliet furent des réussites dantesques, des O.V.N.I. cinématographiques, Luhrmann passe un cap supplémentaire avec ce dernier film, laissant éclater son génie visuel autant que sa capacité à l'introspection, chose à laquelle il nous avait peu habitué jusqu'à maintenant.



Car Gatsby n'est pas uniquement un film sur les années folles et son insouciance, mais parle avant tout de sa génération désabusée, sa propension à ne s'occuper que des apparences et laisser la crise présenter le bout de son nez. Boire, danser, faire la fête, mais avant tout, pour oublier. 
C'est aussi l'histoire d'un homme au passé trouble dont l'amour de sa vie devient son obsession, la dernière possession à acquérir, l'idéal d'une vie inventée, la lumière verte à l'autre bout de la rive qu'il n'atteindra jamais. 



Le réalisateur n'oublie jamais le caractère dramatique du personnage et ses côtés sombres et c'est ce qui fait toute la différence. Il n'y a pas d'idéal amoureux dans la vie de Gatsby, il n'y a que solitude et regrets. D'ailleurs Luhrmann et DiCaprio n'ont pas seulement travaillé sur le roman culte de Fitzgerald, mais également sur Trimalchio, une nouvelle que l'auteur a publié à part, un espèce d'appendice qui contient des notes de lecture et tout ce qui n’apparait pas dans The Great Gatsby et notamment les éléments les plus sombres de la vie de Gatsby ce qui permet d'avoir à l'écran une vision moins superficielle du personnage.
Di Caprio, parlons-en, toujours aussi impressionnant, il n'a jamais été aussi beau à l'écran, saisissant de vulnérabilité, incarnant un Gatsby mystérieux mais également dangereux. 



De la bande son hip hop jazzy, aux décors décadents, en passant par la mise en scène décalée, Gatsby le Magnifique est une grande leçon de cinéma, car la profondeur psychologique et le drame de l'intrigue ne sont jamais laissés de côté au profit d'une débauche visuelle. Le dosage est juste parfait, hypnotique et désespérément romantique.



Fiche Technique

Gatbsy le Magnifique
Film australien et américain de Baz Luhrmann
Avec : Leonardo DiCaprio, Tobey Maguire, Carey Mulligan...
Genre : Drame, romance
Durée : 2h22 mn
Sortie française : 15 mai 2013


lundi 13 mai 2013

**Challenge** Orgueil et Préjugés




Voici le tout premier avis pour le challenge : On va pas en faire un drama !
Evidemment, Orgueil et Préjugés est à l'honneur ! Nous commençons donc par l'avis de Kristel S. bonne lecture :)

Synopsis

Dans un petit village d'Angleterre, sous le règne de George III, Mrs. Bennet veut marier ses filles afin de leur assurer un avenir serein. L'arrivée de nouveaux voisins, Mr. Bingley et son ami Mr. Darcy, plonge Jane et Elisabeth dans des affaires de coeur tumultueuses.
Cette dernière découvre l'amour en rencontrant le bel et aristocratique Darcy. Pourtant, tous deux devront passer outre leur orgueil et les mauvaises interprétations qui s'ensuivent avant de tomber dans les bras l'un de l'autre à la grande surprise des Bennet.

Avis de Kristel S.

2 mai 2013 

Soirée film de fille ! Les gars regardent le hockey et nous, Orgueil & Préjugés (2006). Je n’ai pas lu le livre ni vu les autres adaptations, je donnerai donc mon simple avis sur celle-ci. 

