Moi, Stéphanie (aka Elaura),
administratrice du forum www.bit-lit.com,
rédactrice chez Onirik,
ma vie, mon œuvre, mes bafouilles.


De manière plus intime,
ce petit blog sans prétention est mon coffre à jouets.
J'y mets mes envies, mes lubies et mes coups de cœur,
sans logique ni plan sur la comète,
juste l'envie de partager avec vous mon joyeux bordel cérébral et affectif à travers
les livres, films, musiques qui croisent ma route.

Bonne visite ;-)

A chaque film il y a un comic... ou un truk du genre.

vendredi 23 octobre 2015

Le Hobbit : l'histoire d'un aller-retour mal aimé



S'il y a un nom qui ne peut laisser personne indifférent, c'est bien celui de Peter Jackson. Il faudrait avoir vécu caché dans une forêt pour ne pas le connaître tant il a marqué durablement le cinéma de genre.


 Personnellement, je connais Peter (bah voui, c'est un intime) depuis Bad Taste. Le film le plus dégueulasse que j'ai jamais vu, mais aussi le plus marrant (quand on aime les extra-terrestres qui bouffent les cerveaux). 



Puis il y a eu The Feebles et surtout Braindead. Et là, je suis définitivement tombée amoureuse. Le film de zombies culte par excellence comme je les aime. Gore et décalé mais très ambitieux. Peter ne rigole pas avec le cinéma et il donne déjà à cette forme d'expression un côté lyrique. Oui, même avec les zombies, parce que Peter aime les monstres, il est comme ça. 



Mais Peter n'est pas qu'un réalisateur de films d'horreur, il est capable de bien plus que de raconter les dérives sexuelles de marionnettes ou d'expliquer en image comment utiliser une tondeuse à gazon pour tuer des zombies. Il nous le prouve avec Créatures célestes, drame poétique que personne n'a vu venir et qui a récolté un bon nombre de prix dont le Lion d'argent au festival de la Mostra de Venise. Peter est enfin pris au sérieux, sa plus grande aventure peut commencer.

En 1999 débute le tournage du Seigneur des anneaux, celui-ci se terminera en 2000 et les pickups en 2003. Nous connaissons tous le succès international de la trilogie, je n'ai pas vraiment besoin de revenir dessus. 3 milliards de dollars de recette, 17 oscars pour l'ensemble de la trilogie et un oscar du meilleur réalisateur en 2004 pour Le Retour du roi. C'est ce qu'on appelle un beau succès pour une trilogie qui était mal partie au départ, pas grand monde n'y croyait. 



Peter n'a jamais souhaité réaliser The Hobbit, mais l'insistance des fans et du studio le pousse finalement à travailler sur le projet en tant que coscénariste (avec sa femme, Fran, et Philippa Boyens) et producteur. C'est Guillermo Del Toro, un autre grand amoureux des monstres qui est censé le réaliser, mais celui-ci démissionne en mai 2010 ne pouvant plus attendre après les incessants reports de dates de tournage. En effet, divers problèmes de droits se posent et ils ne seront réglés qu'en 2011. Peter reprend finalement le projet puisqu'il était déjà bien avancé et le studio, la MGM, avait déjà financé plus de deux ans de pré-production. Quelques ulcères hémorragiques plus tard (on est potes d'ulcères avec Peter, on se comprend bien), le tournage du Hobbit débute enfin en mars 2011 .

Cette longue introduction à mon propos n'est pas ici tout à fait par hasard. Il était important pour moi de resituer le personnage et de rappeler que tous les projets de cette ampleur sont forcément risqués, compliqués et que, pour arriver à terme, ils nécessitent de la persévérance, du talent, mais surtout de la passion. Et Peter n'en manque pas.

Les trois volets du Hobbit ont eu beaucoup de succès et ils étaient très attendus. Pourtant, ils furent également très critiqués. Trop de comparaisons avec sa première trilogie (et c'était justement pour cette raison que Peter ne souhaitait pas les réaliser), mais aussi diverses critiques techniques et surtout scénaristiques ; le principal reproche étant que trop d'éléments de l'intrigue ne se trouvaient pas dans le livre original. Ce genre de critiques me fait très souvent rigoler, car elles ne sont pas totalement fondées. Mais faisons le point ensemble, veux-tu ?


  
Déjà, il est quand même bon de rappeler qu'une adaptation ciné d'un livre ou d'une BD n'est qu'une vision personnelle de cette même œuvre. Jamais, dans l'histoire du cinéma, je n'ai vu une adaptation fidèle mot pour mot, chapitre pour chapitre, d'un livre. Ce serait d'une part très ennuyeux et d'autre part complètement inutile. De plus, ce que chacun ressent et imagine tout le long d'une lecture est quelque chose de singulier et personnel, nous n'avons jamais la même vision d'un personnage ni le même ressenti face à une situation. 


Trop de comparaisons avec sa première trilogie

Le Seigneur des anneaux a durablement marqué les esprits et à raison. D'une part, cette adaptation fut une merveille visuelle et technologique et, d'autre part, a réconcilié le grand public (et les studios) avec un genre bien souvent décrié : la fantasy.
Le ton dramatique du Seigneur des anneaux est aussi très présent dans les livres, mais également à l'écran. Ce sont, au final, des films assez sombres, et le public (ainsi que beaucoup de critiques) fut assez surpris par l'aspect, disons plus coloré, du premier volet du Hobbit. Et pour cause, Le Hobbit est avant tout un livre pour enfant avant d'être un préquel au Seigneur des anneaux



Rappelons qu'il fut écrit dans les années 30 (et fut publié en 1937), par un Tolkien qui voulait avant tout amuser sa progéniture. Pour le coup, les aventures de Bilbo et des treize nains paraissent bien plus fades et loufoques face à celle de la quête de l'anneau. Et pourtant, beaucoup de choses se jouent à ce moment de l'histoire, puisque c'est le succès du Hobbit qui amènera Tolkien à écrire sa « suite » qui sera publiée presque vingt ans plus tard (sans parler de l'univers créé autour).

