Moi, Stéphanie (aka Elaura),
administratrice du blog Bit-lit.com,
rédactrice,
maman, sorcière, metalhead, Janeite, chieuse à plein-temps. Aime le thé et les kilts.
Ma vie, mon œuvre, mes bafouilles.






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lundi 10 août 2020

Le livre de Rachel



Le livre de Rachel
de Esther David

Éditions J'ai lu

Sortie le 12 février 2020
Format poche / 313 pages / Prix 7,50 €



Présentation de l'éditeur :

A Danda, près de Bombay, Rachel est la dernière représentante de la communauté juive. Son mari s'est éteint et ses enfants sont partis vivre en Israël. La vie de Rachel s'organise alors entre la synagogue et les fourneaux, où elle perpétue les traditions culinaires et rend hommage aux saveurs du passé - poulet kesari, patates tilkout, curry casher. Quand des promoteurs s'intéressent d'un peu trop près à la synagogue, Rachel s'interpose pour préserver le lieu, à la fois emblème de sa foi et lien avec ses ancêtres. Ses plats, au parfum enivrant de cannelle, cumin ou curcuma, qui ouvrent l'appétit et délient les esprits, seront des armes inattendues contre la spéculation immobilière.

Mon avis :

Il y a des petits bonheurs littéraires qui n'ont pas de prix. Enfin, si, quelques euros. 8 pour être bien précise. 8 euros pour s’enfuir en terre indienne le temps de quelques heures, le temps de faire connaissance avec une héroïne hors du commun, que j'aurais tant aimé côtoyer en vrai, vous savez, dans la vraie vie. Parce que Rachel, elle est belle de partout. Malgré son âge, elle est déterminée à sauver sa synagogue, envers et contre tous, même ceux qui ont douté. 

Rachel, elle partage sa cuisine avec amour et conviction, persuadée que l'amitié, l'amour et le don de soi sont les armes les plus adaptées contre la spéculation immobilière. Son histoire sent bon les épices et la bienveillance. 

Rajoutons une dose d'humour, un soupçon de nostalgie et une pincée de sensualité pudique, et nous avons la recette parfaite pour un joli moment de lecture avec des personnages attachants. Et enfin, il serait dommage de ne pas rencontrer Rachel avec ses saris colorés, ses recettes et sa joie de vivre.



samedi 11 juillet 2015

Le problème Spinoza

Le problème Spinoza
d'Irvin Yalom

Editions : Le livre de poche
Sortie : le 29 janvier 2014


Présentation de l'éditeur :

Amsterdam, février 1941. Le Reichleiter Rosenberg, chargé de la confiscation des biens culturels des juifs dans les territoires occupés, fait main basse sur la bibliothèque de Baruch Spinoza. Qui était-il donc ce philosophe, excommunié en 1656 par la communauté juive d'Amsterdam et banni de sa propre famille, pour, trois siècles après sa mort, exercer une telle fascination sur l’idéologue du parti nazi Irvin Yalom, l’auteur de Et Nietzsche a pleuré, explore la vie intérieure de Spinoza, inventeur d’une éthique de la joie, qui influença des générations de penseurs. Il cherche aussi à comprendre Alfred Rosenberg qui joua un rôle décisif dans l'extermination des juifs d'Europe.


Mon avis :

Quand Spinoza et Alfred Rosenberg, l’idéologue du parti nazi, passent sur le divan d'Irvin Yalom, cela donne un roman passionnant où fiction et réalité historique se mêlent pour nous embarquer dans une quête psychologique et philosophique intense.

Irvin Yalom met en parallèle deux personnalités totalement opposées dont l'une sera l’obsession de l'autre à un moment précis de l'histoire.
A ma gauche, Barush Spinoza, en 1656, en pleine recherche et questionnement sur sa démarche philosophique et qui finira par être rejeté par sa communauté subissant un herem (excommunication juive).
A ma droite, Alfred Rosenberg, père de l'idéologie nazie, en recherche constante de la reconnaissance de ses pairs et qui ne comprend pas pourquoi, le grand et bon allemand Goethe, admire les écrits de Spinoza, un juif ! Pendant des années, il essaiera de résoudre le « problème Spinoza » jusqu'à confisquer la bibliothèque du petit musée consacré au philosophe à Amsterdam en 1941.

