Moi, Stéphanie (aka Elaura),
administratrice du forum www.bit-lit.com,
rédactrice chez Onirik,
ma vie, mon œuvre, mes bafouilles.


De manière plus intime,
ce petit blog sans prétention est mon coffre à jouets.
J'y mets mes envies, mes lubies et mes coups de cœur,
sans logique ni plan sur la comète,
juste l'envie de partager avec vous mon joyeux bordel cérébral et affectif à travers
les livres, films, musiques qui croisent ma route.

Bonne visite ;-)

A chaque film il y a un comic... ou un truk du genre.

dimanche 17 avril 2011

Liaisons d'Enfer au Paradis

Un recueil sympathique sans être exceptionnel !

Liaisons D'Enfer Au Paradis
de Sarah Mlynowski

Éditions Hachette Jeunesse
Collection Black Moon
Sortie le 1er juillet 2010


Présentation de l'éditeur :

Partir en croisière sur un paquebot de luxe, rencontrer l''homme de sa vie à la mer, se prélasser au soleil dans le sud de la France ou aux Caraïbes, faire un tour d''Europe avec ses amis. le rêve ! Mais, quand vampires, sorcières, psychopathes, démons et fantômes se joignent au voyage, les vacances se transforment en cauchemar...




Mon avis :

Et voici le Black Moon de l'été dernier ! Un recueil de cinq nouvelles écrites par les auteurs phares de l’urban fantasy du moment. Divertissant et rafraîchissant, accessible à un public ado à partir de 15 ans, celui-ci regorge d’originalité.

Sarah Mlynowski nous entraine sur une croisière à haut risque où des personnes disparaissent et l’ombre de vampires plane sur les vacanciers, tandis que Claudia Gray nous charme avec une drôle histoire de sorcières.

Maureen Johnson nous narre un étrange récit de meurtres, frôlant le thriller horrifique, sans pour autant faire peur.

Cassandra Clare, quand à elle, nous transporte en Jamaïque, où croyances locales se mêlent aux poignantes réflexions d’une adolescente en détresse.

Ce recueil se termine par l’inquiétante épopée d’un groupe de jeunes étudiants dans les contrées hostiles de Roumanie où, sous la plume de Libba Bray, nos jeunes gens auront fort à faire avec des âmes damnées !

L’exercice de la nouvelle est particulièrement difficile et force est de constater que nos auteurs s’en sont sorties haut la main. Nous rentrons très facilement dans chacune de ces petites histoires où les personnages sont toujours intéressants et attachants. Ainsi, du couple de copines qui fêtent la fin de leur année scolaire sur un bateau de croisière au groupe de potes décidant de faire le tour de l’Europe pour marquer la fin des examens, tous ont quelque chose de singulier qui donne le ton et qui permet, malgré la frustration du format imposé, d’apprécier pleinement le passage d’une histoire à une autre.

Un seul petit bémol tout de même, certainement dû à la traduction : l’absence de sujets inversés pour les verbes introducteurs en fin de dialogue, dans les textes écrits à la première personne. En plus d’être une faute de français, cela rend la lecture pénible par moment. Il fallait le noter.

Liaisons d’enfer au paradis reste tout de même une agréable lecture, idéal pour les vacances, au bord d’une piscine ou sur la plage.

Plaisir garanti !

Le cauchemar continue

On continue dans la littérature jeunesse avec la suite des aventures de Darren, un second tome qui confirme le réel intérêt de la série ^^

L'assistant du Vampire, Tome 2 : Le cauchemar continue
de Darren Shan

Editeur : Hachette Jeunesse
Sortie le 14 octobre 2009


Présentation du l'éditeur :

Je m' appelle Darren Shan. Je suis à moitié vampire. Je ne suis pas né comme ça, vous savez. Un jour, j'ai croisé la route d'un vampire. Pour sauver la vie de mon meilleur ami, je suis devenu son assistant. Désormais, j'appartiens à un cirque où je ne suis pas le plus monstrueux... Car parmi nous vit l'homme-loup, et sa soif de sang n'est jamais tarie !


Mon avis :

Deuxième opus des aventures de notre assistant vampire, Darren se retrouve ici confronté à un choix difficile, celui de faire le deuil de sa condition d’humain, pour enfin accepter ce qu’il est devenu.

En effet, après avoir simulé sa propre mort à la fin du premier tome, Darren parcours le pays aux côtés de son maître, Larten Crepsley. Mais il a la nostalgie de son ancienne vie, sa famille et ses amis lui manquent énormément. De plus, Darren refuse de boire du sang humain, pourtant nécessaire à sa survie, préférant se nourrir du sang des animaux.

Mr Crepsley conscient du désarroi de son assistant, lui propose de rejoindre le Cirque du Freak, afin qu’il puisse se faire de nouveaux amis. C’est ainsi qu’il rencontre Evra Von, le garçon-serpent, avec qui se profile une solide amitié. Pendant son séjour au sein de cette troupe étrange, Darren fera d’autres rencontres qui le mèneront fatalement à assister à un véritable bain de sang…

Fidèle au premier roman, Darren Shan nous conte ses péripéties avec dynamisme et intelligence, décrivant les situations quelques peu atypiques qu’il rencontre de manière ludique sans pour autant faire l’impasse sur le drame qui se joue depuis le début. Celui d’un enfant confronté à sa propre mort, à la solitude, à l’incompréhension des autres. Le jeune Darren doit aussi faire face aux changements importants de son corps, aux nouvelles sensations qu’il éprouve, mutations inévitables de l’adolescent et du vampire qu’il est en train de devenir. La fin, laisse présager une étape importante à franchir. Celle de la douleur et de l’acceptation.

Le troisième tome jeux de sang est d'ores et déjà disponible, je vais très rapidement le lire.

Le secret du chevalier

Une série pour la jeunesse fort sympathique, avec une héroïne très atypique et attachante !

Alanna, Tome 1 : Le secret du Chevalier
de Tamora Pierce

Éditeur : Hachette Jeunesse
Sortie le 4 février 2009


Présentation de l'éditeur :

Habile au combat, Alanna ne souhaite qu'une chose : devenir chevalier. Alors que son père décide de l'envoyer au couvent parfaire son éducation, la jeune fille échange sa place avec Thom, son frère jumeau. Rejoignant la cour du roi sous l'apparence d'un garçon, elle débute sa formation auprès de Jonathan, le jeune et beau prince. Mais le chemin qui mène à son prince est semé d'embûches...