Tradition contre nouveauté ou les idées reçues contre la propre expérience, Orgueil et préjugés dépeint la société de façon exhaustive et romanesque. La question du mariage est ici traitée avec légèreté car il n’y a pas foule à la porte du célibataire. Le fils et la fille d’une noble famille arrivent de la « City » : le timide Mr Bingley, son hautaine sœur et leur ami Mr Darcy, que je qualifierai de constipé. 
L’histoire nous emporte vers différentes scènes cocasses : la supplication des jeunes sœurs pour aller au bal, la demande en mariage de Mr Collins qui déclenche une crise de nerfs de la mère. Cette scène d’ailleurs, donne toute son importance au père, c’est lui qui a le dernier mot, enfin ! Il me donnera la larme à l’œil à la dernière scène du film. 
Mr Darcy qui joue les conseillers amoureux pour son ami Bingley, finit par s’en vouloir, tout ça pour les yeux de sa belle et va même se racheter : quelle belle déclaration d’amour, mais si compliquée ! Pour finir avec l’héroïne, Elizabeth, la cadette de cette folle famille, est une femme sûre d'elle mais qui se laisse envahir par des préjugés. Les aveux écris de Mr Darcy briseront ses remparts pour laisser les sentiments prendre le dessus sur la raison et malgré leur différence de classe social, l’amour triomphe ! Je trouve qu’Elizabeth a été facilement convaincue par les aveux de ce cher Darcy, et cela avec une simple lettre ! Cela ne semble pas collé avec le caractère qu’elle se donne : j’ai l’impression qu’elle n’attendait que ça. 
Comme quoi il faut toujours connaître toutes les versions des faits pour lesquels on juge quelqu’un. 

 


mercredi 8 mai 2013

House of M


House of M

de Brian Michael Bendis et Olivier Coipel

Edition : Panini Comics
Sortie : 18 janvier 2012


Présentation de l'éditeur :

Bienvenue dans la réalité alternative de House of M où tous vos souhaits se réalisent ! (Re)découvrez l'événement Marvel de l'année 2005, orchestré par Brian M Bendis et Olivier Coipel et accompagné de nombreux bonus.



Mon avis :

Voici le plus brillant crossover de l’univers Marvel.
Unique et parfaitement maîtrisée, cette mini-série contient un "must have" scénaristique jamais égalé jusqu’à présent. Brian M. Bendis orchestre d'une main de maître, intrigue, dialogues et psychologie des personnages comme nous l’avons rarement vu.
L’histoire est dramatique à plus d’un titre. En effet, après avoir mis fin aux vengeurs, en perdant le contrôle et en tuant certain d’entre eux, la Sorcière Rouge (fille de Magneto) change la face du monde. Dominé par les mutants, ce nouvel univers est gouverné par le Seigneur Magnus (d’où « House of M ») et considère les Sapiens comme des parias. Seul Wolverine garde la mémoire de l’ancien monde et tentera de « réveiller » vengeurs et X-Men pour retrouver Wanda…

D’une construction narrative parfaite, House of M monte en puissance au fil des pages. Chaque personnage souffre inexorablement et c’est là que le scénariste fait montre d’ingéniosité car il rend le tout parfaitement crédible.
Le dessin n’est pas en reste car l’excellent Olivier Coipel met en scène brillamment le récit.

Une mini-série indispensable pour les fans de comics, originale, que l’on peut aisément élever au rang de chef d’œuvre du genre.

Batman année 1


Batman année un

de Frank Miller et David Mazzucchelli

Editions : Urban Comics
Collection : DC Essentiels
Sortie : le 27 juillet 2012


Présentation de l'éditeur :

Enfant, Bruce Wayne a vu ses parents se faire assassiner sous ses yeux. Après un entraînement intensif, il revient à Gotham City pour mener une guerre sans merci contre le crime... mais sa tâche ne sera pas aisée. 
Face à la corruption des autorités de la ville et leurs liens avec la pègre, Bruce, sous le déguisement du vigilant Batman, va forger une alliance avec un policier nouveau venu à Gotham : le lieutenant James Gordon. 
Batman - Année Un est devenu, dès sa publication en 1986, un récit incontournable dans la mythologie du personnage créé par Bob Kane, quelque 40 ans auparavant. 
Frank Miller (Ronin, Daredevil, Sin City), dans la continuité du travail entrepris dans The Dark Knight Returns, imagine cette fois les origines du personnage. Un récit enrichi en creux par le parcours de celui qui deviendra James Gordon. Sublimé par le traitement économe et réaliste de David Mazzucchelli (Daredevil, Asterios Polyp), ce récit complet fait aujourd'hui figure de classique, et se place naturellement parmi les meilleurs récits de super-héros.

