Moi, Stéphanie (aka Elaura),
administratrice du forum www.bit-lit.com,
rédactrice chez Onirik,
ma vie, mon œuvre, mes bafouilles.


De manière plus intime,
ce petit blog sans prétention est mon coffre à jouets.
J'y mets mes envies, mes lubies et mes coups de cœur,
sans logique ni plan sur la comète,
juste l'envie de partager avec vous mon joyeux bordel cérébral et affectif à travers
les livres, films, musiques qui croisent ma route.

Bonne visite ;-)

A chaque film il y a un comic... ou un truk du genre.

vendredi 23 novembre 2012

Unrelated



Synopsis :

Une femme s'échappe d'un mariage malheureux et trouve refuge dans la famille d'une amie en vacances, où les évènements la confrontent à la dure réalité de ne jamais avoir d'enfants.


Mon avis :

Premier long-métrage de la cinéaste, Unrelated est un film un peu à part, dont le réalisme et le traitement en font un OVNI. Les différents thèmes abordés n'ont qu'une apparente légèreté car ce regroupement familial banal et dénué d'intérêt laisse place à quelque chose de plus profond, de plus éprouvant et l’interprétation émouvante de Kathryn Worth n'y est pas étrangère. 




Sienne, pendant l'été. Anna (Kathryn Worth) débarque dans une superbe villa, invitée par une amie d'enfance, Verena (Mary Roscoe), qui passe ses vacances en compagnie de ses enfants, de son nouveau mari et d'un ami. Anna arrive tard dans la soirée, seule, laissant derrière elle un mariage compliqué, traînant une simple valise mais des tonnes de soucis non résolus. Très vite, le ton est donné. Le groupe d'adolescents constitué des enfants de chacun boivent, s'amusent, parfois avec excès, tandis que les parents en font de même. Portrait d'une bourgeoisie britannique un brin irritante, qui n'a pas grand chose d'intéressant à dire. Anna n'y trouve pas sa place et se rapproche donc des plus jeunes, malgré sa quarantaine bien entamée. Elle tente, autant que faire se peut de se sentir en phase, sans vraiment être totalement dedans. Une tension sexuelle s'installe alors entre Anna et Oakley (Tom Hiddleston), le plus âgé des enfants, la vingtaine tout juste, qui a pas mal de soucis relationnels avec son père. Le jeune homme se comporte étrangement, avec ambiguïté, devenant tantôt distant, tantôt indiscret avec des questions intimes et des regards appuyés. D'ailleurs, son regard est loin d'être innocent quand il voit Anna se baigner nue dans la piscine.



Le fossé se creuse entre le groupe des adultes et Anna dont les agissements provoquent un certain malaise. Tout bascule quand elle se rend compte qu'elle a peut-être mal interprété le comportement d'Oakley et que par inadvertance (ou par vengeance) elle parle d'un accident tenu secret par les plus jeunes. Elle se retrouve rejetée, autant par les uns que par les autres, en marge. La scène (dont l'affiche du film est tiré) est assez poignante de vérité, Anna marche seule, oubliée de tous les autres, comme si le souhait de mettre de la distance entre elle et eux était une évidence.



Joanna Hogg filme cette tranche de vie avec une incroyable maîtrise, en toute intimité, laissant place à l'improvisation, autant dans ses plans que dans les dialogues. Cela donne l'impression d'assister à de réels échanges, non joués, portés par un groupe d'acteurs doués. Kathryn Worth est terriblement touchante dans son rôle, avec cette tristesse refoulée et sa volonté de s'intégrer. Tom Hiddleston, dont c'est le premier film et qui partage ici l'affiche avec sa sœur Emma, montre déjà qu'il est un acteur capable de beaucoup, tant par son jeu que par son charisme.



Un film qui parle « vrai » des différences entre les générations, de l'impression constante de passer à côté. Anna fait le bilan de sa quarantaine et constate, de manière cruelle, qu'elle est obligée de tirer un trait sur son souhait le plus cher. La comédie du début (qui nous fait bien souvent penser à du Eric Rhomer) devient glaçante au fur et à mesure que la psychologie des personnages se dessine et que l'émotion brute s'impose. La fin en demi-teinte nous montre que quoi qu'il se passe, la vie continue. Brillant !




Fiche Technique
Unrelated
film britannique de Joanna Hogg (2007)
Avec : Kathryn Worth, Emma Hiddleston, Tom Hiddleston, Mary Roscoe, Harry Kershaw...
Genre : drame
Durée : 100 mn.

Dans la peau de Meryl Streep

Dans la peau de Meryl Streep
de Mia March

Édition : Presses de la cité
Sortie : 11 octobre 2012


Présentation de l'éditeur

Lolly Weller, qui vit dans la campagne du Maine et tient un ciné-club chaque vendredi soir, a invité à dîner ses deux nièces, Isabel et June, et sa fille Kat.

Trois femmes qui toutes sont à une période compliquée de leur vie : Isabel est une femme au foyer trompée par son mari ; June vient de perdre son emploi de libraire et recherche le père de son fils de sept ans ; et Kat ne sait pas si elle doit accepter la demande en mariage de son ami d’enfance.
Au cours du dîner, Lolly leur annonce qu’elle est atteinte d’un cancer. Les trois femmes décident alors de rester quelque temps pour veiller sur elle. Ce mois-là, Lolly avait programmé pour son ciné-club les films de Meryl Streep ; l’occasion pour Isabel, June et Kat de les revoir et, à travers les différents rôles de l’actrice, de faire le point sur leurs propres vies et peut-être enfin de trouver leur happy end.

Mon avis :

Il y a des romans qui vous redonnent espoir même quand leur contenu est d’une intensité dramatique rare. Dans la peau de Meryl Streep en fait partie. Sous couvert d’un visuel avenant et plutôt bien vu, c’est pourtant le destin de trois femmes que la vie n’a vraiment pas épargnées qui se joue ici.

Si vous vous attendez à un livre bon enfant sur le ton de la comédie, vous avez tout faux. Ces femmes ont souffert - cruellement parfois - et nous sommes témoins d’un véritable drame familial.
Pourtant, quand elles se retrouvent et animent le ciné-club de l’auberge où elles résident, c’est dans l’univers cinématographique de Meryl Streep qu’elles se trouvent enfin, se confiant les unes aux autres, puisant détermination et courage pour affronter leur vie.

L’actrice devient le vecteur, apporte solution, pousse à l’introspection et force nos héroïnes, et par là même le lecteur, à réfléchir au sens même de ce que nous vivons.

