Moi, Stéphanie (aka Elaura),
administratrice du forum www.bit-lit.com,
rédactrice chez Onirik,
ma vie, mon œuvre, mes bafouilles.


De manière plus intime,
ce petit blog sans prétention est mon coffre à jouets.
J'y mets mes envies, mes lubies et mes coups de cœur,
sans logique ni plan sur la comète,
juste l'envie de partager avec vous mon joyeux bordel cérébral et affectif à travers
les livres, films, musiques qui croisent ma route.

Bonne visite ;-)

A chaque film il y a un comic... ou un truk du genre.

vendredi 15 avril 2016

Batman v Superman v Critiques v Public v... heu... il y en a trop.



S'il y a un film qui défraie la chronique à l'heure actuelle c'est bien celui de Zac Snyder. Si Batman v Superman était très attendu par les fans et le public en général, l'accueil fut violent à tel point que critiques professionnels et fans vomissent encore leur haine sur les réseaux sociaux. D'ailleurs, je me demande souvent si nous avons vu le même film, car s'il n'est pas exempt de défauts, Batman v Superman est très loin de mériter un tel acharnement.

Tout d'abord, Batman v Superman se veut l'adaptation du très célèbre comics de Franck Miller Batman : The Dark Knight Returns , du moins, Snyder ne se cache pas de s’en être inspiré fortement. Mais comme toutes adaptations de comics, de livres, ou de ce que vous voulez, le résultat est avant tout la vision toute personnelle d'un réalisateur. On adhère ou pas à cette vision, mais en aucun cas il n’est pertinent de parler de fidélité totale ou non à l’œuvre originale, c'est un non-sens, car ce que l'on attend d'un réalisateur, c'est une certaine singularité qui, par définition, diffère du support d'origine. Cela me paraît tout de même assez logique, hein, mais apparemment ça ne l’est pas pour tout le monde. Je le répète pourtant souvent, je vais finir par me fatiguer.


Batman : The Dark Knight Returns donc, et en effet, nous retrouvons pas mal d'éléments de l'histoire de Miller dans le film : un Batman vieillissant, très sombre, qui a déjà combattu le crime depuis plus de 20 ans, a vécu la perte d'un Robin et n'a jamais été aussi hanté par le meurtre de ses parents.

Ces éléments font de notre Bruce Wayne certainement l'un des plus sombres et tourmentés vus à l'écran à ce jour. Ben Affleck le campe merveilleusement, sans surenchère et avec beaucoup de puissance. S'il y a une chose sur laquelle les haters sont d'accord, c'est que malgré toutes leurs réticences, Ben Affleck est un excellent Batman (c'est déjà ça !). Autre élément du comics présent dans le film, le costume du Bat, parfait à tout point de vue.



Nous voilà dans un background connu des lecteurs de comics, moins de ceux qui n'en lisent pas à qui certaines références ou clins d’œil peuvent échapper, mais en aucun cas interférer dans la compréhension de l'histoire. Et c'est là que la vision de Snyder se met en place, l'intrigue, la chronologie, la mise en scène toute en virtuosité.

L'histoire prend place juste après les événements de Man of Steel, on connaît donc Superman, presque intimement et, pendant son combat final avec le Général Zod, Bruce Wayne assiste impuissant à la destruction massive de Metropolis (après celle de Smallville). Dès lors, Superman est vu par Bruce comme une menace que personne ne pourra contrôler. Agacé par l'aura quasi christique de l'Homme de fer, Bruce ne voit en lui que le Kryptonien, l'extra-terrestre qu'il doit éliminer pour sauver sa planète.



Voici le premier tour de force du réalisateur, la logique de l'histoire, la continuité avec Man of Steel, et cette grande et énorme scène qui ouvre le bal, parfaitement maîtrisée et qui donne le ton du film ; on sent très bien le « ça va chier !!!! ».