Sachant que Le Hobbit n'était en fait qu'une très mince introduction à l'univers de la Terre du Milieu, il a fallu créer de nombreux liens avec la première trilogie. Au cinéma, les intrigues doivent avoir un bon nombre de rebondissements pour ne pas perdre le spectateur, elles doivent donc être très enrichies visuellement à la différence d'un roman où les émotions peuvent être décrites en quelques lignes. A ce propos, le travail scénaristique de Peter, Fran, Philippa et Guillermo fut assez incroyable, car, d'une part, ils répondent enfin à beaucoup de questions qui restent en suspens après la lecture du Hobbit, et, d'autre part, ils ont assuré une continuité vitale entre les deux trilogies. 

 
Trop d'éléments de l'intrigue ne se trouvent pas dans le livre original

Et j'ai envie de dire que c'est tant mieux. Tous ceux qui ont lu Le Hobbit se souviennent (du moins je l'espère) que l'intrigue principale est assez mince : un hobbit qui n'a rien demandé se retrouve propulsé dans une aventure incroyable, pleine de péripéties, pour aider treize nains à déloger un dragon d'une montagne remplie d'or. C'est léger pour en faire trois films. 

On pourrait donc reprocher au réalisateur d'avoir voulu en faire trois, alors que seulement deux étaient prévus au départ. Or, faire trois films était finalement plus que souhaitable et je vais te dire pourquoi : tous ceux qui ont lu Le Hobbit savent que dans le récit, il y a des trous narratifs qui te laissent le temps d'aller lire la Bible. Eh oui, beaucoup d'éléments sont à peine évoqués et ne seront jamais développés, au grand damne du lecteur. 
Qui est finalement ce Nécromancien ? Que va faire Gandalf pendant plus de la moitié du livre avant de revenir comme une fleur à la fin pour la bataille ? Le nécromancien est vaincu... par qui ? Comment ? Pourquoi des hordes de gobelins et d'orques débarquent à Dale pour conquérir la montagne ? Pourquoi le dragon Smaug quitte Erebor pour attaquer les habitants de Lacville alors qu'il savait que les nains étaient chez lui ?

Les nains restent cachés du dragon au lieu de l'affronter. Est-ce que, visuellement, cela sert le film ? Ou faut-il plutôt rajouter une scène de bataille qui nous rappelle que les nains sont de grands guerriers et qu'ils feront tout pour reconquérir leur maison ?

Que celui qui pense que j'ai tort à ce propos me lance le premier rocher sur son passage. Avoue-le, lecteur, adapter Le Hobbit tel qu'il est aurait été totalement décousu et d'un ennui mortel.

Ou un gif de Tom, ça fait moins mal *_*


Les rajouts scénaristiques servent totalement les films, mais enrichissent également l'intrigue et répondent à bon nombre de nos questions. De plus, certains éléments supplémentaires ont été écrits par Tolkien lui-même, pas dans Le Hobbit, mais dans les appendices du Seigneur des anneaux, comme le Conseil Blanc, qui fait admirablement le lien entre les deux trilogies, ou la rencontre de Gandalf et Thorin à Bree qui comble les trous scénaristiques du premier film et qui explique pourquoi Gandalf pousse Thorin à entreprendre cette quête et à recruter un cambrioleur. 



Azog le profanateur a également été créé par Tolkien et apparaît dans les appendices ; la liberté des scénaristes a été d'en faire le méchant de l'histoire, car tout bon héros à besoin de son antagoniste.

Maintenant, parlons de la grosse polémique, car il en faut bien une à chaque fois, hein, sinon on s’ennuierait. La présence de Legolas, absent de l’œuvre originale, et de Tauriel, personnage créé de toutes pièces.
Pour le premier, personnellement, je trouve assez fun de le retrouver chez lui et de voir ses relations avec son père. Thranduil est un personnage important dans le livre et rajouter la présence de son fils est un excellent lien avec les aventures qui suivront. De plus, il aurait été curieux d'aller chez les elfes sylvestres sans voir Legolas, puisque 60 ans plus tard, il est un elfe adulte, un prince qui prend part à une quête importante. Au final, le voir participer à cette aventure semble logique et raccord avec la première trilogie.



Passons à Tauriel. Comme dans Le Seigneur des anneaux dans lequel Peter à donner beaucoup plus d'importance aux rôles féminins qu'il n'y en a réellement dans les livres, il a voulu rajouter une note féminine. Dans Le Hobbit, il n'y a pas de femmes. Personnellement, ça ne me gêne pas du tout. Mais voilà, à l'époque de la sortie du premier film, j'ai lu beaucoup de critiques sur le fait que le film était machiste. Hum, ça m'a donné beaucoup de boutons, sincèrement beaucoup de boutons et je me suis dit que les gens étaient quand même un peu débiles de faire une telle critique, car dans l’œuvre originale, il n'y a PAS de femmes. Ce n'est donc pas de la faute de Peter. Mais comme il faut trouver un coupable, on a ensuite dit que Tolkien était un écrivain misogyne. Et là, j'ai encore eu beaucoup de boutons et je ne remercie donc pas les personnes qui ont émis de telles sottises.



Faut-il que je te fasse un cours d'histoire ? Que je resitue l'écriture du Hobbit dans le temps ? Allez, je suis d'humeur joueuse. La rédaction du Hobbit a débuté dans les années 20 pour se terminer dans les années 30. Connais-tu beaucoup d’œuvres littéraires d'aventures (c'est important de préciser « d'aventures ») rédigées à cette époque, avec des héroïnes fortes ? Hein ? J'attends... Eh bien, il n'y en a pas beaucoup. Même Wonder Woman n’existait pas (1940). Alors le seul reproche que l'on peut faire à Tolkien, universitaire anglais tranquille, marié et père de famille, c'est d'avoir été un homme... de son temps. Bouhouuuu le méchant. 



