Moi, Stéphanie (aka Elaura),
administratrice du blog Bit-lit.com,
rédactrice,
maman, sorcière, metalhead, Janeite, chieuse à plein-temps. Aime le thé et les kilts.
Ma vie, mon œuvre, mes bafouilles.






samedi 28 février 2015

Avec maman

Avec maman
d'Alban Orsini

Éditions Chiflet & Cie
Sortie le 13 février 2014


Présentation de l'éditeur :

Avec Maman, c’est une fiction qui retrace l’histoire d’un fils et sa maman qu’on lit au fil de leurs échanges de textos. Imaginée comme une fiction, cette histoire drôle, touchante et parfois surréaliste nous parle des liens parents/enfants, du décalage de générations…


Mon avis :

Alban Orsini nous offre un drôle de roman entièrement en SMS, de quoi faire fuir au départ, mais sachez que ce serait une grossière erreur. 
Avec maman est un roman à la fois drôle et extrêmement touchant qui met en scène les échanges à distance d'une mère et son fils. Au fil des pages, nous sommes témoins du quotidien de ce drôle de couple et beaucoup de situations trouvent un écho chez nous, soit en tant qu'enfants, soit en tant que parents. On rit aux éclats très souvent, on sourit parfois face à leurs élans de tendresse quelque peu maladroits, mais nous pleurons aussi, car la vie n'est pas toujours drôle.
Un livre qui fait beaucoup de bien, que l'on quitte avec regret et qui s'avère être une présence réconfortante les jours de pluie.


Voici quelques petites captures pour vous donner une idée :



jeudi 19 février 2015

Dracula Untold




Sorti en octobre dernier, Dracula Untold fut la bonne surprise de 2014 pour les amoureux des chauves-souris. En effet, l'idée de revoir Dracula sur grand écran était plutôt jouissif, d'autant plus que les films vampiriques de qualité se font rares.



Pourtant, les critiques mitigées furent nombreuses ; le film divise, mais le succès public est là et c'est quand même le principal.
Pour ma part, l'excitation était à son comble pour de nombreuses raisons, mais surtout celles-ci :

  • 1 : Luke Evans
  • 2 : Luke Evans torse nu
  • 3 : Luke Evans torse nu, avec une épée.



Bien sûr, étant bénie par un chat noir, je n'ai pu voir le film au cinéma, c'est donc tout naturellement que je me suis ruée sur le Blu-ray disponible depuis peu.



Une réelle bonne idée

On peut se demander quel est l'intérêt d'adapter une nouvelle fois l'œuvre de Bram Stoker, surtout après la multitude de films déjà existants sur le sujet. L'atout principal de Dracula Untold est qu'il s'agit d'un préquel à l'histoire du comte telle que nous la connaissons.
Il nous montre comment et pourquoi le prince Vlad III est devenu Dracula, le mythique vampire de la littérature fantastique. Les scénaristes n'ont pas ménagé leurs efforts puisqu'au final, le Dracula de Gary Shore est un savant mélange du personnage historique et de la créature de Stoker. Et quoi qu'en pensent les puristes qui n'aiment pas que l'on touche à leurs classiques, ça fonctionne ! D'autant plus que le film est ancré dans un contexte historique réaliste. 



En effet, le film nous présente le prince Vlad III, voïvode de Valachie (le sud de la Roumanie actuelle), marié et père aimant, que les Valaches craignent autant qu'ils le respectent. Sa réputation de guerrier sanguinaire n'est plus à faire, car il a combattu dans l'armée turque pendant de longues années, il y fut envoyé enfant en tant qu'otage royal. 