Irvin Yalom nous offre un roman singulier, particulièrement bien construit, qui permet de mieux comprendre Spinoza, cet esprit éclairé qui n'est malheureusement pas né à la bonne époque, et nous plonger dans le raisonnement et le déterminisme effrayant de celui qui restera persuadé d'avoir raison et n’éprouvera aucun remords devant le jury de Nuremberg. Dans une très intéressante post-face, l'auteur nous révèle ce qui relève de la fiction et de la réalité. 
Lauréat du prix des lecteurs du livre de poche en 2014, ce roman qui se lit presque comme un polar, fut ma grosse claque de l'année dernière, et comme toujours avec cet auteur, j'en suis ressortie grandie.

samedi 28 février 2015

Avec maman

Avec maman
d'Alban Orsini

Éditions Chiflet & Cie
Sortie le 13 février 2014


Présentation de l'éditeur :

Avec Maman, c’est une fiction qui retrace l’histoire d’un fils et sa maman qu’on lit au fil de leurs échanges de textos. Imaginée comme une fiction, cette histoire drôle, touchante et parfois surréaliste nous parle des liens parents/enfants, du décalage de générations…


Mon avis :

Alban Orsini nous offre un drôle de roman entièrement en SMS, de quoi faire fuir au départ, mais sachez que ce serait une grossière erreur. 
Avec maman est un roman à la fois drôle et extrêmement touchant qui met en scène les échanges à distance d'une mère et son fils. Au fil des pages, nous sommes témoins du quotidien de ce drôle de couple et beaucoup de situations trouvent un écho chez nous, soit en tant qu'enfants, soit en tant que parents. On rit aux éclats très souvent, on sourit parfois face à leurs élans de tendresse quelque peu maladroits, mais nous pleurons aussi, car la vie n'est pas toujours drôle.
Un livre qui fait beaucoup de bien, que l'on quitte avec regret et qui s'avère être une présence réconfortante les jours de pluie.


Voici quelques petites captures pour vous donner une idée :



dimanche 26 octobre 2014

Une semaine dans la vie de Stephen King

Une semaine dans la vie de Stephen King
d'Alexandra Varrin

Éditions : Léo Scheer
Sortie le : 3 septembre 2014



Présentation de l'éditeur :

«Il entre sans se presser, désinvolte. Un sourire au coin des lèvres, grand, un peu voûté, la démarche hésitante. Sous les flashes qui crépitent, malgré l'interdiction, ses yeux pétillent. Mi-gêné, mi-amusé, l'air de rien, il sort de sa coquille, prend quelques secondes pour observer la foule, curieux, vulnérable, perplexe. Le temps de traverser l'estrade, il endosse une nouvelle carapace, drapé dans le statut qui a réuni ici près de trois cents journalistes venus des quatre coins de la planète : celui de l'écrivain le plus célèbre au monde.»

Du 12 au 16 novembre 2013, Stephen King a passé une semaine à Paris pour promouvoir son nouveau livre, Docteur Sleep. L'occasion pour des milliers de lecteurs de rencontrer leur auteur fétiche, et pour Alexandra Varrin de transformer cet événement exceptionnel en véritable quête identitaire et introspective.
Au cours des cinq rendez-vous qui jalonnent cette semaine, elle se replonge dans l’œuvre monumentale de son idole, et poursuit, tout en interrogeant notre rapport à la fiction, son propre autoportrait.


Mon avis :

Il peut paraître étrange, au premier abord, d'écrire un livre sur la visite française d'un écrivain très connu. Cela l'est moins quand on sait que l'écrivain en question est Stephen King. L'acte en lui-même devient une évidence quand on fait partie de cette grande famille de lecteurs qui ont grandit avec le romancier.