Alors, la création du personnage de Tauriel devait satisfaire tout le monde, sauf que ça n'a pas été le cas. Pourtant, je la trouve géniale, moi, cette elfe qui se dresse contre son roi pour une juste cause. Elle est belle, forte, douée avec une dague, mais elle a un faible pour un nain... ah, encore un sujet polémique. Non, pas pour le nain (du moins, je l'espère, au moins on ne reprochera pas au réalisateur de faire de la discrimination entre espèces, hein !), mais pour la touche de romance rajoutée à l'intrigue. J'ai lu des choses comme « Il fait comme dans Le Seigneur des anneaux, y a une histoire d'amour entre un elfe et un nain, c'est débile. » Ah. Mais il est où le problème ? Parce que c'est sans fin... Il n'y a pas de femme, quand il y en a une, il ne faut surtout pas qu'elle tombe amoureuse parce que c'est débile. Ok. Les grands philosophes ont parlé.
Je ne dis pas que la critique n'est pas fondée, après tout, on pourrait se demander pourquoi, parce qu'il y a une femme, la romance pointe le bout de son nez. Et j'ai envie de dire, pourquoi pas ? Après tout, une héroïne forte peut avoir des sentiments et les exprimer. Ce n'est pas incompatible. Même Sarah Connor est tombée amoureuse, bordel !



Bref, tu l'auras compris, face à tant de critiques pointilleuses et pas forcément constructives, j'ai fini par laisser tomber pour apprécier pleinement chacun des films. Je ne dis pas qu'ils sont parfaits, loin de là, d'ailleurs, les versions longues des deux premiers films sont bien meilleures que les versions cinéma. Mais, face à tant de travail et de conviction, on ne peut pas les reléguer à de simples pop-corn movies lambda.

 
Et les nains dans tout ça ?



 Disons-le tout net, ils sont exceptionnels. Dans le livre, Tolkien n'en décrit que trois ou quatre, et ils ne sont différenciés que par la couleur de leur bonnet. Ça, au cinéma, ça ne peut pas passer. Ils doivent tous être différents et avoir leur histoire propre pour que le spectateur puisse développer une certaine empathie envers eux. D'où le soin particulier qui a été donné à la création de chacun, que ce soit sur leur physique, sur leurs vêtements ou leur comportement. Il était important que nous ayons de la sympathie pour Balin, par exemple, puisque c'est chez lui que Gimli emmène la communauté pour un détour par la Moria dans Le Seigneur des anneaux. Nous voyons sa tombe et le massacre dont lui et les siens ont été victimes. Il fallait bien reconnaître également Gloin, le père de Gimli. Bref, tous ont des origines et un vécu bien distincts qu'il fallait voir et comprendre dans Le Hobbit. Les scénaristes ne pouvaient pas se contenter seulement d'énumérer leurs noms alors qu'ils sont le cœur même de l'histoire. Et là est la magie du cinéma, Peter nous a offert ce que Tolkien n'a pas fait ou pas pu faire à l'époque de la création du Hobbit, qui n'était, je le rappelle, qu'une œuvre qui devait rester confidentielle. L'auteur a mis vingt ans de plus pour enrichir la Terre du Milieu. 

Alors oui, d'autres choix scénaristiques peuvent être discutables, comme le fait que Kili, Fili et Bombur rejoignent le reste de la troupe qu'après l'attaque de Lacville. Personnellement, tant que tous les nains sont rassemblés au bon moment, ça ne me pose pas de problème, c'est juste une péripétie de plus qui a permis au couple Tauriel / Fili d'avoir un peu de place dans l'histoire et d'assister à des combats bien badass entre Legolas et Bolg ; du positif en somme. L'essentiel est présent et respecté et le spectacle n'en est que plus intéressant. Bref, avec un peu de recul par rapport à l’œuvre princeps, on peut reconnaître que ces trois films nous offrent de très beaux moments de cinéma.



Que l'on aime ou pas Le Hobbit, on ne peut que s'incliner face à Peter qui aura passé plus de quinze ans de sa vie à adapter Tolkien à l'écran.

Moi, j'aime ses deux trilogies et j'attends avec une grande impatience la version longue du dernier volet, La Bataille des Cinq Armées. Parce que les deux forment un tout, une histoire incroyable qui débute avec Bilbo et qui se termine avec Frodon, et comme le dit si bien Gandalf « Toutes les bonnes histoires méritent d'être enjolivées. »

Merci Peter, la Terre du Milieu va me manquer... 





mercredi 21 octobre 2015

Pumpkin Spice Latte ou Café Latte à la Citrouille




C'est la boisson du moment dans les Starbucks et il faut dire que c'est terriblement bon. Mais, tous le monde n'a pas de Starbucks chez soi, ou peut-être as-tu envie de faire une version maison, forcément moins coûteuse et sûrement moins calorique et c'est ton droit.

Plusieurs recettes circulent sur le net, certaines à base de citrouille, d'autres sans, c'est une recette « sans » que je vais te proposer aujourd'hui.

Tout d'abord, il faut savoir qu'un café latte à la citrouille ne veut pas forcément dire qu'il y a de la citrouille dedans. Bien souvent ce sont surtout les épices pour la Pumpkin Pie qui sont utilisés, couramment appelés Pumpkin Spice Mix. Comme tu peux t'en douter, difficile d'en trouver chez nous (sauf si tu habites Paris ou que tu commandes sur le net), alors le mieux est de faire ton petit mix toi-même et voici comment :

Pumpkin Spice Mix

Tout d'abord, prendre un bocal qui se ferme correctement, puis tu mélanges :

  • 4 cuillères à soupe de cannelle
  • 3 cuillères à café de gingembre en poudre
  • 2 cuillères à café de muscade en poudre
  • 1 cuillère à café de piment de la Jamaïque (aussi appelé 4 épices, mais attention, pas le 4 épices de chez nous)
  • 1 cuillère à café de clous de girofle moulus

Bien garder à l'abri de la lumière et de l'humidité !

Tu peux mettre de ce fabuleux mélange dans tes gâteaux, tes tartes (notamment au potiron) et, donc, tes boissons... c'est là qu'il intervient dans notre recette ! (Note l'enchaînement ultra pro, oui je suis douée...)

Oui bébé, tu as bien lu !


