Moi, Stéphanie (aka Elaura),
administratrice du forum www.bit-lit.com,
rédactrice chez Onirik,
ma vie, mon œuvre, mes bafouilles.


De manière plus intime,
ce petit blog sans prétention est mon coffre à jouets.
J'y mets mes envies, mes lubies et mes coups de cœur,
sans logique ni plan sur la comète,
juste l'envie de partager avec vous mon joyeux bordel cérébral et affectif à travers
les livres, films, musiques qui croisent ma route.

Bonne visite ;-)

A chaque film il y a un comic... ou un truk du genre.

mercredi 29 octobre 2014

Come on Bitches, let's cook... Chili !!



Lafayette est de retour pour vous donner sa recette du chili version Bontemps !!

J'avoue qu'après avoir essayé plusieurs recettes, celle-ci est certainement celle que je préfère et mes ulcères gastriques peuvent t'en parler, elle déchire (c'était la blaguounette du jour).

A la base, je me suis inspirée de la recette du Chili d'hiver proposé par Mary Helen Klein dans le recueil Mariage Mortel de Charlaine Harris, une nouvelle qui se situe dans l'univers de La communauté du sud. J'y ai juste rajouté quelques ingrédients, après avoir testé la recette à maintes reprises. C'est parti !

Pour 6 à 8 personnes voici les ingrédients :

- 500 gr de boeuf haché
- 2 oignons de taille moyenne (facultatif, sincèrement...)
- 1 boîte de tomates pelées ou concassées (une grosse hein !)
- 1 petite boîte de concentré de tomate
- 1 cube de bouillon de boeuf
- un poivron vert et un poivron rouge coupés en petits morceaux (forcément me diras-tu, mais je préfère préciser)
- 2 gousses d'ail hachées ou écrasées
- 2 bonnes cuillères à café d'origan
- du cumin en poudre, en fonction des goûts de chacun, mais soyons logique, il en faut au moins 3 ou 4 bonnes cuillères à café hein ! (moi j'en mets plus)
- du carvi (ou cumin des près) 2 cuillères à café
- 1 feuille de laurier
- 2 boîtes d'haricots rouges
- 1 cuillère à café de gingembre
- 1 demi cuillère de piment rouge écrasé ou, ce que je fais personnellement, du tabasco, plus facile à doser pour le goût (et perso, je suis une fan hardcore du tabasco)


Mettre le boeuf et les oignons à revenir dans une coquelle, laisser dorer, ajouter l'ensemble des ingrédients au fur et à mesure (dans l'ordre que tu veux, sérieux, si tu mets les haricots en dernier ou en premier, tu ne vas pas déclencher l'apocalypse, je te conseille tout de même de mettre les épices en dernier). Bien mélanger et laisser mijoter pendant 1h30 au minimum. Tu peux couvrir d'eau aussi, pour faire du jus, à ta convenance !

Et voilà, c'est fait, tu as un super chili que tu peux servir avec du riz blanc en plus, c'est fameux !

Là, c'est mon mien !

Allez, mets ton tablier poupée, balance du son (un bon vieux rock des années 70 pour moi) et prends-toi pour la reine du Bayou, tu m'en diras des nouvelles...


mardi 28 octobre 2014

Insolente créature

Les exilés d'Austin
Tome 1 : Insolente créature

de Jennifer Ashley

Éditions J'ai Lu
Collection CREPUSCULE

Sortie le 16 octobre 2013


Présentation de l'éditeur :

Créatures redoutées, les Garous inspirent peur et méfiance aux êtres humains. Excepté Kim Fraser. Choquée par les accusations portées contre Brian Smith dans une affaire de meurtre, Kim décide de faire justice elle-même en prouvant l'innocence du jeune Garou. Pour l'aider dans son enquête, elle fait appel aux services du séduisant et dangereux Liam Morrissey.





