Moi, Stéphanie (aka Elaura),
administratrice du blog Bit-lit.com,
rédactrice,
maman, sorcière, metalhead, Janeite, chieuse à plein-temps. Aime le thé et les kilts.
Ma vie, mon œuvre, mes bafouilles.






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mercredi 26 février 2020

La Morrigan: à la rencontre des grandes reines



La Morrigan: à la rencontre des grandes reines
de Morgan Daimler

Éditions Danaé

Sortie le 24 janvier 2019
Format broché / 97 pages / Prix 12,00 €



Présentation de l'éditeur :

Morrigan, déesse de la guerre, de la bataille, de la prophétie, de la mort, de la souveraineté et de la magie, continue encore aujourd'hui d'affirmer sa présence et son importance, avec la même force que dans les siècles passés.
Ce livre constitue une introduction à la Morrigan et à plusieurs déesses apparentées qui partagent son titre (y compris Badb et Macha). Il vous permettra d'en apprendre davantage sur elle et de vous préparer à travailler avec elle dans les meilleures conditions.
Car jusqu'ici, répondre à l'appel de Morrigan signifiait souvent relever le défi de trouver son histoire et son mythe dans un océan de désinformation, de suppositions et de textes anciens devenus difficiles à trouver.
Grâce à cet ouvrage, toutes les informations nécessaires sont désormais à votre portée.

Mon avis :

Après le petit livre dédié à Brigid, c'est au tour de La Morrigan d'être mise en lumière par les éditions Danaé et, encore une fois, c'est une réussite. 97 pages qui nous permettent de mieux appréhender les différents visages de la déesse et la manière de l'honorer. Morgan Daimler va à l'essentiel sans se perdre en fioritures ou en divagations historiques et nous propose une rencontre fort intéressante avec cette déesse aux multiples visages. Riche de sources académiques, mais également de réflexions personnelles, ce petit ouvrage est une bonne introduction pour ceux qui souhaitent en apprendre plus sur La Morrigan. L'ensemble est clair, se lit facilement et regorge d'éléments pratiques pour la dévotion.



mardi 21 janvier 2020

La Magie de la Lune



La Magie de la Lune
de Rachel PATTERSON

Éditions Danaé

Sortie le 23 mai 2019
Format broché / 141 pages / Prix 14,00 €



Présentation de l'éditeur :

Ce livre est une introduction au travail sur les phases de la Lune, sur ce qu'elles sont, sur la façon de vivre en harmonie avec l'année lunaire et d'utiliser tous les pouvoirs magiques qu'elle procure. Il contient les bases du cycle lunaire, les représentations et correspondances de chaque phase, quels rituels pratiquer et quand, et inclut également un regard sur l'année lunaire, les divinités lunaires, des méditations, des rituels & sorts liés à la lune, des noms lunaires, les arbres lunaires et des recettes liées à la lune.

Mon avis :

Voici un petit livre de 140 pages d'une grande richesse qui m'a accompagné pendant tout l'été. La magie lunaire est une magie puissante et réconfortante qui fait du bien au cœur et à l'âme, encore faut-il savoir comment travailler avec la grande Dame.

Rachel Patterson a réussi le tour de force de nous offrir, de manière claire et limpide, divers éléments nous permettant de travailler avec la lune à ses différentes phases. Chacune d'entre elles est expliquée avec simplicité, accompagnée de rituels et méditations. Autre point fort du livre : l'auteur nous propose de travailler avec la lune à chacune de ses phases, pas uniquement pendant les esbats, et nous permet donc d’œuvrer de manière complète pendant tout un cycle.

Un ouvrage passionnant donc, bien écrit, riche d'informations techniques et pratiques et, franchement, c’est déjà beaucoup.



mardi 3 décembre 2019

Harry Potter : Fières d'être sorcières !



Harry Potter : Fières d'être sorcières !
 Les filles qui ont marqué l'histoire du Monde des Sorciers
de Laurie Calkhoven

Éditions Gallimard Jeunesse

Sortie le 24 octobre 2019
Format album / 96 pages / Prix 13,90 €



Présentation de l'éditeur :

D'Hermione Granger à Minerva McGonagall, en passant par Luna Lovegood et Leta Lestrange, les sorcières de la saga «Harry Potter» et des «Animaux fantastiques» sont des héroïnes aussi différentes qu'exceptionnelles ! Qu'elles soient des mentors, des fondatrices, des résistantes, des mères, des inventrices, des criminelles, des meneuses, elles ont toutes marqué le Monde des Sorciers de leur empreinte. Foisonnant de magnifiques illustrations et d'images des films, cet ouvrage passionnant explore les histoires de ces femmes qui ont fait du monde magique ce qu'il est aujourd'hui.