Pumpkin Spice Latte

Tout d'abord, il est important d'avoir une machine à expresso, en cas d'absence, faire un café bien fort.
Faire chauffer du lait dans une casserole (tu doses comme tu le sens et en fonction du nombre de tasses, tu es grand (e)!), avec un peu d'extrait de vanille, ou un sachet de sucre vanillé. Y ajouter une ou deux cuillères de ton pumpkin spice mix.
Faire mousser le lait, soit au mixer, soit à la main. Faire couler un expresso dans une tasse, bien le sucrer avec de la cassonade, rajouter éventuellement un peu d'épices (si tu aimes que ce soit bien corsé), rajouter le lait. Tu peux terminer avec une touche de chantilly saupoudrée de pumpkin spice mix, c'est joli, ça fait de l'effet et c'est super bon.

D'autres recettes proposent de faire un sirop de cassonade pour rajouter au café, preuve qu'il est important que ce soit bien sucré. Je ne le répéterai jamais assez, le sucre relève le goût des épices. D'autres encore proposent de rajouter une cuillère de purée de potiron. C'est très bon également, quand on en a, mais, comme chez nous le potiron n'est pas vendu en purée et en boîte, ce n'est pas toujours évident (tu as la possibilité de commander sur le net, merci à mon pioupiou pour le lien )

Allez, tente ce joli et doux breuvage, et tu m'en diras des nouvelles ! Bonne dégustation. 

C'est mon mien !!








mardi 20 octobre 2015

À chaque film il y a un comic # 7 : Du Transperceneige à Snowpiercer



S'il y a une chose que le cinéma de genre a de bon, c'est qu'il sait remettre au goût du jour de véritables pépites souvent injustement oubliées. 


Ce fut le cas de Snowpiercer, OVNI post-apocalyptique coréen, passé un peu trop inaperçu à mon goût. L'excellente surprise visuelle m'a naturellement poussée vers l'histoire originale.

Snowpiercer est en fait une vision toute personnelle du Tranceperceneige, cultissime bande-dessinée française de SF des années 1980 de Jean-Marc Rochette et Jacques Lob, reprise à la fin des années 1990 pour deux volumes supplémentaires par Benjamin Legrand. 


Et s'il y a une chose qui est absolument formidable avec cette œuvre atypique, c'est qu'elle n'a pas vieilli d'un pouce, car le Transperceneige est avant tout une histoire profondément humaine sur fond de cataclysme climatique qui aurait pu mettre fin à toute civilisation.


Les survivants de l'espèce humaine sont enfermés dans un train gigantesque qui roule éternellement. Bien sûr, l'organisation sociale du train est le même que sur la terre ferme : à la tête, les wagons luxueux et dorés des privilégiés ; en queue, les wagons à bestiaux des déshérités.


Mu par une soif de justice et une colère noire, l'un d'eux, Proloff, aidé par sa compagne Adeline, décide de remonter le train, coûte que coûte, jusqu'à la locomotive.

Adaptée par Bong Joon-ho (à qui l'on doit le fabuleux The Host) en 2013 avec Chris Evans dans le rôle titre, Snowpiercer ne prend finalement que peu de libertés par rapport à l’œuvre princeps. Le cataclysme devient un changement climatique majeur avec une nouvelle ère glacière, mais la trame de fond reste la même, on y retrouve l'ambiance glauque du train, le thème de la lutte des classes et les conditions de vie des survivants, même les drogues qui ramollissent le cerveau. 


Une adaptation très efficace et maîtrisée que personne n'a vu venir, mais qui est restée un peu trop confidentielle et c'est dommage. Pourtant, le casting autant que la réalisation valent largement le détour. 


Le réalisateur coréen s'émancipe des codes du genre pour nous pondre un film violent, sombre, mais pas dénué d'émotions pour autant. Les métaphores qui font écho à notre société actuelle sont nombreuses et laissent présager de sombres années à venir pour l'humanité, en espérant qu'elle réagisse avant d'être obligée de monter sur les rails d'un avenir glacé. 



Snowpiercer

Film sud-coréen de Bong Joon-ho (2013)
Avec : Chris Evans, Tilda Swinton, Jamie Bell...
Genre : Science-fiction , drame
Durée : 2h06 mn





mercredi 7 octobre 2015

Loki tome 1 : Le feu sous la glace



Loki
Tome 1 : Le feu sous la glace

de Dobbs

Éditions Soleil

Sortie le 21er mars 2012
Format album / 46 pages / Prix 14,50 €



Présentation de l'éditeur :

"UNE VISION INÉDITE DU RAGNAROK, LA FIN DU MONDE DE LA MYTHOLOGIE NORDIQUE.

Un moinillon habile et perspicace, un vieux poète facétieux et un guerrier sans passé: Trois prisonniers d’une société de femmes conquérantes, promis à l’esclavagisme sexuel ou au sacrifice…
Trois rescapés, opposés dans leurs convictions, bien décidés à survivre dans ces
terres hostiles et primitives, trois compagnons malgré eux réunis par le destin, pour s’approprier une ancienne relique tombée du ciel dans un déluge de feu…
Alors que les dieux s’égarent en quêtes futiles et que leurs guerres intestines s’enlisent, celles que l’on nomme les Nornes, les Soeurs du Destin, décident de prendre en main le futur de tous. Dieux, géants, monstres et mortels entreront dans l’ère de l’Épée et de la Hache lorsque Loki, le dieu malin, s’éveillera.
Tous s’avanceront alors sur la voie du Ragnarok, le commencement de la fin."

Mon avis :

Comme à leur habitude chez Soleil Celtic, les légendes et traditions nordiques ont une place de choix. Après Odin, Loki se voit donc dédié une série à part entière et c'est tant mieux. Ce premier opus met en place les prémices de ce que deviendra le grand Loki, le dieu malin, dont la destinée est de provoquer le Ragnarok.

Les dessins, autant que le récit, sont un véritable plaisir, dont le seul regret est de ne pas avoir quelques dizaines de pages en plus (les 48 pages se lisent beaucoup trop vite). Il va donc falloir que je me procure la suite rapidement. En attendant, je ne peux que vous conseiller de lire cette BD qui ravira sûrement les fans du genre.