Mon avis :

Jennifer Ashley est principalement connue en France pour sa fabuleuse série de romance historique Les Mackenzie, aussi, l'annonce de la publication de sa saga de romance paranormale ne pouvait que nous réjouir.
Ce premier tome, en demi-teinte, pose les jalons d'un nouvel univers intéressant même si déjà vu : celui des garous. Leurs particularités ne diffèrent que peu de ce que nous avons déjà pu lire, mais les protagonistes sont tellement bien introduits que cette impression s'estompe au fil des pages. D'ailleurs, c'est une des forces de cet auteur, ses personnages sont toujours passionnants.
Là où le bas blesse, c'est le style parfois maladroit du récit et les brusques changements de comportements de l'héroïne qui peuvent souvent agacer. De plus, tous les schémas classiques (et donc redondants) de la romance paranormale sont utilisés; pour le coup, le tout manque d'originalité, parfois même de cohérence.
Cependant, l'intrigue est bien menée et les héros attachants ce qui nous pousse indéniablement à lire la suite. Ce premier tome n'est pas totalement satisfaisant, mais il remplit tout de même bien son rôle d'introduction.

lundi 27 octobre 2014

Les Jamais-contents




Bonjour lecteur,

Cela fait très longtemps que je ne t'ai pas fait part de mon humeur, il est temps d'y remédier. Aujourd'hui, je voudrais te parler d'un groupe de personnes qui sévit très régulièrement sur les réseaux sociaux, mais aussi in real life, autour de nous... le fameux groupe des « Jamais-contents ». Comme tu peux t'en douter, les Jamais-contents, ne sont jamais contents. De rien. A jamais. 


 Je ne te parle pas de ceux, dont je fais partie, qui s'expriment parfois sur leur déception au sujet d'une série ou d'un livre, mais qui, par ailleurs, n'hésitent pas à partager leur joie sur ce qu'ils ont beaucoup aimé. Non, je te parle de ceux qui ne sont JAMAIS contents. 

Je sais que tu vois parfaitement de qui je parle. Personnellement, je les rencontre souvent sur les sites et pages Facebook dédiés aux comics, au cinéma, aux séries télé, bref, partout où il peuvent dire qu'ils ne sont jamais contents. 

Voici un petit florilège d'exemples que j'ai pu rencontrer ici et là... bon, il y a peut-être quelques extrapolations de ma part, histoire d'agrémenter mon billet, mais je ne suis jamais loin de la vérité.

Les Jamais-contents n'aiment pas les adaptations de comics au cinéma. Ils n'aiment surtout pas le nouvel Avengers, dont nous avons pu voir la superbe bande-annonce il y a quelques jours. Parce que « Captain America ne porte pas encore son casque, ça va être une bouse comme les autres, car le Captain NE PORTE PAS SON CASQUE, PUTAIN », mais aussi parce que le look de la Sorcière Rouge ne correspond pas aux attentes des Jamais-contents « Quelle déception, quand je l'ai vue attifée comme ça, avec sa robe, son blouson, j'avais envie de lui demander combien elle prend. » (voui, parce que les Jamais-contents sont en plus très cons).


(C'est vrai que le string est plus pratique pour aller au combat...)


(Joss, tu déconnes, quelle vulgarité...)


Les Jamais-contents n'aiment pas non plus la série Gotham, pour des raisons qui, parfois, me laissent sans voix : « sérieux, ce fan service débile où l'on voit les méchants de Gotham petits, sans déconner... » (Voui, le Jamais-content n'est pas fan, c'est un expert, c'est pas pareil.) « Je trouve que ça fait trop Gotham-central... c'est très décevant » (voui, parce que Gotham-central parle de... Gotham tu vois ? Et qu'une série sur Gotham, qui parle donc de Gotham, ça ne plaît pas aux Jamais-contents), « C'est plein de clichés qu'on retrouve dans les polars, tous ces gens qui magouillent... » (voui, mais enfin, c'est Gotham, tu vois ? La ville du crime par excellence, Gotham, mec ? Sinon, pourquoi Bruce serait devenu Batman si les Télétubies étaient au pouvoir ?).