Alexandra Varrin a décidé de nous parler d'elle. Avec humour et délicatesse, elle nous livre des moments de sa vie. Sous le regard amusant de la femme qu'elle est devenue, elle raconte la petite fille qu'elle était et l'importance de Stephen King dans sa vie.
En commentant des passages des romans qui l'ont accompagnée, l'auteur se livre mais partage également ses émotions sur cette fameuse semaine de novembre 2013 où elle a enfin pu le voir en vrai, lui, celui qui l'a sauvée et qui l'a élevée. Et loin d'être anecdotique, chaque moment est plein d'émotion.

L'ensemble nous offre un récit autobiographique très touchant et qui fait bien souvent écho à nos propres sentiments. On sourit à l'évocation de ses palpitations cardiaques à la vue de celui qui a eu une si grande importance dans sa vie et l'on se surprend à ressortir nos vieux exemplaires des romans du King en ayant l'impression d'être enfin compris.

mardi 15 octobre 2013

La liste de mes envies

La liste de mes envies
de Grégoire Delacourt

Edition : Le livre de poche
Sortie : le 29 mai 2013


Présentation de l'éditeur :

Les femmes pressentent toujours ces choses-là. Lorsque Jocelyne Guerbette, mercière à Arras, découvre qu’elle peut désormais s’offrir tout ce qu’elle veut, elle se pose la question : n’y a-t-il pas beaucoup plus à perdre ? 
Grégoire Delacourt déroule ici une histoire forte d’amour et de hasard. Une histoire lumineuse aussi, qui nous invite à revisiter la liste de nos envies. Bientôt au cinéma, La Liste de mes envies a connu un succès international.





Mon avis :

Voici 184 pages qui risquent de ne pas vous laisser indifférent. Grégoire Delacourt est de ces écrivains qui ont le don de raconter des histoires de personnes au destin cabossé avec des mots simples mais non dénués de poésie. Ce pourrait être votre vie. Ce pourrait être la mienne.
Mais c'est celle de Jocelyne Guerbette, mercière à Arras, qu'il a choisi de coucher sur le papier.
Et il lui arrive une chose extraordinaire à Jocelyne, nous en rêvons tous. Mais Jocelyne hésite, s'interroge et se demande si cela vaut vraiment la peine de tout remettre en question. Alors elle écrit la liste de ses envies...

Un roman qui parle vrai d'une vie qui n'a pas toujours trouvé le bonheur, oscillant entre tristesse et luminosité, mais dont l'amour est le principal moteur. C'est beau, touchant, et ça nous laisse comme un sentiment doux-amer qui ne vous quitte plus vraiment.

Extrait :

"On se ment toujours.
Je sais bien, par exemple, que je ne suis pas jolie. Je n'ai pas des yeux bleus dans lesquels les hommes se contemplent ; dans lesquels ils ont envie de se noyer pour qu'on plonge les sauver. Je n'ai pas la taille mannequin ; je suis du genre pulpeuse, enrobée même. Du genre qui occupe une place et demie. J'ai un corps dont les bras d'un homme de taille moyenne ne peuvent pas tout à fait faire le tour. Je n'ai pas la grâce de celles à qui l'on murmure de longues phrases, avec des soupirs en guise de ponctuation ; non. J'appelle plutôt la phrase courte. La formule brutale. L'os du désir, sans la couenne ; sans le gras confortable. Je sais tout ça.
Et pourtant, lorsque Jo n'est pas encore rentré, il m'arrive de monter dans notre chambre et de me planter devant le miroir de notre armoire-penderie - il faut que je lui rappelle de la fixer au mur avant qu'un de ces jours, elle ne m'écrabouille pendant ma contemplation.
Je ferme alors les yeux et je me déshabille doucement, comme personne ne m'a jamais déshabillée. J'ai chaque fois un peu froid ; je frissonne. Quand je suis tout à fait nue, j'attends un peu avant d'ouvrir les yeux. Je savoure. Je vagabonde. Je rêve. Je revois les corps émouvants alanguis dans les livres de peinture qui traînaient chez nous ; plus tard, les corps plus crus des magazines.
Puis je relève doucement mes paupières, comme au ralenti.
Je regarde mon corps, mes yeux noirs, mes seins petits, ma bouée de chair, ma forêt de poils sombres et je me trouve belle et je vous jure qu'à cet instant, je suis belle, très belle même."