Mon avis :

Alanna est une fillette de 10 ans qui n’a pas l’intention de laisser son père décider de son avenir, car Alanna à un doux rêve, celui de devenir un chevalier… Mais voilà, il n’est pas dans les habitudes des nobles de Tortall d’envoyer leur fille au combat. Thom, son frère jumeau, ne veut pas devenir chevalier. Lui, rêve de magie et de sorcellerie et les arts du combat ne l’intéressent guère. Aussi, après mûre réflexion, ils échangent leur place et partent à l’aventure de leur vie future, Alanna sous l’apparence d’un garçon. Mais ce chemin est difficile et rempli de surprises …

Voilà une série jeunesse très prometteuse ! Les aventures d’Alanna sont un réel plaisir à lire. L’auteur parle très habilement de la difficulté de l’adolescence et des différentes phases de changements que celle-ci entraine.

Tout au long de sa formation Alanna vit des situations difficiles, mais qui sont un passage obligé pour grandir. Ainsi Alanna travaille dur pour faire ses preuves car elle sait, au fond d’elle-même, que sa condition de femme la mènera invariablement à devoir se battre toujours mieux que les autres.

C’est aussi cette nature féminine, si fortement refoulée, qui la pousse sans cesse à se remettre en question, que ce soit l’obligation de bander ses seins douloureux ou l’arrivée de son cycle menstruel, la vie l’oblige à s’accepter telle qu’elle est. N’est-ce pas ce que nous avons tous vécu un jour ? S’accepter pour mieux se construire et avancer ?

Et puis il y a Jonathan, ce beau et jeune prince dont la solide amitié se transforme peu à peu en un lien plus intime. Nous ne parlons pas encore de romance ici, mais nous percevons au fil des pages que cette relation prend toute son importance pour la suite.

Tamora Pierce réussit ici le tour de force d’allier la fantasy aux tumultes adolescents, son style simple et fluide rend son livre très accessible à tous et c’est avec une impatience non dissimulée que nous allons lire le second tome L’épreuve déjà publié.

samedi 9 avril 2011

Black Rose

Un romantic suspense captivant ^^

Black Rose
d'Erica Spindler


Éditions : Harlequin
Collection : Mira

Sortie le 1er mars 2010


Présentation de l'éditeur :

« Ils savent. Vous êtes en danger. Partez avant qu'il ne soit trop tard. »
En dépit des menaces, Liz Ames s'obstine : pourquoi cherche-t-on à l'empêcher d'élucider le mystère qui plane sur la disparition inexpliquée de sa sœur Rachel ? A Key West, les habitants paraissent réticents à évoquer le sujet. A commencer par Tara Mancuso : si l'adolescente que rencontre Liz semble détenir la clé du mystère, elle se tait, apparemment terrifiée. Avant d'être sauvagement assassinée...
Face à l'horreur, Liz Ames comprend que la disparition de sa sœur, une femme de foi et d'Eglise, et l'assassinat barbare de Tara, dont elle découvre le corps tatoué d'une rose noire et mutilé selon un atroce rituel dans le jardin de l'église de Key West, ont un lien. Mais lequel ?
Le meurtre de Tara est-il, comme l'affirme Mark, son petit ami, l'œuvre d'une secte avec laquelle elle tentait de rompre ? Ou bien celle d'un copycat du tueur en série qui attend dans les couloirs de la mort son exécution pour l'assassinat de plusieurs jeunes filles ?

Mon avis :

Liz Ames est une femme que la vie n’a pas épargnée. Divorcée pour cause d’adultère, éprouvée par le décès de sa mère, il ne lui reste que sa sœur Rachelle. Celle-ci a décidé de s’installer à Key West et de devenir pasteur. L’éloignement de l’une et les obligations professionnelles de l’autre ont rendu la communication difficile entre les deux sœurs.

Sans nouvelles de Rachelle depuis plus d’un mois, Liz reçoit un jour un appel alarmant de la police de Key West lui signalant la disparition de sa sœur. Ebranlée, Liz abandonne tout pour s’installer sur cette ile paradisiaque de la Floride avec la ferme intention de comprendre ce qu’il s’est passé. Ce n’est que lorsqu’elle découvre le cadavre d’une jeune fille atrocement mutilé dans le jardin de l’église de la révérende, que la disparition de Rachelle sera prise au sérieux, l’enquête prenant un tour des plus maléfique.

Plus proche du thriller que du romantic suspense Black Rose est un livre haletant, dont l’intrigue, plutôt bien menée, nous prend aux tripes et nous sommes bien incapables de le refermer avant l’épilogue. Pourtant l’enquête est des plus classiques, mais l’auteur met en scène les personnages avec talent, semant discrètement des indices nous menant sur des impasses si bien que nous sommes réellement surpris par chaque rebondissement, et c’est plaisant de ne pas deviner l’identité du tueur après les 100 premières pages !

Les héros de l’histoire sont très intéressants. Tout deux présentent des fêlures importantes, cicatrices d’un passé douloureux qui vous marque à jamais. Liz est en souffrance, mais Rick Wells également. Veuf, il a perdu son fils dans de dramatiques circonstances et il se cache dans son bar qu’il dirige d’une main de fer dans un gant de velours, faisant une croix sur son ancienne vie de flic. Pourtant, les évènements de Key West ne le laisseront pas indifférent et il ne pourra s’empêcher de s’allier à Liz pour mener sa propre enquête.

Captivant, Black Rose nous offre un bon moment de lecture, nous baladant sans cesse entre superstitions religieuses et réalité, thriller horrifique et polar noir, palpitations garanties.

vendredi 8 avril 2011

Disparition à Dallas

Et voilà le second tome, celui qui nous accroche de manière définitive à la série ;-)

La Communauté du Sud tome 2
Disparition à Dallas
de Charlaine Harris

Éditions : J'ai Lu
Sortie le 17 août 2009


Présentation de l'éditeur :

C'est encore moi, Sookie. Pour vous servir Chez Merlotte. Les amours vont bien, merci. Bill est toujours aussi beau et carnassier, mais il ne boit que mon sang, j'y veille ! Ici, à Bon Temps, les humains et les autres cohabitent pacifiquement. Enfin, presque, car, l'autre soir, on a retrouvé un macchabée sur le parking du bar. C'était ce pauvre Lafayette, notre cuistot. Peu de temps après, j'ai été attaquée par une ménade, une prêtresse du dieu Bacchus. Elle a tenté de m'empoisonner de sa morsure létale. Heureusement, j'ai été sauvée par des membres de la communauté vampire. En échange, ils m'ont demandé de me rendre à Dallas pour enquêter sur la disparition d'un des leurs, un type haut placé, étant donné que j'ai des dons de télépathie. Eh bien, je vous le donne dans le mille, ça a commencé par une tentative d'enlèvement ! Et je ne vous parle pas des loups-garous...