Bel hommage à ces acteurs et actrices qui partagent nos existences, car même si nous restons des anonymes, eux deviennent bien souvent et très étrangement des figures importantes de notre petit monde intérieur.
Ils accompagnent notre détresse, nos joies, nos désillusions, nos réussites. Il nous réconfortent, nous émeuvent et parfois même, nous inspirent.

Un roman choral bouleversant, qui ne tombe pas dans le pathos malgré les thèmes abordés. Avec une grande générosité, la romancière nous livre un récit poignant, plein de tendresse, dont nous ressortons avec le sourire et le cœur gonflé.

Thor, tome 2 : Victoire

Thor, tome 2 : Victoire
Joe Michael Straczynski / Olivier Coipel

 
Éditeur : Marvel Panini France
Collection : Marvel Deluxe
Sortie : 9 novembre 2011





Présentation de l'éditeur :

Ceux qui l’avaient parié ont gagné ! Le film Thor a embrasé les salles obscures en avril dernier. La première expérience cinématographique du Dieu du Tonnerre a été un énorme succès. Côté librairie, le premier volume paru dans la collection Deluxe, a lui aussi suscité un véritable engouement. Le deuxième tome est donc très attendu. Il nous présente la suite et la fin de la savoureuse saga de J.M. Straczynski et Olivier Coipel, dans laquelle Loki nous dévoile ses plans. Nous découvrirons aussi ce que vient faire Bor, le grand-père de Thor et nous comprendrons le rôle que va jouer le terrible Docteur Fatalis. En décembre, Thor retombera entre les mains expertes d’Olivier Coipel dans la série publiée en kiosque, il sera aussi le principal protagoniste de Fear Itself, le dernier crossover Marvel. Le Dieu du Tonnerre n’a pas fini de faire parler de lui ! 

Mon avis :

Cet album fait suite à Thor Renaissance paru en avril 2011 et marque la fin du fabuleux travail du scénariste J.M. Straczynski pour Marvel (malheureusement).

Ce second opus est une merveille, tant au niveau du scénario - dont les éléments s’enchaînent parfaitement est sans fausses notes - qu'au niveau graphique. La montée en puissance de l'intensité dramatique est passionnante et habilement maîtrisée, jusqu'à nous offrir des scènes de combat d'anthologie qui frisent la perfection. Un album riche, puissant où Loki est au sommet de son art. Dommage que celui-ci nous laisse quand même un sentiment d'inachevé puisqu’aucuns scénaristes n'a su reprendre le travail de JMS correctement par la suite. Pour le coup, nous ne connaissons pas les véritables desseins de Loki. Mauvais point pour Marvel donc, qui choisi bien trop souvent la dispersion économique plutôt que la qualité et qui prive les lecteurs de potentielles histoires captivantes et surtout, complètes.

mardi 20 novembre 2012

Broken Brights







Présentation officielle :

« C’est un tout autre trip. » Voilà comme Angus Stone qualifie l’album Broken Brights, déjà disque d’or en Australie, et qui sortira en France le 06 novembre. Après sept années passées à tourner dans le monde entier avec sa sœur Julia, et plus d’un million de disques vendus, Angus Stone se lance désormais sur sa propre route et propose Broken Brights composé à l’écart du monde entre Alpes suisses, Inde et Australie, sur lequel on retrouve l’intensité et la mélancolie des albums d’Angus et Julia Stone, mais aussi des titres plus électriques comme le premier extrait Bird on the Buffalo.




 
Mon avis :

Premier album solo d’Angus Stone, après avoir travaillé pendant des années en duo avec sa sœur Julia, Broken Brights est une jolie balade au cœur même de la folk, tout en sensibilité, comme le musicien sait si bien le faire.
En écoutant cet opus, on ne peut s’empêcher de penser à Neil Young, tant les sonorités, notamment la présence de quelques guitares toutes en distorsions, nous rapprochent du grand maître du genre, comme nous le montre Bird on Buffalo que nous pouvons entendre depuis un moment ou le titre Only A Woman.
Ponctué de sons indi, celtique, d’un harmonica planant ou d’un banjo inspiré, Broken Brights se démarque agréablement de ce à quoi nous avait habitué le musicien et c’est avec un véritable plaisir que nous le voyons évoluer vers d’autres lieux.
Un album abouti, tout en douceur, qui fait du bien aux oreilles et au cœur.


Fiche Technique
Disques : 1
Sortie : 6 novembre 2012
Prix : 13,56 €

dimanche 18 novembre 2012

Loki, super-vilain, dieu fripon ou bourreau des coeurs ?




 
Son nom est plus que connu depuis que le cinéma s'intéresse de près à ce dieu particulier et surtout, depuis que Stan Lee a décidé de déifier un peu l'univers Marvel en piochant dans le panthéon nordique. En créant le comics Thor, il a redonné vie à une mythologie oubliée qui pourtant, est à la source de beaucoup de littératures de l'imaginaire, l'Héroic Fantasy en tête de liste.

Bien sûr, qui dit Marvel, dit forcément Super-Héros et Super-Vilains et les scénarios à la sauce comics prennent bien leurs distances avec la mythologie princeps, mais qu'importe, les personnages sont bel et bien là et c'est plutôt grisant de voir Thor tailler une bavette avec Captain America.


Mais revenons à nos moutons ou plutôt à notre bouc et intéressons nous de près à ce magnifique mais non moins machiavélique super-vilain, Loki. Divinement incarné par Tom Hiddleston au cinéma, le personnage de Loki version Marvel ne diffère que peu de son homologue mythologique.
Il est présenté comme le demi-frère de Thor, fils de Laufey, roi des Géants des Glaces de Jotunheim et qui mourut lors d'un combat contre Odin. Ce dernier décida d'adopter Loki et de l'élever aux côtés de son fils légitime.
Mais Loki n'a jamais pu trouver sa place au sein de sa famille d'adoption et ne s'est jamais senti chez lui à Asgard. Les Asgardiens sont avant tout des guerriers prônant le courage, la bravoure et les prouesses martiales, qualités qui lui font cruellement défaut. Loki préfère se servir de sa tête plutôt que d'une épée. La ruse, la négociation, le mensonge font partie de ses qualités, sans parler de sa maîtrise de la magie, Loki est un sorcier. Dès lors, les dieux se moquent souvent de lui. Cet état de fait à été brillamment montré lors d'une scène malheureusement coupée au montage (crions au scandale !) du film Thor de Kenneth Branagh, ou Thor raille les exploits de son frère.