Nous sommes ici face à la première réalité historique du film : la première moitié du XVe siècle fut très mouvementée pour l'Europe de l'Est, le puissant Empire ottoman étant déterminé à étendre son pouvoir sur la totalité de l'Europe chrétienne. À ce niveau de l'Histoire, les Balkans sont déjà conquis et Constantinople était tombée (1453). Seuls quelques accords de paix dans les territoires occupés permettaient de maintenir un semblant de calme, à condition que chaque dirigeant offre un tribut au sultan. Le père de Vlad, Vlad II Dracul, conclut réellement un accord de paix avec les Turcs en 1447, après avoir envoyé son fils comme otage royal en 1442 auprès du sultan Mourad II (le père de Mehmed II).

Pour le coup, pas de doute, les personnages du film sont bel et bien ancrés dans l'histoire de la région et donc tout à fait légitimes.


Alors, bien sûr, il fallait des rebondissements et un bon motif pour le prince de rompre son pacte de paix avec les Turcs et introduire la créature maléfique qu'il allait devenir. Soit, c'est là qu'entre en scène le fantastique, et c'est plutôt bien vu, car Vlad III fut réellement celui qui rompit le pacte de paix avec l'Empire ottoman en 1462, en refusant de payer le tribut au sultan. Avec le soutien de la Hongrie (dernier rempart contre l'envahisseur musulman) et de son chef, Matthias Corvin, Vlad lance une immense campagne contre les Turcs, tuant plus de 30 000 hommes, mais perdra par là même le soutien de son propre frère et d'un bon nombre d'aristocrates valaches. Il dut s'enfuir à Târgovist, brûler ses propres villages, pour ne plus rien laisser aux Turcs. Lorsque le sultan Mehmed II arrive à Târgoviște, il est confronté à une vision d'épouvante : sur des centaines de pals, les corps de nombreux officiers turcs prisonniers sont dressés, une scène terrifiante qui fut surnommée « la forêt des pals » et qui marqua les esprits.

La légende de Vlad l'Empaleur était déjà en marche et ses exploits sanguinaires sont plutôt bien exploités dans le film. Jusqu'à faire mention des villages brûlés dans la scène de la grotte, lorsque Vlad affronte le monstre qui s'y cache et lui demande de lui donner ses pouvoirs. Cette scène, très réussie, permet à elle seule de définitivement voir le prince tel qu'il est vraiment, c'est-à-dire, déjà un monstre. 



"Ce n'est plus l'épée que les hommes redoutent, ils redoutent les monstres. Ils fuient devant eux. Mais parfois en sacrifiant un village, j'en épargne dix de plus. Le monde n'a pas toujours besoin d'un héros, il a parfois besoin d'un monstre" (dans la traduction française)



La mort de Mirena

Comme la splendide adaptation de Francis Ford Coppola, le film s'appuie également sur l'idée de l'amour éternel. Vlad est fou amoureux de sa femme à tel point que même la mort ne peut les séparer. La mise en scène de la mort de Mirena est en accord avec la légende de notre empaleur, puisque la femme de Vlad III perdit la vie en tombant de la falaise que surplombe la forteresse de Poenari, alors assiégée par l'armée turque. 



Bien que Bram Stoker n'ait jamais fait état de manière claire et précise qu'une relation amoureuse s'était nouée entre Mina Harker et Dracula, ce fantasme populaire (et somme toute assez logique) fera du comte un être charismatique et romantique, mû par l'envie de revoir un jour son amour tant aimé. Dacre Stoker, lui-même, met en scène cette histoire d'amour dans son Dracula L'immortel publié en 2009, suite directe de l'œuvre de son grand oncle. Profondément enracinée dans la culture populaire cinéphile, il était difficile de faire sans et il aurait été même bien décevant de ne pas en faire mention.



Les janissaires

Autre fait historique qui est à la base même du conflit entre Vlad et Mehmed II, la volonté du sultan d'enrôler 1000 jeunes Valaques pour son armée.
Les janissaires ont réellement existé et formaient un ordre militaire très puissant et constituaient l'élite de l'infanterie de l'armée ottomane. Cette armée était principalement constituée d'esclaves chrétiens. C'est à partir du XIVe que les Turcs décidèrent de prélever régulièrement aux pays conquis des jeunes enfants chrétiens, âgés de 10 à 15 ans, pour les former et en faire des musulmans et des experts dans l'art de la guerre. Ce recrutement permettait à l'Empire ottoman de renforcer son armée tout en affaiblissant ses sujets chrétiens potentiellement insoumis.