229,00 EUR
Achat Fnac

mardi 29 septembre 2015

Challenge Bulles et Vignettes







Pour finir l’année en beauté, le site Vampires & Sorcières propose un challenge lecture spécial BD/Comics/Manga.
Le principe est le suivant, du 1er septembre au 31 décembre 2015, plus vous lisez de vignettes et plus vous accumulez de points pour le challenge.
À la fin du trimestre, les 3 personnes ayant obtenu le plus de points seront récompensées par des petits cadeaux goodies !

Les détails (modalités d'inscription et de participation, et tout et tout) se trouvent ici  

Perso, vu le nombre de comics que je lis régulièrement, ce serait bête de ne pas participer ! N'hésitez pas à me rejoindre et "faisez" péter les bulles \o/



mercredi 16 septembre 2015

L'amant déchaîné



La Confrérie de la dague noire
Tome 9 : L'amant déchainé

de J-R Ward

Éditions Milady

Sortie le 11er juillet 2013
Format relié / 660 pages / Prix 9,20 €



Présentation de l'éditeur :

Six vampires protègent leur espèce contre la Société des éradiqueurs. Ils sont regroupés au sein de la mystérieuse Confrérie de la dague noire.

Souffhrance est faite de la même étoffe ténébreuse et séductrice que son frère jumeau Viszs. Emprisonnée durant des centaines d’années par sa mère la Vierge Scribe, cette force de la nature risque de succomber à de terribles blessures lorsqu’elle parvient enfin à se libérer. Seul Manuel Manello, le chirurgien humain, peut la sauver. Mais alors qu’entre eux la passion fait des étincelles, une dette vieille de plusieurs siècles va rattraper Souffhrance, menaçant son amant et sa vie.

Mon avis :

Voici un tome un peu à part puisqu'il n'est pas centré sur un membre de la Confrérie mais sur la sœur de l'un d'entre eux : Souffhrance.
Nous avions fait sa connaissance dans le tome précédent en de biens tragiques circonstances.
La sœur de Viszs se retrouve paralysée suite à un combat avec Kholer. Étant blessée à la colonne vertébrale, c'est tout naturellement que Jane se tourne vers son ancien confrère Manuel Manello pour lui demander de l'aide. Mais l'intervention du chirurgien aura des conséquences qui dépasseront largement le domaine médicale, réveillant d'anciennes blessures et chamboulant la vie de plus d'une personne.

Un tome en demi-teinte puisque je n'ai pas vraiment réussi à me passionner pour le couple principal, la faute peut-être aux personnages qui m'ont paru plus fades. Par contre, les intrigues secondaires étaient bien plus intéressantes, comme l'arrivée des nouveaux méchants, la bande de Salopards qui veulent détrôner le roi, ou encore la relation complexe qu'entretient Viszs avec Jane et Butch. Viszs est toujours torturé, malgré l'apparente stabilité de sa vie et l'arrivée de sa sœur jumelle va totalement l'ébranler au point qu'il retombera dans ses anciens travers.

En résumé, une petite déception donc, bien que l'ensemble fut, tout de même, agréable à lire.





9,20 EUR
Achat Fnac

mercredi 19 août 2015

Les chasseurs de rêves



Le cercle des immortels
Tome 1 : Les chasseurs de rêves

de Sherrilyn Kenyon

Éditions J'ai lu

Sortie le 29 mai 2010
Format poche / 376 pages / Prix 6,90 €



Présentation de l'éditeur :

Arik est un Skotos, un dieu des songes qui ne ressent les émotions qu'en s'immisçant dans les rêves humains. C'est ainsi qu'il pénètre l'univers fantasmagorique de Megerea Kafieri, une jeune scientifique qui s'est lancée dans un projet fou retrouver l'Atlantide. Mais les Skotos n'ont pas le droit de s'attacher à une rêveuse. A l'heure de quitter Megerea, Arik passe un pacte avec Hadès durant deux semaines, il descendra sur Terre mener la vie d'un simple mortel. Cette faveur a un prix l'âme de la jeune femme que, sur l'ordre de Hadès, il doit ramener aux Enfers...

Mon avis :

Voici le tome introductif des Chasseurs de rêves qui font pleinement partie de l'univers des Dark-Hunters et qui sont aussi importants que nos chasseurs. Il est bon de savoir que seul l'éditeur français les a séparées, formant par la même deux séries.
Ce premier tome des Chasseurs de rêves est en fait, à la base, le onzième tome de la série des Dark-Hunters.
Ce spin-off (qui en réalité n'en n'est pas un, je le rappelle) est très important puisqu'il livre bon nombre d'informations. Pour le coup, aucun des tomes n'est à négliger et, pour la bonne compréhension des intrigues, il est important de lire l'ensemble dans l'ordre.

Dans ce premier opus, nous faisons la connaissance des Skotos (dieux des songes) en la personne d'Arik, ainsi que de Megerea, une jeune scientifique qui n'a qu'une obsession : retrouver l'Atlantide (pour le plus grand bonheur d'une certaine déesse...).
C'est par un odieux stratagème qu'ils vont se rencontrer, l'amour sera au rendez-vous, mais, évidemment, les choses seront bien compliquées pour nos deux tourtereaux.

Encore un sympathique moment de lecture qui nous offre son lot de palpitations cardiaques, d'intrigues et de personnages hauts en couleur. L'arrivée de ces nouveaux dieux complique un peu le background de la série des Dark-Hunters, mais l'enrichit en même temps, évitant ainsi de tourner en rond. Cerise sur le gâteau, nous rencontrons Tori, alors jeune adolescente passionnée, personnage qui aura une importance cruciale par la suite.
En bref, une lecture inévitable pour celles et ceux qui s’intéressent de près à l'univers captivant des chasseurs de la nuit.
Si vous souhaitez connaître l'ordre de lecture de cette très longue saga, n'hésitez pas à consulter le site qui lui est consacré ici




6,90 EUR
Achat Fnac

dimanche 19 juillet 2015

Edenbrooke



Edenbrooke
de Julianne Donaldson

Éditions Milady Romance
Sortie le 18 septembre 2014
Format relié / 353 pages / Prix 7,90 €



Présentation de l'éditeur :

Marianne Daventry s’ennuie à mourir à Bath.
Aussi, elle n’hésite pas une seconde à rejoindre sa sœur lorsque celle-ci l’invite à passer l’été à la campagne à Edenbrooke. Mais Marianne découvre alors que les choses ne sont pas toujours ce qu’elles semblent être. Entre une terrifiante rencontre avec un bandit de grand chemin et des jeux de séduction a priori sans conséquences, la jeune fille se retrouve entraînée dans une aventure aussi romantique que complexe. Parviendra-t-elle à contenir les élans de son cœur ou succombera-t-elle au sourire d’un mystérieux inconnu ?