Mon avis :

Voici un second tome bien mieux réussi que le précédent !
Les éléments de l'univers de la saga étant posés, Charlaine Harris nous offre une intrigue bien plus riche, parfaitement menée dont les tenants et aboutissants sont plus complexes.
Nous y découvrons une Sookie très impliquée et subtile dans son comportement et ses choix.

Sa relation avec Bill s'étoffe mais se déséquilibre au fur et à mesure au profit d'une conscience plus aiguë de ce qu'elle représente pour le vampire.
Le fanatisme de la communauté du soleil est très bien rendu et apparaît comme la parfaite réponse aux comportements parfois extrêmes de la société vampire. Celle-ci à beau se parer d'une façade de bons citoyens, elle n'en reste pas moins dangereuse pour l'humanité et sa nature prédatrice se fait sentir à chaque débordement.
La cohabitation ne se fait pas sans mal et l'incompréhension est de mise des deux cotés.
Au milieu, il y a une Sookie qui tente, autant que faire se peut, de rester en vie tout en accomplissant sa tâche. Bien sûr, toute tentative pour éviter les ennuis restera vaine et notre héroïne se rendra rapidement compte que travailler pour les vampires n'est pas une sinécure.

L'auteure a enfin pris ses marques dans ce tome et nous le sentons. L'humour « Sookiesque » commence à apparaître dans les dialogues mais aussi dans les situations les plus incongrues. Imaginer le bel et dangereux Eric en collant lycra rose est un grand moment de littérature !

Pour conclure, un roman qui rend la saga addictive et qui nous permet de pardonner à l'auteure la légèreté et les maladresses du premier opus.

Coco givrée

Un polar totalement barré et une belle rencontre avec un auteur que je ne connaissais pas ^^

Coco givrée
de Nadine Monfils


Éditions : Belfond

Sortie le 4 mars 2010



Présentation de l'éditeur :

C’est la fête des bonshommes de neige à Pandore. Doug décide d’y conduire Laurie, sa belle-fille, mais sa voiture tombe en panne en pleine nuit au « carrefour de la mort », là où, raconte-t-on, des fantômes d’accidentés font du stop. Il part chercher du secours, laissant la gamine seule. Quand soudain, une silhouette s’approche du véhicule une hache à la main. Pour Laurie, la fête est finie...

Quelques années plus tard, d’étranges disparitions surviennent à ce même carrefour. Les choses se corsent lorsque des cadavres de fillettes sans yeux sont retrouvés à Pandore, dans des mises en scène macabres inspirées de certaines toiles de Magritte. L’enquête est confiée aux inspecteurs Lynch et Barn ? déjà à l’oeuvre dans Babylone Dream et Tequila frappée ?, flanqués de Nicki la profileuse. Tout irait pour le mieux si Coco, leur pute préférée, n’avait pas débarqué chez Barn avec armes et bagages, accompagnée de sa mémé, fan survoltée de Johnny Cadillac, le sosie belge de Johnny Hallyday. Lynch, lui, continue à vivre peinard avec sa chienne Tequila, qui, non contente de sourire quand elle picole, se met à pisser des hiéroglyphes...

Une enquête pétillante au pays des petites horreurs, dans un monde hanté par Magritte, à la lisière du surnaturel.


Mon avis :

Après Le Bar de Kaskouille et Tequila frappée, Nadine Monfils revient avec un policier tout aussi déjanté que les précédents où nous retrouvons les inspecteurs Lynch et Barn ainsi que la profileuse Nicki sur une affaire des plus étranges.

De disparitions d’enfants en découvertes macabres, nos inspecteurs seront sans cesse bousculés car dans cette histoire le surnaturel flirt avec la réalité… et l’histoire de l’art. Quand un tueur en série se prend pour un grand peintre, des gens meurent, des policiers hébergent des prostituées flanquées de leurs mémés tapageuses et des chiens boivent de la tequila !

Des dialogues dignes d’un grand film d’Audiard, une galerie de personnages tout aussi pittoresques, une intrigue bien menée un brin inquiétante, un style brut de décoffrage sont les ingrédients d’un bon polar à la « Monfils » dont nous sommes définitivement fans. Sans oublier les chiens qui pissent des hiéroglyphes après trois verres de tequila… du grand art !

A consommer sans modération !

23 récits et légendes de Vikings

La littérature jeunesse, c'est chouette ! faut en manger !!

23 récits et légendes de Vikings
de Bertrand Solet

Éditions : Flammarion

Collection : Castor-poche

Sortie le 16 janvier 2008



Présentation de l'éditeur :

Dieux colériques, géants malveillants, nains rusés... Les légendes des Vikings regorgent d'histoires
mettant aux prises ces êtres mythiques. Quand il n'y est pas question de querelles divines, on y raconte les aventures de marins conquérants, de marchands pleins d'audace et de pillards sans merci... En route pour l'aventure !


Mon avis :

Bertrand Solet nous offre ici un recueil fascinant visant à nous faire découvrir le monde viking et surtout sa culture peuplée de légendes et de mystères.

Cet ouvrage se compose de deux parties, la première nous propose neuf légendes mettant en scène les différentes divinités issues des religions païennes de nos hommes du nord. Ils vénéraient surtout les dieux guerriers dont Odin et Thor sont les chefs de file.

S’ensuivent quatorze récits légendaires ou historiques relatant les exploits de ces fiers guerriers, nous rappelant qu’avant d’être des combattants implacables ils étaient avant tout des navigateurs et explorateurs de talent.

Ce recueil est principalement fait pour les enfants (à partir de 10 ans). Ainsi l’expert en histoire médiévale sera peut-être déçu, mais il offre une vue correcte sur les Vikings, prouvant encore une fois que l’on peut traiter un sujet a priori difficile, sans être ennuyeux.