Dès lors, BvS alterne entre scènes de combats (celles avec le Batman sont stupéfiantes, puissantes, violentes, et j'ai envie de dire : ENFIN !!!) et questionnements sur les conséquences des actes des super-héros. C'est intelligent, plutôt bien amené et donne lieu à de très jolies scènes presque contemplatives. Mais là où le public s'est perdu, c'est au niveau de la continuité narrative. Le film contient pas mal de scènes de rêve qui coupent le rythme et qui peuvent donner l'impression d'un montage chaotique. Personnellement, cela ne m'a pas gênée du tout et certaines scènes de rêve servent même parfaitement l'intrigue, mais je peux comprendre que cela déstabilise un peu. Cependant, de là à crier au scandale et au montage, je cite, « merdique », faut pas non plus pousser mémé. Ceux qui se plaignent de n'avoir « rien compris » exagèrent un brin, ma fille de 9 ans a tout pigé des 2h40 du film, et elle n'a que... 9 ans, hein ! Elle est en CE2... enfin je dis ça, je dis rien.



Autre point du film sujet à controverse, la manière dont Batman et Superman redeviennent potes, ou du moins arrivent finalement à une entente. Je ne vais pas spoiler le film, mais ce moment-là, qui se doit d'être fort et plein d'émotions est tourné en ridicule par des gens qui n'y ont rien compris. C'est fort dommage, car même s’il ne dure pas très longtemps, il est pourtant plein de sens et je dirais même fortement bien trouvé. À ce moment précis de l'histoire, Batman voit enfin en Superman l'humanité qui lui manquait et ce parallèle basé sur un prénom est totalement novateur et n'a même jamais été fait par un auteur de comics. J'ai trouvé cela beau, gonflé certes, mais beau, cohérent avec l'ensemble et surtout le caractère fort torturé de notre Bruce, dont l'obsession malsaine pour la mort le menait droit à sa perte.

Alors oui, il y a des choses qui m'ont agacée comme un Lex Luthor qui passe plus pour un bouffon que pour le véritable psychopathe qu'il est vraiment. Il ne fait donc pas assez peur à mon goût, malgré tout le respect que j'ai pour l'acteur. La présentation bien trop rapide des membres de la Justice League m’a aussi déçue, mais bon, ça se comprend, le film ne pouvait pas faire 4 heures non plus.


 Batman v Superman a des imperfections, mais il reste tout de même un très bon film de super-héros, intelligent, bien interprété, dont les scènes de combats sont le point fort (Snyder est vraiment doué pour ça et nous offre ce que Christopher Nolan n'a pas su faire), sans parler de l'arrivée badass de Wonder Woman qui a une putain de classe.


On a le droit de ne pas adhérer, aimer, le travail du réalisateur sur ce projet et certaines critiques sont légitimes, mais ce qui me gêne le plus, c'est le déferlement de haine extrêmement malsain que j'ai pu lire. Ce bashing violent avait déjà fait son apparition lors de la sortie du dernier Star Wars, mais là je crois qu'on atteint le summum de la connerie. Les gens se comportent comme si ces personnages et ces univers fictifs leur appartenaient, j'ai l'impression d'entendre parler de religion...

Oh, les gars, Batman et Superman, ils n'existent pas en vrai, hein ! Leurs histoires, publiées depuis plus de 75 ans, ne sont pas des Évangiles, elles ne dictent aucune ligne de conduite et si les comics peuvent parfois faire passer des messages forts (et il me semble que c'est le cas de beaucoup d’œuvres artistiques) ils n'ont pas vocation à montrer la voie ou apporter « La bonne nouvelle ». Vous allez faire quoi la prochaine fois ? Poser des bombes ? L'ennemi à abattre sera celui qui a aimé le film (ou pas) ou qui se balade avec un tee-shirt Batman sans avoir lu un comics ? Vous vous prenez pour qui ? Les détenteurs de la sacro-sainte culture comics ? Et faut-il que nous soyons absolument d'accord avec vous ? Sous peine de se faire flageller la gueule... ou se faire démonter sur les réseaux sociaux comme si on était des merdes sans cervelle ?