Sa grande jalousie envers Thor le poussa bien souvent à souhaiter sa mort, même quand celui-ci fut exilé sur Terre. Quand Loki apprit que Thor avait retrouvé la mémoire et qu'il menait une carrière de super-héros, il fit plusieurs voyages sur Terre et créa également bon nombre de super-vilains pour défier son frère. Manque de bol pour lui, ses plans machiavéliques sont à l'origine de la création des Vengeurs, Thor étant un des membres fondateurs.


Mais qu'en est-il réellement du « vrai » Loki ? De celui qui trône tout là haut aux côtés des Ases ?

Et bien Loki (aussi appelé Loptr et Hveðrungr) est bel et bien un dieu de la mythologie nordique, souvent appelé le dieu fripon. Il est le fils légitime du géant Farbauti et de Laufey. D'après le poème eddique Lokasenna 9, le dieu Odin et Loki ont fait un pacte de sang ce qui a permis de l'intégrer dans le panthéon des Ases.
Notre petit fripon est le papa de monstrueux rejetons, en effet, il est le père du serpent Jörmungand, du loup Fenrir, et de la déesse du monde des morts Hel . Il est marié (voui voui, pleurez mesdames) avec la déesse Asyne Sigyn qui selon l'Edda de Snorri lui donna un fils « Nari ou Narfi ».

Les enfants de Loki : Jörmungand, Hel et Fenrir. Illustration d'Emil Doepler (1905).

Hela Goddess of death version Marvel

Dans Thor : Victoire (Marvel Deluxe 2011)



Jörmungand ! Houuu qu'il est mignon le fiston !

Fenrir

Sigyn, femme de Loki, version Marvel
Les dieux d'Asgard font régulièrement appel à Loki pour régler des problèmes car il est douée d'intelligence. D'ailleurs, sa nature impulsive et sa ruse sont souvent à l'origine des soucis qu'il est censé résoudre (on vous l'a dit, c'est un fripon !). Considéré comme inférieur de par ses origines mais aussi sa nature, Loki est souvent relégué au rôle de bouffon malgré son ingéniosité. 

Mais c'est un observateur curieux qui détient le don de métamorphose changeant sa forme parfois en saumon, en cheval, en oiseau, en phoque ou encore en mouche. Il peut également changer de sexe, se métamorphosant en jument ou en femme. D'ailleurs, dans l'album Thor Renaissance, Loki, à l'instar des autres Asgardiens est tombé en héros après le Ragnarok. Avec l'aide de Thor, il se réincarne en femme, une véritable bombasse hein ?

Loki in Thor : Renaissance (Marvel Deluxe 2011)


Loki est souvent décrit comme quelqu'un de beau et  manipulateur, dans l'Edda de Snorri, il apparaît comme suit :
« Loki est beau et splendide d'apparence, mauvais de caractère, très changeant dans son comportement. Plus que les autres êtres, il possédait cette sagesse qui est appelée rouerie, ainsi que les ruses permettant d'accomplir toutes choses. Il mettait constamment les dieux dans les plus grandes difficultés, mais il les tirait souvent d'affaire à l'aide de subterfuges. »
— Gylfaginning, chapitre 33 (Sturluson 1991 p61)

Mais qui en doutait ?



Il est foncièrement amoral, traître, injurieux et menteur, des qualités qu'il utilise pour sauver sa peau ou simplement par plaisir. Il s'amuse de farces perverses qui le mettent souvent dans des situations délicates. Par exemple, couper les magnifiques cheveux de Dame Sif, l'épouse de Thor, pendant son sommeil, le met en joie. D'ailleurs cet épisode sera à l'origine de la forge des fameux attributs divins.
En effet, sous la menace de Thor très en colère contre la blagounette du petit frère, Loki proposa de récupérer une chevelure d'or chez les nains. Ils fabriquèrent ainsi les cheveux d'or de Sif, mais également le bateau Skidbladnir pour Freyr et la lance d'Odin, Gungnir. Mais bien sûr, fidèle à sa nature, Loki voulu faire le malin. Il paria sa tête (rien que ça) avec les nains Brokk et son frère Eitri qu'ils ne pourraient fabriquer des objets aussi précieux. Malgré les diversions de Loki et ses tentatives pour empêcher les nains de gagner leur pari, Brokk et Eitri créèrent le verrat aux soies d'or Gullinbursti pour Freyr, un anneau d'or appelé Draupnir pour Odin et le marteau Mjöllnir pour Thor. Malgré l’imperfection de Mjöllnir qui n'a pu être correctement terminé à cause de Loki, les Ases décidèrent qu'il était le plus bel objet et la plus grande protection contre les géants des glaces. Loki ayant perdu la face (et donc bientôt la tête) négocia et il fut décidé de lui coudre les lèvres.


Trials of Loki (Marvel)

Cet épisode fut narré dans un comics dédié au dieu du mensonge Les malheurs de Loki (The trials of Loki) de Roberto Aguirre-Sacasa et Sebastian Fiumara (présentation du comics et chronique) où d'ailleurs figure également le châtiment de Loki suite au meurtre de Balder.
En effet, Loki est à l'origine de la mort du fils d'Odin, provoquant par là même les prémices du Ragnarok, le crépuscule des dieux. Il fut traqué et retrouvé par Thor. La légende raconte qu'il fut attaché à trois pierres avec les entrailles d'un de ses fils. Un serpent fut placé au dessus de lui afin que son venin lui coule sur le visage et qu'il agonise jusqu'au Ragnarok, où, une fois libéré, il mènera les géants contre les dieux.


Trials of Loki (Marvel)

En gros, que ce soit dans l'univers Marvel ou celui de la mythologie scandinave, Loki apparaît fièrement comme le premier punk de l'histoire ! Ni dieu, ni maître, tel est son crédo ! Et malgré sa nature, il reste un dieu respecté et célèbre dans le folklore moderne d’Europe du nord et une véritable source d'inspiration.




Et oui, la mythologie scandinave est profonde de sagesse car chaque entité à son rôle propre. Loki, est aussi indispensable à l'équilibre que Thor et endosse son rôle à visage découvert. Il ne représente pas le mal comme le christianisme le voit (ce n'est pas Satan), il apparaît plutôt comme le maître du chaos, celui qui va donner des coups de pied dans la fourmilière et bousculer les dieux. Un bad boy un brin psychopathe, certes, mais qui a pleinement sa place au panthéon. Pour preuve, c'est certainement le super-vilain le plus célèbre et le plus adulé à l'heure actuelle.


Loki's army ! Are you ready to assemble ?