Et le film dans tout ça ?

C'est, pour ma part, une réussite scénaristique et visuelle. Quoi qu'en pensent ses détracteurs, Dracula Untold pose des bases solides et réalistes (autant que faire se peut, nous parlons quand même d'un vampire, hein !) de la vie de notre prince et met en scène de très belles batailles. Vlad III se présente comme un grand guerrier, mais aussi un dirigeant qui doit faire des choix pas toujours catholiques pour la survie de son pays, un homme avec ses forces et ses faiblesses, que le sort conduira à faire LE mauvais choix. 


Luke Evans interprète son rôle avec justesse et force. Les nombreux Making-of présents sur le Blu-ray nous permettent de juger du réel effort de l'acteur (mais aussi du reste de la production) pour faire un bon film, il aime son personnage et cela se voit.

Le seul reproche que je pourrais faire, c'est le manque de sang à l'écran (même si chouchou est quand même effrayant, hein !)



Mention spécial pour la bande originale de Ramin Djawadi qui est une pure merveille (en voici un exemple)



Pour conclure, c'est une adaptation que je conseille vivement ; pour peu que l'on soit capable de mettre le classique de Stoker de côté, l'histoire qui se déroule ici, est d'un autre temps. 



Fiche Technique

Dracula Untold
Film américain de Gary Shore
Avec : Luke Evans, Dominic Cooper, Sarah Gadon...
Genre : Fantastique, horreur
Sortie française le 1er octobre 2014



mercredi 18 février 2015

Le Silence des Ténèbres

Dark-Hunters
Tome 13 : Le Silence des Ténèbres

de Sherrilyn Kenyon

Éditions J'ai Lu
Collection Crépuscule

Sortie le 5 décembre 2012


Présentation de l'éditeur :

Stryker, chef d'une armée de démons et de vampires, veut anéantir les dieux de l'Olympe et tuer les chasseurs de la nuit. Mais le retour de Zephyra, son ex-femme, pourrait bien ruiner ses projets en raison de son attirance pour elle.


Mon avis :

Ce tome est un peu à part puisque cette fois nous nous trouvons du côté des méchants. L'histoire de Stryker est passionnante à plus d'un titre et je dirais même que c'est assez jubilatoire de voir les évènements importants qui bousculent le monde des Dark-hunters à travers ses yeux.
Ses retrouvailles avec son ancien amour seront très musclées sans parler de la surprise de taille qu'elle lui apporte sur un plateau. L'ensemble nous permet de découvrir un Stryker touchant, toujours aussi machiavélique, mais avec un je-ne-sais-quoi d'émouvant qui le rend encore plus charismatique. Bien sûr, au final, il reste le méchant de l'histoire et l'ennemi juré de notre Atlante préféré, mais cette parenthèse, qui n'est pas sans importance dans l'univers des chasseurs de la nuit et qui apporte aussi son petit lot de révélations, fait grandement du bien à la saga.

mardi 17 février 2015

L'Unité

L'Unité
de Ninni Holmqvist

Édition : Le livre de poche
Sortie le : 13 novembre 2013



Présentation de l'éditeur :

Parce qu’elle vient d’avoir 50 ans et qu’elle est célibataire, Dorrit est devenue « superflue » et, à ce titre, doit rejoindre l’Unité. Un appartement lumineux et confortable, agrémenté de micros et de caméras de surveillance, lui a été réservé. Un écran de télévision, mais pas de téléphone ni Internet pour communiquer avec l’extérieur… En plus d’être logés, les résidents sont nourris, bénéficient de soins médicaux et peuvent consacrer leur temps au loisir de leur choix. Les nouveaux arrivants sont chaleureusement accueillis… avant d’être affectés à des groupes d’expérimentations médicales humaines. Le corps de Dorrit ne lui appartient plus : à chaque instant on peut lui prélever un organe au bénéfice de ceux qui vivent à l’extérieur et qui sont encore « utiles ». Tout est prévu dans le moindre détail. Sauf une rencontre qui va tout changer.

