Moi, Stéphanie (aka Elaura),
administratrice du forum www.bit-lit.com,
rédactrice,
maman, sorcière, metalhead, Janeite, chieuse à plein-temps. Aime le thé et les kilts.
Ma vie, mon œuvre, mes bafouilles.





mercredi 13 mars 2019

Les soeurs de la lune tome 8 : Harvest Hunting



Les Soeurs de la lune, T8 : Harvest Hunting
de Yasmine Galenorn

Éditions Milady

Sortie le 18 mai 2012
Format poche / 416 pages / Prix 7,10 €



Présentation de l'éditeur :

Nous sommes les soeurs D’Artigo : agents qualifiés et sexy de la CIA d’Outremonde, mi-humaines, mi-fées. Nos pouvoirs ont tendance à nous jouer des tours au plus mauvais moment... Camille est une sorcière dont le destin a récemment pris un tournant radical. Menolly découvre encore sa condition de vampire. Et moi ? Je m’appelle Delilah. Je suis un chat-garou et ma vie est loin d’être simple. Avec l’arrivée de Samhain, ma formation de fiancée de la mort a commencé... et j’adore ça ! Mais avec mes soeurs, on a du pain sur la planche : entre ces mystérieuses disparitions de loups-garous, l’apparition d’une dangereuse drogue magique et Stacia, la broyeuse d’os, qui a mis nos têtes à prix, on ne sait plus où donner de la tête, justement ! Une seule chose est sûre : nous devons agir, et vite !

Mon avis :

Voici un tome entièrement dédié à Delilah, le petit chat-garou de la famille. Enfin, petit, pas tant que ça. Le chaton a bien grandi, se transforme en panthère pour régler ses comptes et débute enfin sa formation de fiancée de la mort auprès du Seigneur de l’Automne. Et comme si cela ne suffit pas, Delilah doit enquêter sur des disparitions inquiétantes de loups-garous et l’utilisation d’une drogue particulièrement malsaine. Encore une fois, les sœurs d’Artigo seront mises à rude épreuve, mais chaque étape franchie les ramène au plus près de leur principal adversaire.
Un tome palpitant tant les événements s’enchaînent sans pause avec une bonne dose de rebondissements. Ce qui est certain, c’est qu’avec Yasmine Galenorne, on ne s’ennuie jamais, on n’en a pas le temps ! De nouveaux personnages font leur apparition (ça commence à faire beaucoup, il n’est pas toujours évident de tout suivre), mais c’est toujours un véritable plaisir de participer aux aventures de nos sœurs préférées. L’initiation de Delilah en fiancée de la mort permet de mettre en lumière le goût particulier de l’auteur pour le paganisme (Yasmine Galenorne est une sorcière wiccane.) et c’est vraiment agréable de lire ce mélange de traditions païennes et de féerie dans un récit.
Un tome qui se lit rapidement, sans ennui aucun, et avec beaucoup de plaisir. 



lundi 11 mars 2019

L’Ère Metal Tome 1 : 1954-1988



L’Ère Metal Tome 1 : 1954-1988
de Bruno Piszczorowicz

Éditions Camion blanc

Sortie le 20 juin 2018
Format broché / 1080 pages / Prix 40,00 €



Présentation de l'éditeur :

Divisé en deux tomes, L’Ère Metal vous propose un voyage temporel à travers le grand tourbillon que fut la décennie 80 pour le metal, là où son expression s'est diversifiée en factions, supposément antagonistes et hermétiques les unes aux autres et où sa popularité s'est soudainement envolée pour se poser dans le nid du grand public, son Âge d'or en un mot.
À travers une timeline chronologique délayée mois par mois (de l'année 1981 jusqu'aux derniers jours de 1988 pour ce premier tome), une analyse détaillée de nombreuses thématiques ou encore des focus biographiques reprenant le destin singulier des groupes les plus emblématiques, cet ouvrage a pour dessein d'être une étude aussi complète que possible de l'histoire du genre metal, depuis sa généalogie jusqu'à sa postérité, avec une lumière toute particulière sur sa frange la plus populaire et colorée, le hair metal pour ne pas le nommer. Ce copieux projet (deux tomes de 1000 pages environ) entend ainsi rendre hommage à un genre souvent mis à bonne distance par les garants autoproclamés de la grande Histoire officielle du Rock. Il s'adresse à ceux qui ont vécu à plein ces belles années musicales comme à ceux, plus jeunes, qui se passionnent pour cette époque dorée et pour qui l'image d’Épinal accolée au hair metal a valeur de fantasme de vie et de paradis sur terre.


