Moi, Stéphanie (aka Elaura),
administratrice du forum www.bit-lit.com,
rédactrice chez Onirik,
ma vie, mon œuvre, mes bafouilles.


De manière plus intime,
ce petit blog sans prétention est mon coffre à jouets.
J'y mets mes envies, mes lubies et mes coups de cœur,
sans logique ni plan sur la comète,
juste l'envie de partager avec vous mon joyeux bordel cérébral et affectif à travers
les livres, films, musiques qui croisent ma route.

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A chaque film il y a un comic... ou un truk du genre.

vendredi 3 mai 2013

Nord et Sud

Nord et Sud
d'Elizabeth Gaskell

Editions : Points
Sortie le 25 novembre 2010


Présentation de l'éditeur :

C'est le choc de deux Angleterre que le roman nous invite à découvrir : le Sud, paisible, rural et conservateur, et le Nord, industriel, énergique et âpre. Entre les deux, la figure de l'héroïne, la jeune et belle Margaret Hale. Après un long séjour à Londres chez sa tante, elle regagne le presbytère familial dans un village du sud de l'Angleterre. Peu après son retour, son père renonce à l'Eglise et déracine sa famille pour s'installer dans une ville du
Nord. Margaret va devoir s'adapter à une nouvelle vie en découvrant le monde industriel avec ses grèves, sa brutalité et sa cruauté. Sa conscience sociale s'éveille à travers les liens qu'elle tisse avec certains ouvriers des filatures locales, et les rapports
difficiles qui l'opposent à leur patron, John Thornton. En même temps qu'un étonnant portrait de femme dans l'Angleterre du milieu du XIXe siècle, Elizabeth Gaskell brosse ici une de ces larges fresques dont les romanciers victoriens ont le secret.

Mon avis :

Parmi les nombreuses romancières victoriennes, il en est une, à la voix toute singulière, qui, à pas feutrés, a réussi le pari risqué de décrire les maux de l’Angleterre ouvrière avec subtilité.

Certains pensent peut-être que Nord et Sud n’est juste qu’une histoire d’amour sur fond de quelques vérités historiques mais il n’en est rien. L’œuvre d’Elizabeth Gaskell est bien plus qu’un roman sentimental, il est le reflet des prémices des luttes ouvrières syndicales, de la pauvreté de toute une classe et surtout, de sa fierté et sa détermination.
Douée d’une forte conscience sociale, peut-être trop rare à l’époque, l’auteure raconte des histoires individuelles et collectives violentes symbolisées par la rencontre de deux personnalités aussi sensibles qu’opposées. Margaret et John s’affrontent, se cherchent, mais au-delà de ces confrontations c’est la prise de conscience et l’acceptation de l’autre qui est en jeu.

L’Angleterre change, la noblesse et les domaines agricoles doivent laisser place à l’innovation industrielle et toutes ses conséquences. L’auteure surprend par sa manière de percevoir les rapports de pouvoirs, patrons et ouvriers pouvant apprendre l’un de l’autre, et ceci ne peut que nous interroger sur l’évolution de cette perception et de ce conflit qui au final, fait encore écho aujourd’hui.

Un roman complexe et dense qui dépeint une classe industrielle nouvelle prise sur le vif, à l’aube où les consciences s’éveillent et que le mouvement méthodiste s’installe. Une grande fresque sociale très bien documentée, passionnante, que l’on a bien du mal à quitter.

3 commentaires:

  1. J'ai lu ce roman il y a quelques mois, et je trouve ta critique magnifique ! La seule chose qui m'a légèrement déplu, c'est le caractère de Margaret. Je n'ai pas vraiment réussi à l'apprécier, et il y a des fois où elle m'énervait, alors qu'à d'autres moments je l'admirais.

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  2. Un de mes livres préférés, à lire et relire <3 !

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