Moi, Stéphanie (aka Elaura),
administratrice du forum www.bit-lit.com,
rédactrice chez Onirik,
ma vie, mon œuvre, mes bafouilles.


De manière plus intime,
ce petit blog sans prétention est mon coffre à jouets.
J'y mets mes envies, mes lubies et mes coups de cœur,
sans logique ni plan sur la comète,
juste l'envie de partager avec vous mon joyeux bordel cérébral et affectif à travers
les livres, films, musiques qui croisent ma route.

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A chaque film il y a un comic... ou un truk du genre.

vendredi 10 juin 2011

Loups-Garous : du mythe à la fascination

Loups-Garous : du mythe à la fascination
de Jon Izzard

Éditions : Pré aux Clercs (octobre 2010)


Un album très sympa, très pop-culture et ça fait du bien ^^




Présentation de l'éditeur :

Mi-hommes, mi-monstres, les loups-garous hantent les salles obscures et les récits d'épouvante depuis des décennies. Loin des clichés décrivant une bête sauvage et sanguinaire hurlant à la lune, l'homme-loup se révèle une créature complexe, capable de tendresse autant que de cruauté.

Consummé par l'angoisse à la seule idée des attaques bestiales dont il se fait l'auteur, incapable d'aimer de peur de blesser l'autre, cet anti-héros certes dangereux suscite la fascination d'un public toujours plus enthousiaste.

Au-delà de la fiction, l'auteur, Jon Izzard, s'emploie à redécouvrir témoignages historiques et légendes du monde entier - des mythiques métamorphes aux Skinwalkers indiens, sans oublier les multiples victimes des sombres malédictions.

En s'appliquant à privilégier les faits, tels les exemples d'enfants enlevés par des loups ou les symptômes médicaux relevant de la lycanthropie, Loups-Garous révèle les liens troublants unissant l'homme et la bête, en nous confrontant au loup qui sommeille en chacun de nous.

Un bel album bien documenté et richement illustré.

Mon avis :

Des livres sur les loups-Garous, il y en a eu quelques-uns de plus ou moins bonne qualité, mais ce qui fait la différence avec celui-ci, c'est le traitement très actuel du mythe.
Bien que Jon Izzard revienne sur les fondements de la lycanthropie en revisitant mythes et légendes, les figures modernes ne sont pas oubliées pour autant et les films comme Underworld ou Skinwalker sont autant analysés que les grands classiques.
Mais plus qu'une revue des différents médias exploitant le loup-garou, l'auteur nous présente une vision toute personnelle de ce représentant du bestiaire de l'imaginaire qui nous fascine tant.

Notre folklore est emprunt de cette dualité animale jusqu'à notre propre langage utilisant aussi bien le côté sombre du loup que son côté le plus socialement acceptable. Tantôt honni, tantôt vénéré, le loup génère peur et désir en chacun de nous. Loin des personnages au corps d'Adonis qui peuplent nos lectures (urban fantasy), le loup-garou est avant tout une bête féroce qui sème mort et désolation sur son passage, lors de son cycle lunaire. Le reste du temps, il est un homme (ou une femme) conscient de sa nature et qui doit lutter sans cesse contre celle-ci.
La transformation même de l'homme en loup chaque mois, particulièrement douloureuse et l'anticipation de celle-ci, est une véritable allégorie renvoyant à ce que nous devons vivre à un moment ou à un autre de notre vie, aux épreuves auxquelles nous devons faire face. Une vie de malédiction où douleur et sacrifice prédominent.

Le livre est parsemé de magnifiques photos rendant la lecture agréable et ludique, mais le contenu est développé avec sérieux et minutie.
En bref, un livre intéressant, pour les passionnés du genre qui n'annonce rien de nouveau mais qui a le mérite de traiter le mythe du loup avec intelligence en lui rendant sa nature première, à savoir l'épouvante et le mystère.

Je termine avec les mots de Mitchell dans Being Human qui, comme le souligne également l'auteur, a une vision juste et réaliste de la lycanthropie : il faut vivre avec.
« Un cœur de loup-garou est bien moins gros que celui d'un être humain. Mais, pour se contracter, il doit d'abord s'arrêter. Autrement dit, il doit subir une sorte de crise cardiaque (…). Lorsqu'il cesse de hurler, ce n'est pas parce que la douleur s'atténue, mais parce que sa gorge, son œsophage et ses cordes vocales sont en train de se déchirer et de se reformer. Il se trouve alors incapable d'émettre le moindre son. En même temps, son hypophyse ne cesse de travailler, noyant son corps d'endorphine, afin de soulager en partie sa douleur.
Mais elle aussi cesse un temps de fonctionner. N'importe qui d'autre serait mort ou en état de choc depuis longtemps. Mais il résiste, et c'est ce que je trouve de plus remarquable. Cette épreuve lui fait traverser l'enfer, tout en le maintenant en vie et conscient, afin qu'il endure chaque seconde. » (saison 1 épisode 2)
Mitchell à tout dit …

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