Mon avis :

Voilà un livre qui avait tout pour me plaire : l'univers d'Harry Potter et la mise en avant des héroïnes de la saga, un bel objet livre très bien illustré, un prix raisonnable (pour une fois) ; bref, je me faisais une joie sincère d'acheter ce petit livre en tant que fan. 
 
Malheureusement, je ne peux cacher ma déception. Alors oui, le livre est une réussite visuelle, les illustrations sont vraiment jolies, l'édition est classe et attrayante, et j'ai particulièrement apprécié la mise en avant de toutes les sorcières, pas uniquement les gentilles, mais également celles qui flirtent du côté obscur. Le problème est que le texte et les descriptions ne sont pas à la hauteur de mes attentes. L'ensemble est beaucoup trop enfantin, très superficiel et uniquement basé sur les films. C'est donc un ouvrage qui s'adresse principalement au jeune public (ce que je peux complètement comprendre) mais qui m'a clairement laissée sur ma faim. 
 
Le livre est tout de même beau, bien mis en page et il peut clairement trouver son public, si celui-ci n'est pas trop exigeant en terme de contenu.




dimanche 24 février 2019

La Cuisine Wiccane



La cuisine Wiccane
de Scott Cunningham

Éditions Danaé

Sortie le 21 septembre 2017
Format broché / . pages / Prix 19,95 €



Présentation de l'éditeur :

« Fascinant pour toute personne intéressée par la cuisine ou la magie... ou les deux ! » Marion Zimmer Bradley, auteure des Brumes d’Avalon.
La magie de la cuisine : pour sacraliser vos repas en toute simplicité ! Le gingembre mérite sa réputation d’aliment érotique, mais avec un peu de vanille ou de menthe poivrée, on peut aussi faire des merveilles ! Vous n’aurez jamais eu autant de plaisir à déguster des champignons après avoir fait l’expérience de leurs effets positifs sur l’intuition, et le céleri prendra pour vous un sens tout nouveau quand il aura amplifié vos perceptions psychiques. Dans votre garde-manger, presque tout peut servir à votre évolution personnelle. Des artichauts aux haricots rouges, en passant par la confiture de fraise, les aliments contiennent des énergies magiques spécifiques que vous pouvez exploiter pour obtenir des résultats positifs. Ce manuel de cuisine magique propose vingt-sept des recettes préférées de Scott Cunningham. Vous y trouverez également des menus magiques complets pour la réalisation de vos objectifs : attirer l’amour, la protection, la santé, l’argent, développer les perceptions psychiques etc.

Mon avis :

Dans toutes les traditions religieuses, la cuisine a toujours revêtu un aspect sacré et mystique. Que ce soit dans les religions du Livre (monothéistes) ou dans les pratiques païennes, les fêtes et sabbats sont bien souvent un moment de partage et de communion autour d'une bonne table remplie de mets spécialement conçus pour l'occasion, et qui marquent symboliquement l’événement. Même dans la pratique quotidienne, beaucoup de prières et dévotions passent par l'offrande de nourriture sur nos autels, les catholiques communient au corps et au sang du Christ par l'intermédiaire de l’hostie et du vin de messe, preuve s'il en est du caractère sacrificiel des fruits de notre Terre-Mère.

Mais au-delà de l’aspect spirituel, la nourriture peut aussi être une source de plaisir intense, de joie, voire le doudou vers lequel nous nous tournons les jours plus sombres (vous savez le fameux combo thé/muffin/tablette de chocolat devant Netflix). L'impact psychologique de la nourriture n'est plus à prouver, un peu comme quand on ressent un besoin irrépressible de couleur, de chaleur, donc d'épices, quand il fait bien froid dehors. Et ça marche. Parce que les aliments sont une source d'énergie. Une énergie biologique évidente d'une part, mais également spirituelle si l'on accepte l'idée que tout élément produit par la nature possède une certaine puissance, une certaine vibration, autrement dit, une vie. Et ingérer du vivant aura forcément un impact sur nos propres vibrations.

