Moi, Stéphanie (aka Elaura),
administratrice du forum www.bit-lit.com,
rédactrice chez Onirik,
ma vie, mon œuvre, mes bafouilles.


De manière plus intime,
ce petit blog sans prétention est mon coffre à jouets.
J'y mets mes envies, mes lubies et mes coups de cœur,
sans logique ni plan sur la comète,
juste l'envie de partager avec vous mon joyeux bordel cérébral et affectif à travers
les livres, films, musiques qui croisent ma route.

Bonne visite ;-)

A chaque film il y a un comic... ou un truk du genre.

mercredi 25 juin 2014

Le Flambeur

Le Cercle des Canailles
Tome 1 : Le Flambeur
de Sarah MacLean

Éditions J'ai Lu
Collection Aventures et Passions

Sortie le 8 janvier 2014


Présentation de l'éditeur :

Il y a dix ans, le marquis de Bourne a été jeté de la société avec rien d'autre que son titre. Maintenant, partenaire dans le plus huppé club de jeu de Londres, le froid et impitoyable Bourne va faire ce qu'il faut pour retrouver son héritage — y compris épouser la parfaite et convenable Lady Pénélope Marbury.

Un engagement brisé et des années de cours décevantes ont laissé Pénélope avec peu d'intérêt pour un mariage calme et confortable, et avec l'envie de quelque chose de plus. Quelle chance que son nouveau mari ait accès à de tels plaisirs inexplorés.

Bourne est peut être un prince d'un monde souterrain de Londres, mais il jure de garder Pénélope à l'abri de ses faiblesses — un défi en effet quand la dame découvre ses propres désirs, et son empressement à miser quoi que ce soit pour eux... même son cœur.

Mon avis :

Une nouvelle saga de romance historique qui n'est pas sans nous rappeler la série Gamblers de Lisa Kleypas. Eh oui, le héros de ce premier tome ades airs d'un certain Derek Craven, si ce n'est que le marquis de Bourne est de noble naissance mais a tout perdu au jeu, manipulé par celui qui était censé le protéger. Dès lors, sa soif de vengeance le pousse à refaire fortune et à prendre sa revanche. Propriétaire d'un club de jeu (associé à trois amis d'infortune), il n'hésite pas à plumer tous les lords qui ont la malchance d'entrer dans son antre. Mais sa victoire ne sera complète que quand il aura récupéré le domaine familial perdu, Falconwell, quitte à compromettre son amie d'enfance. 

Une intrigue classique mais rondement bien menée, des protagonistes très attachants et un héros tourmenté, voilà la recette de ce premier opus que l'on prend beaucoup de plaisir à lire. Canailles il y a, ça je peux vous l'assurer, car sous des airs de sainteté, nos associés ont un appétit féroce et un bon paquet de choses à se reprocher. Le couple que forme le marquis de Bourne et Pénélope est très touchant. Leur mariage est loin d'être une sinécure et il faudra beaucoup de patience pour trouver l'harmonie. Les personnages secondaires piquent réellement notre intérêt et nous avons hâte de lire leur histoire, en bref, une introduction qui remplit pleinement sa mission, nous sommes impatients de lire la suite.

mardi 17 juin 2014

Vikings : 1 ère partie : Keep Calm and Pillage On !



Bonjour lecteur,

Aujourd'hui, j'ai envie de te parler d'une série que j'aime d'amour : Vikings.

Déjà 2 saisons à son actif et une troisième commandée pour 2015, Vikings est le nouveau grand succès de la chaîne History et de Michael Hirst (le papa de la série The Tudors).

Avant toute chose, je tiens à préciser que je ne suis pas une spécialiste en civilisation scandinave. Je suis juste quelqu'un de curieux, qui aime s'interroger et s'informer sur ce qu'elle voit et garder un esprit critique même sur ce qu'elle a pris beaucoup de plaisir à regarder. Ainsi, je sais lire et utiliser différentes sources, même académiques, pour ma culture personnelle. Cet article a pour but de parler de ce que j'aime et d'échanger à ce propos et n'a bien évidemment aucune valeur didactique. Et pour avoir encore plus de plaisir, il est plein de gifs salaces Qu'on se le dise \o/

La série suit les exploits d'un groupe de Vikings mené par Ragnar Lothbrok, l'un des plus populaires héros vikings au destin semi-légendaire. Ragnar serait d'origine danoise ou encore norvégienne, selon les sources. Il est supposé avoir unifié les clans vikings en un royaume aux frontières indéterminées à la fin du VIIIe siècle (l'époque est difficile à déterminer, mais se situe entre 750 et 850). Mais il est surtout connu pour avoir été le promoteur des tout premiers raids vikings en terres chrétiennes, saxonnes, franques ou celtiques.