A noter également que cet ouvrage pourrait faire un bon complément au programme d’histoire de 5e qui ne fait qu’effleurer les invasions barbares du IX et Xe siècle. Car après le traité de Verdun de 843 partageant l’Empire de Charlemagne en trois royaumes dont ses petits fils en deviennent les monarques, une vague d’envahisseurs déferlent sur le territoire dont d’étranges hommes venus du nord qu’on appelait jadis, les Normands …

Dracula l'Immortel

La suite de l'histoire princeps écrite par Dacre Stocker et Ian Holt. Un pari risqué totalement réussi !

Dracula l'Immortel
de Dacre Stoker et Ian Holt

Edition : Michel Lafon
Sortie le 15 octobre 2009


Présentation de l'éditeur :

En 1888, un groupe de six intrépides a réussi à détruire Dracula aux portes de son château de Transylvanie. Vingt-cinq ans plus tard, ils se sont dispersés mais le souvenir de cette périlleuse aventure où l’un d’eux a laissé sa vie les poursuit. Combat quasi mystique contre les forces du mal, vengeance d’amoureux endeuillés ou inextinguible jalousie : les raisons mêlées de leur acte continuent de perturber leur existence et la disparition du prince des ténèbres n’a pas apaisé leurs tourments. Une mort inexpliquée devant un théâtre parisien et un deuxième assassinat d’une effroyable cruauté au cœur de Londres vont réveiller la peur. Du Quartier latin à Piccadilly Circus, l’ombre de Dracula semble à nouveau planer… Les héros d’autrefois devront faire face à un ennemi insaisissable aux attaques sournoises ou d’une violence inouïe, mais aussi à leurs propres démons. De quoi brouiller les pistes et troubler les esprits, dans une intrigue menée avec maestria qui ressuscite le fantasme et la malédiction de l’immortalité.


Mon avis :

Nous en avons vu des auteurs tenir des paris suicidaires, mais celui-ci est de taille. S’attaquer de front à une œuvre aussi connue, maintes fois adaptée au cinéma, souvent copiée, jamais égalée, relevait de la folie pure. En effet, qui ne connaît pas Dracula ? L’œuvre de Bram Stoker a nourrit l’imagination de générations entières de passionnés de fantastique, chacun allant de sa propre interprétation, comme si le livre leur appartenait corps et âme. Alors en écrire une suite… c’était osé, dirons-nous.

Les écrivains se sont basés sur les notes que Bram Stoker avait laissées à sa femme après sa mort. Il est décédé en 1912 alors que son livre faisait un bide, en plus d’avoir été amputé en partie par son éditeur. Du coup, Dacre Stoker - en tant qu’arrière petit neveu - et Ian Holt - en tant que fan et spécialiste de Dracula - ont essayé de reconstituer dans une enquête minutieuse, un second roman.

Nous avions laissé notre bande d’intrépides (Mina et Jonathan Harker, le Docteur John Seward, Arthur Holmwood, Abraham Van Helsing et Quincey P. Morris) aux pieds du château de Dracula, dans les Carpates. Quincey P. Morris perdait la vie dans la bataille, tandis que Jonathan, mû par la fureur et la jalousie, assenait le coup final au Prince des Ténèbres. Du moins, c’est ce qu’ils croyaient tous. Vingt-cinq ans plus tard, deux meurtres aussi étranges que sauvages redonnent vie à ce passé que chacun essayait d’oublier …

C’est avec un grand plaisir teinté d’appréhension et d’excitation que nous nous sommes replongés dans cette fabuleuse histoire. Lire la suite de cette étrange aventure, connaître l’évolution des protagonistes relevait d’une démarche quasi-mystique. Comme si retrouver les personnages de votre adolescence avait quelque chose de sacré. C’est donc du bout des doigts que nous en avons commencé la lecture, dans une crainte révérencielle, en retenant notre souffle jusqu’à ce que le Prince des Ténèbres apparaisse… car il est bel et bien présent tout au long du récit. Si ce n’est physiquement, il l’est par l’esprit.

Dracula n’a jamais quitté nos héros, son ombre a plané sur leur vie, confinant chacun d’eux dans les profondeurs abyssales les plus noires de leurs âmes. Dracula s’est immiscé dans leurs veines tel un doux poison les menant à la folie. Vingt-cinq ans après, les souvenirs des batailles menées et des êtres perdus sont toujours présents. Le Prince des Ténèbres n’a jamais été vaincu. Mi-ange, mi-démon, il hante toujours les rêves de Mina, lui rappelant à quel point elle lui appartenait, laissant Jonathan à la dérive. Cet homme cruel, nostalgique des guerres du passé, nous apparaît bien plus humain ici.

Mais les auteurs ne s’arrêtent pas au récit de vie de nos héros, d’autres protagonistes apparaissent de manière surprenante comme la Comtesse Elisabeth Bàthory, cette magnifique hongroise qui avait pour cruelle habitude de se baigner dans le sang de vierges pour garder une éternelle jeunesse.

L’intrigue, qui tourne principalement autour des meurtres, est remarquablement bien menée, sans temps mort, palpitante. Le style des auteurs est simple et élégant, nous mettant au supplice dés que nous devons refermer l’ouvrage.

Ce pari suicidaire est donc parfaitement réussi. Certains crieront à l’hérésie, nous, nous avons trouvé cela audacieux et brillant. Laissez vous tenter par Dracula L’Immortel, vous ne le regretterez pas. Ce livre vous hante longtemps après en avoir terminé la lecture, et vous vous surprenez à déclamer des phrases aussi étonnantes qu’incongrues tel que « Le sang est la vie »...

Bienvenu dans cette douce schizophrénie …

jeudi 7 avril 2011

Quand le danger rôde

La Communauté du Sud, tome 1
Quand le danger rôde
de Charlaine Harris


Éditions : J'ai Lu

Sortie le 17 août 2009


Présentation de l'éditeur :

Moi, Sookie Stackhouse, j'ai un faible pour les vampires. Et à La Nouvelle-Orléans, ce n'est pas ça qui manque. Le mien a débarqué dans le bar où je travaille un samedi soir. Comme j'ai la faculté de lire dans les pensées d'autrui, j'ai vite compris qu'il avait de gros ennuis : des chasseurs de vampires lui tendaient un traquenard. Ni une ni deux; je lui ai sauvé la vie. C'est ainsi que j'ai fait la connaissance de Bill Compton. Il est charmant, bien élevé ( il faut dire qu'il a été vampirisé en 1870 et que les Confédérés étaient des gentlemen).Il n'en reste pas moins un amateur , d'hémoglobine, et parfois je ne sais pas s'il me rassure ou s'il me terrorise. Surtout depuis cette vague de crimes en ville... Suis-je inconsciente ? On me dit qu'il n'y a pas d'avenir entre nous, mais moi je sens que notre équipe de choc va faire des étincelles.