C'est de cette pratique de la magie culinaire (kitchen witchery) que Scott Cunningham a décidé de nous parler dans La cuisine wiccane. L'auteur, toujours dans son souci de vulgarisation, partage avec nous des années de pratique culinaire d'une grande richesse et avec beaucoup de simplicité (c'est une grande qualité, la simplicité, dans le milieu de l'ésotérisme, croyez-moi !). Le livre se compose de cinq parties bien distinctes passant en revue les rituels, les recettes, les régimes magiques et le pouvoir des aliments. Et, comme toujours, même si le titre est tourné vers la wicca, le contenu s'adresse bien évidemment à toutes les personnes qui s'intéressent à la magie culinaire, wiccans, païennes ou pas.

En bref, les livres sur la cuisine magique en français sont bien trop rares pour être ignorés. Aussi, quand on a l'opportunité d'en lire un, et de qualité, nous ne pouvons que vous le recommander chaudement. Il ne vous reste plus qu'à commander le livre via vos dealers favoris et sortir vos chaudrons ; le sabbat de Mabon est passé, mais celui de Samhain arrive à grands pas, c'est une magnifique occasion de tester les recettes proposées par l'auteur (La Citrouille ivre, Cidre de Samhain... Ça vous intrigue ? Achetez le livre !)



mercredi 20 février 2019

Le tarot de la magie verte



Le tarot de la magie verte
de Kiri Ostergaard Leonard

Éditions Véga

Sortie le 10 juillet 2018
Format poche / 240 pages / Prix 24,90 €



Présentation de l'éditeur :

Découvrez le monde merveilleux de la Magie verte où esprits de la Terre, fées et élémentaux vous connecteront aux énergies naturelles et aux pratiques des anciennes religions. Entrez en osmose complète avec les êtres spirituels de la nature : le Sidhe, la sorcière, la grande prêtresse, le dieu cornu, ou encore le roi de chêne. Cet oracle, magnifiquement illustré par l'artiste Kiri Osterggard Leonard, dévoile une sagesse énergétique et de précieux conseils qui vous aideront à trouver les réponses à vos questions. Grâce au livre d'accompagnement, vous trouverez la signification et la symbolique de chacun des arcanes majeurs et mineurs, vous permettant ainsi de réaliser des tirages inspirants et éclairants en connexion avec les énergies magiques de la nature.

Mon avis :

J'adore ce tarot. Je pense que cette introduction vous met d'emblée la puce à l'oreille sur, d'une part, la qualité de l'édition et, d'autre part, son contenu.
Tout d'abord, la forme : les éditions Véga ont encore une fois fourni une très belle édition avec une bonne qualité de cartes, dorées sur tranche et qui se mélangent facilement. Les cartes sont accompagnées d'une jolie pochette dorée pour les protéger, d'un guide book épais, ainsi que d'un joli boîtier rigide. Je suis toujours ravie quand les éditions Trédaniel (and co) décident de traduire des tarots ou oracles que j'attends depuis longtemps. Je suis toujours assurée d'une édition de qualité, souvent meilleure que celle en version originale. Et j'hésite, du coup, beaucoup moins à l'achat.





Passons maintenant au fond : Ann Moura est une sorcière verte très connue dans le milieu ésotérique. D'ailleurs, deux de ses livres sont parus aux éditions Alliance Magique en 2018, Grimoire de Magie Verte et Magie Verte : connexion sacrée à la nature.




J'aime son approche de la magie, mais également celle du tarot. Elle allie magnifiquement sa spiritualité aux différents arcanes, nous faisant voyager avec les esprits de la Terre, les sorcières, les fées ou les archétypes des anciennes religions. C'est un vrai plaisir de la lire et de se laisser guider dans son univers. Moi qui suis extrêmement liée à l'élément terre, je m'y sens comme chez moi.
Les illustrations de Kiri Ostergaards Leonard sont une petite merveille de douceur, de couleurs, une vraie immersion en terre païenne avec beaucoup de sagesse et de bienveillance.



En bref, c'est un véritable coup de cœur, une vraie rencontre que je ne peux que vous conseiller.





mardi 19 février 2019

Wiccane ? Sataniste ? Païenne ? Juste moi, ou comment j'ai créé ma propre mythologie.





