On ne compte plus les différentes adaptations de Sherlock Holmes tant le personnage est devenu une icône extrêmement populaire, autant d'un point de vue littéraire que cinématographique. Le petit écran a également fait la part belle au détective et disons-le tout net, nous avons tous l'impression qu'il nous appartient un peu.
Si la créature de Sir Conan Doyle a eu de multiples visages, certains nous ont plus marqués que d'autres et les faveurs du public se tournent naturellement vers Benedict Cumberbatch qui campe un Sherlock hallucinant dans l'adaptation anglaise de Steven Moffat. Pourtant, s'il y a une autre adaptation télévisée qui mérite également notre attention à l'heure actuelle, c'est bien Elementary, qui est loin d'être le mouton noir annoncé et attendu par les fans et les critiques.
Si la créature de Sir Conan Doyle a eu de multiples visages, certains nous ont plus marqués que d'autres et les faveurs du public se tournent naturellement vers Benedict Cumberbatch qui campe un Sherlock hallucinant dans l'adaptation anglaise de Steven Moffat. Pourtant, s'il y a une autre adaptation télévisée qui mérite également notre attention à l'heure actuelle, c'est bien Elementary, qui est loin d'être le mouton noir annoncé et attendu par les fans et les critiques.
Certes, la série est très différente de sa consœur britannique, mais loin d'être une critique, cela est à mes yeux un atout majeur : pourquoi refaire la même chose sur un autre continent ? Et c'est là justement la force de cette adaptation, Elementary s'affranchit des conventions et des adaptations antérieures pour nous offrir un show novateur, intelligent et très addictif, autant pour sa qualité scénaristique pour que pour son interprétation, car avouons-le, Jonny Lee Miller est plus vrai que nature en Sherlock et Lucy Liu est excellente en Watson, qui, même s'il a changé de sexe, est presque plus proche de l'œuvre originale que son contemporain anglais (sens du détail très accru, remarques assassines, humour très décalé...).
Alors oui, le terrain de jeu de notre détective, toujours très british je vous rassure, est à présent new-yorkais, mais il n'a pas changé sa personnalité. Il est toujours aussi sarcastique, pédant, brillant, mais aussi très drôle et très touchant dans sa manière de gérer ses différentes addictions, que ce soit celle liée à l'héroïne ou aux affaires criminelles.
Le reste du casting est tout aussi excellent, que ce soit Aidan Quinn en Capitaine Gregson, ou l'incroyable Rhys Ifans en Mycroft Holmes, tous participent pleinement au plaisir que j'ai à suivre cette série.
Cela dit, les allusions à l'œuvre d'origine sont tout de même nombreuses, au-delà de la personnalité de nos deux protagonistes, le générique en lui-même est déjà une apologie à part entière.
Et puis il y a les divers clins d'œil, comme la passion de Holmes pour les abeilles qu'il élève sur le toit de son immeuble ou ses entraînements quotidiens avec sa canne. En bref, je ne peux que vous conseiller de regarder cette série qui a su dépasser mes attentes à plus d'un titre ; je suis presque à la fin de la saison 2 et je n'ai jamais été déçue. Tâchez de lui donner une chance, en évitant la comparaison avec sa consœur britannique, car aucune comparaison ne peut-être faite, tant sa liberté de ton et son audace en font une œuvre à part entière.



