Mon avis :

Il était peut-être temps pour moi de commencer à chroniquer cette saga tant aimée. J'ai pris mon temps comme rarement et il m'a fallu plusieurs relectures pour me décider.
Il y a des séries qui nous sont tellement familières qu'elles font partie de notre vie, de notre environnement, comme une évidence qui s'impose et nous restons toujours dubitatifs quand les multiples références que nous pouvons citer ne font pas écho chez les autres.

Généralement, après de grands moments de solitude où notre petite blague « Sookiesque » tombe à l'eau, nous réfléchissons au fait que oui, s'imprégner autant d'un univers est certainement la marque d'un grand talent. Après nous finissons par reconnaître que nous nous sentons bien seuls et nous commençons à chercher des personnes avec le même humour Sookiesque ou la même propension à fantasmer sur les vikings, mais ça c'est une autre histoire …;-)

Charlaine Harris sait comme personne donner le ton, dépeindre une ambiance et un univers particulier. Plus habituée au genre policier, elle va pourtant surprendre avec cette série d'urban fantasy qui ne ressemble à aucune autre, souvent imitée, jamais égalée.
Ses personnages sont toujours singuliers, d'une simplicité de façade car leur psychologie est bien plus complexe qu'elle n'y paraît.

Avec Sookie, l'auteure plonge ses lecteurs dans un réalisme presque anodin au fin fond de la Louisiane dans une bourgade où tout le monde se connaît, se côtoie, se jauge et où la moindre différence est aussi visible qu'un tsunami.
Aussi, quand nous apprenons que Sookie est télépathe et que les vampires ont fait leur coming out, on se demande où est l'erreur.
Mais non, il n'y en a pas, car l'auteure s'amuse avec les codes du genre pour mêler fantastique et politique et profite de sa plume pour décrire avec précision les maux américains de notre temps.
Le portrait est ravageur car entre fanatisme religieux, racisme et homophobie, la petite ville de Bontemps paraît comme un condensé de ce que l'Amérique fait de pire et pourtant, nous nous attachons à chacun de ces personnages, bons ou mauvais.

Ce premier tome n'est certes pas le meilleur de la série mais il pose les jalons du monde selon Harris et nous permet de faire connaissance avec les différents protagonistes.
Sookie peut apparaître comme un peu naïve mais, là aussi, ce n'est que le sommet de l'iceberg car la demoiselle est loin d'être aussi crétine. Elle subit depuis l'enfance sa différence sans jamais se défaire de son sourire de façade comme elle aime à le répéter sans pour autant être dupe de l'opinion des autres. Elle a un regard clair sur le monde qui l'entoure et même son amoureux de vampire (son premier vampire !) est loin de ressembler au prince charmant.

L'intrigue criminelle qui sert de background au roman est plutôt bien menée sans être exceptionnelle, mais elle est d'une importance cruciale car elle va grandement influencer la psychologie de notre héroïne et le ton de la série.

Bref, si vous ne connaissez pas encore cette saga ou si vous avez vécu sur une autre planète et que vous n'avez jamais vu un seul épisode de la série True Blood, n'hésitez pas à vous immiscer dans la vie des habitants de Bontemps, l'ennui est rarement au programme ! Moi en tout cas, je suis fan ^^

L'Homme-tigre

La couv n'est pas terrible mais le contenu est vraiment excellent !

Dark-Hunters tome 9 : L'homme-tigre
de Sherrilyn Kenyon

Collection : Crépuscule
Éditions : J'ai lu
Sortie le 16 février 2011


Présentation de l'éditeur :

Quand Maggie Goudeau, fille d'un riche sénateur de La Nouvelle-Orléans, entre dans le bar Le Sanctuaire, Wren Tigarian est fasciné. Lui, le garou hybride, paria parmi les siens, ne comprend pas l'élan qui le pousse vers cette fragile jeune fille de bonne famille. Il ne connaît rien aux femmes. Ce qu'il maîtrise à la perfection, c'est l'art de la traque et de la mise à mort. Sa nature est de détruire, pas de caresser. Pourtant, l'attirance est là, trop animale pour que tous deux puissent y résister. Mais, en se liant à Maggie, Wren provoque la haine de ses ennemis. Pour la protéger, il doit impérativement élucider le meurtre de ses parents, quitte à remonter dans le temps. Aventure périlleuse où la délicate Maggie saura démontrer qu'elle aussi possède le courage d'une tigresse...


Mon avis :


Une petite pause bienvenue dans l'univers des Dark-Hunters avec l'histoire de Wren Tigarian, were-hunter et tigre à ses heures.
Rejeté depuis l'enfance, Wren travaille et vit au Sanctuaire. Solitaire et katagarias jusqu'au bout des ongles, Wren est certainement le plus sauvage des pensionnaires du refuge. Pourtant, quand il rencontre Maggie Goudeau, fille d'un sénateur, il en tombe éperdument amoureux. Dès lors, Wren fera tout pour vivre pleinement cet amour, malgré le danger qui les menace et la haine que le couple inspire à ses ennemis.

Un tome passionnant qui nous montre l'envers du décor de la vie des Katagarians et surtout qui introduit avec brio le personnage de Savitar directeur du conseil de l'Omegrion qui régit la vie des Katagarias et des Arcadiens. Cet homme mystérieux dont nous ne connaissons rien est aussi puissant qu'Acheron et aussi charismatique.
Il est également responsable de l’entraînement de Nick depuis qu'il est devenu un chasseur de la nuit et il est plaisant, après les événements tragiques du tome 7, d'avoir enfin de ses nouvelles.
En effet, Maggie, notre héroïne, était une amie de Nick et sa brusque disparition soulève bien des questions parmi les humains.
Sa rencontre avec Wren va la pousser dans ses retranchements et va l'obliger à dépasser ses préjugés pour vivre pleinement son amour. Elle en devient courageuse et finit par prendre des positions à l'opposé de ce que l'on attend d'elle.
Wren, quant à lui, est un personnage fascinant et il est certainement le pilier du roman. L'auteur l'a particulièrement bien construit et tout en lui évoque l'animal qu'il est en réalité. De ses expressions jusqu'à sa manière de faire l'amour, Kennyon dépeint sa dualité avec brio et il n'en devient que plus attirant, sexy et en même temps très émouvant.
Bien sûr tout est bien qui finit bien et nous pardonnons facilement à l'auteure les quelques facilités scénaristiques accordées sur la fin.
Mais qu'importe, ne boudons pas notre plaisir et savourons ces quelques heures de lecture sensuelles et sympathiques, surtout que nous ne retrouverons nos Dark-Hunters qu'à la fin 2011 avec enfin, la parution de quelques inédits. Vivement !!


mercredi 6 avril 2011

Book Club, première lecture : la deadline !