Helloooo lecteur ! J'espère que tu vas bien depuis mon dernier article. Le mois de février est déjà bien avancé et l'air devient plus doux. Les prémices du printemps commencent à se faire sentir et l'excitation du prochain sabbat est bel et bien là. C'est le moment idéal pour faire un bilan de tout ce que nous avons accompli et de ce que nous voulons semer. Il est donc opportun pour moi d'écrire cet article. Comme tu le sais, j'ai fait acte d'apostasie il y a quelque temps. Mais je ne t'ai jamais vraiment parlé de ma pratique spirituelle. Déjà, parce que je suis pudique sur le sujet. Ensuite, parce que j'aime que l'on me laisse tranquille dans mes croyances sans que l'on me pose des tas de questions. Et enfin, pour éviter les préjugés et les remarques malvenues. Mais le réveil des sorcières est dans l'air du temps, il est donc moins pénible pour moi d'échanger avec toi sur le sujet.

La genèse

Mon intérêt pour le paganisme et les sciences occultes n'est plus vraiment un secret, j'en ai parlé à plusieurs reprises. si tu me suis sur Instagram, tu as dû voir des photos d'autel (enfin, une seule) ou de lectures ésotériques. J'ai commencé à pratiquer une forme de magie personnelle il y a plusieurs années déjà. 
En fait, je pratiquais une sorte de magie des campagnes sans savoir que c'était de la magie des campagnes. Un gros mélange d'utilisation de plantes, d'encens, de prières et de neuvaines. Une forme de magie sacrale chrétienne que je continue à pratiquer aujourd'hui, au besoin. Après tout, allumer une bougie blanche, faire brûler de l'encens de Jérusalem et réciter une prière de purification, c'est déjà de la magie. Mais à l'époque, je ne le savais pas. Je priais Dieu et rendais grâce à Mère Nature pendant les sabbats. Il était évident que ma pratique ne collait absolument pas avec la dévotion catholique alors je me suis intéressée à d'autres formes de religions, préchrétiennes pour la plupart. Dans un intérêt historique d'abord, puis spirituel. 
J'ai beaucoup lu, des livres ésotériques comme des productions plus académiques. Sur les religions nordiques, sur les religions celtes, sur les peuples qui les ont portées. Sur les panthéons égyptien, grec, japonais... J'ai lu sur le shintoïsme, le bouddhisme, l'hindouisme... Sans te mentir, cela m'a pris 15 ans. Quinze années de lectures, de recherches, de questionnements. Ce fut passionnant. Parfois frustrant, mais jamais inutile. J'ai découvert les arts divinatoires, comme les oracles, le tarot, les runes, l'ogham. 
Dans tout ce que j'ai lu, rien ne me correspondait pleinement. Je veux dire, certaines parties me convenaient, d'autres moins. Je n'arrivais pas à être totalement alignée avec une seule de ces religions ou spiritualités. Alors, j'ai fini par me créer ma propre spiritualité. En prenant ce qui m'intéressait, ce qui m'appelait dans certaines pratiques et en laissant de côté ce qui ne me plaisait pas. Un gros melting-pot de paganisme, de christianisme, mais aussi de ma propre mythologie. Oui, parce que j'avais besoin de mettre beaucoup de « moi » dans ma pratique. 
Lire des bouquins, c'est super important. Se renseigner au maximum sur la pratique de la sorcellerie, les plantes, les encens, les rituels, les panthéons, c'est vital. Comprendre les rituels proposés dans un livre ou une vidéo est essentiel pour pratiquer. Mais prendre de la distance sur ce que nous voyons et lisons l'est tout autant. Il me semble nécessaire d’y ajouter sa touche personnelle, un petit bout de soi, un truc vraiment intime. Car la magie ne fonctionne pas si tu ne te sens pas franchement à l'aise avec elle.



La pratique

Alors je vais peut-être m'attirer les foudres des puristes, mais après tout, j'ai déjà mené des combats plus difficiles sans me laisser emmerder par quiconque. Alors on va dire que je m'en fous.