Mon avis :


Une claque. Pure. Simple. Génialissime. Non parce que des livres sur l'histoire du metal, j'en ai lu pas mal : des plus ou moins bien documentés, très orientés, à la narration pompeuse et compliquée, avec toujours les mêmes portes d'entrée. Alors, quand j'ai entamé la lecture de ce bon gros pavé de 1000 pages (et ce n'est qu'un premier tome), je n'en n'attendais pas grand chose. Sincèrement. Et puis ce fut le drame : le style narratif de l'auteur, sa manière toute particulière d'aborder le sujet et son choix de présenter les événements de manière chronologique m'ont complètement accrochée. Et 1000 pages, ça fait beaucoup à tomber quand on n'arrive pas à passer à autre chose. Trois jours, dix livraisons de pizzas et une demande de divorce plus tard, j'ai refermé ce putain de bouquin en ayant l'impression d'avoir vécu une putain d'aventure. (Oui, j'aime dire « Putain. »)

Ce livre met particulièrement bien en avant le colossal travail de recherche de Bruno Piszczorowicz sur le metal, enfin, je parlerai plutôt de hard-rock pour cette grande première partie et bien sûr de glam rock ou plus généralement de hair metal. Un travail de titan, analysé avec pas mal d'objectivité et assez de passion pour en faire un must-have pour tous les fans du genre, ceux qui ont vécu ces belles années comme les plus jeunes qui souhaitent en apprendre plus sur sa genèse. Et franchement, étant une fan inconditionnelle du heavy des années 70 et 80, ça fait plaisir de voir que l'auteur a rendu sa gloire à ce mouvement bien souvent décrié (et qui pourtant, à l'heure actuelle, est à nouveau sur le devant de la scène). Le petit plus ? Des tas d’anecdotes, toutes plus croustillantes les unes que les autres et qui permettent d'ancrer dans leur contexte les événements.

C'est brillant, ça se lit tout seul, accompagné d'une playlist de tous ces fameux groupes cités tout au long de ces 1000 pages. Le tome 2 est en route, alors si l'Histoire du metal vous intéresse (l'Histoire avec un grand H), foncez, achetez, offrez-vous ce bon pavé avec plein de noms de groupes bizarres dedans.



jeudi 7 mars 2019

Les soeurs de la lune tome 7 : Bone Magic



Les Soeurs de la lune, T7 : Bone Magic
de Yasmine Galenorn

Éditions Milady

Sortie le 23 septembre 2011
Format poche / 480 pages / Prix 6,99 €



Présentation de l'éditeur :

50% fées, 50% humaines, 300% SEXY Nous sommes les soeurs D’Artigo : agents qualifiés et sexy de la CIA d’Outremonde, mi-humaines, mi-fées. Nos pouvoirs ont tendance à nous jouer des tours au plus mauvais moment... Un nouvel équinoxe s’annonce et la vie devient de plus en plus compliquée. Nos amis Iris et Chase sont soudain rattrapés par leur passé. Flam, le dragon de mes rêves, doit choisir entre sa famille et moi. De mon côté, j’ai reçu l’ordre de me rendre en Outremonde. J’espère que c’est pour retrouver enfin mon âme soeur, Trillian. Mais je sais que sur place m’attend un terrible rituel qui changera à jamais ma vie et celle de tous les miens...

Mon avis :

Ce tome, centré sur Camille, représente un tournant crucial et définitif pour la saga. En effet, Camille part enfin en quête de son premier amour, Trillian, et doit subir un rituel qui la mettra face à des choix plus que douloureux et qui auront des conséquences durables pour la suite de la saga. Si son excursion en Outremonde n’est pas de tout repos, il permettra tout de même de lui apporter un peu de joie, celle de revoir une partie de sa famille et de faire d’elle une femme totalement comblée.
Mais les épreuves qui l’attendent seront difficiles, parfois cruelles. Quant à Flam, son dragon de mari, il aura également fort à faire avec les siens, sa famille voyant d’un mauvais œil son union avec Camille.
Bone Magic est un tome important dans la saga, qui permet de résoudre un certain nombre d’éléments de l’intrigue et qui offre de nouveaux horizons. Cependant, le combat contre l’Ombre ailée est toujours d’actualité et avance très lentement. M’est avis que l’épilogue n’en sera que plus grandiose.  



dimanche 24 février 2019

Adam Nergal Darski : Confessions d'un hérétique



Adam Nergal Darski 
Confessions d'un hérétique
de Adam Nergal

Éditions Camion blanc

Sortie le 17 février 2017
Format broché / 412 pages / Prix 34,00 €



Présentation de l'éditeur :

Confessions d'un hérétique nous livre les souvenirs de Nergal, le chanteur charismatique du groupe de Metal polonais Behemoth, qui est à l'apogée de sa gloire depuis la sortie de son album The Satanist. Né à Gdynia en 1977, Adam Nergal Darski a enregistré une dizaine d'albums avant de devenir juré pour l'émission de télévision The Voice. Rédigé sous forme de réponses données aux questions inquisitrices de Krzysztof Azarewicz et de Piotr Weltrowski, deux de ses amis et associés, cet ouvrage révèle toute la complexité d'un homme aux multiples contrastes - un individu sain et sportif qui est sorti vainqueur d'un rude combat contre la leucémie, un intellectuel raffiné connu pour ses prises de position et sa musique extrême qui lui ont valu de s'attirer à maintes reprises les foudres de l’Église catholique.