vendredi 23 novembre 2012

Dans la peau de Meryl Streep

Dans la peau de Meryl Streep
de Mia March

Édition : Presses de la cité
Sortie : 11 octobre 2012


Présentation de l'éditeur

Lolly Weller, qui vit dans la campagne du Maine et tient un ciné-club chaque vendredi soir, a invité à dîner ses deux nièces, Isabel et June, et sa fille Kat.

Trois femmes qui toutes sont à une période compliquée de leur vie : Isabel est une femme au foyer trompée par son mari ; June vient de perdre son emploi de libraire et recherche le père de son fils de sept ans ; et Kat ne sait pas si elle doit accepter la demande en mariage de son ami d’enfance.
Au cours du dîner, Lolly leur annonce qu’elle est atteinte d’un cancer. Les trois femmes décident alors de rester quelque temps pour veiller sur elle. Ce mois-là, Lolly avait programmé pour son ciné-club les films de Meryl Streep ; l’occasion pour Isabel, June et Kat de les revoir et, à travers les différents rôles de l’actrice, de faire le point sur leurs propres vies et peut-être enfin de trouver leur happy end.

Mon avis :

Il y a des romans qui vous redonnent espoir même quand leur contenu est d’une intensité dramatique rare. Dans la peau de Meryl Streep en fait partie. Sous couvert d’un visuel avenant et plutôt bien vu, c’est pourtant le destin de trois femmes que la vie n’a vraiment pas épargnées qui se joue ici.

Si vous vous attendez à un livre bon enfant sur le ton de la comédie, vous avez tout faux. Ces femmes ont souffert - cruellement parfois - et nous sommes témoins d’un véritable drame familial.
Pourtant, quand elles se retrouvent et animent le ciné-club de l’auberge où elles résident, c’est dans l’univers cinématographique de Meryl Streep qu’elles se trouvent enfin, se confiant les unes aux autres, puisant détermination et courage pour affronter leur vie.

L’actrice devient le vecteur, apporte solution, pousse à l’introspection et force nos héroïnes, et par là même le lecteur, à réfléchir au sens même de ce que nous vivons.

Bel hommage à ces acteurs et actrices qui partagent nos existences, car même si nous restons des anonymes, eux deviennent bien souvent et très étrangement des figures importantes de notre petit monde intérieur.
Ils accompagnent notre détresse, nos joies, nos désillusions, nos réussites. Il nous réconfortent, nous émeuvent et parfois même, nous inspirent.

Un roman choral bouleversant, qui ne tombe pas dans le pathos malgré les thèmes abordés. Avec une grande générosité, la romancière nous livre un récit poignant, plein de tendresse, dont nous ressortons avec le sourire et le cœur gonflé.

jeudi 16 août 2012

84 Charing Cross Road

Un livre culte à garder près de soi, en toutes circonstances...

84, Charing Cross Road
de Helene Hanff

Editions : Livre de Poche
Sortie en octobre 2003


Présentation de l'éditeur :

Helen Hanff vit à New York, sur la 95e rue. En 1949, à vingt-trois ans, elle écrit aux libraires de la Marks & Co., à Londres. Cette "lectrice/auteur de script", originale et sans le sou, trouvera son bonheur grâce aux colis de livres introuvables à New York, que lui fait parvenir la librairie du 84, Charing Cross Road. À tel point qu'elle écrit, non sans émotion : "Londres est bien plus près de mon bureau que la 17e rue." Travail, argent, lectures, colères et joies… Incroyablement vivante et libre, sa correspondance avec Frank Doel, libraire dont la réserve très britannique cache mal la tendresse, durera vingt ans. Le public français a pour la première fois accès à ce trésor d'authenticité, qui a valu à son auteur une célébrité immédiate, et donné lieu à de nombreuses adaptations. 