Mon avis :

La genèse du chevalier noir revisitée par Frank Miller ne peut que passionner. 
Comment rester indifférent face à ces hommes magnanimes dont les failles et les parts d’ombre ne les rendent que plus humains ?
Le récit de Miller se veut sombre. Dans un Gotham où la corruption fait loi, seul deux hommes osent braver les codes et bousculer les méchants.
Souvent la frontière entre les deux est mince, mais ce qui fait la différence, c’est la détermination de celui qui, sous le masque, refuse de laisser la population de Gotham sans protection.

Le dessin de Mazzuchelli est très réaliste et sa retenue ne fait que servir l’histoire. Pas de couleur ostentatoire, pas de fioriture, l’ensemble se veut discret, subtil et aussi sombre qu’un polar.
Une œuvre majeure, à posséder impérativement par les fans de Batman ou par ceux qui veulent découvrir son univers.

samedi 4 mai 2013

Ragnarok

Thor : Ragnarok
de Daniel Berman, Michael Avon Oeming
Andrea Divito

Edition : Panini Comics
Collection : Best Comics
Sortie : le 2 novembre 2011


Présentation de l'éditeur :

Les deux artistes s’intéressent au cycle éternel de Ragnarok, qui décrit la naissance, la mort et la résurrection des dieux asgardiens. Un cycle auquel Thor veut mettre fin. Cette décision est lourde de conséquences, puisqu’elle pourrait signer l’arrêt de mort de ses camarades divins.


Mon avis :

Voici enfin le comic qui sert de préquel à Civil War et Thor : Renaissance.
Ces épisodes un brin old school (ils datent de 2004) mettent en scène le fameux cycle éternel du crépuscule des dieux, le Ragnarok.
Mort, résurrection, autant d’éléments qui pourraient ennuyer un peu, mais là où le scénariste surprend, c’est qu’il en fait une quête intérieure. Thor devient un héros tragique, partagé entre le fatalisme du cycle qui l’oblige à être spectateur de la déchéance d’Asgard et de la mort de ses amis, et le souhait de le briser afin de les épargner.

La distance prise avec la mythologie fait de Thor un héros moderne, osant briser les chaînes des traditions ancestrales.
Un scénario intelligent donc, passionnant, qui rend cet album indispensable pour qui s’intéresse à l’univers de Thor.

L'Homme de l'ombre

Les Fantômes de Maiden Lane tome 4
L'Homme de l'ombre
d'Elizabeth Hoyt

Editions : J'ai Lu
Collection : Aventures et Passions
Sortie le : 2 janvier 2013


Présentation de l'éditeur :

Directeur d'un orphelinat le jour, Winter Makepeace devient, chaque nuit, le Fantôme de St. Giles. Un soir, blessé, il est secouru par Isabel Beckinhall, qui lui offre un baiser passionné sans même connaître son identité. S'engage alors entre eux une liaison voluptueuse et dangereuse... Car la mort rôde autour du justicier de Maiden Lane.




Mon avis :

Si Elizabeth Hoyt avait su nous émouvoir avec les trois premiers tomes de cette jolie saga, elle a atteint un niveau supérieur avec ce quatrième volet consacré à Winter Makepeace.
Difficile d’expliquer en quelques phrases l’émotion ressentie pendant cette lecture, tant elle fut intense et ce pour diverses raisons : nous nous doutions bien évidement de la double personnalité du héros, mais nous étions loin d’imaginer à quel point Winter Makepeace est un personnage hors du commun. Sensible, généreux, avide de justice, mais également empreint d’une sensualité débordante, sa relation avec lady Isabelle nous le dévoile passionnellement beau, constamment déchiré entre son devoir et son envie de s’émanciper de ses contraintes. Elle le poussera, au fur et à mesure des chapitres, à se dévoiler lentement. Nous assistons médusés à sa transformation et tout le talent de l’auteure est justement dans sa manière toute personnelle de mettre en scène les doutes et interrogations de notre héros. 

L’intrigue autour du fantôme de Saint-Giles est habilement menée et son terme est une véritable surprise, laissant l’espoir d’autres aventures aussi passionnantes que les premières.