Mon avis :

Dans le petit monde de la Jet Set Dark, Adam Darski, plus communément appelé Nergal est probablement LE représentant du star système de la musique extrême. Fondateur et leader du groupe de black/death metal polonais Behemoth, Nergal (ou Ner, pour les intimes) est plutôt généreux avec son public, donnant avec plaisir des interviews dans des médias spécialisés ou posant pour les magasines people polonais. Car tout le paradoxe Darski est ici, il est connu, détesté ou au contraire adulé pour ses positions extrêmes (notamment sur le christianisme, mais pas que), pour sa musique extrême, mais aussi pour sa propension à vivre à contre-courant de ce que l'on pourrait attendre du milieu metal. Il est très actif sur son compte Instagram, partage régulièrement photos et vidéos de ses séances de sport, de ses voyages et pays favoris, de ses goûts musicaux et de ses restaurants ou hôtels préférés. Un vrai guide touristique en somme. Beaucoup crient au scandale, préférant probablement un Nergal plus sombre qui se gausse d'une église en feu (ça lui arrive de temps en temps) que de le voir pratiquer son yoga journalier. Et pourtant, Nergal fascine, provoque, énerve, mais ne laisse que rarement indifférent.

Confessions d'un hérétique est une biographie présentée sous la forme d'une longue interview, découpée en plusieurs chapitres abordant chacun des thèmes particuliers : de son enfance à Gdansk, son éducation, les débuts de Behemoth, son lien avec la religion à sa relation avec Dorota Rabczewska (Dota, une chanteuse pop polonaise), en passant par son combat contre la leucémie et sa participation au The Voice polonais, Nergal parle avec franchise, mais aussi avec pudeur de ce qu'il a vécu. Menée par deux proches de Nergal, Kryzstof Azarewicz et Piotr Weltrowski, l'interview fleuve est fort passionnante et orchestrée avec intelligence, les interviewers n'hésitant pas à pousser notre musicien dans ses retranchements, mettant en lumière ses nombreuses contradictions. Cependant, il s'exprime toujours avec verve et passion quand il s’agit de parler de sa musique, de son apostasie ou de son combat contre la maladie, qui a eu un impact profond et radical sur son mode de vie.

Que l'on aime Behemoth ou que l'on soit juste curieux du personnage, Confessions d'un hérétique est une biographie fort agréable à lire, qui nous montre un Nergal cohérent avec ses idées et qui embrasse pleinement ses contradictions. C'est un bosseur, un perfectionniste soucieux d'offrir à son public une prestation de qualité, donnant du grain à moudre et des pistes de réflexion sur certains sujets. On n'en demande pas plus, c'est déjà beaucoup.



La Cuisine Wiccane



La cuisine Wiccane
de Scott Cunningham

Éditions Danaé

Sortie le 21 septembre 2017
Format broché / . pages / Prix 19,95 €



Présentation de l'éditeur :

« Fascinant pour toute personne intéressée par la cuisine ou la magie... ou les deux ! » Marion Zimmer Bradley, auteure des Brumes d’Avalon.
La magie de la cuisine : pour sacraliser vos repas en toute simplicité ! Le gingembre mérite sa réputation d’aliment érotique, mais avec un peu de vanille ou de menthe poivrée, on peut aussi faire des merveilles ! Vous n’aurez jamais eu autant de plaisir à déguster des champignons après avoir fait l’expérience de leurs effets positifs sur l’intuition, et le céleri prendra pour vous un sens tout nouveau quand il aura amplifié vos perceptions psychiques. Dans votre garde-manger, presque tout peut servir à votre évolution personnelle. Des artichauts aux haricots rouges, en passant par la confiture de fraise, les aliments contiennent des énergies magiques spécifiques que vous pouvez exploiter pour obtenir des résultats positifs. Ce manuel de cuisine magique propose vingt-sept des recettes préférées de Scott Cunningham. Vous y trouverez également des menus magiques complets pour la réalisation de vos objectifs : attirer l’amour, la protection, la santé, l’argent, développer les perceptions psychiques etc.

Mon avis :

Dans toutes les traditions religieuses, la cuisine a toujours revêtu un aspect sacré et mystique. Que ce soit dans les religions du Livre (monothéistes) ou dans les pratiques païennes, les fêtes et sabbats sont bien souvent un moment de partage et de communion autour d'une bonne table remplie de mets spécialement conçus pour l'occasion, et qui marquent symboliquement l’événement. Même dans la pratique quotidienne, beaucoup de prières et dévotions passent par l'offrande de nourriture sur nos autels, les catholiques communient au corps et au sang du Christ par l'intermédiaire de l’hostie et du vin de messe, preuve s'il en est du caractère sacrificiel des fruits de notre Terre-Mère.

Mais au-delà de l’aspect spirituel, la nourriture peut aussi être une source de plaisir intense, de joie, voire le doudou vers lequel nous nous tournons les jours plus sombres (vous savez le fameux combo thé/muffin/tablette de chocolat devant Netflix). L'impact psychologique de la nourriture n'est plus à prouver, un peu comme quand on ressent un besoin irrépressible de couleur, de chaleur, donc d'épices, quand il fait bien froid dehors. Et ça marche. Parce que les aliments sont une source d'énergie. Une énergie biologique évidente d'une part, mais également spirituelle si l'on accepte l'idée que tout élément produit par la nature possède une certaine puissance, une certaine vibration, autrement dit, une vie. Et ingérer du vivant aura forcément un impact sur nos propres vibrations.