Sources : Moi (Mouhahahaha)
               Wikipédia
               L'Edda: Récits de mythologie nordique Snorri Sturluson, François-Xavier Dillmann 
               (Gallimard,1991)

vendredi 16 novembre 2012

Les films doudous : Le Journal de Bridget Jones


Quoi ? Un film doudou ? Mais c'est quoi ?

Tout le monde à des films doudous, lecteur, voui, même toi, j'en suis certaine !
Tu sais, ces films que tu repasses en boucle quand tu as un coup de déprime, un gros besoin de câlin ou juste l'envie de te faire un petit plaisir perso, rien qu'à toi et laisser les problèmes où ils sont. C'est ça un film doudou. Il fait du bien au moral, aux noeils, au cœur. Il est toujours là quand tu as besoin de lui, ne te juge jamais et te redonne le sourire ou t’émeut aux larmes à la demande. Il n'est jamais en panne de bonnes idées, n'est jamais trop rapide et il ne dit que les choses que tu as envie d'entendre.
Il s'accompagne souvent d'une couette bien douillette, d'une bonne tasse de thé ou de chocolat chaud et de quelques petites douceurs très caloriques. En fait, le film doudou est le compagnon idéal des froides soirées d'hiver ou des périodes d'intense régression pendant les coups durs.
Voilà, je pense maintenant que tu sais de quoi je parle, non ?



Moi, j'ai beaucoup de films doudous. J'en use et en abuse très souvent, sans honte, même si je connais la plupart des dialogues par cœur. Et le premier d'entre eux est Le Journal de Bridget Jones, pour des tas de raisons que tu partages certainement, j'en suis sûre.
Tout d'abord, c'est une excellente adaptation ciné du livre d'Helen Fielding que j'ai adoré. Ensuite, nous savons que l'histoire est bourrée de références Austenniennes et ça, ça me fait chaud dans mon petit cœur. Le plus important ? évidemment la présence de Colin Firth. Le fantasme d'Helen Fielding et le mien (Je le redis encore une fois, que Dieu bénisse la BBC) et j'ai donc l'impression de partager quelque chose de très personnel avec ce petit film.





Et puis il y a René Zellweger, absolument parfaite en Bridget, héroïne à laquelle je ne peux que m'identifier, ayant moi aussi, subit les foudres du célibat de la trentaine. 


Certains critiques ciné très intelligents rechignent sur le scénario un peu trop facile, mais on s'en fout n'est-ce-pas ? Ce film est une très bonne comédie comme les britanniques savent si bien les faire, les dialogues sont épiques, les gags jouissifs, les acteurs beaux et drôles à la fois. On passe une heure et demie à se marrer comme des baleines et ça finit bien, que demander de plus ? Le film remplit son office.
Bien sûr, le moment le plus doux pour moi restera la déclaration de Darcy, qui est à mes yeux, un grand moment de cinéma ! si si, même les comédies peuvent être cultes. 



Alors lecteur, si par hasard tu as passé les 11 dernières années en hibernation totale et que tu ne connais pas encore ce grand film, surtout, ne te retiens pas, regarde-le et tu verras que toi aussi, tu auras des étoiles pleins les yeux.

Allez, à très bientôt pour un nouveau film doudou ;) 




Fiche Technique

Le Journal de Bridget Jones
Film britannique de Sharon Maguire
Avec : Renée Zellweger, Hugh Grant, Colin Firth
Genre : Comédie
Durée : 1h37 min.
Sortie : 10 octobre 2011

lundi 12 novembre 2012

Le lundi, parfois, on a la flemme... Mais on parle de bouquins quand même... ou pas.



Eh oui, c'est lundi, jour de la rentrée des classes en plus. Quoi de mieux pour fêter ce jour béni que de parler bouquins ?

Voui, tu me diras, lecteur, que j'ai peut-être mieux à faire, et bien sûr, tu n'as pas tort. Je dois terminer ma chronique de Skyfall, écrire celle de Frankenweenie, rédiger mon avis sur ma lecture du week-end, Super-Héros et Philo, et au lieu de ça, j'écoute de la musique, traîne sur facebook et cherche des wallpapers de Loki.



Et là, tu te dis, lecteur, que je suis une geekette de 18 ans qui sèche l'école, et pour une fois, tu te trompes. Je suis une femme d'âge mûr (38 ans, bah vi), maman (et donc libérée du joug de l'enfant, today), épouse (et donc bourreau du mari, forcément), en pleine reconversion professionnelle pour un domaine encore inconnu (mais je ne désespère point de le trouver un jour), lectrice obsessionnelle (monomaniaque sur les bords, le thème du moment étant la mythologie scandinave), addict aux acteurs britanniques et aux papillotes chocolat noir et pâtes d'amande (si tu trouves un lien entre les deux dernières occurrences, tu auras ma gratitude éternelle). Alors je pense que vu mon instabilité, je peux chercher des photos de Loki en écoutant du Jonsi sans éveiller le moindre soupçon, non ? (On se rassure comme on peut.)

Après cette magnifique introduction pendant laquelle tu t'es déjà demandé si j'avais bien pris mes comprimés, je peux te dire que même si c'est lundi, jour de la loose éternelle en ce bas monde, j'ai tout de même acheté un calendrier à ma factrice, car elle m'a apporté des tas de bonnes choses. Déjà, un bon point pour elle, il n'y avait pas de factures, aujourd'hui, preuve s'il en est qu'au final, le lundi, n'est pas synonyme de pendaison. Ensuite, j'ai reçu des tonnes de bouquins. Si je mets de côté ce qui est réservé pour le staff de Bit-lit.com (bande de petits veinards), voici ce qui va directement dans mon escarcelle (ou bibliothèque, comme tu le sens), services-presse ou pas :

  • Malefic Time : Apocalypse de Luis Royo
  • La duchesse Mackenzie de Jennifer Ashley
  • Demonica tome 3 : Passion déchaînée de Larissa Ione
  • Pour un tweet avec toi de Teresa Medeiros
  • Le journal de Mr Darcy d'Amanda Grange
  • La reine de la Baltique de Viveca Sten

Voilà de quoi m'occuper pour un bon moment, et vu la taille de ma PAL, j'ai de quoi lire jusqu'en 2025. Tu ne m'entendras jamais me plaindre de la taille de mes bibliothèques ou de ma PAL, jamais, car les livres sont un véritable bonheur pour moi et qu'ensuite, recevant pas mal de services-presse, je m'estime chanceuse, et il serait très malvenu de ma part de râler sur les jours de travail qui m'attendent (qui doivent s'élever à à peu près 150 ans).