Et oui les copains, il est temps de parler dates, rendez-vous, deadline quoi ^^

Je vous rappelle que cette première lecture commune se portera sur Orgueil et Préjugés de Jane Austen !

Voici la liste des inscrits : Scende, Seshat, Rébecca, Domino, Caroline, Cédric, Karen, Pauline , Dementia, Eden et votre servante ^^

Nous sommes le 7 avril, la deadline est fixée au samedi 30 avril, et le soir, si vous êtes frais et dispo, on se donne rendez-vous ici ;-)

Envoyez-moi vos avis par mail à l'adresse suivant :
elaura.fantastique@gmail.com

Je posterai vos chroniques sur le blog !

Dans l'attente, rendez-vous sur la page facebook du blog pour papoter de l'avancée de votre lecture et des douceurs que vous ne manquerez sûrement pas de préparer pour l'occasion. Et soyez chouette, faites tourner les recettes ;-)

L'Héritière

Un second tome moins original que le premier, mais qui reste tout de même de très bonne facture. Un vrai plaisir de lecture !

Les jeunes filles en fleurs, tome 2 : L'héritière
de Laura Lee Guhrke

Éditions : J'ai Lu
Collections : Aventures et Passions

Sortie le 16 mars 2011


Présentation de l'éditeur :

Une romance fine et subtile, où les contes de fées se réalisent…
Dans l’Angleterre victorienne, Prudence Bosworth, jeune couturière rêveuse, hérite de la fortune de son père caché. Une seule condition pour jouir de son lègue : se marier dans l’année. Bien déterminée à épouser un homme qu’elle aime, la jeune femme jette son dévolu sur le cynique duc de St. Cyres. Ce qui est loin de déplaire à ce dernier : il doit absolument épouser une riche héritière…

Mon avis :

Second opus de la série Jeunes filles en fleurs, cette fois c'est l'histoire de Prudence Bosworth que nous raconte Laura Lee Guhrke, toujours de cette plume élégante et légère qui fait de ses romans de véritables petits moments de bonheur.
Même si ici, le récit est bien plus classique que dans le premier tome, il n'en reste pas moins chargé de bon sens et d'émotion, et l'analyse fine du déclin de l'aristocratie anglaise de cette fin de XIXème siècle donne une note plus critique au roman.

Prudence est une couturière qui devient une riche héritière à la mort de son père. Un père qu'elle n'a jamais connu puisque celui-ci a pris la fuite face aux responsabilités qu'impliquait une grossesse.
Obligée de trouver un époux pour jouir de la totalité de sa fortune, Prudence fait son entrée dans le grand monde et côtoie ceux pour qui elle travaillait peu de temps auparavant.
Elle revoit également le duc de St. Cyres qu'elle avait rencontré alors qu'elle s'exerçait à ses travaux de couture lors d'un bal. Celui qu'elle prend pour un preux chevalier va devenir un prédateur prêt à tout pour obtenir un consentement de mariage car St. Cyres est un dandy acculé par les dettes et totalement ruiné.
De mensonges en manipulations, le duc va se prendre à son propre jeu, et la gentille et douce héritière va apprendre à ses dépends que la fortune peut devenir une lourde charge à porter.

Qu'il est bon de se plonger dans un roman où la simplicité apparente du propos nous cache bien des choses et où les personnages évoluent de manière subtile. Prudence, derrière ce masque de naïveté, est pourtant une femme résolument moderne qui a travaillé toute sa vie pour subvenir à ses besoins. L'arrivée de cette fortune va considérablement changer sa vie et sa vision de celle-ci, pourtant rien n’entachera sa confiance absolue en ses convictions profondes à savoir que le mariage est une affaire de cœur et non de gros sous. Elle assume son romantisme jusqu'au bout quitte à renoncer à ce cadeau venu du ciel et à travailler durement.

St. Cyres, quant à lui, est l’archétype même du débauché pourtant, il est loin de se satisfaire de cet état de fait. Tout au long du récit, il va prendre conscience que porter un titre engendre de grandes responsabilités et que de nombreuses personnes dépendent de lui.
L'évolution de l'industrialisation rend l'aristocratie obsolète et les puissants du royaume ne sont plus des lords mais des roturiers qui travaillent et se lèvent tôt chaque matin.

Une lecture fort agréable pour un roman réussi, loin d'être aussi léger qu'il n'y paraît et c'est avec beaucoup de plaisir que nous lirons la suite de ces Jeunes Filles en Fleurs à paraître en mai.

Espoirs Secrets



Une très jolie romance contemporaine, simple et bourrée d'émotion, une réussite !

Espoirs Secrets
de Kay Stockham


Éditions : Harlequin

Collection : Prélud'

Sortie le 1er juin 2009

Présentation de l'éditeur :

Jenn est malheureuse : elle déteste ses formes et, du coup, redoute plus qu'elle ne les recherche les contacts avec les hommes. Poussée par une amie, elle accepte cependant de se prendre en main et s'inscrit dans un club de sport. Là, elle est immédiatement éblouie par Nick Tuslasne, son coach, un homme physiquement parfait, si séduisant que Jenn se sent plus insignifiante que jamais : comment cet homme magnifique pourrait-il la regarder autrement que comme une pauvre fille déprimée ? La réalité est cependant très différente de ce qu'imagine Jenn : touché par son charme discret et sa gentillesse, Nick ne rêve que de la connaître mieux, voire davantage. Seulement, lui-même enfermé dans son image de beau gosse et de séducteur superficiel, il n'ose pas sortir de son rôle ni faire le premier pas...