Que dire à part que L’Homme de l’ombre est un très grand roman, profond, troublant, captivant de la première à la dernière page et qui nous prouve encore une fois que la collection Aventures et Passions recèle de véritables trésors. Du bonheur en barre !

vendredi 3 mai 2013

Nord et Sud

Nord et Sud
d'Elizabeth Gaskell

Editions : Points
Sortie le 25 novembre 2010


Présentation de l'éditeur :

C'est le choc de deux Angleterre que le roman nous invite à découvrir : le Sud, paisible, rural et conservateur, et le Nord, industriel, énergique et âpre. Entre les deux, la figure de l'héroïne, la jeune et belle Margaret Hale. Après un long séjour à Londres chez sa tante, elle regagne le presbytère familial dans un village du sud de l'Angleterre. Peu après son retour, son père renonce à l'Eglise et déracine sa famille pour s'installer dans une ville du
Nord. Margaret va devoir s'adapter à une nouvelle vie en découvrant le monde industriel avec ses grèves, sa brutalité et sa cruauté. Sa conscience sociale s'éveille à travers les liens qu'elle tisse avec certains ouvriers des filatures locales, et les rapports
difficiles qui l'opposent à leur patron, John Thornton. En même temps qu'un étonnant portrait de femme dans l'Angleterre du milieu du XIXe siècle, Elizabeth Gaskell brosse ici une de ces larges fresques dont les romanciers victoriens ont le secret.

Mon avis :

Parmi les nombreuses romancières victoriennes, il en est une, à la voix toute singulière, qui, à pas feutrés, a réussi le pari risqué de décrire les maux de l’Angleterre ouvrière avec subtilité.

Certains pensent peut-être que Nord et Sud n’est juste qu’une histoire d’amour sur fond de quelques vérités historiques mais il n’en est rien. L’œuvre d’Elizabeth Gaskell est bien plus qu’un roman sentimental, il est le reflet des prémices des luttes ouvrières syndicales, de la pauvreté de toute une classe et surtout, de sa fierté et sa détermination.
Douée d’une forte conscience sociale, peut-être trop rare à l’époque, l’auteure raconte des histoires individuelles et collectives violentes symbolisées par la rencontre de deux personnalités aussi sensibles qu’opposées. Margaret et John s’affrontent, se cherchent, mais au-delà de ces confrontations c’est la prise de conscience et l’acceptation de l’autre qui est en jeu.

L’Angleterre change, la noblesse et les domaines agricoles doivent laisser place à l’innovation industrielle et toutes ses conséquences. L’auteure surprend par sa manière de percevoir les rapports de pouvoirs, patrons et ouvriers pouvant apprendre l’un de l’autre, et ceci ne peut que nous interroger sur l’évolution de cette perception et de ce conflit qui au final, fait encore écho aujourd’hui.

Un roman complexe et dense qui dépeint une classe industrielle nouvelle prise sur le vif, à l’aube où les consciences s’éveillent et que le mouvement méthodiste s’installe. Une grande fresque sociale très bien documentée, passionnante, que l’on a bien du mal à quitter.

Dans le lit du Highlander

Dans le lit du Highlander
Les McCabe tome 1
de Maya Banks

Editions : J'ai Lu
Collection : Aventures et Passions
Sortie le : 20 février 2013


Présentation de l'éditeur :

Mairin Stuart se sait perdue lorsque les hommes de Duncan Cameron envahissent le couvent où elle se cachait. Cet ambitieux convoite sa dot et ne reculera devant rien pour la contraindre au mariage. Livrée à sa cruauté, Mairin résiste, puis parvient à fuir en compagnie d’un garçonnet. Or le père de ce dernier, Ewan McCabe, les rattrape et la soupçonne d’avoir enlevé son fils. Mairin ne porte-t-elle pas les couleurs de Cameron, son pire ennemi ? Face à la fureur du colossal Highlander, la fragile Mairin fait front de nouveau. Et curieusement, cette fois, elle n’a plus envie de fuir...