Voilà un petit billet qui ne sert à rien, mais je te remercie, lecteur, d'avoir bafouillé un brin avec moi. Je vais retourner à mes photos, me faire un bon café et peut-être bosser pour de bon, tu ne crois pas ? Non ? Ok, demain alors... Procrastination, quand tu nous tiens...

mercredi 7 novembre 2012

La France, parent pauvre du cinéma ?



Et oui lecteur, c'est encore un coup de gueule. Tu vas croire que j'y suis abonnée en ce moment et tu n'as pas tort, c'est un peu dans l'air du temps. La grisaille et le froid de novembre, les caisses vides et Noël qui approche à grands pas. Mais là n'est pas le propos du jour.
Tout à l'heure en fumant ma cigarette dehors (voui, je ne fume pas chez moi), pestant contre la température de plus en plus basse, me revenait à l'esprit un petit agacement permanent. Petit hein, mais toujours présent, irritant, un peu comme le début d'une carie. Je pense que tu vois de quoi je veux parler lecteur. Ces trucs qui te font râler régulièrement, sans que tu puisses y faire grand-chose.

Cette carie-là se nomme le cinéma. Oh, j'adore le cinéma, et c'est là où le bât blesse. Je me suis souvenu du prix des places et de l'augmentation prochaine de la TVA. Je me rappelle aussi du nombre incroyable de films dont la distribution en salle favorise les grandes agglomérations au détriment des petites et moyennes villes de province. Ne parlons pas des films qui ne bénéficient même plus d'une sortie en salle et dont nous devons attendre une VOD pour avoir la chance de les visionner en français. Et encore, quand VOD ou DVD il y a.

As-tu vu un film de Joanna Hogg en France ? Pourtant, ce fut une très belle découverte pour moi que cette cinéaste. Oh, je remercie Youtube d'ailleurs, grâce à qui j'ai pu voir son premier film Unrelated, en vo bien sûr, la non-anglophone que je suis en a un peu souffert. Mais c'est le prix à payer quand on s’intéresse au cinéma indépendant britannique.
As-tu une date de sortie française pour My brother the devil  de Sally El Hosaini ? Non pas encore. Film primé au London Film Festival et qui compte un acteur français au casting.

D'autres exemples ? As-tu vu le dernier film de Robert Redford La Conspiration en salle ? Non, il est sorti directement en DVD. Les raisons ? Les films en costume (comprenez d'époque) se vendent mal. Et puis il parle d'une période de l'histoire des États-Unis méconnue en France (c'est vrai que les français n'ont jamais entendu parler de l'assassinat d'Abraham Lincoln. Quoi, le chasseur de vampires ?).


Combien de temps a-t-il fallut attendre pour voir le Jane Eyre de Fukunaga sur grand écran ? Plus d'un an. Et encore, dans un nombre de salles très limité. Ah et puisqu'on parle plus ou moins de Michael Fassdender, as-tu vu Shame au cinéma ? Moi oui, un seul cinéma sur tout le département de la Loire, à croire que le film était caché comme s'il s'agissait d'un porno.

Tu sais ce qui m'agace le plus lecteur ? Ce qui me met en rogne et qui me donne des envies de meurtre ? C'est que ce soit des personnes diplômées en économie qui décident de ce qui pourrait éventuellement m'intéresser au cinéma. Qui tranchent sur ce qui mérite d'être distribué ou pas, pariant sur le nombre d'entrées en salle, faisant fi de l'art et du talent des jeunes cinéastes méconnus, ou de réalisateurs confirmés, français ou pas, balayant d'un revers de main mes goûts et mes envies. 

En fait lecteurs, je déteste que des trous du cul pensent à ma place. Je sais, mon coup de gueule ne sert à rien, les réalités économiques sont là. Alors comme c'est la crise et que ça coûte trop cher de distribuer correctement les films en France, voire de les distribuer tout court, je vais continuer à télécharger, à regarder des films sur Youtube, comptant sur la générosité des internautes étrangers. Et la logique économique, je l'emmerde, c'est dit. 


jeudi 1 novembre 2012

Elaurathon


C'est la crise mes amis ! voici la tête de mon banquier à l'heure actuelle. 
Et comme de bien entendu, mon panier Amazon est bardé de livres que je ne peux m'offrir. Certains attendent depuis des mois, patiemment, sans jamais se plaindre (quel courage !). D'autres ont rejoint le club des livres attendus depuis peu, mais tous, voui, tous ! méritent d’atterrir dans mes bibliothèques.

Aussi, et parce que ça me fait mal au cœur de les voir abandonnés, en attente d'être adoptés, j'organise un Elaurathon. Voui mes amis, il est temps que ces fabuleux ouvrages, dont le comportement fut plus qu’héroïque tant la liste "Mis de côté pour un futur achat" est plus qu'inconfortable, viennent enfin voir maman.

J'accepte les cadeaux, les livres d'occasion, les chèques et les espèces. Je suis persuadée que vous avez bon cœur et qu'en ce jour un peu funeste, vous saurez rendre heureuse une de vos amie ! Merci \o/





Voici la liste des courageux candidats !


Bien sûr, comme Blogger a décidé de me contrarier ce matin, le résumé de ce fabuleux roman de Brasey sera placé au-dessus, même si ça fait trop moche -_-
Je disais donc, fortement conseillé par dame Biscotte, il faut absolument que je lise cette trilogie.

"Odin le dieu suprême, a engendré sur terre la puissante lignée des fin rois du Frankenland, les seuls à pouvoir perpétuer l'étincelle divine qui sommeille au coeur des hommes. Mais Frigg, l'épouse d'Odin, frappe la reine du Frankenland de stérilité. Odin fait alors appel à Brunehilde, la Walkyrie chargée de recueillir le dernier souffle des guerriers valeureux pour les conduire au paradis du Walhalla, afin qu'elle apporte à la reine l'une des pommes d'éternelle jeunesse qui poussent dans le verger de Freya. Pour accomplir sa mission, Brunehilde doit abandonner son statut de déesse et de vierge guerrière. Devenue simple mortelle, elle chante les anciennes sagas mettant en scène les dieux et les héros, avant d'être, par amour, reine, épouse et mère. Mais la malédiction de l'anneau du Nibelung va bientôt entraîner le crépuscule des dieux...
Anneaux magiques et épées invincibles, Walkyries et dragons, géants et nains, dieux et héros animés de passions ardentes... Dans la lignée de L'Anneau du Nibelung, de Richard Wagner, et du Seigneur des anneaux, de J.R.R. Tolkien, Les Chants de la Walkyrie sont le premier volume de La Malédiction de l'anneau, une saga foisonnante au souffle épique et héroïque, inspirée des anciennes mythologies et légendes nordiques."

