Moi, Stéphanie (aka Elaura),
administratrice du blog Bit-lit.com,
rédactrice,
maman, sorcière, metalhead, Janeite, chieuse à plein-temps. Aime le thé et les kilts.
Ma vie, mon œuvre, mes bafouilles.





mardi 19 septembre 2017

Tout ce qui brûle



Noirs démons, T1 : Tout ce qui brûle
de Suzanne Wright

Éditions MILADY

Sortie le 21er avril 2017
Format poche / 480 pages / Prix 8,20 €



Présentation de l'éditeur :

Par l’auteure de la série best-seller La Meute du Phénix.
Préparez-vous à être enchanté par cette série hautement addictive...
Membre d’un repaire de démons mineur, Harper Wallis mène une vie plutôt simple – si l’on ne tient pas compte de sa famille haute en couleur. Tout bascule lorsqu’elle découvre que son ancre, le seul démon capable de l’arrêter lorsqu’elle laisse libre cours à sa rage, est Knox, l’un des démons les plus puissants au monde.
Knox est bien décidé à l’obliger à admettre qu’ils sont liés – et à l’entraîner dans son lit. Il est prêt à tout pour la garder auprès de lui et la protéger contre ceux qui voudraient l’utiliser contre lui. Harper n’est pas sûre de vouloir l’un ou l’autre, mais elle n’est pas pour autant du genre à battre en retraite lorsque le danger rôde, que la menace pèse sur elle... ou sur lui.

Mon avis :

Après La meute du Phénix, Suzanne Wright nous revient avec une nouvelle série de romance paranormale qui, même si elle paraissait assez novatrice au premier abord, finit par réutiliser les mêmes schémas habituels quelques peu lassants du genre.

En effet, le background de ce nouvel univers est intéressant : des démons de différentes espèces, avec une mythologie qui pique notre curiosité, des luttes de pouvoirs et des rapports de force qui enrichissent l'intrigue, une héroïne peu commune dans le fait qu'elle ne cherche pas systématiquement à être ce qu'elle n'est pas, reconnaît ses faiblesses et sait faire appel aux autres en cas de besoin, en bref, ça débutait plutôt bien.

Puis vint le mâle et ce fut le drame. Un cliché ambulant de mâle alpha dominateur à l'extrême, c'est à partir de ce moment-là que le roman m'a perdu. Autant, nous savons que dans ce genre de romance, et en particulier en romance paranormale, le mâle alpha dominant est un archétype quasi obligatoire, autant lui conférer quelques neurones et une once de respect pour l’héroïne n'est tout de même pas superflue. Alors, il l'aime d'amour très fort, bla bla, ne peut se passer d'elle, bla bla, doit la protéger à tout prix, même quand elle ne demande rien et surtout, elle n'a même plus la liberté de ressentir et de penser ce qu'elle veut. Boum. Rideau. Au-revoir. Aurons-nous la force de lire le second tome ? Rien n'est certain.

Petit message aux auteurs de romance paranormale : oui, nous aimons les mâles alpha, oui, ils peuvent être dominants, c'est sympa, cela peut-être excitant et cela est surtout en accord avec la nature de la plupart d'entre eux (loup, démons ou autre exemple du bestiaire du fantastique), cependant, il serait peut-être bon d'arrêter de nous servir à toutes les sauces de l’héroïne soumise, fragile, pauvrette, qui n'a même plus la liberté de penser ce qu'elle veut et des mâles en rut, idiots, antipathiques et cons. À bon entendeur...



Beaucoup de bruit pour un capitaine



Beaucoup de bruit pour un capitaine
de Christy English

Éditions MILADY

Sortie le 24 février 2017
Format poche / 384 pages / Prix 6,90 €



Présentation de l'éditeur :

Quand Shakespeare rencontre Jane Austen...
Comment devenir la veuve la plus célèbre de Londres :
1. Faire le vœu de ne pas se remarier.
2. Posséder un navire et devenir fabuleusement riche.
3. Porter des tenues provocantes, à la dernière mode et à vos propres couleurs.
4. Ne PAS succomber, lors d’une soirée au palais du prince-régent, à un capitaine de vaisseau dont les larges épaules et les yeux verts vous font oublier la règle n° 1.
Angelique Beauchamp, veuve du comte de Devonshire, désire être libre et ne souhaite plus qu’un homme la fasse chavirer. Pourtant, lors d’une soirée, elle rencontre le fringant capitaine James Montgomery qui ne la laisse pas indifférente...
Après une courte mais torride liaison, James s’efforce d’oublier la séduisante Angelique qui ne souhaite pas le revoir. Mais pour la première fois, l’attrait de la mer n’est pas assez fort pour lui faire oublier sa peine. Il décide alors, contre vents et marée, de s’emparer du cœur de cette comtesse obstinée dont le dernier désir est de céder.

Mon avis :

Troisième opus de la série Shakespeare in love, Beaucoup de bruit pour un capitaine est donc une relecture de la pièce Beaucoup de bruit pour rien, du célèbre dramaturge.

Comme de coutume dans cette saga, les liens entre l’œuvre princeps et le tome qui lui correspond relèvent plus du clin d’œil que d'une réécriture fidèle, mais n'en reste pas moins agréable. L'histoire débute un mois avant l'intrigue du précédent tome L'Amour d'une nuit d'été et s'achève en même temps que ce dernier.

Christy English prend plaisir à mettre en scène ces personnages shakespeariens au temps de la Régence et cela se voit, même si nous pouvons lui reprocher un bon nombre d'anachronismes, notamment au sujet du caractère plutôt bien trempé de ses héroïnes. Ici encore, Angélique Beauchamp profite pleinement de sa nouvelle condition de veuve, voire même un peu trop. Du coup, l'ensemble manque de crédibilité, mais pour peu qu'on laisse nos petites exigences historiques de côté, l'intrigue ne manque pas de charme et l'idylle entre nos deux protagonistes non plus.

Un opus plaisant à lire, léger, mais que l'on oublie très vite.