Mon avis :

Premier roman de Ninni Holmqvist, L'Unité est une grande réussite de par son sujet,  mais également de par la manière dont il est traité.
En effet, il n'est pas toujours évident d'écrire de l'anticipation mettant en scène des quinquagénaires et posant de vraies questions éthiques, sans tomber soit dans la parodie, soit dans le pathos. L'auteur évite avec succès ces écueils, tout en nous percutant la mâchoire de manière assez brutale. Disons-le tout net, L'Unité est un roman coup de poing que j'ai eu beaucoup, beaucoup de mal à oublier après lecture. D'ailleurs, j'ai lu ce livre issu de la sélection du prix des lecteurs 2014 du Livre de poche en février dernier et je ne m'en suis pas encore remise.

C'est l'histoire de Dorrit, tout juste 50 ans, qui devient « superflue ». Dorrit vit dans une société où, passé un certain âge (50 ans pour les femmes, 60 pour les hommes), on perd son statut d'individu si nous n'avons pas eu la chance d'être parents ou d'exercer un métier utile à la société. Alors on saisit tous nos biens et on nous emmène, sous bonne garde, rejoindre l'Unité. Là-bas, un appartement nous attend, confortable et agréable si on omet les micros et les caméras de surveillance. On y rencontre d'autres « superflus», il y a un cinéma, un théâtre, une bibliothèque, des patios arborés, des restaurants... la vie pourrait être douce finalement à l'Unité si on ne nous obligeait pas à suivre des protocoles expérimentaux et si nous n'étions pas obligés de donner, petit à petit, tous nos organes, jusqu'au don final.
Mais Dorrit va faire une rencontre décisive, qui va changer le cours de sa vie, du moins, pendant un temps...

Un roman d'anticipation glaçant, particulièrement bien écrit, qui met en exergue des questions sociétales importantes (la place de l'individu dans la société et, surtout, son utilité) et qui laisse planer, après lecture, un malaise très difficile à dissiper. 


vendredi 13 février 2015

Chai latte mon amour...


 Comme promis, voici ma recette maison testée et approuvée de chai latte (ou thé masala) avec le Chaï Impérial de chez Palais des thés.
Non, je n'ai pas d'actions chez eux, mais je les aime d'amour dans mon cœur, donc je n'hésite pas à leur faire de la pub.


Avant toute chose, sache que le Chaï Impérial est un thé déjà bien épicé, à toi de le tester avant de rajouter des épices. Pour ma part, le thé masala doit être TRES épicé, hein, du coup, je me suis concocté une recette maison digne de celle du Starbucks (je dirais même meilleure, mais ça, ce n'est que mon avis).

Dans une casserole, faire chauffer de l'eau et du lait (animal ou végétal, peu importe). Pour ma part, je dose au pif, mais généralement, c'est 1/3 de lait pour 2/3 d'eau.
Rajouter un bâton de cannelle, une étoile de badiane, 3 ou 4 grains de poivre noir, 4 gousses de cardamome verte, une cuillère à café de gingembre moulu, 1 clou de girofle, une bonne cuillère à soupe de sucre, voire plus. Il ne faut pas hésiter à sucrer, car c'est le sucre qui rehausse le goût des épices. À la base, pas mal de recettes de thé masala indien proposent de faire un sirop avant de mettre le lait, c'est pour dire. Faire mijoter pendant 10 bonnes minutes.
Ensuite, rajouter 2 ou 3 cuillères à café de thé noir (le Chaï Impérial ici), plus si affinités, mais c'est déjà pas mal. Diminuer le feu et laisser mijoter pendant encore 4 à 5 minutes. C'est prêt !


