Moi, Stéphanie (aka Elaura),
administratrice du blog Bit-lit.com,
rédactrice,
maman, sorcière, metalhead, Janeite, chieuse à plein-temps. Aime le thé et les kilts.
Ma vie, mon œuvre, mes bafouilles.






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vendredi 22 février 2019

Emma (édition collector)



Emma (édition collector)
de Jane Austen

Éditions Milady

Sortie le 14 novembre 2018
Format relié / 537 pages / Prix 16,90 €



Présentation de l'éditeur :

Redécouvrez l’un des plus grands classiques de la littérature anglaise grâce à une édition inédite en France. Publiée en 1896 en Angleterre, cette édition comporte des illustrations de Hugh Thomson, célèbre illustrateur victorien, dont le travail sur Orgueil et Préjugés est devenu une référence dans le monde entier.

Depuis qu’Emma a réussi à arranger le mariage de son ancienne gouvernante, elle se met en tête d’unir tous les gens qui l’entourent. Désormais maîtresse de maison, elle s’attribue ce rôle d’entremetteuse sans savoir que son inexpérience des êtres et des cœurs peut la mener à de nombreuses déconvenues. Entre les nouvelles rencontres, les visites de Mr Knightley, un vieil ami de la famille, et ses projets de mariage, Emma finit par se perdre elle-même sans s’apercevoir que ce dont elle rêve depuis toujours risque de lui échapper à tout jamais…

Mon avis :


Après Orgueil et préjugés, les éditions Milady rééditent Emma de Jane Austen, dans une magnifique édition illustrée par Hugh Thompson.
Un très bel objet livre pour les collectionneurs, pour les fans, mais également pour ceux qui ne connaissent pas encore les œuvres de l’auteure. N’est-ce pas une belle occasion de les découvrir ?
Voilà pour la forme, mais qu’en est-il du fond ?
Emma, même s’il n’est pas le plus connu des romans de Jane Austen, a été adapté par Hollywood et maintes fois par la BBC.
C’est une œuvre un peu particulière puisqu’elle met en scène une jeune héritière célibataire, très aimée et gâtée par son père, et qui ne ressent nullement le besoin de se marier (contrairement à beaucoup des héroïnes « austeniennes »). Elle coule une vie paisible dans sa belle demeure d’Hartfield, près du petit bourg de Highbury, mais il faut l'avouer, un peu ennuyeuse. Qu’à cela ne tienne, quel meilleur moyen de passer le temps et tromper l’ennui que de jouer les marieuses ? C’est décidé, Emma, drapée de sa nouvelle mission, va œuvrer pour unir les célibataires de son entourage, qu’ils le veuillent… ou pas. Évidemment, à trop vouloir jouer, on finit par se brûler et Emma se fera prendre à son propre jeu… à moins que ce soit son bon ami Mr Knightley qui lui ouvre les yeux.

Une jolie romance avec une héroïne pétillante, un brin agaçante, mais attachante, qui découvre les aléas du cœur un peu malgré elle. Un classique qu’on ne se lasse pas de relire avec beaucoup de plaisir, comme toutes les œuvres de Jane Austen. Un portrait mordant de la classe provinciale anglaise aisée sous la Régence, dépeinte avec humour, un soupçon de causticité, mais également de bienveillance. Probablement l’une des œuvres les plus aboutis de l’auteure.  Qui sait, peut-être aurons-nous la chance de voir ses autres romans publiés dans une si belle édition.


vendredi 14 décembre 2018

Un bûcher sous la neige



Un bûcher sous la neige
de Susan Fletcher

Éditions J'ai lu

Sortie le 29 mars 2013
Format poche / 475 pages / Prix 8,00 €



Présentation de l'éditeur :

Au cœur de l’Écosse du XVe siècle, Corrag, jeune fille accusée de sorcellerie, attend le bûcher. Dans le clair-obscur d'une prison putride, le révérend Charles Leslie, venu d'Irlande, l'interroge sur les massacres dont elle a été témoin. Mais, depuis sa geôle, la voix de Corrag s'élève au-dessus des légendes de sorcières et raconte les Highlands enneigés, les cascades où elle lave sa peau poussiéreuse. Jour après jour, la créature maudite s'efface. Et du coin de sa cellule émane une lumière, une grâce, qui vient semer le trouble dans l'esprit de Charles.