La pop culture, mes amis, n'appartient à personne en particulier, elle appartient à tout le monde, dans sa grande diversité. Que l'on soit lecteur de comics ou simplement fan d'adaptations, que l'on aime Marvel et/ou DC, Disney, Star Wars ou que l'on rêve en secret d'une sex tape avec Poe Dameron (comment ça je suis démasquée ?????)


cette culture-là se doit de rassembler et non de diviser. Ces dérives m'inquiètent beaucoup, m'attristent et me poussent à fuir les réseaux sociaux, quand l’événement réjouissant qu'est la sortie d'un film tourne au ridicule et au tragi-comique. Ce qui fut un temps un véritable plaisir, partager son enthousiasme et son avis avec d'autres personnes susceptibles de vous comprendre, est devenu impossible et nous oblige finalement à faire comme avant, garder pour soi son avis, son bonheur ou son mécontentement. 
Un comble, à l'heure où l'on peut enfin parler de super-héros, sans passer pour un satellite en orbite. Dommage.


Tout cela attriste beaucoup Loki également... (bon oki c'est juste une excuse pour poster son gif...)

mercredi 13 avril 2016

Chroniques de Meryton



Chroniques de Meryton
de Elizabeth Aston

Éditions MILADY

Sortie le 26 février 2016
Format poche / 384 pages / Prix 7,90 €



Présentation de l'éditeur :

Dans Orgueil & Préjugés, Maria Lucas, la petite sœur de Charlotte Lucas, est souvent présentée comme une jeune fille timide et écervelée. Pourtant, elle n'est pas ce qu'elle semble être...Alors qu'elle est en voyage à Londres, elle rencontre Henry Fletcher, un capitaine de la Royal Navy, et en tombe amoureuse. Ils se fiancent secrètement avant que le jeune homme ne parte en mer. 
De retour à Meryton, elle entretient avec lui une correspondance enflammée tout en lui décrivant sa vie dans le Hertfordshire où s'installe un certain Mr Bingley accompagné de son meilleur ami : Mr Darcy.

« Telle une Jane Austen ou une Georgette Heyer, Elizabeth Aston décrit la régence anglaise avec affection, respect et esprit. » Good Book Guide« Jane Austen serait fière d'elle. » Historical Novels Review« L'œuvre d'Elizabeth Aston séduira autant les inconditionnels de Jane Austen que les lecteurs de romans historiques en quête d'intrigues passionnantes. » Library Journal


Mon avis :

Elizabeth Aston nous a quittés il y a peu, ce n'est donc pas sans une certaine émotion que l'on commence la lecture de son dernier roman. Mme Aston aimait l’œuvre de Jane Austen, en particulier Pride and Prejudice et nous a laissé un certain nombre d'Austeneries, toutes publiées par Milady. Chroniques de Meryton est certainement la plus aboutie et la plus belle d'entre elles. Déjà parce qu'elle nous parle d'un personnage peu exploité jusqu’alors, Maria Lucas, la petite sœur de Charlotte Lucas, mais aussi parce que le principe narratif utilisé est particulièrement agréable, car Chroniques de Meryton est un roman épistolaire.

C'est un véritable plaisir de lire les différentes correspondances de la jeune Maria, avec sa meilleure amie Lucy, mais également avec son fiancé secret. Témoin silencieuse et discrète de la vie tumultueuse de Meryton, Maria dépeint avec malice la vie de son entourage, en particulier les histoires de cœurs de la famille Bennet qui, de Jane à Elizabeth, en passant par Lydia, ne manque pas de piquant. Maria est loin d'être la jeune fille sans cervelle qu'elle essaie de paraître, elle est vive, sarcastique et intelligente et a une vision assez juste des événements qui touchent ses proches.
Mais comme toutes les bonnes choses ont une fin, l'épilogue nous émeut, et c'est avec beaucoup de regret que nous lisons les dernières pages.