Mon avis :

Avec un titre aussi accrocheur, on attendait du premier tome de la série de Maya Banks quelques merveilles sensuelles. De quoi rêver de grandes chevauchées dans les Highlands au propre comme au figuré.
Or, il n’en n’est rien. Si les frères McCabe et l’histoire de l’aîné et chef de clan Ewan n’est pas sans intérêt, la déception se fait rapidement sentir et ce, pour deux raisons : la première est plus une question de rhétorique, de vocabulaire ou plus précisément de l’absence d’une phrase aussi courte qu’essentielle dans toutes les bonnes romances avec des Highlanders qui se respectent : « Nu sous son kilt » (Arrêtez de nier, je vous vois rougir d’ici).
En effet, qui dit Highlander dit kilt, tartan… or ici, nous avons beau chercher, ces termes sont désespérément absents. Reconnaissez tout de même que « Il enleva ses chausses et sa tunique » est beaucoup moins sexy que « Il laissa glisser son kilt… ».
L’agacement dû à la forte impression d’avoir été spolié passée, attardons-nous maintenant sur la seconde raison : l’héroïne.
Certes, nous sommes au Moyen Âge, certes Mairin sort d’un couvent, mais ses agissements, ses réflexions et son caractère sont tellement pénibles dans la première partie du livre que nous avons beaucoup de mal à s’attacher à son personnage.

Toutefois, les frères McCabe sont des protagonistes intéressants et nous avons vraiment envie de leur donner une seconde chance. Rendez-vous donc pour le second tome La séduction du Highlander à paraître le 17 avril prochain.

Secrets d'une nuit d'été

La Ronde des Saisons tome 1
Secrets d'une nuit d'été
de Lisa Kleypas

Editions : J'ai Lu
Collection : Aventures et Passions
Réédité le 2 janvier 2013


Présentation de l'éditeur :

Comme ses amies Evangeline, Lillian et Daisy, Annabelle Peyton est à la recherche d'un mari. Or la tâche s'annonce ardue pour les quatre demoiselles : la timide Evangeline est affligée d'un bégaiement. Les soeurs Bowman sont américaines et peinent à s'intégrer dans la haute société londonienne. Quant à Annabelle, l'inexistence de sa dot constitue un lourd handicap. Pourtant, il lui faut dénicher un riche époux, membre de l'aristocratie, bien sûr. Autant dire que ce malotru de Simon Hunt n'a aucune chance. Dire qu'il a eu le culot de lui prédire qu'elle serait bientôt sa maîtresse ! Mais qu'attendre d'un fils de boucher ? Non, même s'il s'est enrichi à millions dans l'industrie, il n'est pas un parti envisageable. Et tant pis si elle ne peut oublier le baiser qu'il lui a volé jadis...

Mon avis :

Une réédition bienvenue pour une série phare de Lisa Kleypas. La Ronde des Saisons met en scène des personnages très attachants dont chacun des 5 tomes les mettra tour à tour en lumière. 
Ce premier opus est dédié à Anabelle Peyton et à la rencontre de ces improbables laissées-pour-compte qui font tapisserie lors des bals de la saison londonienne.

Comme toujours l’auteure allie sensualité, situations cocasses, humour avec maestria et sait nous émouvoir avec des personnages masculins complexes, tourmentés mais touchants.

Un premier tome indispensable pour qui veut vivre une aventure hors du commun en compagnie de ces héroïnes atypiques et pleines de ressources. Nous rions beaucoup, nous pleurons parfois, mais surtout nous passons un formidable moment de lecture qui nous laisse comme un manque une fois le livre terminé.

mercredi 1 mai 2013

Billet du jour : Avons-nous tous besoin de héros ?




À l'heure où je te parle, lecteur, un premier rayon de soleil vient à peine de percer un ciel bien gris et chargé d'électricité. Un jour férié pluvieux, qui m'oblige à rester cloîtrer à la maison en tribu, dès lors, il faut bien s'occuper un peu. Pour ton plus grand malheur, j'ai eu envie d'échanger quelques mots en ta compagnie (oui, c'est ton jour de chance).