Plus qu'à passer au chinois et à déguster ! Tu peux terminer avec une touche de chantilly saupoudrée de cannelle si tu le souhaites.

Allez, je compte sur toi pour m'en donner des nouvelles !


Tu peux aussi déguster en tortillant ton popotin \o/

lundi 19 janvier 2015

Bonne année... quand même.

 
 
Cela fait un bon moment que je veux te souhaiter une bonne année, une bonne santé, et tout et tout, mais avec les derniers événements j'avoue, que je n'avais plus goût à écrire quoi que ce soit.

J'aimerais t'écrire un long article sur l'horreur de l'actualité, car, quoi qu'on en pense, c'est une catharsis de pouvoir bloguer sur les sujets qui nous touchent. Mais je ne le ferai pas. Je ne sais pas vraiment quoi dire en fait. Depuis le 7 janvier, je ne suis que colère et apathie. Rien à voir me diras-tu et pourtant, j'ai comme l'impression d'être assommée. Et puis à quoi bon écrire à nouveau sur le sujet, d'autres l'on fait, très bien en plus, ne rajoutons pas ma mauvaise humeur à la liste.

Ne revenons pas sur les 18 morts, sur la liberté bafouée, sur la récupération politique puantes de ces exécutions, sur les guéguerres entre familles et les règlements de compte car après tout, on s'en carre l'oignon de savoir qui était la compagne ou le compagnon de qui.

Ne revenons pas non plus sur les donneurs de leçon qui, après avoir pleuré puis enterré Charlie, retournent habilement leur veste et nous assomment de leur morale débile et leur bon mot car finalement, après mûres réflexions, ils ne sont plus Charlie. 
 
 
Ne revenons pas sur les actions « anti-français » dans certains pays qui au final, ne font que montrer encore une fois que l'obscurantisme religieux génère des cons et des idiots partout sur la planète.

Ne parlons pas non plus des 2000 cadavres laissés par Boko Haram... je crois sincèrement que j'ai ma dose.

Ce que je veux réellement retenir de tout ça, ce sont les milliers de personnes qui se sont mobilisées, sans qu'on ne leur demande quoi que ce soit. J'ai vu des hommes, des femmes qui, au-delà de leur colère face à l'horreur, manifestaient leur incompréhension face à un monde qu'ils ne reconnaissent plus et dont les repères leur échappent totalement. Et je me joins à leur désarroi.
 


 Je ne sais plus, moi non plus, comment avancer dans ce monde dont les valeurs ont subitement changées. Je ne m'y reconnais plus et pourtant j'en fait partie, comme toi lecteur. Alors comment faire ? Quelle est la solution ?

Eh bien restons nous-même, quoi qu'en disent les autres, continuons à fantasmer sur Tom Hiddleston, à sourire, à chanter des chansons grivoises sous la douche (et faux bien sur hein!), à écrire des conneries (ou pas), à s'extasier sur des tasses de thé et les fesses de Dean Winchester, bref, à vivre et à emmerder les cons.
 

 
 
 
Alors je te souhaite sincèrement d'être heureux lecteur, de réaliser tout tes rêves et tout tes fantasmes
 
 
De vivre des choses incroyables ou simplement de passer du bon temps devant la télé. Je te souhaite plein de bons livres et de bons films, de l'amour, du sexe, des chocobons et plein d'épisodes d'Outlander. 
 