Mon avis :

Teinté d'une poésie digne des bardes de l'ancien temps, le roman de Susan Fletcher nous emmène dans les contrées lointaines de l’Écosse sauvage, là où le vent souffle et où la nature a gardé ses droits. L'on y rencontre Corrag, jeune fille au destin tragique que l'on appelle la sorcière, témoin innocente d'un règlement de compte historique violent, le massacre du clan MacDonald, en pleine vallée de GlenCoe. Emprisonnée pour meurtre et sorcellerie, Corrag, du fond de sa cellule, va raconter sa vie et ses tourments à un pasteur dont les convictions vont fortement être ébranlées par son récit.
Corrag réussira-t-elle à éviter le bûcher ?
Histoire poignante portée par une plume exigeante, fluide et subtile, Un bûcher sous la neige est une véritable ode à la nature et à la tolérance. Au-delà de la tragédie qu'elle est en train de vivre, Corrag vibre de cet amour de l'autre, de son prochain, de cette bienveillance qu'elle n'a connu que trop peu. Et c'est ce qui fait la force de ce magnifique roman. L'on se surprend à l'aimer, cette sorcière, comme ce pasteur qui, jour après jour, finira par voir sa lumière.

Une lecture vibrante, à la structure, certes, particulière, mais qui vous poursuit longtemps après lecture. Un hymne plein d'espoir à la beauté farouche qui ne peut laisser indifférent. Bref, en un mot comme en cent : passionnant.


lundi 4 juin 2018

Une aventure de Lucifer Box : Le Club Vesuvius



Une aventure de Lucifer Box : Le Club Vesuvius
de Mark Gatiss

Éditions Bragelonne

Sortie le 14 février 2018
Format poche / 296 pages / Prix 9,90 €



Présentation de l'éditeur :

Portraitiste de talent, dandy, bel esprit, mauvais garçon... et le plus irrésistible des agents secrets de Sa Majesté. Lorsque les meilleurs scientifiques du royaume sont mystérieusement assassinés, Lucifer se lance dans une enquête trépidante, des clubs de gentlemen londoniens aux bas-fonds volcaniques de Naples, tout en déterminant la façon la plus seyante de porter un œillet blanc à sa boutonnière. Une immersion étourdissante dans les arcanes d’un ordre occulte aux pratiques décadentes – et de ses secrets les plus sulfureux.

Mon avis :

Voici enfin la version poche (et donc à petit prix) de la première aventure de Lucifer Box de Mark Gatiss, déjà paru en grand format chez Bragelonne en février 2015.
Le livre en lui-même est toujours aussi beau et c'est plutôt agréable de voir un format poche avec un aussi joli travail d'édition : un visuel de couverture identique au grand format (et donc en relief et dorures), de chouettes illustrations parcourent le récit, seules les tranches dorées ont disparues (et ce n'est pas bien grave).

Concentrons-nous maintenant sur le contenu. Mark Gatiss est déjà bien connu pour ses talents d'acteur, moins pour sa plume, et c'est donc avec une grande curiosité que je me suis penchée sur ce récit quelque peu Vaudevillesque . Lucifer Box est un dandy qui tire plus vite que son ombre (au sens propre comme au figuré), peintre à ses heures perdues et agent secret pour Sa Majesté. Principalement gouverné par sa libido toujours à son paroxysme, Lucifer nous malmène dans ses diverses aventures rocambolesques d'où il se sortira toujours, on ne sait comment.

En bref, Lucifer est la progéniture illégitime de James Bond et de SAS et ne se prend jamais vraiment au sérieux.
Une lecture agréable, sans prise de tête, où l'on sourit souvent, si on arrive à surmonter le côté un peu too much de l'histoire. Un roman qui rempli parfaitement son office puisque l'ensemble est pétillant et très divertissant.



vendredi 3 mai 2013

Nord et Sud

Nord et Sud
d'Elizabeth Gaskell

Editions : Points
Sortie le 25 novembre 2010


Présentation de l'éditeur :