En regardant pour la énième fois le trailer du fabuleux Man of Steel qui sortira en France le 19 juin prochain, j'ai eu, entre deux palpitations cardiaques, l'envie de parler de ces fameux Super-héros. Ce n'est pas la première fois, me diras-tu, oui, je suis du genre monomaniaque. Mais ce qui change aujourd'hui, c'est mon humeur. Point de boutade débile (quoique...), ou de fan attitude en bavant sur le collant moulant de Captain America, non. Aujourd'hui, j'ai l'âme plus triste. Je fais un boulot difficile où je côtoie la souffrance et la difficulté sociale au quotidien. Aider les jeunes à s'insérer professionnellement à l'heure d'aujourd'hui est une tâche titanesque. J'ai une pensée pour les gens qui, au quotidien, doivent trouver des solutions pour manger, payer leur loyer et qui, sur fond de crise économique et politique sévère, perdent cette petite étincelle d'espoir à laquelle nous nous raccrochons tous un jour.

Je pense aux personnes qui se battent face à la maladie, la misère, l'exclusion. Aux tragédies absolument incroyables tant elles sont insupportables, comme les derniers attentats à Boston ou la tuerie de cette école maternelle. Quand je vois le monde actuel s'embraser sous les caméras qui ne nous rapportent que peine et désespoir, je me demande encore comment, oui, comment pouvons-nous continuer à nous lever tous les matins ?





Les paroles qui vont suivre te paraîtront certainement débiles, lecteur. Car tu peux te demander comment, à 38 ans passé, je peux encore me référer à des personnages de fiction. Mais ma réponse à cette question est simple : car je pense sincèrement qu'il y a un héros en chacun de nous.
Tante May, dans Spider-Man l'a clairement dit :
« Je crois qu'il y a un héros en chacun de nous, qui nous maintient dans notre honnêteté, nous donne de la force, nous rend noble, et nous permet finalement de mourir fièrement. »

Mes héros à moi, vous les connaissez tous, ils m'aident au quotidien à ne pas flancher car j'ai besoin de croire en eux. Je les aime parce qu'il ne sont pas parfaits. Mais au-delà de leurs imperfections ou de leur super capacités, ce sont des hommes et des femmes qui aiment avant tout l'humanité. Qui se sacrifient pour le bien de tous. Pourtant, eux aussi souffrent. Comment ne pas penser à la tragédie et la solitude de Batman, aux regrets incessants de Spidey, après tout, Nietzsche n'a-t-il pas écrit : « Autour d'un héros, tout devient tragédie » ?
Pourtant, malgré le conflit perpétuel qui doit régner en eux (penser à soi ou aux autres?), ils sont là.


Certes, ces personnages sortent de l'imagination d'une poignée de personnes mais après tout, pourquoi ont-il été créés ? Oui, pourquoi Joe Shuster et Jerry Siegel, deux jeunes américains, fils d'immigrés juifs qui ont souvent été la risée des autres, ont-ils créés un homme doté de super-pouvoirs, cet étranger qui devient le héros de l'Amérique et qu'ils ont appelé Superman ?

Parce que pour faire face à la vie de tous les jours, nous avons besoin de héros. Ils nous apprennent continuellement sur nous-même et sur le monde dans lequel nous vivons. Ils nous poussent à nous dépasser malgré les multiples embûches que nous pouvons rencontrer. Ils sont la réponse que certains ont trouvée et dans laquelle nous puisons pour continuer d'avancer.

À cette heure, lecteur, et après ces quelques lignes quelques peu hallucinantes, je me dis que je ne suis peut-être pas la seule quand je vois le box-office actuel des films de Super-héros. Iron Man 3 a déjà dépassé Avengers en nombre d'entrées. Cela démontre bien une chose, le monde n'a jamais eu autant besoin de héros qu'à ce jour...

On va pas en faire un drama : Les participants !



Bonjour à tous !
Le challenge débute officiellement aujourd'hui, voici donc la liste définitive des participantes :

- Stéphanie (bah vi, je participe ^^)
- Nadia
- Françoise H.
- Marie C.
- Miette Flower
- Vivi Potter
- Krystel S.
- Laura G.

Merci à toutes pour votre inscription :)

Et c'est parti pour un mois de dramas en tous genres, bonne chance à toutes \o/