 
 
Et n'oublions pas : "Sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur" Beaumarchais


Et ça, c'est cadeau !


mercredi 12 novembre 2014

Le chant de la louve

Le chant de la louve
de Rosanne Bittner

Éditions J'ai lu
Collection Aventures et Passions
Réédition le 19 février 2014



Présentation de l'éditeur :

C'est un spectacle incroyable : deux cents guerriers cheyennes s'avancent en ligne, brandissant vers le ciel leurs lances décorées de plumes. Leurs visages sont peints de motifs géométriques et leurs torses nus s'ornent de colliers de perles multicolores. Louve Bienfaisante n'en croit pas ses yeux. La tribu au grand complet s'est rassemblée en son honneur. Pour venir la chercher, après deux ans d'exil chez les Blancs. 
C'est parce que la jeune fille est investie de l'esprit des loups que les Cheyennes l'ont envoyée apprendre la langue de leurs ennemis et se familiariser avec leurs coutumes barbares. En dépit de son jeune âge, Louve Bienfaisante est une sage. Les connaissances qu'elle a acquises permettront de faire respecter les traités. Mais pour l'instant, ses yeux cherchent Patte d'Ours parmi les guerriers. Il est là, encore plus beau que dans son souvenir. En songeant qu'elle va devenir sa femme, elle sent une étrange vibration parcourir son corps...

Mon avis :

Il y a des romances qui traversent le temps et qui vous transportent toujours, même après plusieurs relectures. Rosanne Bittner a écrit Le chant de la louve en 1982, et sa première publication en France date de 1998, date à laquelle j'ai découvert cette petite perle totalement à part dans la collection Aventures et Passions.

Sa réédition, plutôt bienvenue, permet à la nouvelle génération de lectrices de rencontrer Louve Bienfaisante et Patte d'Ours, deux héros que nous allons suivre pendant trente ans. Trente années de bonheur, de malheur, sur fond de conquête de l'Ouest et de cette terrible guerre entre les indiens et les hommes blancs. Ne vous attendez pas à la mièvrerie classique des romances westerns, le temps ici n'est pas à la douceur. Le récit est violent, sans concession jusqu'au dénouement, bercé par l'amour inconditionnel de ces deux êtres prédestinés l'un à l'autre. C'est beau, poignant, désespéré et l'histoire vous hante longtemps après lecture.

Les romances indiennes bien documentées sont trop rares pour être ignorées, aussi, si vous êtes curieux de la culture Cheyenne et si vous ne vous contentez pas de légèreté, cette très grande romance est faite pour vous. 
 

mercredi 29 octobre 2014

Come on Bitches, let's cook... Chili !!



Lafayette est de retour pour vous donner sa recette du chili version Bontemps !!

J'avoue qu'après avoir essayé plusieurs recettes, celle-ci est certainement celle que je préfère et mes ulcères gastriques peuvent t'en parler, elle déchire (c'était la blaguounette du jour).

A la base, je me suis inspirée de la recette du Chili d'hiver proposé par Mary Helen Klein dans le recueil Mariage Mortel de Charlaine Harris, une nouvelle qui se situe dans l'univers de La communauté du sud. J'y ai juste rajouté quelques ingrédients, après avoir testé la recette à maintes reprises. C'est parti !

Pour 6 à 8 personnes voici les ingrédients :

- 500 gr de boeuf haché
- 2 oignons de taille moyenne (facultatif, sincèrement...)
- 1 boîte de tomates pelées ou concassées (une grosse hein !)
- 1 petite boîte de concentré de tomate
- 1 cube de bouillon de boeuf
- un poivron vert et un poivron rouge coupés en petits morceaux (forcément me diras-tu, mais je préfère préciser)
- 2 gousses d'ail hachées ou écrasées
- 2 bonnes cuillères à café d'origan
- du cumin en poudre, en fonction des goûts de chacun, mais soyons logique, il en faut au moins 3 ou 4 bonnes cuillères à café hein ! (moi j'en mets plus)
- du carvi (ou cumin des près) 2 cuillères à café
- 1 feuille de laurier
- 2 boîtes d'haricots rouges
- 1 cuillère à café de gingembre
- 1 demi cuillère de piment rouge écrasé ou, ce que je fais personnellement, du tabasco, plus facile à doser pour le goût (et perso, je suis une fan hardcore du tabasco)