Les Jamais-contents repèrent immédiatement les copycat et les éléments (dont tout le monde se fout) qui font tâches dans un plan ou dans une histoire (enfin, d'après eux) comme « Le village, c'est de la bouse comme film, en plus Shyamalan, il a copié le Projet Blair Witch, dans le plan-séquence de la 45e minute, tu sais, dans la forêt, on retrouve la même brindille que dans le Projet Blair Witch... LA MEME BRINDILLE, PUTAIN ! »



Les Jamais-contents ne sont pas contents quand on parle d'éléments hyper importants de la pop culture dont ils sont, indéniablement, les gardiens « Pfff, quel cliché tu fais, tu portes un tee-shirt Wonder Woman alors que tu n'as jamais lu le numéro 72 de la série delta paru à 20 exemplaires en 1945, tu fais pitié » (Je le répète, le Jamais-content est un expert, il a tout lu, tout écouté, tout entendu, tout vu, il se demande même pourquoi il est encore sur Terre parmi les simples humains.)



Les Jamais-contents s'insurgent également contre ceux qui spoilent des choses connues depuis des décennies « Mais... quoi ? Luke Skywalker est le fils de Dark Vador ? DARK VADOR, PUTAIN ! Je te vire de ma liste d'amis » (si tu veux te joindre à moi pour lui envoyer plein de messages au sujet des évènements importants de la saison 5 de Game of Thrones, tu es le bienvenu).



Mais tu sais quoi lecteur ? Je suis certaine, au fond de mon cœur, que les Jamais-contents peuvent être contents parfois et qu'ils partagent aussi des photos de chats sur Facebook, qu'il y a des choses qu'ils aiment vraiment au fond (tout au fond) et qu'il peut y avoir du rose dans leurs yeux. 



Et même si j'ai souvent envie de leur dire le fond de ma pensée... (vraiment tout au fond)

J'ai envie de leur tendre la main, les bras même, parce que peut-être qu'un jour, une nuit ou à une minute précise de leur existence, ils ont vécu un truc traumatisant. 


En bref, les Jamais-contents, ils sont jamais contents...

dimanche 26 octobre 2014

Une semaine dans la vie de Stephen King

Une semaine dans la vie de Stephen King
d'Alexandra Varrin

Éditions : Léo Scheer
Sortie le : 3 septembre 2014



Présentation de l'éditeur :

«Il entre sans se presser, désinvolte. Un sourire au coin des lèvres, grand, un peu voûté, la démarche hésitante. Sous les flashes qui crépitent, malgré l'interdiction, ses yeux pétillent. Mi-gêné, mi-amusé, l'air de rien, il sort de sa coquille, prend quelques secondes pour observer la foule, curieux, vulnérable, perplexe. Le temps de traverser l'estrade, il endosse une nouvelle carapace, drapé dans le statut qui a réuni ici près de trois cents journalistes venus des quatre coins de la planète : celui de l'écrivain le plus célèbre au monde.»

Du 12 au 16 novembre 2013, Stephen King a passé une semaine à Paris pour promouvoir son nouveau livre, Docteur Sleep. L'occasion pour des milliers de lecteurs de rencontrer leur auteur fétiche, et pour Alexandra Varrin de transformer cet événement exceptionnel en véritable quête identitaire et introspective.
Au cours des cinq rendez-vous qui jalonnent cette semaine, elle se replonge dans l’œuvre monumentale de son idole, et poursuit, tout en interrogeant notre rapport à la fiction, son propre autoportrait.


Mon avis :

Il peut paraître étrange, au premier abord, d'écrire un livre sur la visite française d'un écrivain très connu. Cela l'est moins quand on sait que l'écrivain en question est Stephen King. L'acte en lui-même devient une évidence quand on fait partie de cette grande famille de lecteurs qui ont grandit avec le romancier.