C'est de cette pratique de la magie culinaire (kitchen witchery) que Scott Cunningham a décidé de nous parler dans La cuisine wiccane. L'auteur, toujours dans son souci de vulgarisation, partage avec nous des années de pratique culinaire d'une grande richesse et avec beaucoup de simplicité (c'est une grande qualité, la simplicité, dans le milieu de l'ésotérisme, croyez-moi !). Le livre se compose de cinq parties bien distinctes passant en revue les rituels, les recettes, les régimes magiques et le pouvoir des aliments. Et, comme toujours, même si le titre est tourné vers la wicca, le contenu s'adresse bien évidemment à toutes les personnes qui s'intéressent à la magie culinaire, wiccans, païennes ou pas.

En bref, les livres sur la cuisine magique en français sont bien trop rares pour être ignorés. Aussi, quand on a l'opportunité d'en lire un, et de qualité, nous ne pouvons que vous le recommander chaudement. Il ne vous reste plus qu'à commander le livre via vos dealers favoris et sortir vos chaudrons ; le sabbat de Mabon est passé, mais celui de Samhain arrive à grands pas, c'est une magnifique occasion de tester les recettes proposées par l'auteur (La Citrouille ivre, Cidre de Samhain... Ça vous intrigue ? Achetez le livre !)



vendredi 22 février 2019

Emma (édition collector)



Emma (édition collector)
de Jane Austen

Éditions Milady

Sortie le 14 novembre 2018
Format relié / 537 pages / Prix 16,90 €



Présentation de l'éditeur :

Redécouvrez l’un des plus grands classiques de la littérature anglaise grâce à une édition inédite en France. Publiée en 1896 en Angleterre, cette édition comporte des illustrations de Hugh Thomson, célèbre illustrateur victorien, dont le travail sur Orgueil et Préjugés est devenu une référence dans le monde entier.

Depuis qu’Emma a réussi à arranger le mariage de son ancienne gouvernante, elle se met en tête d’unir tous les gens qui l’entourent. Désormais maîtresse de maison, elle s’attribue ce rôle d’entremetteuse sans savoir que son inexpérience des êtres et des cœurs peut la mener à de nombreuses déconvenues. Entre les nouvelles rencontres, les visites de Mr Knightley, un vieil ami de la famille, et ses projets de mariage, Emma finit par se perdre elle-même sans s’apercevoir que ce dont elle rêve depuis toujours risque de lui échapper à tout jamais…

Mon avis :


Après Orgueil et préjugés, les éditions Milady rééditent Emma de Jane Austen, dans une magnifique édition illustrée par Hugh Thompson.
Un très bel objet livre pour les collectionneurs, pour les fans, mais également pour ceux qui ne connaissent pas encore les œuvres de l’auteure. N’est-ce pas une belle occasion de les découvrir ?
Voilà pour la forme, mais qu’en est-il du fond ?
Emma, même s’il n’est pas le plus connu des romans de Jane Austen, a été adapté par Hollywood et maintes fois par la BBC.
C’est une œuvre un peu particulière puisqu’elle met en scène une jeune héritière célibataire, très aimée et gâtée par son père, et qui ne ressent nullement le besoin de se marier (contrairement à beaucoup des héroïnes « austeniennes »). Elle coule une vie paisible dans sa belle demeure d’Hartfield, près du petit bourg de Highbury, mais il faut l'avouer, un peu ennuyeuse. Qu’à cela ne tienne, quel meilleur moyen de passer le temps et tromper l’ennui que de jouer les marieuses ? C’est décidé, Emma, drapée de sa nouvelle mission, va œuvrer pour unir les célibataires de son entourage, qu’ils le veuillent… ou pas. Évidemment, à trop vouloir jouer, on finit par se brûler et Emma se fera prendre à son propre jeu… à moins que ce soit son bon ami Mr Knightley qui lui ouvre les yeux.

Une jolie romance avec une héroïne pétillante, un brin agaçante, mais attachante, qui découvre les aléas du cœur un peu malgré elle. Un classique qu’on ne se lasse pas de relire avec beaucoup de plaisir, comme toutes les œuvres de Jane Austen. Un portrait mordant de la classe provinciale anglaise aisée sous la Régence, dépeinte avec humour, un soupçon de causticité, mais également de bienveillance. Probablement l’une des œuvres les plus aboutis de l’auteure.  Qui sait, peut-être aurons-nous la chance de voir ses autres romans publiés dans une si belle édition.


mercredi 20 février 2019

Le tarot de la magie verte



Le tarot de la magie verte
de Kiri Ostergaard Leonard

Éditions Véga

Sortie le 10 juillet 2018
Format poche / 240 pages / Prix 24,90 €



Présentation de l'éditeur :

Découvrez le monde merveilleux de la Magie verte où esprits de la Terre, fées et élémentaux vous connecteront aux énergies naturelles et aux pratiques des anciennes religions. Entrez en osmose complète avec les êtres spirituels de la nature : le Sidhe, la sorcière, la grande prêtresse, le dieu cornu, ou encore le roi de chêne. Cet oracle, magnifiquement illustré par l'artiste Kiri Osterggard Leonard, dévoile une sagesse énergétique et de précieux conseils qui vous aideront à trouver les réponses à vos questions. Grâce au livre d'accompagnement, vous trouverez la signification et la symbolique de chacun des arcanes majeurs et mineurs, vous permettant ainsi de réaliser des tirages inspirants et éclairants en connexion avec les énergies magiques de la nature.