C'est le choc de deux Angleterre que le roman nous invite à découvrir : le Sud, paisible, rural et conservateur, et le Nord, industriel, énergique et âpre. Entre les deux, la figure de l'héroïne, la jeune et belle Margaret Hale. Après un long séjour à Londres chez sa tante, elle regagne le presbytère familial dans un village du sud de l'Angleterre. Peu après son retour, son père renonce à l'Eglise et déracine sa famille pour s'installer dans une ville du
Nord. Margaret va devoir s'adapter à une nouvelle vie en découvrant le monde industriel avec ses grèves, sa brutalité et sa cruauté. Sa conscience sociale s'éveille à travers les liens qu'elle tisse avec certains ouvriers des filatures locales, et les rapports
difficiles qui l'opposent à leur patron, John Thornton. En même temps qu'un étonnant portrait de femme dans l'Angleterre du milieu du XIXe siècle, Elizabeth Gaskell brosse ici une de ces larges fresques dont les romanciers victoriens ont le secret.

Mon avis :

Parmi les nombreuses romancières victoriennes, il en est une, à la voix toute singulière, qui, à pas feutrés, a réussi le pari risqué de décrire les maux de l’Angleterre ouvrière avec subtilité.

Certains pensent peut-être que Nord et Sud n’est juste qu’une histoire d’amour sur fond de quelques vérités historiques mais il n’en est rien. L’œuvre d’Elizabeth Gaskell est bien plus qu’un roman sentimental, il est le reflet des prémices des luttes ouvrières syndicales, de la pauvreté de toute une classe et surtout, de sa fierté et sa détermination.
Douée d’une forte conscience sociale, peut-être trop rare à l’époque, l’auteure raconte des histoires individuelles et collectives violentes symbolisées par la rencontre de deux personnalités aussi sensibles qu’opposées. Margaret et John s’affrontent, se cherchent, mais au-delà de ces confrontations c’est la prise de conscience et l’acceptation de l’autre qui est en jeu.

L’Angleterre change, la noblesse et les domaines agricoles doivent laisser place à l’innovation industrielle et toutes ses conséquences. L’auteure surprend par sa manière de percevoir les rapports de pouvoirs, patrons et ouvriers pouvant apprendre l’un de l’autre, et ceci ne peut que nous interroger sur l’évolution de cette perception et de ce conflit qui au final, fait encore écho aujourd’hui.

Un roman complexe et dense qui dépeint une classe industrielle nouvelle prise sur le vif, à l’aube où les consciences s’éveillent et que le mouvement méthodiste s’installe. Une grande fresque sociale très bien documentée, passionnante, que l’on a bien du mal à quitter.

mardi 30 octobre 2012

22 Britannia Road

 
22 Britannia Road
d'Amanda Hodgkinson 

Editions : Belfond
Collection : Littérature étrangère
Sortie le 18 octobre 2012


Présentation de l'éditeur :

Séparé par la guerre, un couple se retrouve après sept années d’absence. Loin de la Pologne, dans cette petite maison anglaise du 22 Britannia Road, parviendront-ils à reconstruire leur foyer ?
À s’aimer de nouveau alors que chacun porte en lui un très lourd secret ? Émouvant et poétique, un premier roman plein de charme par l’une des nouvelles voix de la littérature féminine.


Mon avis :