Ce simple fermier, homme lige du jarl Haraldson, se rebelle contre les choix stratégiques de son suzerain. Au lieu d'attaquer les peuples de la Baltique, il décide de se lancer dans l'attaque des riches terres de l'ouest, ayant trouvé un nouveau moyen de naviguer.

Clandestinement, Ragnar va monter sa propre expédition et sa réussite changera le destin des Vikings comme celui des royaumes chrétiens du Sud, que le simple nom de « Vikings » terrorisera pendant près d'un siècle.



Si le public est au rendez-vous, ce n'est pas complètement par hasard, car en plus d'un casting plus que convaincant, la série bénéficie d'une réalisation et d'une production soignées.

Michael Hirst est un passionné d'histoire et ça se voit, même s'il se défend de ne pas faire des séries à la réalité historique incontestable (on lui avait déjà reproché ses libertés prises avec l'histoire des Tudors), l'écriture tâche autant que faire se peut d'être proche de ce que nous connaissons de la réalité historique et légendaire des protagonistes, même s'il s'arrange beaucoup avec la chronologie et que certains clichés ne sont malheureusement pas évités (par contre, la réalité archéologique est largement mise de côté). Cependant, le scénario est parfaitement maîtrisé, quoi qu'en disent ses détracteurs, car il confère un bon équilibre entre réalité/destin des personnages, un contexte qui se veut réaliste (même si matériellement contestable), et évite les écueils du fantastique, bien trop souvent utilisé dans les productions « Viking ». Il est néanmoins important de considérer cette série comme une oeuvre de fiction, inspirée par des récits scaldiques, que comme une série historique à proprement parlé. 

Sa force est de nous montrer la culture de ces hommes du Nord au quotidien, une société complexe mais particulièrement riche, où chaque individu est entendu, une société bien plus égalitaire à l'époque que toute la chrétienté réunie. Les Vikings ne sont pas les barbares sanguinaires que l'on nous montre parfois, avec un casque à cornes et se délectant de la mort. Déjà, les Vikings n'ont jamais porté de casques à cornes, qu'on se le dise une bonne fois pour toutes.

Est-ce que j'ai une tête à porter un casque à cornes ?

De grands guerriers, bien sûr, mais surtout de formidables commerçants et navigateurs, avides d'exploration et de connaissances, voilà ce qu'étaient les Vikings. Leur but était de s'enrichir, de cultiver de bonnes terres (la leur étant trop pauvre), d'améliorer leurs conditions de vie et non pas de tuer, de s'abreuver de sang et d'annexer des territoires pour une nation.

Pour en revenir aux protagonistes, Ragnar Lothbrok est magistralement interprété par un Travis Fimmel méconnaissable. Voui voui, ce Travis-là, ancien mannequin vedette de Calvin Klein, et j'avoue que je suis la première bluffée.


En plus d'avoir un physique plus qu’avantageux, l'acteur aborde son rôle avec finesse et force et nous campe un Ragnar plus vrai que nature avec la juste dose de charisme et de ruse qui sied certainement au personnage (avoue lecteur que tu as une rageuse envie de voir des knörr débarquer - note que je n'ai pas utilisé le terme de Drakkar !)



En fait, à bien y réfléchir, c'est l'ensemble du casting qui est une réussite, tant il n'est pas difficile de s'immerger dans la série, à commencer par Floki dont Gustaf Skarsgård en fait un personnage ambivalent, tantôt mystique, tantôt inquiétant, et oui au passage, je parle bien du frère d'Alexander (Erik, je t'aime) et du fils de Stellan ; décidément, la famille a du talent.




Mais qu'en est-il réellement du personnage historique ?

Comme tout ce qui touche l'ère viking, il est difficile de différencier ce qui relève de l'histoire ou de la légende, et Ragnar Lothbrok n'échappe pas à la règle.

Selon la Geste des Danois du chroniqueur médiéval Saxo Grammaticus, le païen Ragnar n'appartenait pas à la dynastie suédoise des Yngling, car son père était danois. Mais il s'est forgé un destin en se disant descendant direct du dieu Odin. « Regnerus Lothbrog », comme Grammaticus le nomme, était le fils de Sywardus Ring. De ses quatre épouses, il aurait eu une large descendance (ce qui n'est pas pour me déplaire, tant qu'on le voit en action dans la série...)


D'après Hilda Ellis Davidson, la légende de Ragnar dans le livre IX de la Geste semble être une tentative pour regrouper sous le règne d'un seul roi, Ragnar, les événements relatés dans les récits confus et contradictoires auxquels le chroniqueur avait eu accès. C'est pourquoi de nombreuses actions imputées à Ragnar dans la Geste peuvent être attribuées, sur l'autorité d'autres sources, à d'autres personnalités, dont certaines sont historiquement plus crédibles.