Mon avis :

J'adore ce tarot. Je pense que cette introduction vous met d'emblée la puce à l'oreille sur, d'une part, la qualité de l'édition et, d'autre part, son contenu.
Tout d'abord, la forme : les éditions Véga ont encore une fois fourni une très belle édition avec une bonne qualité de cartes, dorées sur tranche et qui se mélangent facilement. Les cartes sont accompagnées d'une jolie pochette dorée pour les protéger, d'un guide book épais, ainsi que d'un joli boîtier rigide. Je suis toujours ravie quand les éditions Trédaniel (and co) décident de traduire des tarots ou oracles que j'attends depuis longtemps. Je suis toujours assurée d'une édition de qualité, souvent meilleure que celle en version originale. Et j'hésite, du coup, beaucoup moins à l'achat.





Passons maintenant au fond : Ann Moura est une sorcière verte très connue dans le milieu ésotérique. D'ailleurs, deux de ses livres sont parus aux éditions Alliance Magique en 2018, Grimoire de Magie Verte et Magie Verte : connexion sacrée à la nature.




J'aime son approche de la magie, mais également celle du tarot. Elle allie magnifiquement sa spiritualité aux différents arcanes, nous faisant voyager avec les esprits de la Terre, les sorcières, les fées ou les archétypes des anciennes religions. C'est un vrai plaisir de la lire et de se laisser guider dans son univers. Moi qui suis extrêmement liée à l'élément terre, je m'y sens comme chez moi.
Les illustrations de Kiri Ostergaards Leonard sont une petite merveille de douceur, de couleurs, une vraie immersion en terre païenne avec beaucoup de sagesse et de bienveillance.



En bref, c'est un véritable coup de cœur, une vraie rencontre que je ne peux que vous conseiller.





Chroniques de MacKayla Lane tome 1 : Fièvre noire



Chroniques de MacKayla Lane
Tome 1 : Fièvre noire

de Karen Marie Moning

Éditions J'ai lu

Sortie le 9 mars 2009
Format broché / 413 pages / Prix 12,50 €



Présentation de l'éditeur :

"Ma philosophie tient en quelques mots : si personne n’essaie de me tuer, c’est une bonne journée. Autant vous le dire, ça ne va pas très fort, depuis quelque temps. Depuis la chute des murs qui séparaient les hommes des faës. Pour moi, un bon faë est un faë mort. Seulement, les faës Seelie sont moins dangereux que les Unseelie. Ils ne nous abattent pas à vue. Ils préfèrent nous garder pour… le sexe. Au fait, je m’appelle MacKayla Lane. Mac pour les intimes. Je suis une sidhe-seer. La bonne nouvelle : nous sommes nombreux. La mauvaise : nous somme le dernier rempart contre le chaos."

Mon avis :

KMM a toujours été passionnée par les faes. Déjà, dans sa saga historique Les Highlanders, (publiée chez J’ai Lu dans les collections Aventures et Passions dans un premier temps, puis Crépuscule dans un second), nous pressentions ses goûts pour le féerique et la fantasy (avec un soupçon de fantastique, time travel oblige). Aussi, les bases ainsi posées, l’auteure nous plonge dans l’urban fantasy avec cette nouvelle série, nous proposant une héroïne assez atypique pour le genre. En effet, MacKayla Lane n’a pas le profil de la combattante. Du moins, dans ce premier tome. C’est une jeune femme qui aime la mode, girly jusqu’au bout des ongles, mais dont l’apparence un brin bimbo cache une forte personnalité et une grande détermination. Ce sont justement ces deux grandes qualités qui la poussent à quitter les États-Unis pour venir en Irlande, à Dublin, à la recherche de sa sœur disparue tragiquement. Si ses parents se sont résignés à la perte de leur enfant, MacKayla s’y refuse. Mue par la douleur et la colère, elle décide de mettre tout en œuvre pour obtenir les réponses à ses questions. Mais ce qu’elle va découvrir va profondément changer sa vie et sa vision du monde, à jamais.

Voilà un premier tome palpitant qui pose les jalons de ce nouvel univers avec brio. Point d’ennui à l’horizon, MacKayla nous ravit bien souvent par sa naïveté, mais également par sa force, car ce qu’elle apprend sur sa sœur, mais également sur elle-même, va la mettre à rude épreuve. Et bien sûr, elle va rencontrer un mâle tout ce qu’il y a de plus mâle, et libraire en plus (ce qui rajoute à son charisme, du moins pour les bookworm que nous sommes). Du charisme, Barons n’en manque pas. Il en use et abuse à volonté, rendant folle notre héroïne (et nous avec). Un opus réussi, qui accroche facilement le lecteur et qui promet une suite plus que passionnante.



mardi 19 février 2019

Wiccane ? Sataniste ? Païenne ? Juste moi, ou comment j'ai créé ma propre mythologie.