Mon avis :

Habituée de la collection Prélud' d'Harlequin, Kay Stockham est un auteur à part qui sait parler des femmes comme personne.
Dans Espoirs Secrets, l'héroïne, Jenn, est une jeune institutrice qui a perdu toute confiance en elle suite à un divorce douloureux. Son ex-mari, archétype même du jeune médecin macho, beau comme un Dieu mais avec la capacité émotionnelle d'une petite cuillère, l'a fait beaucoup souffrir en la trompant, mais aussi en la rabaissant constamment car Jenn est une femme gentille … et rondelette.
De remarques en soumission, Jenn finit par se sentir aussi désirable qu'un vieux kleenex.
Un soir de grande témérité pourtant (et de quelques verres de champagne) elle décide de se prendre en main et accepte le coaching d'un homme séduisant, physiquement parfait qui transpire la sensualité pas tous ses pores, Nick Tuslane. En échange, Jenn devra donner des cours particuliers au fils de l'Adonis, en totale rupture scolaire.

Les moments partagés d'efforts physiques, de restrictions alimentaires, mais également de soutien et de confessions vont les amener à se rapprocher et faire fi de leurs préjugés. Ils vont se découvrir en douceur, s'apprécier, se désirer, jusqu'à ce que le regard de l'autre finisse par les persuader qu'au final, ils s'aiment ainsi, aussi imparfait qu'ils puissent être.

En toute simplicité, Kay Stockham nous parle de la vie de deux êtres que tout sépare et qui pourtant, sont destinés l'un à l'autre. Au-delà de l'histoire d'amour, c'est aussi la complexité de nos relations à l'autre qui est mise en exergue, cette façon de se persuader que nous devons changer pour plaire car nous sommes incapables de retenir l'attention de quiconque. Des kilos en trop ? Ne pas avoir fait d'études ? La société toujours plus compétitive nous rappelle sans cesse qu'il faut être parfait et fort pour durer, et oui, Darwin avait raison. Mais sommes-nous forcément plus heureux pour autant ?
L'auteure nous montre qu'au final, la vie nous réserve bien des surprises et que les combinaisons aussi improbables qu'inattendues peuvent s'avérer les plus réussies.

Un très bon moment de lecture qui vous laisse un sourire énigmatique aux lèvres et un véritable sentiment de bien être, même avec ses kilos en trop.


Les proies de l'ombre

Un romantic suspense de facture plutôt classique, pas le meilleur de la dame, mais se lit facilement tout de même.

Les proies de l'Ombre
d'Heather Graham

Éditions : Harlequin
Collection : Mira
Sortie le 1er novembre 2010


Présentation de l'éditeur :

Appelé d’urgence dans la petite ville de Salem à la suite de la disparition mystérieuse de son amie Mary, le détective Jeremy Flynn se heurte rapidement à l’absence d’indices et au silence obstiné des habitants. Et pire encore, il découvre bientôt le cadavre d’une femme tandis que son enquête piétine. Pour sauver Mary, Jeremy sait qu’il ne doit laisser aucune piste au hasard. Aussi accepte-t-il d’écouter Rowenna Cavanaugh, une spécialiste des phénomènes surnaturels aussi fascinante que troublante, lui parler de vieilles légendes sataniques locales.
En découvrant ces terribles récits qui promettent la maîtrise du monde à celui qui tuera sept proies selon des rituels ancestraux, Jeremy sent l’angoisse le gagner. D’autant que Rowenna est persuadée que le tueur est là, tout proche, prêt à ressusciter ces anciennes légendes. Malgré son scepticisme initial, Jeremy accorde sa confiance à Rowenna, dont l’étrange lucidité le mène bientôt à découvrir que l’enlèvement de Mary n’est qu’un élément d’une affaire bien plus vaste et plus sombre que ce qu’il imaginait.
Une affaire qui va bien au-delà de ce qui est généralement considéré comme normal…

Mon avis :

Deuxième opus de la série des Frères Flynn, Les Proies de l’Ombre met en scène Jeremy Flynn et Rowenna Cavanaugh, deux êtres que tout sépare et qui pourtant devront travailler de concert pour résoudre une étrange disparition. De mystères en rebondissements, sous le ciel de la petite ville de Salem, ils feront face au surnaturel et à l’irrésistible alchimie qui les poussent l’un vers l’autre.

Heather Graham est une habituée des histoires mêlant suspense, romance et paranormal, et bien qu’une certaine lassitude s’installe à la lecture de ses œuvres qui ont tendance à se ressembler, force est de reconnaître que ce roman tient toutes ses promesses. Certes, la trame a un air de déjà vu et le style de l’auteur manque un peu de légèreté, mais sa faculté à mener l’intrigue tambour battant évite l’ennui et au final, le livre se lit facilement.

Les deux héros ne manquent pas d’intérêt bien que le personnage féminin soit un peu trop effacé face à l’aura masculine de Jeremy. L’utilisation du surnaturel est ici judicieuse même si certaines images sont un peu obsolètes, mais le tout fonctionne plutôt bien.

Loin de sa Crypte Mystérieuse, Heather Graham nous offre tout de même un livre intéressant qui tient en haleine ses lecteurs jusqu’au bout, le pari est donc réussi.

Au 1er janvier est paru le dernier volet de la trilogie L’île des Ténèbres où nous retrouvons Zach, le dernier des frères Flynn. Gageons que ce dernier tome clôturera la série de manière fort honorable.

L'Impératrice des Ethérés

Un roman de Laura Gallego Garcia est toujours un moment singulier de lecture ...

L'Impératrice des Éthérés
de laura Gallego Garcia

Editions : Baam !
Sortie le 10 février 2010


Présentation de l'éditeur :

Un majestueux palais que l'on croirait sculpté dans la glace, une impératrice aussi sublime qu'ensorcelante, un monde paradisiaque où vivent des êtres purs ... La légende du Royaume éthéré fascine les enfants des Cavernes, ces grottes où vivent les hommes.
Mais lorsque Bipa, l'une d'entre eux, partira à la recherche d'Aer, un garçon qu'elle adore détester, elle croisera en chemin des créatures animées d'une inquiètante puissance magique. A bien y réfléchir, c'est à se demander si cette terre idéale ne cache pas un désert de givre ... et de mort.

Mon avis :

Après les Chroniques de la Tour et le percutant Deux cierges pour le diable, Laura Gallego Garcia revient avec une œuvre de fantasy particulièrement réussie, une fable émouvante dont l’amour est le principal moteur.