Mais la légende d'un grand héros viking persiste et certains de ses aspects sont documentés par des sources relativement fiables.



Et son entourage ?

Lagertha aurait réellement été la femme de Ragnar et c'était une skjaldmö, une femme au bouclier. C'est toujours notre Saxo Grammaticus qui mentionne la présence de Lagertha aux côtés de Ragnar lors de nombreuses batailles (elle est absente dans les autres sources).


Les skjaldmö sont à l'origine du mythe des Walkyries, elles apparaissent dans plusieurs récits légendaires et même l'historien byzantin Jean Skylitzès, indique que les femmes ont combattu dans les troupes de Sviatoslav Ier lors de la campagne militaire de Bulgarie en 971. 
Lors de la bataille de Dorystolon, les soldats furent étonnés de découvrir, sur le champ de bataille, les cadavres de nombreuses femmes armées. La Grœnlendinga saga décrit une redoutable guerrière viking du nom de Freydis Eiriksdottir. Elle était la fille d'Erik le Rouge et la sœur de Leif Eriksson. Lors d'un séjour au Vinland, elle aurait brandi une épée, seins nus, en avançant vers les Amérindiens menaçants qui auraient fui, effrayés par cette femme téméraire et gesticulante.

Plusieurs skjaldmös sont mentionnées dans les sagas nordiques, comme Brunehilde dans la Volsunga saga, Hervor dans la Saga de Hervor et du roi Heidrekr, la princesse Brynhild dans la Saga de Bósi et Herraud, la princesse suédoise Thornbjörg dans Hrólfs saga Gautrekssonar et Veborg dans la Gesta Danorum.

Il est bien évident que les scénaristes et producteurs ne se sont pas préoccupés d'être dans une réalité incontestable en ce qui concerne les personnages et l'histoire de Ragnar. Comme je l'ai indiqué plus haut, les récits et sources sont nombreux et bien souvent contradictoires. En même temps, je n'en demandais pas tant. Le plaisir est là, même si l'on sait qu'on ne peut se fier véritablement à ce que nous voyons.

En ce qui concerne les diverses pratiques des Vikings, il est bon de faire la différence entre ce qui relève du mythe ou du romantisme et la réalité.

ça c'est pour te récompenser lecteur...

Dans les sources chrétiennes, les Vikings sont présentés comme une race païenne aux pratiques troubles et n'hésitant pas à semer la mort et la désolation sur leur passage. Devons-nous en être étonnés ?

Il est bon de rappeler que pendant leurs raids, les cibles privilégiées de nos guerriers étaient les églises. C'était là que se trouvaient or et richesse ; sincèrement, ce n'est pas chez le fermier du coin qu'ils allaient chercher fortune. Or, pour se resituer dans le contexte de l'époque, la religion était la source de vie, tout était religion, du levé au couché. S'attaquer au sacré était le pire crime qui pouvait être commis, le meurtre et le viol pouvaient passer bien après. Et qui savait lire et écrire ? Les prêtres et les moines. Pouvons-nous donc aisément nous fier à ces sources ? Non. Pas plus qu'aux poèmes scaldiques.




Mais du coup, qui étaient réellement les Vikings ?

D'après Régis Boyer, « on appelle Viking un commerçant de longue date, particulièrement doué et remarquablement équipé pour cette activité, que la conjoncture a amené à se transformer en pillard ou guerrier, là où c'était possible, lorsque c'était praticable, mais qui demeurera toujours quelqu'un d'appliqué à afla sér fjàr (« acquérir des richesses ») ». Ils étaient Suédois, Danois, Norvégiens, puis dans un second temps, Islandais et Féroïens.

Un commerçant avant toute chose, car les pays scandinaves étaient pauvres : sols difficilement cultivables, sous-sols sans ressources, un climat redoutable, bref, une vie quotidienne rude dont les seules ressources viables étaient la pêche et la forêt avec tous les inconvénients qui les accompagnent. Pour le coup, le commerce par voie d'eau était une nécessité : fourrures, mais aussi esclaves, car oui, les Vikings furent de très grands marchands d'esclaves. 



Des pillards également, car je ne me voile pas la face, hein, en plus de l'activité fort noble que celle du commerce, ces Nordiens fort intelligents et extrêmement pragmatiques ont rapidement compris qu'un bon coup de hache pouvait résoudre par mal de tractations pénibles et les occasions ne manquèrent pas de se présenter. 