Ma pratique de la magie et de la sorcellerie je ne l'ai pas apprise dans un bouquin ni auprès d'un mentor. Comme je te l'ai dit, j'ai beaucoup lu, regardé beaucoup de vidéos et je ne renie pas tout ce que j'ai pu apprendre. Bien au contraire, je le sublime, à ma sauce. Je lui rends grâce à ma manière.
Déjà, mes outils magiques sont peu communs. Je n'ai pas de baguette, je ne l'ai pas encore rencontré. Un jour peut-être. Je n'ai pas d'athamé, pour la même raison citée plus haut. J'ai un petit chaudron, un bol ignifugé... Un calice. Ah oui, j'ai un calice. Mais, contrairement à ce que l'on peut lire ou voir, mon autel n'est absolument pas "instagramable". Et mon calice... En fait, tu sais quoi ? Bah, tes objets magiques doivent te parler à toi, rien qu'à toi, ils doivent vibrer pour toi, tu dois avoir de l'affection pour eux. Du coup, ton calice peut ressembler à une superbe coupe gothique, en cristal ou à tout autre chose. Il peut être un simple pot de terre ou le verre à moutarde Goldorak que tu gardes précieusement depuis tes 4 ans, qu'importe, le principal étant que tu aimes l'utiliser et le voir sur ton autel. (Bon, voilà, je suis démasquée.)




C'est ça, ajouter sa propre mythologie, sa propre histoire. Tes souvenirs, bons ou mauvais, tes coups de cœur, tes passions, tes références culturelles, celles de tes films, séries ou livres préférés. Oui, même si ce sont des personnages ou des objets de fiction. Quelle importance ? Ce qui compte, c'est ce que provoquent ces objets ou ces pensées en toi, l’énergie qu'ils vont t'apporter ou t'aider à canaliser. Dans ma pratique, j'y inclus ce qui me correspond. Alors, si lors d'une belle nuit étoilée, j'ai envie de prier Varda, je le fais (si tu comprends cette référence, sache que je t'aime). Et si j'ai envie d'inclure Chuck dans mes rituels, je le fais également (idem).


Cela peut paraître débile comme ça, ça n'a probablement aucun sens pour toi, lecteur, mais pour moi, pratiquer la magie doit être une source de joie, de plaisir, de kiff qui te fait des choses dans ton ventre, fait palpiter ton petit cœur et mouiller ta culotte. Alors si pour y arriver, tu as besoin de Maïa l'abeille ou d'écouter un bon Behemoth, fais-toi plaisir.


Nergal, chanteur de Behemoth, il est plein d'amour.


Ah ? Satan est dans le coin ? Oui et non. Nous sommes beaucoup à utiliser, écouter, s'inspirer (Tu peux rayer les mentions inutiles.) de la musique dans notre pratique. J'écoute différents genres qui peuvent s’associer facilement à une pratique magique, une prière, une méditation, un temps de pause : le folk, le nordic folk, le metal folk, le classique, les musiques asiatiques... Mais, ce qui me fait vraiment vibrer dans mes tripes, c'est le Metal et ses variantes : le Heavy Metal, le Black Metal, le Death Metal, le Trash Metal… Bref, je crois que tu as pigé le truc.




De part son histoire, le Metal a toujours été fortement corrélé au satanisme. Bah voui, à travers le fameux triton, cette gamme de notes considérée comme diabolique au Moyen Âge. Rendons grâce à Black Sabbath et à ce fameux 13 février 1970 qui a vu la naissance d'un genre qui allait être autant rejeté qu'adoré (Tony Iommi, guitariste de Black Sabbath, a été le premier à utiliser un riff basé sur le triton, le fameux « interval du diable »).



Alors évidemment que le triton (tout comme Black Sabbath) n'a rien de diabolique. Mais comme la vie n'est pas toujours rose, happy end et bisounours, après la grande salve hippie qui nous obligeait à voir du bonheur partout (à coup de LSD), les Britanniques de Black Sabbath ont décidé de parler de la peur, de la tristesse, de la mort et de la possession.

Loué soit Black Sabbath. Alors, depuis ce premier album éponyme, le Metal a énormément évolué en différents sous-genres plus ou moins orientés. Oui, la figure satanique est largement utilisée dans les visuels, dans les textes etc. (Il suffit de voir le nombre de groupes qui utilisent Baphometh comme emblème.), mais plus par opposition au christianisme que par dévotion. 



Sincèrement, du haut de mes 44 ans dont 30 ans de musique Metal, je n'ai jamais rencontré de vrais satanistes. Ah ah, ça t'en bouche un coin, non ? Déçu ? Je ne peux rien pour toi.