Premier roman d’Amanda Hodgkinson, 22 Britannia Road est un récit émouvant qui parle avant tout de sentiments. À travers le destin d’un jeune couple polonais séparé par la guerre, l’auteur nous montre que les ravages de celle-ci ne sont pas que dans les champs de bataille. Que les non-dits peuvent détruire autant que les horreurs dont nous pouvons être les témoins.
Janusz et Silvana s’aiment pourtant, avant que ce conflit mondial ne débute, avant que l’engagement du jeune homme le porte vers d’autres lieux laissant sa femme et son jeune fils livrés à eux-même. Pendant sept ans, ils vont vivre l’enfer. Sylvana va connaître l’exode, la faim et seul son incroyable instinct de survie va les sauver, Aurek et elle.
En 1946, exilé en Angleterre, Janusz espère beaucoup de ses retrouvailles. Faire venir sa femme et son fils dans un nouveau pays pour se reconstruire, loin d’une Pologne dévastée, est le seul moyen de continuer sa vie.
Mais en sept années, beaucoup de chose se sont passées, et cette vie de famille tant rêvée est entachée par les secrets et un malaise grandissant. La guerre a laissé des traces indélébiles, sans parler de cet enfant qui ne reconnaît pas son père et qu’il appelle l’Ennemi.
Persuadé que seul le temps et le silence apaisent les mœurs, le couple tente de vivre leur quotidien, jusqu’à ce que la vie, le hasard ou quelques lettres cachées, viennent faire exploser cette parodie de paix et les oblige, tour à tour, à se livrer.
22 Britannia Road n’est pas qu’un simple roman d’histoire, il évoque le déracinement, l’amour, la survie, mais également questionne sur notre capacité à pardonner. Car comment se reconstruire après sept années de souffrance ? Loin des siens, en faisant abstraction de ce que l’un et l’autre a pu subir, supporter ou désirer ? Comment s’aimer à nouveau, quand la vie vous a autant changé ?
Dans un style simple, mais non simpliste, accompagné d’une évidente poésie, l’auteur nous touche avec ses personnages attachants dont les voix s’entremêlent de manière troublante. Une très belle découverte.

samedi 10 décembre 2011

Les Années Trianon

Les Années Trianon
de Catherine Hermary-Vieille

Edition : Albin Michel
Sortie le 4 novembre 2009


Présentation de l'éditeur :


Marie-Antoinette fut-elle jamais plus heureuse que pendant ses " années Trianon " ? Le " Cercle enchanté " de ses amis les plus proches, spirituels, charmeurs, prodigues, avides surtout d’honneurs et d’argent, dans le bouillonnement des idées qui agite alors la France, l’entoure et l’enchante.
Du comte d’Artois, frère du roi, à Yolande de Polignac, l’amie intime, l’âme soeur, du duc de Lauzun au beau Fersen, tous se laissent séduire par une jeune reine de plus en plus sûre d’elle, exigeante, capricieuse, frivole... Mais derrière cette vie de plaisirs, gronde le vent de l’Histoire. Tous seront emportés.


Mon avis :

Particulièrement bien documentée, Catherine Hermary-Vieille nous conte la vie de Marie-Antoinette à Versailles, de son mariage avec le dauphin dégingandé Louis-Auguste en 1770, jusqu’à l’emprisonnement de la famille royale en 1792.

22 années au service de l’Etiquette, 22 ans de déceptions, de frustrations affectives, mais aussi de fastes, de futilité, de jouissance d’un statut envié, sans se soucier de la souffrance d’un peuple aux abois. Sa rencontre, dès son arrivée à Versailles, avec la princesse de Lamballe sera le début d’une longue amitié quasi-fusionnelle qui donnera le ton de ce que sera la vie dissolue de la future reine.

A une époque où des voix commencent à se faire entendre contre l’absolutisme de Louis XV, l’insouciance de la cour à dépenser des fortunes, alors que le royaume est fortement endetté, mènera les libres penseurs, et par la suite le peuple, à parler d’habeas corpus et de libertés individuelles à l’anglaise jusqu’au soulèvement de 1789. La suite causera la chute de la famille royale et le début du règne de la Terreur.

Écrit comme un roman, Les années Trianon est pourtant bien difficile à lire. Les évènements s’enchaînent sans liens apparents, ce qui en complique quelque peu la lecture. L’on se perd souvent dans les méandres de la cour et de toutes ses personnalités, si bien que nous sommes bien souvent obligés de revenir en arrière pour se remettre en tête l’identité de la personne dont nous sommes en train de lire les exploits.
Passé ce désagrément, cet ouvrage reste une lecture intéressante, didactique, sur une époque phare de l’histoire de France.

Pour les passionnés du genre.

mardi 25 janvier 2011

Meurtres sur le Palatin

Voici un livre découvert il y a quelque temps déjà qui fut une véritable révélation. Meurtres sur le Palatin est le second volet des aventures de Kaeso le Prétorien, un soldat en jupette sexy et tenace, on en veut plein !