Helloooo lecteur ! J'espère que tu vas bien depuis mon dernier article. Le mois de février est déjà bien avancé et l'air devient plus doux. Les prémices du printemps commencent à se faire sentir et l'excitation du prochain sabbat est bel et bien là. C'est le moment idéal pour faire un bilan de tout ce que nous avons accompli et de ce que nous voulons semer. Il est donc opportun pour moi d'écrire cet article. Comme tu le sais, j'ai fait acte d'apostasie il y a quelque temps. Mais je ne t'ai jamais vraiment parlé de ma pratique spirituelle. Déjà, parce que je suis pudique sur le sujet. Ensuite, parce que j'aime que l'on me laisse tranquille dans mes croyances sans que l'on me pose des tas de questions. Et enfin, pour éviter les préjugés et les remarques malvenues. Mais le réveil des sorcières est dans l'air du temps, il est donc moins pénible pour moi d'échanger avec toi sur le sujet.

La genèse

Mon intérêt pour le paganisme et les sciences occultes n'est plus vraiment un secret, j'en ai parlé à plusieurs reprises. si tu me suis sur Instagram, tu as dû voir des photos d'autel (enfin, une seule) ou de lectures ésotériques. J'ai commencé à pratiquer une forme de magie personnelle il y a plusieurs années déjà. 
En fait, je pratiquais une sorte de magie des campagnes sans savoir que c'était de la magie des campagnes. Un gros mélange d'utilisation de plantes, d'encens, de prières et de neuvaines. Une forme de magie sacrale chrétienne que je continue à pratiquer aujourd'hui, au besoin. Après tout, allumer une bougie blanche, faire brûler de l'encens de Jérusalem et réciter une prière de purification, c'est déjà de la magie. Mais à l'époque, je ne le savais pas. Je priais Dieu et rendais grâce à Mère Nature pendant les sabbats. Il était évident que ma pratique ne collait absolument pas avec la dévotion catholique alors je me suis intéressée à d'autres formes de religions, préchrétiennes pour la plupart. Dans un intérêt historique d'abord, puis spirituel. 
J'ai beaucoup lu, des livres ésotériques comme des productions plus académiques. Sur les religions nordiques, sur les religions celtes, sur les peuples qui les ont portées. Sur les panthéons égyptien, grec, japonais... J'ai lu sur le shintoïsme, le bouddhisme, l'hindouisme... Sans te mentir, cela m'a pris 15 ans. Quinze années de lectures, de recherches, de questionnements. Ce fut passionnant. Parfois frustrant, mais jamais inutile. J'ai découvert les arts divinatoires, comme les oracles, le tarot, les runes, l'ogham. 
Dans tout ce que j'ai lu, rien ne me correspondait pleinement. Je veux dire, certaines parties me convenaient, d'autres moins. Je n'arrivais pas à être totalement alignée avec une seule de ces religions ou spiritualités. Alors, j'ai fini par me créer ma propre spiritualité. En prenant ce qui m'intéressait, ce qui m'appelait dans certaines pratiques et en laissant de côté ce qui ne me plaisait pas. Un gros melting-pot de paganisme, de christianisme, mais aussi de ma propre mythologie. Oui, parce que j'avais besoin de mettre beaucoup de « moi » dans ma pratique. 
Lire des bouquins, c'est super important. Se renseigner au maximum sur la pratique de la sorcellerie, les plantes, les encens, les rituels, les panthéons, c'est vital. Comprendre les rituels proposés dans un livre ou une vidéo est essentiel pour pratiquer. Mais prendre de la distance sur ce que nous voyons et lisons l'est tout autant. Il me semble nécessaire d’y ajouter sa touche personnelle, un petit bout de soi, un truc vraiment intime. Car la magie ne fonctionne pas si tu ne te sens pas franchement à l'aise avec elle.



La pratique

Alors je vais peut-être m'attirer les foudres des puristes, mais après tout, j'ai déjà mené des combats plus difficiles sans me laisser emmerder par quiconque. Alors on va dire que je m'en fous. 
Ma pratique de la magie et de la sorcellerie je ne l'ai pas apprise dans un bouquin ni auprès d'un mentor. Comme je te l'ai dit, j'ai beaucoup lu, regardé beaucoup de vidéos et je ne renie pas tout ce que j'ai pu apprendre. Bien au contraire, je le sublime, à ma sauce. Je lui rends grâce à ma manière.
Déjà, mes outils magiques sont peu communs. Je n'ai pas de baguette, je ne l'ai pas encore rencontré. Un jour peut-être. Je n'ai pas d'athamé, pour la même raison citée plus haut. J'ai un petit chaudron, un bol ignifugé... Un calice. Ah oui, j'ai un calice. Mais, contrairement à ce que l'on peut lire ou voir, mon autel n'est absolument pas "instagramable". Et mon calice... En fait, tu sais quoi ? Bah, tes objets magiques doivent te parler à toi, rien qu'à toi, ils doivent vibrer pour toi, tu dois avoir de l'affection pour eux. Du coup, ton calice peut ressembler à une superbe coupe gothique, en cristal ou à tout autre chose. Il peut être un simple pot de terre ou le verre à moutarde Goldorak que tu gardes précieusement depuis tes 4 ans, qu'importe, le principal étant que tu aimes l'utiliser et le voir sur ton autel. (Bon, voilà, je suis démasquée.) 
C'est ça, ajouter sa propre mythologie, sa propre histoire. Tes souvenirs, bons ou mauvais, tes coups de cœur, tes passions, tes références culturelles, celles de tes films, séries ou livres préférés. Oui, même si ce sont des personnages ou des objets de fiction. Quelle importance ? Ce qui compte, c'est ce que provoquent ces objets ou ces pensées en toi, l’énergie qu'ils vont t'apporter ou t'aider à canaliser. Dans ma pratique, j'y inclus ce qui me correspond. Alors, si lors d'une belle nuit étoilée, j'ai envie de prier Varda, je le fais (si tu comprends cette référence, sache que je t'aime). Et si j'ai envie d'inclure Chuck dans mes rituels, je le fais également (idem).