Mais quel est le lien avec moi ? Disons que si satanisme, il doit y avoir, en ce qui me concerne, il est encore une fois très lié à la pop culture. Oui, Lucifer est une icône de la pop culture. Ça casse le mythe ? Bah pas vraiment. Mais non, lecteur, je ne sacrifie pas de bébés au petit déjeuner . 
Encore une fois, en tant que passionnée de monstres, de fantastique, de cinéma d'horreur et de Metal, je le kiff, Lulu. C'est l'image luciférienne telle qu'elle a été décrite au XIXe siècle qui a principalement marqué la pop culture (voir mon article sur Lucifer publié il y a un bon moment déjà) et nos esprits. Et on ne peut pas dire qu'il n'est pas séduisant en antihéros qui se révolte contre son papa.



Donc, oui, si l'on prend en compte l'ensemble de ces éléments, dans ce contexte précis, je peux être considérée comme sataniste. Mais je ne fais aucune dévotion ni de rituel à la gloire de la Bête. Tu peux ranger tes croix, tes exorcismes, ton bûcher et ton inquisition.



Est-ce que l'imagerie satanique peut être utilisée dans ma pratique ? Oui. Quand j'ai besoin de nourrir mon côté sombre. Écouter du Metal et s'en inspirer pour créer sont une forme de magie et une catharsis très efficace. Mais non, je ne vais pas faire appel à un démon pour occire mes ennemis.



Est-ce que Lucifer peut intégrer mon panthéon, pas en tant que Bête, mais en tant que porteur de lumière ? Oui. Totalement. Pleinement.




 Bref, je vais m'arrêter là, mon article est déjà trèèèès long et je te félicite si tu l'as lu jusqu'au bout. J'espère avoir réussi à transmettre mon sentiment sur la spiritualité et la pratique magique qui est, certes, peu commun et certainement peu partagé par les gardiens du temple.



Mais j'ai toujours été seule dans ma pratique religieuse, alors si je dois poursuivre mon chemin seule, ce n'est pas bien grave. À bientôt donc, pour des chroniques et de nouveaux articles. Dans l'attente, des bises et bon apéro.

Oui, j'avoue, je voulais absolument mettre cette image !

vendredi 14 décembre 2018

Un bûcher sous la neige



Un bûcher sous la neige
de Susan Fletcher

Éditions J'ai lu

Sortie le 29 mars 2013
Format poche / 475 pages / Prix 8,00 €



Présentation de l'éditeur :

Au cœur de l’Écosse du XVe siècle, Corrag, jeune fille accusée de sorcellerie, attend le bûcher. Dans le clair-obscur d'une prison putride, le révérend Charles Leslie, venu d'Irlande, l'interroge sur les massacres dont elle a été témoin. Mais, depuis sa geôle, la voix de Corrag s'élève au-dessus des légendes de sorcières et raconte les Highlands enneigés, les cascades où elle lave sa peau poussiéreuse. Jour après jour, la créature maudite s'efface. Et du coin de sa cellule émane une lumière, une grâce, qui vient semer le trouble dans l'esprit de Charles.

Mon avis :

Teinté d'une poésie digne des bardes de l'ancien temps, le roman de Susan Fletcher nous emmène dans les contrées lointaines de l’Écosse sauvage, là où le vent souffle et où la nature a gardé ses droits. L'on y rencontre Corrag, jeune fille au destin tragique que l'on appelle la sorcière, témoin innocente d'un règlement de compte historique violent, le massacre du clan MacDonald, en pleine vallée de GlenCoe. Emprisonnée pour meurtre et sorcellerie, Corrag, du fond de sa cellule, va raconter sa vie et ses tourments à un pasteur dont les convictions vont fortement être ébranlées par son récit.
Corrag réussira-t-elle à éviter le bûcher ?
Histoire poignante portée par une plume exigeante, fluide et subtile, Un bûcher sous la neige est une véritable ode à la nature et à la tolérance. Au-delà de la tragédie qu'elle est en train de vivre, Corrag vibre de cet amour de l'autre, de son prochain, de cette bienveillance qu'elle n'a connu que trop peu. Et c'est ce qui fait la force de ce magnifique roman. L'on se surprend à l'aimer, cette sorcière, comme ce pasteur qui, jour après jour, finira par voir sa lumière.

Une lecture vibrante, à la structure, certes, particulière, mais qui vous poursuit longtemps après lecture. Un hymne plein d'espoir à la beauté farouche qui ne peut laisser indifférent. Bref, en un mot comme en cent : passionnant.