Parce que j'aime les romans historiques et cette auteure en particulier, grande amoureuse de l'Ecosse !

"1260. Will Campbell n'a pas douze ans quand il quitte son Écosse natale pour rejoindre un ordre du Temple puissant mais cerné d'ennemis. Volontaire et loyal, il espère se montrer un jour digne de son père en défendant comme lui cette Terre sainte appartenant aux Chrétiens. Will n'imaginait pas être si vite confronté au danger et au mystère en se retrouvant au coeur de la tourmente^ causée par la perte d'un manuscrit secret, l'Âme du Temple. Convoité de toutes parts, ce document compromettant pourrait faire vaciller la puissance des Templiers. Entre le bruissement des intrigues et le fracas des armes, Will va alors découvrir la face cachée de l'Ordre..."


Parce que je ne l'ai pas encore et que c'est absolument inadmissible !

"Les vengeurs, les héros les plus puissants de la Terre, sont confrontés à des menaces qu'eux seuls sont capables de repousser. Hulk, Wolverine, Spiderman, Captain America, Iron Man, Tornade et Giant-Girl ne seront pas de trop pour contenir la révolte d'une prison de haute sécurité, arrêter quatre astronautes transformés en super-criminels ou encore affronter Loki, le diabolique frère de Thor !"






Parce que TS Eliot, et que je n'ai pas de version bilingue !

"Ce volume, présenté dans une traduction de Pierre Leyris qui fait référence, se compose de plusieurs groupes de poèmes suivis de notes (certaines établies par T. S. Eliot lui-même). Premiers poèmes, Mercredi creux, Mercredi des cendres, Poèmes d'Ariel, Quatre quatuors, éclairent une œuvre poétique qui a dominé la première moitié du siècle. La Terre vaine, le chef-d'œuvre de T. S. Eliot, désormais considéré comme un classique de la poésie anglo-saxonne du XXe siècle, complète ce recueil."




Parce que Ken Follett à l'époque victorienne ça doit envoyer du bois !!!

"L'auteur du Code Rebecca et de l'inoubliable fresque des Piliers de la Terre nous emmène ici, avec sa prodigieuse science de l'intrigue, au coeur de l'Angleterre victorienne.En 1866, plusieurs élèves du collège de Windfield sont les témoins d'un accident au cours duquel un des leurs trouve la mort. Mais cette noyade est-elle vraiment un accident ? Les secrets qui entourent cet épisode vont marquer à jamais les destins d'Edward, riche héritier d'une grande banque, de Hugh, son cousin pauvre et réprouvé, de Micky Miranda, fils d'un richissime Sud-Américain. Autour d'eux, des dizaines d'autres figures s'agitent, dans cette société où les affaires de pouvoir et d'argent, de débauche et de famille, se mêlent inextricablement derrière une façade de respectabilité."


Parce qu'un bon thriller sur fond de légendes vikings ça ne se loupe pas !

"En venant s'installer sur cette île sauvage et majestueuse des Shetland, Tora savait d'avance qu'elle serait confrontée à un climat rigoureux, à une intégration difficile, et surtout à l'isolement. Mais elle était bien loin d'imaginer que, par un après-midi pluvieux, elle découvrirait sur ses terres le corps d'une jeune femme parfaitement conservé, un trou béant à la place du coeur. Un crime monstrueux que, curieusement, les insulaires s'empressent de classer. Quelque chose pourtant pousse Tora à essayer de comprendre. Pourquoi le meurtrier a-t-il pris le temps de graver des runes sur le corps de sa victime ? Et que se passe-t-il sur cette île où d'autres femmes ont disparu et où des pics de mortalité inexpliqués surviennent à intervalles réguliers ?
Quand, au-delà du factuel et du scientifique, une vieille légende locale ressurgit, Tora commence à douter qu'elle arrivera un jour à quitter cette île aux disparues..
."


Parce que je ne connais pas encore, même si là, ce n'est pas du Marvel. Et si vous n'avez pas encore compris que dans tout le panthéon nordique, Loki est mon dieu préféré, je ne peux plus rien faire pour vous !

"Un moinillon habile et perspicace, un vieux poète facétieux et un guerrier sans passé. Trois prisonniers d’une société de femmes conquérantes, promis à l’esclavagisme sexuel ou au sacrifice…
Trois rescapés, opposés dans leurs convictions, bien décidés à survivre dans ces terres hostiles et primitives. Trois compagnons malgré eux, réunis par le destin pour s’approprier une ancienne relique tombée du ciel dans un déluge de feu… Alors que les dieux s’égarent en quêtes futiles et que leurs guerres intestines s’enlisent, celles que l’on nomme les Nornes, les Soeurs du Destin, décident de prendre en main le futur de tous. Dieux, géants, monstres et mortels entreront dans l’ère de l’Épée et de la Hache lorsque Loki, le dieu malin, s’éveillera. Tous s’avanceront alors sur la voie du Ragnarok, le commencement de la fin."


Byron, Shelley, du romantisme et un très joli visuel de couverture, ça suffit à mon bonheur.

"Lord Byron et Percy B. Shelley sont les deux grands poètes anglais de la liberté. Mystérieux, sulfureux, éblouissants de lumière et de beauté, ils incarnent les aspirations d'une jeunesse éternelle, romantique et rebelle. Présentés ici côte à côte, les poèmes et les discours politiques de Byron ainsi que les pamphlets et les odes de Shelley éclairent le sens profond de l'engagement artistique et poétique de leur vie. Car les deux hommes, en rupture complète avec la société de leur temps, se pensaient investis d'une mission : celle de défendre la cause de la liberté contre les différents visages de l'oppression. Réunis dans la vie par une indéfectible amitié, ils l'ont été par la mort qui vint les faucher dans la fleur de leur jeunesse, contribuant ainsi à constituer leur légende de poètes maudits. Sont rassemblés dans cet ouvrage les trois uniques discours de Byron à la Chambre des Lords ainsi que la Nécessité de l'athéisme de Shelley, sa Déclaration des droits, son Adresse au peuple à propos de la mort de la princesse Charlotte. Ils sont accompagnés de l'Ode à Venise, de Prométhée, du Sonnet sur Chillon, de l'Ode à la liberté, de la Tour de la Faim et d'autres poèmes."


Sherlock Holmes, Bram Stoker, du timetravel, faut-il vraiment que j'aille plus loin ?