Mon avis :

Quand la romance, dans sa pure tradition, redevient synonyme de fraîcheur et de nouveauté, cela veut dire que parfois, revenir aux sources, permet de redécouvrir un genre qui a pris de multiples formes ces dernières années. Cela veut dire aussi que la simplicité, dans ce qu'elle a de plus beau, est gage de plaisir et de ravissement. Julianne Donaldson l'a bien compris, car son Edenbrooke fut l'un de mes gros coups de cœur de cette année.
Pourtant, l'intrigue en elle même est un grand classique et fait partie des schémas des plus connus, mais voilà, il y a comme de la magie dans ce roman.
Peut-être cela vient-il du style de l'auteur, fluide et fort agréable à lire. Ou alors, son humour omniprésent qui rend l'ensemble, pour le coup, très attachant. Ou bien peut-être que c'est l'âme de Jane Austen, qui plane tout au long des pages, qui le rend si jouissif. Je ne sais pas, mais toujours est-il que le sourire niais de contentement est bien présent tout au long du récit et que pour ce faire, il n'y a pas eu besoin de scènes torrides ou de mâles alpha déshabillés (bien que je les aime beaucoup). Non, il aura juste fallu une héroïne fort charmante qui virevolte dans un verger et un gentleman très amoureux.


mercredi 15 juillet 2015

Ant-Man



Synopsis :

Scott Lang, cambrioleur de haut vol, va devoir apprendre à se comporter en héros et aider son mentor, le Dr Hank Pym, à protéger le secret de son spectaculaire costume d’Ant-Man, afin d’affronter une effroyable menace…

Mon avis :

Voilà un film que personne n'attendait. Celui qui clôt la phase 2 du MCU avait l'allure, comme ça de loin, d'un outsider qui ne ferait pas le poids entre les deux grosses productions Avengers age of Ultron et Civil War.
De plus, le départ de son scénariste et réalisateur Edgar Wright avait fait pas mal de bruit, rendant la tâche de Paul Rudd et Peyton Reed extrêmement difficile. Et pourtant, du haut de ses 8mm, Ant-Man assure, surprend et réjouit le public par sa fraîcheur, son ton décalé et son apparente simplicité. 


Il en fallait des cojones déjà, pour oser adapter à l'écran l'Homme-fourmi, un super-héros très peu connu du grand public, et lui donner une once de crédibilité. Et c'est là le point fort du film : on y croit ! Grâce à Paul Rudd déjà qui rend le personnage extrêmement attachant. Scott Lang n'est pas un super-héros classique, il n'a aucun pouvoir particulier et brille surtout par sa grande capacité à voler les autres. Nous sommes donc loin d'un Captain America voir même d'un Iron Man, mais c'est pourtant avec un naturel incroyable qu'il endosse le costume et fait son job. 


Le scénario de Wright tient la route et, quoi qu'en disent certains, sa vision est bien présente dans le film, il y a donc du « Cornetto » dans ce Ant-Man et Peyton Reed a très bien su réutiliser ce matériau de base pour livrer un bon film, malgré le contexte peu favorable. Chapeau bas !

Pour conclure, des scènes de comédie pure aux effets spéciaux très impressionnants, en passant par le talent des acteurs et le scénario, tout est bon, agréable, sympathique et j'irais même jusqu'à dire jouissif. Les deux scènes post-génériques sont également un festival (surtout la seconde). Un très bon divertissement, à mi chemin entre « Chérie, j'ai rétréci les gosses » et « Ocean Eleven », en résumé, un film de braquage à la sauce Marvel, et franchement, j'adore ça. 





 Fiche Technique

Ant-Man
Film américain de Peyton Reed (2015)
Avec : Paul Rudd, Evangeline Lilly, Michael Douglas, Corey Stoll
Genre : SF, Action
Durée : 1h57 mn
Date de sortie : 14 juillet 2015




lundi 13 juillet 2015

L'amant réincarné



La Confrérie de la dague noire
Tome 8 : L'amant réincarné

de J.R. Ward

Éditions MILADY

Sortie le 25 avril 2013
Format broché / 700 pages / Prix 9,90 €



Présentation de l'éditeur :

Une guerre fait rage à l’insu des humains.

Six vampires protègent leur espèce contre la Société des éradiqueurs. Ils sont regroupés au sein de la mystérieuse Confrérie de la dague noire.John matthew a vécu parmi les humains, sans jamais suspecter sa nature de vampire jusqu’à ce que la Confrérie le trouve. même alors, son passé et sa véritable identité sont restés pour tous un mystère. lorsque sa vendetta personnelle à l’encontre de flhéau l’entraîne au cœur d’une guerre sans merci, il devra alors surmonter ses craintes afin de découvrir qui il est réellement. Car sans cela, il sera impuissant à venger son seul amour : Xhex, séquestrée et torturée par son pire ennemi.

Mon avis :

J'ai lu cet opus depuis fort longtemps mais je n'avais pas encore eu l'occasion de le chroniquer. Une relecture s'est donc imposée, et elle fut aussi agréable que la première. Ce tome clos un cycle puisqu'il est centré sur John Matthew que nous suivons depuis le premier tome et dont nous savons de qui il est la réincarnation.