Cela peut paraître débile comme ça, ça n'a probablement aucun sens pour toi, lecteur, mais pour moi, pratiquer la magie doit être une source de joie, de plaisir, de kiff qui te fait des choses dans ton ventre, fait palpiter ton petit cœur et mouiller ta culotte. Alors si pour y arriver, tu as besoin de Maïa l'abeille ou d'écouter un bon Behemoth, fais-toi plaisir.


Nergal, chanteur de Behemoth, il est plein d'amour.

Ah ? Satan est dans le coin ? Oui et non. Nous sommes beaucoup à utiliser, écouter, s'inspirer (Tu peux rayer les mentions inutiles.) de la musique dans notre pratique. J'écoute différents genres qui peuvent s’associer facilement à une pratique magique, une prière, une méditation, un temps de pause : le folk, le nordic folk, le metal folk, le classique, les musiques asiatiques... Mais, ce qui me fait vraiment vibrer dans mes tripes, c'est le Metal et ses variantes : le Heavy Metal, le Black Metal, le Death Metal, le Trash Metal… Bref, je crois que tu as pigé le truc.



De part son histoire, le Metal a toujours été fortement corrélé au satanisme. Bah voui, à travers le fameux triton, cette gamme de notes considérée comme diabolique au Moyen Âge. Rendons grâce à Black Sabbath et à ce fameux 13 février 1970 qui a vu la naissance d'un genre qui allait être autant rejeté qu'adoré (Tony Iommi, guitariste de Black Sabbath, a été le premier à utiliser un riff basé sur le triton, le fameux « interval du diable »). 
 Alors évidemment que le triton (tout comme Black Sabbath) n'a rien de diabolique. Mais comme la vie n'est pas toujours rose, happy end et bisounours, après la grande salve hippie qui nous obligeait à voir du bonheur partout (à coup de LSD), les Britanniques de Black Sabbath ont décidé de parler de la peur, de la tristesse, de la mort et de la possession.
Loué soit Black Sabbath. Alors, depuis ce premier album éponyme, le Metal a énormément évolué en différents sous-genres plus ou moins orientés. Oui, la figure satanique est largement utilisée dans les visuels, dans les textes etc. (Il suffit de voir le nombre de groupes qui utilisent Baphometh comme emblème.), mais plus par opposition au christianisme que par dévotion. 
Sincèrement, du haut de mes 44 ans dont 30 ans de musique Metal, je n'ai jamais rencontré de vrais satanistes. Ah ah, ça t'en bouche un coin, non ? Déçu ? Je ne peux rien pour toi. 
Mais quel est le lien avec moi ? Disons que si satanisme, il doit y avoir, en ce qui me concerne, il est encore une fois très lié à la pop culture. Oui, Lucifer est une icône de la pop culture. Ça casse le mythe ? Bah pas vraiment. Mais non, lecteur, je ne sacrifie pas de bébés au petit déjeuner . 
Encore une fois, en tant que passionnée de monstres, de fantastique, de cinéma d'horreur et de Metal, je le kiff, Lulu. C'est l'image luciférienne telle qu'elle a été décrite au XIXe siècle qui a principalement marqué la pop culture (voir mon article sur Lucifer publié il y a un bon moment déjà) et nos esprits. Et on ne peut pas dire qu'il n'est pas séduisant en antihéros qui se révolte contre son papa. 
Donc, oui, si l'on prend en compte l'ensemble de ces éléments, dans ce contexte précis, je peux être considérée comme sataniste. Mais je ne fais aucune dévotion ni de rituel à la gloire de la Bête. Tu peux ranger tes croix, tes exorcismes, ton bûcher et ton inquisition. 
 Est-ce que l'imagerie satanique peut être utilisée dans ma pratique ? Oui. Quand j'ai besoin de nourrir mon côté sombre. Écouter du Metal et s'en inspirer pour créer sont une forme de magie et une catharsis très efficace. Mais non, je ne vais pas faire appel à un démon pour occire mes ennemis. 
 Est-ce que Lucifer peut intégrer mon panthéon, pas en tant que Bête, mais en tant que porteur de lumière ? Oui. Totalement. Pleinement.  


Si le lien entre Metal et religion t’intéresse, sache que je vais écrire une série d'articles sur le sujet (qui me passionne) avec un regard plus sociologique. Mais peut-être que tu t'en fous totalement.