"Octobre 1900, Londres. Après avoir reçu un étrange courrier, Conan Doyle se retrouve mêlé à la disparition de plusieurs jeunes filles dans les bas-fonds de la ville. Sur les traces d'un tueur en série, il demande l'assistance d'un de ses amis, l'écrivain Bram Stoker, auteur de Dracula. Janvier 2009, New York. C'est un grand jour pour Harold White : son article mettant en parallèle les exploits de Sherlock Holmes et la naissance de la médecine légale lui vaut d'être intronisé dans la prestigieuse association des "Baker Street Irregulars". C'est aussi un grand jour pour ladite association : Alex Cale, l'un de ses membres les plus renommés, vient de retrouver le "Saint-Graal" des fanatiques de Conan Doyle, le fameux tome perdu du journal intime de l'écrivain, couvrant les mois d'octobre à décembre 1900. C'est en effet à cette époque que Conan Doyle, après avoir fait mourir Sherlock Holmes sept ans plus tôt au grand dam de ses admirateurs, a décidé, pour une raison demeurée inconnue, de faire revivre le célèbre détective. Mais Alex Cale est assassiné avant d'avoir pu dévoiler le contenu du fameux journal et Harold, inspiré par l'art de la déduction de son illustre modèle, se lance sur la piste du meurtrier. Deux enquêtes à plus d'un siècle de distance, de mystérieuses correspondances, un formidable coup de théâtre. Avec ce premier roman passionnant, Graham Moore, s'inspirant de faits réels, nous offre un voyage fascinant dans le monde des collectionneurs et des obsessionnels de Sherlock Holmes, et met le lecteur à l'épreuve : saura-t-il résoudre l'énigme avant le héros ?"


Parce que ça fait super longtemps que je veux lire ce roman graphique !

"Autrefois, dans l'île de Kyushu, la fille du propriétaire d'une filature de soie aimait à se parer des plus beaux kimonos qui se puissent voir. Son favori, orné de chats espiègles, avait été confectionné par un tisseur qui l'aimait mais dont elle repoussa les avances. Pour se venger, celui-ci fit s'enfuir les un des chats du kimono de la belle... Le Chat noir, livré à lui-même, n'eut bientôt cesse que de retrouver le kimono perdu. Une déambulation qui l'emmena jusqu'en Grande-Bretagne où il croisa les pas du célèbre Sherlock Holmes... Comme dans les plus beaux contes, le rêve et la réalité se rejoignent, les coïncidences se multiplient pour offrir un récit d'une grande poésie et d'un immense pouvoir de séduction..."


Parce qu'il est temps de lire la suite non ?

"Après avoir échappé à la mort dans les rues de Rome, Victoria Gardella, la chasseuse de vampires, retourne à Londres. Dans la ville victorienne, un étrange vampire fait un carnage et rien ne semble pouvoir l'arrêter, pas même la brûlure du soleil. on seulement Victoria n'est pas assez puissante pour arrêter la créature, mais en plus elle est soupçonnée d'être responsable du massacre. Une situation d'autant plus délicate qu'un peu de sang vampire coule dans ses veines depuis qu'elle a été mordue par l'un des êtres malfaisants qu'elle traque. Cette fois, Victoria doit lutter contre la nouvelle race vampire qui décime Londres, mais aussi contre ses propres démons intérieurs..."


Faut-il vraiment que je développe ?

"Rien ne semble devoir troubler l’existence ordonnée et protégée de Pemberley, le domaine ancestral de la famille Darcy, dans le Derbyshire, ni perturber le bonheur conjugal de la maîtresse des lieux, Elizabeth Darcy. Elle est la mère de deux charmants bambins ; sa sœur préférée, Jane, et son mari, Bingley, habitent à moins de trente kilomètres de là ; et son père adulé, Mr Bennet, vient régulièrement en visite, attiré par l’imposante bibliothèque du château. Mais cette félicité se trouve soudain menacée lorsque, à la veille du bal d’automne, un drame contraint les Darcy à recevoir sous leur toit la jeune sœur d’Elizabeth et son mari, que leurs frasques passées ont rendu indésirables à Pemberley. Avec eux s’invitent la mort, la suspicion et la résurgence de rancunes anciennes.
Dans La mort s’invite à Pemberley, P.D. James associe sa longue passion pour l’œuvre de Jane Austen à son talent d’auteur de romans policiers pour imaginer une suite à Orgueil et Préjugés et camper avec brio une intrigue à suspense. Elle allie une grande fidélité aux personnages d’Austen au plus pur style de ses romans policiers, ne manquant pas, selon son habitude, d’aborder les problèmes de société – ici, ceux de l’Angleterre du début du XIXe siècle."


Un grand mélange de comics, d'uchronie de steampunk et d'urban fantasy, pourquoi s'en priver ?

" États-Unis, début des années 1930. Les dirigeables sillonnent le ciel, Berlin est peuplée de zombies et la magie, apparue depuis près d'un siècle, a changé la donne. Le grand public hésite entre admiration et haine des actifs, ces gens qui se téléportent, lisent dans les esprits, modifient la gravité, contrôlent les animaux, guérissent par imposition des mains...
Deux organisations de magiques se livrent une guerre souterraine acharnée : l'Imperium et son maître le président, qui tiennent le Japon, et le Grimnoir, société secrète de résistants aux intentions louables mais aux méthodes discutables.
Jake Sullivan, lui, vétéran de la Grande Guerre au passé de truand, ne doit la liberté qu'à son serment de mettre ses pouvoirs au service du FBI chaque fois qu une enquête implique des actifs; criminels. Il sera bientôt confronté aux véritables enjeux géopolitiques d un monde au bord de l'enfer et de la destruction ; il lui faudra choisir son camp.
Magie brute, dans un style très visuel et percutant, mêle gangsters, superhéros désinvoltes et désabusés, jolies filles teigneuses, bagarres épiques et armes à feu à tous les étages. Roman de fantasy urbaine à la croisée du polar, du steampunk et de l uchronie, ce premier livre des Chroniques du Grimnoir louche aussi sur le double héritage des comics et des pulps américains."


Super-héros Marvel en zombies, je pense que vous avez compris.

"Un effroyable virus est tombé du ciel et a transformé presque tous les habitants de la planète en morts-vivants. II a même infecté les plus grands super-héros Marvel, dont la seule obsession est désormais de dévorer de la chair humaine. Mais maintenant qu'il ne reste que quelques survivants sur Terre, comment les zombies vont-ils satisfaire leur insatiable faim ? Ce volume contient les deux premières mini-séries Marvel Zombies. véritables bombes lancées par Robert Kirkman et Sean Phillips dans l'univers des comics. Retrouvez également les épisodes 21 à 23 d'Ultimate Fantastic four où les Marvel Zombies ont fait leur première apparition sous la plume et les crayons de Mark Millar et Greg Land. Les couvertures régulières et variant réalisées par Arthur Suydam complètent le programme."