Suite directe du tome 7 dont la fin nous laissait dans le désespoir avec la capture de Xhex, L'amant réincarné est un roman fort, intense, et qui répond à bon nombre de questions. L'histoire d'amour entre John et Xhex est magnifique, douloureuse, torturée, à l'image de nos deux protagonistes dont la vie ne fut pas un long fleuve tranquille. Leur handicap respectif devient un atout, l'un est muet et l'autre, de par sa nature sympathe, n'a pas besoin de mot pour comprendre l'homme qu'elle aime, et c'est ce qui fait la beauté de leur relation.

Ce tome permet également d'en savoir plus sur le passé de Xhex, et par la même sur celui de Tohrment et Audasz et surtout d'avoir un épilogue fort à ses huit premiers romans qui ont su nous tenir en haleine à chaque page. De nouveaux personnages, qui auront une importance cruciale à l'avenir, font leur entrée et les perspectives de suites sont plus qu'engageantes.

Pour conclure, c'est encore une fois une réussite, décidément, cette Confrérie ne nous déçoit jamais.


samedi 11 juillet 2015

Le problème Spinoza

Le problème Spinoza
d'Irvin Yalom

Editions : Le livre de poche
Sortie : le 29 janvier 2014


Présentation de l'éditeur :

Amsterdam, février 1941. Le Reichleiter Rosenberg, chargé de la confiscation des biens culturels des juifs dans les territoires occupés, fait main basse sur la bibliothèque de Baruch Spinoza. Qui était-il donc ce philosophe, excommunié en 1656 par la communauté juive d'Amsterdam et banni de sa propre famille, pour, trois siècles après sa mort, exercer une telle fascination sur l’idéologue du parti nazi Irvin Yalom, l’auteur de Et Nietzsche a pleuré, explore la vie intérieure de Spinoza, inventeur d’une éthique de la joie, qui influença des générations de penseurs. Il cherche aussi à comprendre Alfred Rosenberg qui joua un rôle décisif dans l'extermination des juifs d'Europe.


Mon avis :

Quand Spinoza et Alfred Rosenberg, l’idéologue du parti nazi, passent sur le divan d'Irvin Yalom, cela donne un roman passionnant où fiction et réalité historique se mêlent pour nous embarquer dans une quête psychologique et philosophique intense.

Irvin Yalom met en parallèle deux personnalités totalement opposées dont l'une sera l’obsession de l'autre à un moment précis de l'histoire.
A ma gauche, Barush Spinoza, en 1656, en pleine recherche et questionnement sur sa démarche philosophique et qui finira par être rejeté par sa communauté subissant un herem (excommunication juive).
A ma droite, Alfred Rosenberg, père de l'idéologie nazie, en recherche constante de la reconnaissance de ses pairs et qui ne comprend pas pourquoi, le grand et bon allemand Goethe, admire les écrits de Spinoza, un juif ! Pendant des années, il essaiera de résoudre le « problème Spinoza » jusqu'à confisquer la bibliothèque du petit musée consacré au philosophe à Amsterdam en 1941.

Irvin Yalom nous offre un roman singulier, particulièrement bien construit, qui permet de mieux comprendre Spinoza, cet esprit éclairé qui n'est malheureusement pas né à la bonne époque, et nous plonger dans le raisonnement et le déterminisme effrayant de celui qui restera persuadé d'avoir raison et n’éprouvera aucun remords devant le jury de Nuremberg. Dans une très intéressante post-face, l'auteur nous révèle ce qui relève de la fiction et de la réalité. 
Lauréat du prix des lecteurs du livre de poche en 2014, ce roman qui se lit presque comme un polar, fut ma grosse claque de l'année dernière, et comme toujours avec cet auteur, j'en suis ressortie grandie.

vendredi 10 juillet 2015

Le journal perdu de Bram Stoker

Le journal perdu de Bram Stoker
Elizabeth Miller et Dacre Stoker

Éditions : J'ai Lu
Sortie : le 6 octobre 2012



Présentation de l'éditeur :

La récente découverte d'un journal intime appartenant a Bram Stoker a bouleverse ce qu'on croyait savoir du père de Dracula. Prises entre 1871 et 1881, ces notes captiveront aussi bien les inconditionnels de ce chef-d’œuvre que les amateurs de littérature gothique. 
Méticuleusement retranscrit et étudié, ce texte offre un aperçu nouveau et intrigant de la nature complexe de l'auteur, de ses pensées et du développement de son style. Assisté par une équipe de chercheurs, Dacre Stoker et Elizabeth Miller ont habilement fait correspondre le contenu de cet ouvrage avec son travail ultérieur, plus particulièrement Dracula. Curiosités, songes et anecdotes : la genèse d'un homme et d'un mythe fascinants.

Mon avis :

Arrière-petit-neveu de Bram Stoker, Dacre Stoker, s'était déjà fait connaître en publiant Dracula L'immortel, suite directe du Dracula de son illustre grand oncle. Ici, ce sont les carnets intimes et de travail de Bram qui ont été retrouvés et édités. Ils contiennent beaucoup d'anecdotes et diverses pensées de l'auteur, mais l'ensemble est rendu sans âme véritable et l'on finit par s'ennuyer en cours de lecture. De plus, nous aurions aimé trouver, dans les textes, le travail de recherche et d'écriture du fameux Dracula, hors celui-ci se résume à quelques pauvres lignes, en tout cas, dans cet ouvrage.
Une déception donc, qui est d'autant plus grande quand on connaît les œuvres de l'auteur et la minutie de son écriture. Ce journal perdu n'est vraiment pas à sa hauteur.

jeudi 9 juillet 2015

Mine

Fight for love
Tome 2 : Mine

de Katy Evans

Éditions Hugo
Collection New Romance
Sortie le 22 janvier 2015



Présentation de l'éditeur :

Dans le best-seller international REAL, tome 1 de la série Fight for Love, le si sexy bad boy de la ligue underground de boxe, Remington Tate rencontre enfin son âme sœur.

Engagé pour s'occuper de sa condition physique, Brooke Dumas provoque en lui un désir intense et elle devient pour " Remy " aussi nécessaire que l'air qu'il respire. Il ne peut plus vivre sans elle. Brooke n'avait jamais imaginé qu'elle ferait sa vie avec l'homme dont toutes les femmes rêvent. Malheureusement tous les rêves ne deviennent pas réalité et au moment où ils ont le plus besoin l'un de l'autre, Brooke doit s'éloigner du ring et donc de Remy. Entre eux la distance et la noirceur s'installent et la seule chose que Brooke puisse faire est de se battre pour l'amour de cet homme qu'elle surnomme " LE MIEN ". 