Mme Aston doit, à cette heure-ci, prendre le thé en bonne compagnie. Gageons qu'elle doit être en grande conversation, là-haut, sur son nuage, avec Mme Austen, au sujet d'un certain Mr Darcy... 



mardi 12 avril 2016

Hunter


Vampire Nation 
Tome 2 : Hunter
de Larissa Ione
 
Éditions : Milady
Collection : Bit-lit

Sortie le 19 juin 2015


Présentation de l'éditeur :

Hunter est prêt à tout pour sauver son peuple de l'extinction. Ou d'un sort pire encore : devenir les esclaves et cobayes des humains. Mais le charismatique leader de la rébellion vampire doit pour cela affronter une épreuve face à laquelle sa force et son courage n'ont que peu de valeur. Afin de forger une alliance, il a accepté de s'unir à la fille du chef d'un clan rival. Une vampire qu'il déteste. Une vampire qui a une soeur jumelle dont il est fou amoureux. Entre le futur de son clan et l'amour véritable, Hunter devra choisir... 


Mon avis :

Nous avions beaucoup aimé le premier tome de cette nouvelle série de Larissa Ione pour sa fraîcheur tant au niveau de l'intrigue que de son background. L'utilisation de la mythologie amérindienne (uniquement exploitée par Patricia Briggs jusqu'alors) était une réelle bonne idée. L'auteur nous en révèle donc beaucoup plus dans ce second opus dédié à Hunter, le leader de la rébellion vampire.
L'histoire se construit essentiellement autour d'une quête qu'il doit entreprendre pour sauver son clan, mais également son cœur, car à la fin du tome 1, rappelez-vous, il s'était engagé à épouser une vampire qu'il ne peut pas voir en peinture.
De péripétie en péripétie, Hunter affrontera ses démons (au sens propre comme au figuré) accompagné de celle qui a su se sacrifier pour le bien de tous.
Beaucoup d'action donc dans ce second roman, qui flirte presque avec la fantasy (la quête, etc...) et qui permet de nous en révéler beaucoup sur les origines des vampires de cet univers particulier. On ne s’ennuie pas, bien au contraire, et l'action n'est jamais là au détriment de l'émotion ou de la romance qui se développe.

Une réussite, encore une fois, qui confirme que cette nouvelle saga est à suivre avec intérêt.


mardi 5 avril 2016

Lettres écarlates



Meg Corbyn T1 
Lettres Écarlates
de Anne Bishop

Éditions Bragelonne

Sortie le 16 avril 2014
Format broché / 480 pages / Prix 20,00 €



Présentation de l'éditeur :

Meg Corbyn a vécu toute sa vie coupée du monde, traitée comme de la viande par des hommes sans scrupules se servant de ses visions du futur pour s'enrichir. Lorsqu'elle s'enfuit, ils sont prêts à tout pour la récupérer, même à s'aventurer sur le territoire des Autres. Ces créatures de cauchemar prêtes à éradiquer l'humanité au moindre faux pas auprès desquelles Meg va trouver refuge. Mais si Simon Wolfgard, loup-garou et chef de la communauté, est d'abord intrigué par cette humaine intrépide, il pourrait à tout moment décider de simplement éliminer cette source de danger pour les siens...


Mon avis :

Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas eu autant de plaisir à lire un roman d'urban fantasy. Meg Corbyn est une héroïne extrêmement attachante, qui lutte pour sa liberté, mais qui dégage également beaucoup de mélancolie. Et c'est un des points forts de ce nouvel univers créé par Anne Bishop, en plus de tout le reste, évidemment. Car cette nouvelle saga nous propose un background très novateur, complexe et absolument passionnant.

Ce premier tome aurait pu être entaché par la fameuse "malédiction des premiers tomes", mais il n'en est rien. Aucune lourdeur vient troubler le récit et malgré l'introduction d'un grand nombre de personnages, nous parvenons à suivre l'ensemble avec une grande fluidité.

Une très grande réussite donc pour cette nouvelle série que je suivrai avec beaucoup d’intérêt.





20,00 EUR
Achat Fnac