Fortement conseillé par beaucoup de monde, il est temps que je me penche sur la question!

"Charity est une fille. Une petite fille. Elle est comme tous les enfants : débordante de curiosité, assoiffée de contacts humains, de paroles et d'échanges, impatiente de créer et de participer à la vie du monde. Mais voilà, une petite fille de la bonne société anglaise des années 1880, ça doit se taire et ne pas trop se montrer, sauf à l'église, à la rigueur. Les adultes qui l'entourent ne font pas attention à elle, ses petites sœurs sont mortes. Alors Charity se réfugie au troisième étage de sa maison en compagnie de Tabitha, sa bonne. Pour ne pas devenir folle d'ennui, ou folle tout court, elle élève des souris dans la nursery, dresse un lapin, étudie des champignons au microscope, apprend Shakespeare par cœur et dessine inlassablement des corbeaux par temps de neige, avec l'espoir qu'un jour quelque chose va lui arriver..."


Même punition que pour Loki, une série que je ne connais pas !

"Odin est le seigneur d'Asgard, père du panthéon scandinave. Poète, magicien, guerrier implacable, père aimant, amant passionné... Avant d'être un dieu, Odin est un homme complexe et sombre, qui tenta jusqu'au bout de déjouer l'inéluctable destinée qui menait à Ragnarök, à la fin des temps. Ceci est l'histoire de celui que les Vikings nommaient le Père des batailles..."





Quand on s’intéresse à l'Angleterre victorienne, il est bon de se replonger dans l'histoire de l'Empire.

"Une telle Histoire des îles Britanniques est inédite en France. Les auteurs ont voulu montrer et expliquer la place conjointe de ces îles dans l'histoire de l'Europe et du monde, leur singularité respective, née principalement de I"insularité, évoquer leurs rapports, en particulier ceux de la Grande-Bretagne et de l'Irlande transformés par des mouvements de population et des conquêtes militaires, puis déchirés par des confrontations et des affrontements aujourd'hui cristallisés autour de la question d'Irlande du Nord.
Quatre parties structurent cet ouvrage. D'abord, le temps des fondations jusqu'au début du XIe siècle, durant lequel les îles ont successivement assimilé l'influence des Celtes, des Romains, des Anglo-Saxons, des missionnaires chrétiens, des Vikings. La deuxième partie traite du Moyen Age insulaire, de la bataille de Hastings à celle de Bosworth période durant laquelle les rois normands puis les Plantagenéts ont construit et imposé une puissante monarchie. Sont ensuite étudiés les Temps modernes, où l'on observe qu'en dépit des querelles religieuses et des bouleversements dynastiques, se développe la puissance impériale de l'Angleterre. Dans la dernière
partie, on mesure combien les îles sont devenues te principal laboratoire (économique, social, culturel) du monde contemporain spécialement pour l'Amérique du Nord qui finit par les dépasser et les rejeter vers l'Europe, où, si l'Angleterre cherche encore sa place, l'Irlande trouve enfin les moyens d'un véritable développement."


Même chose, il est parfois bon de savoir de quoi on parle, non ?

"Cet ouvrage rassemble une centaine de documents de civilisation britannique (témoignages, documents officiels, discours, rapports d'enquête, extraits de presse, chansons populaires, textes littéraires...) présentés dans leur langue d'origine et accompagnés de commentaires en français, destinés à faire mieux connaître et comprendre une période particulièrement prestigieuse de l'histoire de la Grande-Bretagne : l'époque victorienne. L'expression est prise ici au sens large et dépasse les limites strictes du règne de Victoria (1837-1901). Mais ce règne a été si long, il a apporté une telle grandeur au pays qu'il s'est identifié à toute une époque. Plusieurs aspects essentiels de la civilisation victorienne sont abordés : les progrès techniques avec l'apparition des chemins de fer, le libéralisme et ses adversaires, les questions sociales, la conquête du suffrage universel, la revendication ouvrière et les syndicats, l'éducation, la religion et la science, la condition féminine, l'art ; et aux marges du pays, l'Irlande, qui connaît alors ses années les plus tragiques, les colonies et l'Empire, qui contribuent à la grandeur britannique... Entre ces différents sujets apparaissent des liens, soulignés par un système de références et de renvois, parce que les questions économiques et sociales ne peuvent se dissocier de l'histoire des idées et de l'art et qu'il n'y a pas de solution de continuité entre le pays et son Empire. Période de grandeur et de crise, période de certitudes et de doutes, période de progrès et d'adaptation, l'époque victorienne se caractérise par sa richesse, sa complexité et ses contradictions, dont témoignent ces documents."


Une petite révision nécessaire, pour un projet d'écriture !

"La Scandinavie païenne nous a légué nombre de mythes captivants et parfois horrifiques, qui mettent en scène des dieux et des déesses, des héroïnes et des héros, des monstres et des géants. Odin et Thor, Freyia et Loki, Sigurd, Gudrun et Brynhild comptent ainsi parmi les plus célèbres de ces figures dont les aventures ont été fixés par écrit après que les populations nordiques se furent converties au christianisme."





Pour approfondir le sujet et éviter d'écrire des conneries, ça fait mauvais genre.

"Les poèmes mythologiques et héroïques, la version en prose de Snorri Sturluson (le plus grand écrivain et mythographe islandais du Moyen-Age, 1178-1241) de l'Edda sont les sources littéraires de cette étude mythologique. Chaque dieu est présenté avec ses attributs et ses fonctions à la faveur des textes qui le concernent et des mythes qui s'y rattachent sans faire l'impasse sur les incertitudes et les doutes de la recherche passée et actuelle. S'étendant sur 2 500 ans et sur un espace vivifié par les Vikings qui va du Groenland à Constantinople, du Nord de la Suède à Gibraltar, ce corpus de croyances païennes offre naturellement de singulières distorsions et présente cependant de confondantes continuités thématiques. A l'aide de l'archéologie, l'histoire, la littérature, l'onomastique et la linguistique, entre autres sciences, cet ouvrage fait non seulement le point sur les connaissances actuelles, mais encore bat en brèche certaines interprétations traditionnelles qui voudraient privilégier le côté martial alors que la civilisation où s'est développée cette mythologie a pour trait fondamental la troisième fonction dumézilienne"