Bipa est une jeune fille très pragmatique. Elle gère sa vie comme son troupeau, avec méthode et réalisme. Le peuple des Cavernes a la vie dure, les terres de glaces ne laissent que peu de ressources aux hommes qui tentent de survivre dans cette contrée hostile. Aussi, Bipa va à l’essentiel, les cavernes sont un refuge sûrs, un rempart contre le froid et la mort. Rien d’autre ne l’intéresse qu’un bon feu, travailler aussi utilement que possible, trouver de la nourriture pour elle et son père, bref, vivre sans se poser de questions stupides sur ce qu’il y a dehors, comme cet idiot d’Aer, le jeune homme le plus bizarre de la tribu.

Aer rêve d’aventure, mais surtout, il brûle de rencontrer l’Impératrice du royaume éthéré, cette reine issue de cette incroyable légende que l’on raconte aux enfants, au coin du feu. Mythe ou réalité, Aer veut y croire et un jour de grande témérité, il décide de quitter les siens pour rejoindre les éthérés, ces êtres purs et dépouillés de tout.

Pour tenter de soulager la douleur de la mère du garçon, Bipa part à sa recherche avec la ferme intention de le ramener chez lui. A moins que ce soit son amour pour ce jeune homme étrange dénué de tout sens commun qui la pousse à agir… Le chemin sera difficile, sa quête semée d’embûches. Bipa devra accepter de muer, de grandir pour sauver son ami.

Laura Gallego Garcia nous offre ici une bien jolie histoire, originale et pleine de poésie, dont l’analogie avec la mutation cruelle mais inévitable de l’adolescence à l’age adulte est subtilement mise en scène. Souffrance, dépassement de soi, détermination, mais aussi sentiment amoureux, tristesse, désespoir, autant d’émotions violentes qui accompagneront Bipa tout au long du récit et qui la mèneront inévitablement à changer, évoluer, bref, à laisser derrière elle la jeune fille qu’elle aurait tant aimé rester.

Un style simple et dynamique rend la lecture accessible à un jeune public (à partir de 12 ans). Une épopée fascinante à découvrir et à ne surtout pas manquer !

dimanche 3 avril 2011

Crèmes et châtiments
























Qui a dit que les anglais ne savaient pas cuisiner ? ^^

Crèmes et Châtiments
Recettes délicieuses et criminelles
De Anne Martinetti et François Rivière

Éditions : Le Masque (novembre 2010)



Présentation de l'éditeur :

Parmi tous les romans d’Agatha Christie, il y en a bien une cinquantaine dans lesquels l’arme du crime n’est ni un revolver ni un poignard, mais un plat ou une boisson cachant une substance mortelle.
La moindre tasse de thé peut s’avérer fatale aux assoiffés et le plus délicieux pudding terrasser l’organisme le plus solide.
Mais si l’on ôte de ces recettes le supplément d’arsenic ou de strychnine, il reste de succulents plats qui remettent définitivement en question la fausse réputation de la cuisine anglaise !
Anne Martinetti et François Rivière ont joué à ce jeu et, en une centaine de recettes, c’est tout l’art du breakfast, des scones, des marmelades et des œufs brouillés, des fumets subtils des tourtes et des saveurs exotiques du chutney, des variations sucrées des tartelettes aux fruits et des crèmes, sans oublier l’exquis rituel du tea time et les spécialités propres aux pique-niques et aux voyages qui viennent enchanter notre palais.
Quant aux citations et commentaires qui accompagnent ces recettes, ils nous replongent dans l’œuvre de l’auteur et réjouissent notre esprit. De la virtuosité de passer du crime parfait à la délectation parfaite !

Mon avis :

Qui ne connait pas Agatha Christie ? La maman d'Hercule Poirot et de Miss Marple ? Et bien Anne Martinetti et François Rivière ont eu la bonne idée d'écrire un livre de cuisine en hommage à la grande dame qui n'hésitait pas à truffer ses œuvres de références à une gastronomie culinaire que nous, bon Français, nous regardons de haut !

Oui, la gastronomie anglaise peut se révéler surprenante, excentrique serait le terme le plus exact pour qualifier le mélange des divers ingrédients.
Comme tout bon lecteur d'Agatha Christie le sait, chaque mets peut se révéler dangereux, le moindre verre d'eau peut-être fatal, alors laissez-vous entraîner dans cette grande aventure au pays des cheesecake et du pudding ! Sans les poisons, c'est fort bon !

Crèmes et Châtiments (quel titre !) recèle de recettes délicieuses catégorisées en 6 thèmes directement inspirés des œuvres de l'auteure. Chaque page est parsemée de citations et de magnifiques photos.
Bien évidement Les douceurs d'Hercule Poirot et Tea Time chez Miss Marple sont mes chapitres préférés et je ne vous cache pas que je vais me lancer dans la tradition anglaise pour les prochaines fêtes ! C'est parti pour La Mort Exquise, le Lemon Cheesecake et les Tartelettes au mincemeat !

vendredi 1 avril 2011

Book Club, première lecture !


Et oui mes amis, cela s'est décidé sur la page facebook du blog, notre première lecture commune sera Orgueil et Préjugés de Jane Austen ! en l'honneur de la dame qui m'a largement inspirée pour ce blog ^^
Ceux qui connaissent et apprécient seront certainement ravis de revivre une aventure Autenienne , pour les autres, laissez vous tenter et venez découvrir l'univers particulier de Jane Austen, et surtout, rencontrer LE Mr Darcy, celui qui fait battre notre coeur de romantiques ;-)

Que celles et ceux qui veulent participer à cette lecture commune se signalent par un commentaire ! nous fixerons une deadline ensemble ;-)

Place à la présentation du livre !

Orgueil et Préjugés
de Jane Austen



Résumé :

Orgueil et préjugés est le plus connu des six romans achevés de Jane Austen. Son histoire, sa question, est en apparence celle d'un mariage: l'héroïne, la vive et ironique Elizabeth Bennett qui n'est pas riche, aimera-t-elle le héros, le riche et orgueilleux Darcy ? Si oui, en sera-t-elle aimée ? Si oui encore, l'épousera-t-elle ? Mais il apparaît clairement qu'il n'y a en fait qu'un héros qui est l'héroïne, et que c'est par elle, en elle et pour elle que tout se passe.