Mon avis :

Un petit bijou de livre, qui doit s'offrir et s'échanger en masse, tant ses 156 pages sont pleines d'humour, de passion mais surtout d'humanité.
Il s'agit d'une correspondance, de celle qui vous prouve que même à des milliers de kilomètres, l'amour du livre peut se transmettre, s'échanger et faire vibrer (ça ne vous rappelle rien ? ).

Helen Hanff, écrivaine américaine sans fortune, recourt une première fois aux prestations de recherche de livres anciens de la librairie Marks and co, située à Londres (au 84 Charing Cross Road). S'ensuit une correspondance soutenue entre les États-Unis et l'Angleterre, entre une femme amoureuse des livres, pétillante et pleine d'esprit, et les employés d'une librairie.
Les échanges cordiaux et professionnels du début, laissent place à des lettres plus chaleureuses face à celles de l'auteure pleines d'humour et surtout, parsemées de ci, de là, de colis alimentaires pour remercier les employés de se donner tant de mal (Londres, en 1949, étant encore sous le joug du rationnement suite à la seconde guerre mondiale).
Sur près de 20 ans (1949 – 1969) les lettres traversent l'Atlantique, et le respect mutuel se mue en attachement profond, voire même en sentiment amoureux. C'est beau et très émouvant.
Truffé de références, ce petit livre est la bible des bibliophiles amateurs, mais surtout une grande leçon d'altruisme. Un véritable coup de cœur !

mardi 31 juillet 2012

La splendeur des âmes

Un grand moment de littérature !

La Splendeur des âmes
d'Edith Wharton

Editeur : Presse de la cité
Sortie le 2 février 2012


Présentation de l'éditeur :

Issue de la bonne société new-yorkaise, Européenne d’adoption, elle passa une grande partie de sa vie en France, Edith Wharton n’a pas cessé de jeter un regard critique, voire féroce, sur un milieu qu’elle connaissait bien ni de témoigner d’une compassion humaniste pour les malheurs de ses contemporains.

Les femmes sont au cœur de son œuvre : femmes prisonnières de leur éducation, du carcan social, du pouvoir de l’argent, de leurs passions contrariées ou refoulées, femmes piégées dans un monde d’hommes. Celle que son ami Henry James appelait "l’ange de la dévastation" a su décrire la splendeur et la misère des âmes avec une liberté qui fait d’elle une pionnière de la modernité en littérature.

Mon avis :

Edith Wharton écrit sur ce qu’elle connaît le mieux, la haute société new-yorkaise du début du XXe siècle. Milieu cruel et sans concession, qui juge plus vite qu’il ne réfléchit, où l’apparence prévaut sur les sentiments. Chacun de ses romans suit le destin de femmes sacrifiées sur l’autel de la réussite sociale, dont les décisions pas toujours glorieuses les mèneront à leur perte quoi qu’elles choisissent, l’amour ou l’argent.

L’auteur ne traite jamais ses héroïnes à la légère, leur psychologie très fouillée en fait des femmes imparfaites, dont les actes peuvent tantôt agacer, tantôt émouvoir, mais rien n’est jamais tout blanc ou tout noir. Les thèmes qu’elle aborde, - l’apparence toute puissante, le pouvoir et l’argent, l’exclusion sociale - confèrent à ses romans une certaine modernité qui dépasse finalement le contexte de ses écrits. Ils sont toujours incisifs, féroces et terriblement bouleversants.

La splendeur des âmes regroupe ses romans les plus connus : Chez les heureux du monde, Les Beaux Mariages, Eté ; Le Temps de l’innocence et La Splendeur des Lansing. Un splendide omnibus, indispensable pour découvrir ou redécouvrir cette romancière atypique qui fut la première femme à recevoir le prix Pulitzer en 1921 pour Le Temps de l’innocence.