Mettre le boeuf et les oignons à revenir dans une coquelle, laisser dorer, ajouter l'ensemble des ingrédients au fur et à mesure (dans l'ordre que tu veux, sérieux, si tu mets les haricots en dernier ou en premier, tu ne vas pas déclencher l'apocalypse, je te conseille tout de même de mettre les épices en dernier). Bien mélanger et laisser mijoter pendant 1h30 au minimum. Tu peux couvrir d'eau aussi, pour faire du jus, à ta convenance !

Et voilà, c'est fait, tu as un super chili que tu peux servir avec du riz blanc en plus, c'est fameux !

Là, c'est mon mien !

Allez, mets ton tablier poupée, balance du son (un bon vieux rock des années 70 pour moi) et prends-toi pour la reine du Bayou, tu m'en diras des nouvelles...


mardi 28 octobre 2014

Insolente créature

Les exilés d'Austin
Tome 1 : Insolente créature

de Jennifer Ashley

Éditions J'ai Lu
Collection CREPUSCULE

Sortie le 16 octobre 2013


Présentation de l'éditeur :

Créatures redoutées, les Garous inspirent peur et méfiance aux êtres humains. Excepté Kim Fraser. Choquée par les accusations portées contre Brian Smith dans une affaire de meurtre, Kim décide de faire justice elle-même en prouvant l'innocence du jeune Garou. Pour l'aider dans son enquête, elle fait appel aux services du séduisant et dangereux Liam Morrissey.





Mon avis :

Jennifer Ashley est principalement connue en France pour sa fabuleuse série de romance historique Les Mackenzie, aussi, l'annonce de la publication de sa saga de romance paranormale ne pouvait que nous réjouir.
Ce premier tome, en demi-teinte, pose les jalons d'un nouvel univers intéressant même si déjà vu : celui des garous. Leurs particularités ne diffèrent que peu de ce que nous avons déjà pu lire, mais les protagonistes sont tellement bien introduits que cette impression s'estompe au fil des pages. D'ailleurs, c'est une des forces de cet auteur, ses personnages sont toujours passionnants.
Là où le bas blesse, c'est le style parfois maladroit du récit et les brusques changements de comportements de l'héroïne qui peuvent souvent agacer. De plus, tous les schémas classiques (et donc redondants) de la romance paranormale sont utilisés; pour le coup, le tout manque d'originalité, parfois même de cohérence.
Cependant, l'intrigue est bien menée et les héros attachants ce qui nous pousse indéniablement à lire la suite. Ce premier tome n'est pas totalement satisfaisant, mais il remplit tout de même bien son rôle d'introduction.

lundi 27 octobre 2014

Les Jamais-contents




Bonjour lecteur,

Cela fait très longtemps que je ne t'ai pas fait part de mon humeur, il est temps d'y remédier. Aujourd'hui, je voudrais te parler d'un groupe de personnes qui sévit très régulièrement sur les réseaux sociaux, mais aussi in real life, autour de nous... le fameux groupe des « Jamais-contents ». Comme tu peux t'en douter, les Jamais-contents, ne sont jamais contents. De rien. A jamais. 


 Je ne te parle pas de ceux, dont je fais partie, qui s'expriment parfois sur leur déception au sujet d'une série ou d'un livre, mais qui, par ailleurs, n'hésitent pas à partager leur joie sur ce qu'ils ont beaucoup aimé. Non, je te parle de ceux qui ne sont JAMAIS contents. 

Je sais que tu vois parfaitement de qui je parle. Personnellement, je les rencontre souvent sur les sites et pages Facebook dédiés aux comics, au cinéma, aux séries télé, bref, partout où il peuvent dire qu'ils ne sont jamais contents. 