Mon avis :

Si le premier tome fut pénible à lire, ce second atteint des sommets, et ce toujours pour la même raison : Brooke. 

Dans le premier tome, nous faisions la connaissance de son goût immodéré pour l'anatomie en général et celle de Riptide en particulier. Là, non seulement, nous avons la même chose, mais en plus élaboré, avec les bruits et les réflexions stupides qui l'accompagnent. En effet, Rémy ne passe plus pour un être humain, mais pour un spécimen canin, puisqu'il la renifle et la lèche à peu près toutes les 10 pages, sans oublier les contractions utérines de l’héroïne, car oui, Brooke a son utérus qui se contracte de désir. Elle a quand même beaucoup de chance, car moi, les seuls moments où mon utérus se contracte, c'est pendant mes règles ou mon accouchement, et je peux vous assurer que la seule chose qui m'a réellement excitée dans ce pénible moment fut l'entrée de l'anesthésiste dans la salle d'accouchement avec sa grande aiguille. 

Quant à l'histoire, je n'en ai rien retenu et c'est fort dommage, elle fut encore une fois phagocytée par mon incessante envie de gifler Brooke.
Je fonde beaucoup d'espoir sur le tome 3, qui est le point de vue de Riptide, en me disant qu'il m'épargnera au moins l'omniprésente libido de l’héroïne.

mercredi 8 juillet 2015

Keep calm and eat scones !


Oui, cela fait un bon moment que je dois mettre cette recette sur le blog, et comme je viens tout juste d'en confectionner quelques uns, la voici enfin, juste le temps de mettre mon costume.


Je me suis inspirée de la recette de Rose Bakery car elle est très simple et donc facile à réaliser. Après plusieurs années, j'ai enfin trouvé les bons dosages, même si mes scones ne sont pas aussi gonflés que sur certaines photos... (non, je ne suis absolument pas jalouse, allez tous pourrir en enfer...).


Voici la liste des ingrédients :

- 250 grammes de farine
- Une cuillère à soupe de sucre
- Une cuillère à soupe de levure
- Une pincée de sel
- 55 g de beurre
- 150 ml de lait (environ)

La marche à suivre est assez simple, il suffit de mélanger la farine, le sucre, le sel et la levure dans une terrine. Y incorporer le beurre du bout des doigts. Le beurre ne doit pas spécialement être mou, c'est la même technique que pour le crumble. Ajouter le lait et mélanger à la fourchette. Rassembler la pâte avec les mains sans hésiter à rajouter de la farine si celle-ci est trop collante.  Mais attention, pour garder l'aspect sablé du scone, la pâte ne doit pas trop être travaillée. 
Abaisser la pâte à l'aide du rouleau à pâtisserie sur 2 ou 3 cm environ et découper les scones à l'aide d'un emporte pièce ou d'un verre (personnellement j'utilise un verre). Les disposer sur une plaque recouverte de papier sulfurisé et enfourner à 150° pendant 15 mn environ.
Vous pouvez, au préalable, dorer les scones à l’œuf battu, pour ma part je les laisse blancs. 
A déguster dès la sortie du four.

J'avoue que ma dernière fournée fut un régal et j'ai pu retrouver le goût des scones dégustés sur la route des Highlands en Écosse, je ne suis pas peu fière (d'ailleurs Jamie est vite sorti du bain pour venir les manger...)

 
Une autre variante, que je fais très souvent, consiste à incorporer dans la pâte des raisins secs. Le top étant de les faire tremper dans du thé Earl Grey bien une heure avant. Cela donne un fabuleux goût de bergamote aux scones et c'est juste trop bon dans mon corps.

Voilà, à vos rouleaux à pâtisserie, n'hésitez pas à me faire des retours ;) et comme le dit si bien chouchou :


Une alliance inattendue

Une alliance inattendue
de Tina Gabrielle

Éditions J'ai lu
Collection : Aventures et Passions
Sortie le 20 août 2014


Présentation de l'éditeur :

- Mon fiancé est accusé de meurtre. Vous êtes le meilleur avocat de Londres, il faut absolument que vous le défendiez!

Jack Harding ne peut guère refuser. Celle qui vient de requérir ses services est lady Evelyn Darlington, la fille de son mentor. Seulement il aurait dû se douter que lady Evelyn ne resterait pas sagement dans son coin pendant qu'il mènerait l'enquête. Déjà, lorsqu'il étudiait le droit dans le cabinet de son père, la petite peste blonde se mêlait de tout et le suivait partout. Aujourd'hui rien n'a changé...sauf qu'elle a une silhouette à damner un saint. Et une si jolie coéquipière, c'est un souci de plus dans une affaire qui s'annonce pleine de danger...

Mon avis :

Voici une romance historique un peu atypique dans la collection Aventures et Passions et c'est plutôt agréable. En effet, la série Regency Barrister se situe dans le milieu de la justice et l'auteur connaît bien son thème puisqu'elle est avocate de profession et cela se voit.
Sans que cela soit indigeste pour le lecteur, Tina Gabrielle agrémente son récit d'éléments techniques qui donnent de la cohérence à son histoire. L'on apprécie beaucoup d'avoir à faire à une enquête solide dans un contexte historique bien défini (celui de la Régence anglaise) tout en suivant l'évolution des sentiments de nos deux protagonistes.
Un bon dosage donc entre romance et intrigue policière, le tout bien rythmé, ce qui laisse peu de place à l'ennui. On retrouve un peu l'influence d'Amanda Quick (bien que l'humour et le style de cette dernière soit sans égal) dans ce premier tome, et l'auteur s'en sort très bien en maintenant un bon suspense jusqu'au bout.

Une jolie surprise donc. Espérons que les éditions J'ai Lu publient le second tome rapidement, les confrères de notre héros nous promettent quelques heures de lecture plus que captivantes.