Meurtres sur le Palatin
de Cristina Rodriguez

Editeur : Les Éditions du Masque
Sortie le 12 novembre 2009


Présentation de l'éditeur :

Une enquête de Kaeso le prétorien

Sur le perron d’une riche demeure du Palatin proche de celle de l’empereur Tibère, le corps affreusement mutilé d’un jeune homme est retrouvé baignant dans son sang, un denier placé dans la bouche, l’obole rituelle pour payer à Charron son passage dans l’autre monde… Kaeso, le garde prétorien chargé de la sécurité de la famille impériale, se rend immédiatement sur les lieux du crime, accompagné de deux fidèles lieutenants et de Io, son inséparable léopard apprivoisé.

Sur place, il découvre une demeure étonnante couverte de fresques lascives et embaumant les encens les plus rares. Le maître des lieux est un mystérieux personnage qui ne se montre jamais, ne sort qu’en litière fermée et se prétend l’oracle d’Apollon. Agacé par tout ce décorum, Kaeso exige de rencontrer l’homme qui se nomme Apollonius. Quand celui-ci apparaît enfin, Kaeso est tellement subjugué par sa beauté spectaculaire et par son charisme qu’il ne doute pas qu’il deviendra bientôt la coqueluche de toute l’aristocratie romaine. Kaeso pressent qu’il devra mener son enquête au plus vite avant de tomber lui-même dans le piège d’Apollonius.

Mon avis :

Nous sommes à Rome, pendant le règne de l’Empereur Tibère, en l’an 31 après J.C. Le successeur d’Octave Auguste est un vieil homme fatigué qui dirige l’empire depuis sa petite île de Capri.

La trahison de son Consul, Séjan, a mené son fils Nero, au suicide. Rome, profondément marquée par ces évènements tragiques, essaie peu à peu de reprendre le cours d’une vie normale. Mais la corruption et les jeux illégaux continuent de la gangrener et le quartier de Subure, le haut lieu de la débauche, un état dans l’Etat, est dirigé d’une main de fer par Marcus Gallus Rufus, ancien prétorien.

Aussi, quand le corps d’un gladiateur affreusement mutilé est retrouvé sur le perron d’une villa palatine, Kaeso le prétorien est chargé de l’enquête. Avec l’aide de son léopard Io et de ses compagnons d’arme, Kaeso va tâcher de découvrir la vérité sur ces meurtres étranges, tout en luttant contre la corruption des bas-fonds de la ville. Mais ses investigations ne seront pas sans risques, et les conséquences meurtrières…

Bienvenue dans la Rome Antique ! Cristina Rodriguez nous entraîne dans une aventure haute en couleur où règnent intrigue policière, politique et reconstitution historique.

Point de descriptions plates et ennuyeuses ici, l’auteur mêle l’histoire romaine aux codes du roman policier avec une étonnante maestria. Meurtres, fausses pistes, rebondissements, tous les ingrédients du triller historique sont présents. Cristina Rodriguez nous livre une intrigue haletante, remarquablement bien menée, sans temps mort. Les personnages sont tous très bien construits, intéressants et attachants.

Kaeso, le héros de cette série, est un prétorien d’une trentaine d’années. Moitié germain par sa mère, il a hérité du physique et du caractère de ses illustres ancêtres. Proche du Questeur Calligula – fils et héritier de Tibère – il est la pièce maîtresse de cette saga et nous sommes particulièrement charmées tant par ses atouts corporels que par ses qualités de soldat et d’enquêteur.

Mais les personnages qui l’entourent ne sont pas en reste. De son compagnon d’arme Matticus, au langage de charretier, à sa cousine Concordia au caractère bien trempé, tous prennent une place importante dans le récit et participent au plaisir que nous avons à vivre leurs aventures tantôt dramatiques, tantôt rocambolesques, mais toujours passionnantes.

Non dénué d’humour et de sensualité – à faire pâlir les grandes dames de la romance – le style de l’auteur est fluide et élégant, rendant la lecture très agréable, si bien qu’il est difficile de refermer le livre sans une pointe d’exaspération, et c’est très irrité que nous œuvrons aux tâches ingrates qui nous ont obligées à commettre cet acte barbare.

Meurtres sur le Palatin est le deuxième opus des aventures de Kaeso le prétorien et c’est avec enthousiasme que nous allons nous précipiter sur le tome 1 Les mystères de Pompéi, honteuses d’avoir manqué le début de cette excellente série.

A dévorer !