Alexandra Varrin a décidé de nous parler d'elle. Avec humour et délicatesse, elle nous livre des moments de sa vie. Sous le regard amusant de la femme qu'elle est devenue, elle raconte la petite fille qu'elle était et l'importance de Stephen King dans sa vie.
En commentant des passages des romans qui l'ont accompagnée, l'auteur se livre mais partage également ses émotions sur cette fameuse semaine de novembre 2013 où elle a enfin pu le voir en vrai, lui, celui qui l'a sauvée et qui l'a élevée. Et loin d'être anecdotique, chaque moment est plein d'émotion.

L'ensemble nous offre un récit autobiographique très touchant et qui fait bien souvent écho à nos propres sentiments. On sourit à l'évocation de ses palpitations cardiaques à la vue de celui qui a eu une si grande importance dans sa vie et l'on se surprend à ressortir nos vieux exemplaires des romans du King en ayant l'impression d'être enfin compris.

dimanche 12 octobre 2014

Elementary



On ne compte plus les différentes adaptations de Sherlock Holmes tant le personnage est devenu une icône extrêmement populaire, autant d'un point de vue littéraire que cinématographique. Le petit écran a également fait la part belle au détective et disons-le tout net, nous avons tous l'impression qu'il nous appartient un peu.
Si la créature de Sir Conan Doyle a eu de multiples visages, certains nous ont plus marqués que d'autres et les faveurs du public se tournent naturellement vers Benedict Cumberbatch qui campe un Sherlock hallucinant dans l'adaptation anglaise de Steven Moffat. Pourtant, s'il y a une autre adaptation télévisée qui mérite également notre attention à l'heure actuelle, c'est bien Elementary, qui est loin d'être le mouton noir annoncé et attendu par les fans et les critiques.


 Certes, la série est très différente de sa consœur britannique, mais loin d'être une critique, cela est à mes yeux un atout majeur : pourquoi refaire la même chose sur un autre continent ? Et c'est là justement la force de cette adaptation, Elementary s'affranchit des conventions et des adaptations antérieures pour nous offrir un show novateur, intelligent et très addictif, autant pour sa qualité scénaristique pour que pour son interprétation, car avouons-le, Jonny Lee Miller est plus vrai que nature en Sherlock et Lucy Liu est excellente en Watson, qui, même s'il a changé de sexe, est presque plus proche de l'œuvre originale que son contemporain anglais (sens du détail très accru, remarques assassines, humour très décalé...).


 Alors oui, le terrain de jeu de notre détective, toujours très british je vous rassure, est à présent new-yorkais, mais il n'a pas changé sa personnalité. Il est toujours aussi sarcastique, pédant, brillant, mais aussi très drôle et très touchant dans sa manière de gérer ses différentes addictions, que ce soit celle liée à l'héroïne ou aux affaires criminelles.


 Le reste du casting est tout aussi excellent, que ce soit Aidan Quinn en Capitaine Gregson, ou l'incroyable Rhys Ifans en Mycroft Holmes, tous participent pleinement au plaisir que j'ai à suivre cette série.


 Cela dit, les allusions à l'œuvre d'origine sont tout de même nombreuses, au-delà de la personnalité de nos deux protagonistes, le générique en lui-même est déjà une apologie à part entière. 


Et puis il y a les divers clins d'œil, comme la passion de Holmes pour les abeilles qu'il élève sur le toit de son immeuble ou ses entraînements quotidiens avec sa canne. En bref, je ne peux que vous conseiller de regarder cette série qui a su dépasser mes attentes à plus d'un titre ; je suis presque à la fin de la saison 2 et je n'ai jamais été déçue. Tâchez de lui donner une chance, en évitant la comparaison avec sa consœur britannique, car aucune comparaison ne peut-être faite, tant sa liberté de ton et son audace en font une œuvre à part entière.