Voici un petit florilège d'exemples que j'ai pu rencontrer ici et là... bon, il y a peut-être quelques extrapolations de ma part, histoire d'agrémenter mon billet, mais je ne suis jamais loin de la vérité.

Les Jamais-contents n'aiment pas les adaptations de comics au cinéma. Ils n'aiment surtout pas le nouvel Avengers, dont nous avons pu voir la superbe bande-annonce il y a quelques jours. Parce que « Captain America ne porte pas encore son casque, ça va être une bouse comme les autres, car le Captain NE PORTE PAS SON CASQUE, PUTAIN », mais aussi parce que le look de la Sorcière Rouge ne correspond pas aux attentes des Jamais-contents « Quelle déception, quand je l'ai vue attifée comme ça, avec sa robe, son blouson, j'avais envie de lui demander combien elle prend. » (voui, parce que les Jamais-contents sont en plus très cons).


(C'est vrai que le string est plus pratique pour aller au combat...)


(Joss, tu déconnes, quelle vulgarité...)


Les Jamais-contents n'aiment pas non plus la série Gotham, pour des raisons qui, parfois, me laissent sans voix : « sérieux, ce fan service débile où l'on voit les méchants de Gotham petits, sans déconner... » (Voui, le Jamais-content n'est pas fan, c'est un expert, c'est pas pareil.) « Je trouve que ça fait trop Gotham-central... c'est très décevant » (voui, parce que Gotham-central parle de... Gotham tu vois ? Et qu'une série sur Gotham, qui parle donc de Gotham, ça ne plaît pas aux Jamais-contents), « C'est plein de clichés qu'on retrouve dans les polars, tous ces gens qui magouillent... » (voui, mais enfin, c'est Gotham, tu vois ? La ville du crime par excellence, Gotham, mec ? Sinon, pourquoi Bruce serait devenu Batman si les Télétubies étaient au pouvoir ?).



Les Jamais-contents repèrent immédiatement les copycat et les éléments (dont tout le monde se fout) qui font tâches dans un plan ou dans une histoire (enfin, d'après eux) comme « Le village, c'est de la bouse comme film, en plus Shyamalan, il a copié le Projet Blair Witch, dans le plan-séquence de la 45e minute, tu sais, dans la forêt, on retrouve la même brindille que dans le Projet Blair Witch... LA MEME BRINDILLE, PUTAIN ! »



Les Jamais-contents ne sont pas contents quand on parle d'éléments hyper importants de la pop culture dont ils sont, indéniablement, les gardiens « Pfff, quel cliché tu fais, tu portes un tee-shirt Wonder Woman alors que tu n'as jamais lu le numéro 72 de la série delta paru à 20 exemplaires en 1945, tu fais pitié » (Je le répète, le Jamais-content est un expert, il a tout lu, tout écouté, tout entendu, tout vu, il se demande même pourquoi il est encore sur Terre parmi les simples humains.)



Les Jamais-contents s'insurgent également contre ceux qui spoilent des choses connues depuis des décennies « Mais... quoi ? Luke Skywalker est le fils de Dark Vador ? DARK VADOR, PUTAIN ! Je te vire de ma liste d'amis » (si tu veux te joindre à moi pour lui envoyer plein de messages au sujet des évènements importants de la saison 5 de Game of Thrones, tu es le bienvenu).



Mais tu sais quoi lecteur ? Je suis certaine, au fond de mon cœur, que les Jamais-contents peuvent être contents parfois et qu'ils partagent aussi des photos de chats sur Facebook, qu'il y a des choses qu'ils aiment vraiment au fond (tout au fond) et qu'il peut y avoir du rose dans leurs yeux. 



Et même si j'ai souvent envie de leur dire le fond de ma pensée... (vraiment tout au fond)

J'ai envie de leur tendre la main, les bras même, parce que peut-être qu'un jour, une nuit ou à une minute précise de leur existence, ils ont vécu un truc traumatisant. 


En bref, les Jamais-contents, ils sont jamais contents...