Bref, je vais m'arrêter là, mon article est déjà trèèèès long et je te félicite si tu l'as lu jusqu'au bout. J'espère avoir réussi à transmettre mon sentiment sur la spiritualité et la pratique magique qui est, certes, peu commun et certainement peu partagé par les gardiens du temple. 
 Mais j'ai toujours été seule dans ma pratique religieuse, alors si je dois poursuivre mon chemin seule, ce n'est pas bien grave. À bientôt donc, pour des chroniques, mais également pour une belle épopée Metal qui, je l'espère, saura piquer ta curiosité. Dans l'attente, des bises et bon apéro. 
Oui, j'avoue, je voulais absolument mettre cette image !

vendredi 18 janvier 2019

La fille qui aimait les tasses de thé



Depuis de nombreuses années, je te dis bonjour sur la page Facebook de Tea Time Chronicles avec une tasse de thé. Mise à part quelques périodes de pause, cela va faire bientôt 7 ans que je partage avec toi des tasses de thé, sous toutes leurs formes. J'ai remonté l'énorme dossier de photos du mur de la page à l'instant, que de souvenirs... Un énorme dossier de 2855 photos. Si l'on enlève les quelque 200 photos de films, séries, bouquins et beaux gosses (principalement britanniques), il reste, tout de même, 2600 photos de tasses de thé. C'est dire à quel point elles sont devenues ma marque de fabrique, ma signature, ma petite patte à moi.
Oh, d'autres pages font de même. Mais à l'époque, quand j'ai partagé la première tasse, j'étais la seule. Un petit O.V.N.I. parmi la blogosphère. 

Tu peux te demander, lecteur, pourquoi tant de dévotion à la tasse de thé. Après tout, au bout d'un certain temps, j'aurais pu me lasser. Toi aussi. Pourtant, elles sont toujours appréciées, mes tasses de thé. Ma petite communauté sait que c'est ma façon à moi, toute personnelle, de souhaiter une bonne journée. C'est quelque chose d'important pour moi, comme un rituel, comme quand je fais un bisou à ma fille au réveil et un câlin aux chats. 

Mais pourquoi est-ce si important pour moi ? Tout simplement parce que je les aime. D'un amour ardent (Si tu reconnais cette référence, sache que je t'aime. Si tu ne la reconnais pas, faut qu'on parle.). 


 Je peux passer des heures (mais véritablement plusieurs heures) à chercher de jolies photos sur le net. C'est une activité, certes, extrêmement chronophage, mais qui me procure beaucoup de plaisir. Voir ces jolies tasses, mises en scène avec de belles théières, des petits gâteaux, des fleurs, des jolies couleurs, a un effet apaisant. L'anti-stresse par excellence. Je m'imagine toujours dans un petit cottage anglais, au printemps, avec mes gants en dentelle et un joli chapeau. Un petit cottage en campagne ou face à la mer. Avec un joli jardin bien fleuri. Elle est là ma version du bonheur. Rajoutons quelques bouquins, deux ou trois chats, et nous avons l'image d’Épinal. Celle à laquelle je me rattache dans les moments difficiles. Nous, les rêveurs, nous avons une chance inouïe. Nous avons la capacité de nous échapper par la pensée, fuyant le quotidien, pendant quelques minutes, vers ce qui nous fait du bien. Eh bien, c'est tout cela, moi, qui me fais du bien. Un joli service à thé, avec une jolie table, des fleurs, des livres, et peut-être une ou deux amies (soyons folles) pour partager les potins ou nos dernières lectures. Car il ne faut jamais négliger la portée émotionnelle et amicale d'une bonne tasse de thé. Un vrai moment d'amitié.



Peut-être que si je m'accroche à mes jolies tasses, et que je te les partage inlassablement chaque jour, c'est aussi pour être moins seule. Car soyons honnête jusqu'au bout, je suis seule. Mon entourage ne partage pas mon amour pour le thé, pour la jolie vaisselle, pour les livres et pour ces petits moments où juste sortir le sucrier et mon service préféré est un vrai bonheur simple, intime, tout doux. Une pause dans le temps, dans ces journées folles du quotidien où j'ai des tas de choses à régler, à penser, à faire et où, avant le burn-out, j'ai besoin de retourner dans cette image d’Épinal décrite plus haut, avec, cerise sur le gâteau, Miss Marple à la télé. Alors c'est avec toi que je prends cette pause, ce tout petit moment où, toi et moi, sommes en communion face à la beauté toute simple d'une tasse de thé. Cela ne dure que quelques minutes, mais ces quelques minutes sont un précieux trésor volé aux longues heures du quotidien.


Je me suis demandée s'il fallait que je continue, si tu ne me trouvais pas redondante après tout ce temps. Si, pour faire vivre ma page, je ne devais pas changer mes habitudes. Mais force est de constater que je n'arrive pas à renoncer à ces quelques minutes de communion entre nous. Elles me sont aussi vitales que les livres poussiéreux qui trônent sur mes étagères. C'est dire à quel point je l'aime, ce moment. Alors, pour 2019, je n'ai qu'une seule chose à te souhaiter, c'est le plaisir de vivre et de croiser encore des centaines de tasses de thé. Et si tu m'as lu jusqu'au bout, tu sais tout ce qu'elles représentent pour moi. Je t'embrasse fort, à demain matin...