Des guerriers, pas tant pour leurs équipements navals ou terrestres, mais surtout pour leur bravoure, leur force de caractère et leur sens de l'organisation et de l'ordre qui font leur valeur militaire. Cependant, étant peu nombreux, à chaque fois qu'ils ont été confrontés à une résistance organisée et en nombre, ils ont été défaits et ont été assez intelligents pour ne pas insister. Ce fait est très bien montré dans la série, notamment face à Alfred de Wessex sur les côtes méridionales de l'Angleterre. 

Rien à voir donc, et j'insiste bien là-dessus, avec les valeurs martiales puantes que le IIIe Reich s'enorgueillit de leur prêter, quand on s'entoure de la bonne documentation évidemment. 

Et pour finir, le mercenariat était couramment utilisé pour s'enrichir. Disons-le tout net, le Viking était à vendre, pour qui payait bien, en échange d'une participation active à quelques règlements de comptes. 

Qui veut louer un Viking ?

Je vais arrêter ici cette première partie, lecteur, car je ne veux pas te faire mal à la tête. Dans un autre article, je te parlerai de certaines coutumes montrées par la série, notamment les rites religieux, mais également le mariage, la condition des femmes à l'âge viking et sur l'esprit communautaire et d'entraide qui est le cœur même de la mentalité viking. Enfin, si tu le veux bien ;)



Sources :

- Régis Boyer Les Vikings : Histoire, Mythe et Dictionnaire
- Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Ragnar_Lodbrok
- Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Skjaldm%C3%B6

lundi 9 juin 2014

Le dieu déchu

Dark Hunters 
Tome 11 : le Dieu Dechu
de Sherrilyn Kenyon
Editions J'ai Lu
Collection Crépuscule

Sortie le 4 janvier 2012


Présentation de l'éditeur

Dernier dieu sumérien encore en vie, Sin a été l'une des divinités les plus puissantes du Panthéon jusqu'à ce qu'Artémis lui dérobe ses pouvoirs. Durant des millénaires, cet ex-dieu devenu un Dark-Hunter a essayé de se venger. Maintenant, le temps presse car les Gallus, de terribles démons, vont envahir la Terre et anéantir l'espèce humaine. Seul Sin peut les arrêter s'il récupère ses pouvoirs et les Tables du Destin sumériennes, à moins qu'il ne meure des mains d'une femme...






Mon avis :

Onzième opus de la série le Cercle des immortels en France (mais 12ème de la saga en réalité), Le dieu déchu ne déçoit ni par son intrigue ni par ses protagonistes. De révélation en révélation, le récit se fait plus âpre, plus intense et les quelques touches d'humour habituelles apportées par l'auteur sont les bienvenues, tant l'émotion se fait sentir.
Ce tome est un tournant majeur dans la saga et je ne peux que vous conseiller de le lire après le premier tome des Dream-hunters, Le chasseur de rêve, pour mieux en saisir tous les éléments (je ne comprends toujours pas pourquoi l'éditeur a décidé de séparer ces deux séries qui ne font pourtant qu'un). 

Pour en revenir aux personnages, nous faisons la connaissance de Sin, un ancien dieu sumérien qui souhaite plus que tout obtenir vengeance. En effet, privé de ses pouvoirs par Artémis, Sin s'est vu contraint de devenir un chasseur de la nuit, sans vraiment en être un puisqu'il n'est pas lié par les mêmes serments. Mais il bénéficie tout de même de la protection d'Acheron et sort toutes les nuits tuer des démons Gallus afin de protéger la population.
Cependant la déesse de la chasse et de la lune, vindicative, ne souhaite qu'une chose : le voir mort. Elle envoie donc Katra, sa propre fille, s'occuper de sa mise à mort, mais, bien évidemment, les choses ne se passent pas vraiment comme elle le souhaitait. 
Nous connaissions déjà Katra pour l'avoir croisée dans les tomes précédents et nous savons tout, nous lecteur, de sa véritable identité. Dans ce tome, toute la lumière sur ses origines est enfin faite et c'est ce qui fait la force du roman. En effet, après cette révélation qui sera forcément bouleversante, les choses ne peuvent être que différentes. 
Sa relation avec Sin sera, à bien des égards, touchante et l'auteur nous offre de jolies scènes sensuelles qui agrémentent le récit très porté sur l'action. En effet, les événements s'enchaînent et les combats sont nombreux, ce qui ne nous laisse aucun temps mort et c'est tant mieux. 
Sherrilyn Kenyon sait mieux que personne allier romance, suspense, fantastique et violence sans jamais nous lasser. De tomes en tomes, notre appétit pour les Dark-Hunters ne fait que croître et l'indigestion n'est pas prête de pointer le bout de son nez.