Moi, Stéphanie (aka Elaura),
administratrice du blog Bit-lit.com,
rédactrice,
maman, sorcière, metalhead, Janeite, chieuse à plein-temps. Aime le thé et les kilts.
Ma vie, mon œuvre, mes bafouilles.






Affichage des articles dont le libellé est Sherlock Holmes. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Sherlock Holmes. Afficher tous les articles

dimanche 6 mai 2018

Les Dossiers Cthulhu : Sherlock Holmes et les ombres de Shadwell



Les Dossiers Cthulhu : Sherlock Holmes et les ombres de Shadwell
de James Lovegrove

Éditions Bragelonne

Sortie le 14 février 2018
Format broché / 358 pages / Prix 25,00 €



Présentation de l'éditeur :

Automne 1880. Le Dr John Watson rentre tout juste d’Afghanistan. Blessé et prêt à tout pour oublier une expédition cauchemardesque qui l’a conduit à douter de sa santé mentale, Watson voit sa vie changer lorsqu’il fait la connaissance de l’extraordinaire Sherlock Holmes. Le détective enquête sur une série de décès survenus dans le quartier londonien de Shadwell. Plusieurs victimes qui semblent mortes d’avoir été affamées pendant des semaines ont été retrouvées, alors que des témoins les ont vues vivantes et en bonne santé à peine quelques jours plus tôt... De plus, d’inquiétants témoignages évoquent des ombres furtives qui inspireraient l’effroi à quiconque les approcherait.
Holmes établit un lien entre les morts et un sinistre baron de la drogue qui cherche à étendre son empire criminel. Cependant, Watson et lui sont bientôt obligés d’admettre que des forces sont à l’œuvre dont la puissance dépasse l’imagination. Des forces que l’on peut invoquer, à condition d’être assez audacieux ou assez fou...

Mon avis :

La collection Steampunk de Bragelonne s’enrichit à nouveau d'une œuvre directement inspirée du canon Holmésien, et c'est encore une fois une très grande réussite.
Parlons déjà de l'objet livre lui-même : un magnifique visuel de couverture, une couverture souple et une tranche dorée. Décidément, cette collection steampunk est un véritable bonheur pour les amoureux des livres (et pour nos bibliothèques).

Le roman ? Un régal, tant sur le fond que sur la forme. En effet, James Lovegrove reste fidèle aux auteurs classiques et nous offre un récit enchâssé d'une très grande qualité, parfaitement maîtrisé, flirtant avec plaisir du côté du style horrifique si cher à Lovecraft. En bref, ce fut une lecture passionnante, riche et intelligente. Des romans de cette qualité, on en souhaiterait bien plus souvent.


mardi 13 février 2018

Le secret de la pyramide



Bonjour Lecteur !

Comment vas-tu depuis notre dernier papotage ? Aujourd’hui, j’avais envie de te parler d’une œuvre majeure de l’univers Holmésien : Le secret de la pyramide.
Si ce film de Barry Levinson a fait peu de bruit à sa sortie (la faute à une programmation hasardeuse, affronter Les Goonies et Retour vers le futur au même moment ne fut pas chose aisée), force est de constater qu’il est devenu culte pour les fans du détective, et ce, pour plusieurs raisons :

  
Déjà, rappelons que le scénariste n’est autre que Chris Columbus, celui-là même qui mit en scène les deux premiers films de la saga Harry Potter. Et il n’est pas difficile de trouver de grandes similitudes entre ces œuvres. D'ailleurs, Columbus lui-même a avoué s’être beaucoup inspiré du Secret de la pyramide pour créer l’univers particulier de notre binoclard préféré. Il suffit de comparer l’ambiance des deux écoles pour que cela nous saute aux yeux.

   
Ensuite, ce film a durablement marqué la jeunesse de l’époque, grâce au mélange astucieux d’intrigue policière et de fantastique. Et je fais partie de cette jeunesse (ahhh les années 80, quand on voit le nombre de remakes actuels, ce fut probablement l’âge d’or des teen movies et du cinéma fantastique/horreur). De plus, mettre en scène la jeunesse (supposée, Conan Doyle n’ayant jamais écrit sur ce sujet) de Sherlock Holmes fut un sacré pari, relevé d’une main de maître, tant l’univers et la mythologie Holmésienne est superbement retranscrite, avec une pointe d’originalité, sans oublier le fameux traumatisme qui permettra de comprendre la psychologie particulière du futur détective. Pour ma part, ce film fut une véritable révélation.

  
Et pour finir, si le film est destiné aux jeunes ados, il est bien plus sombre que la plupart des teen movies actuels (et passés) : une multitude de suicides mystérieux avec des séquences fantastiques impressionnantes et novatrices pour l’époque, un antagoniste délibérément fanatique et une fin douce-amère. En bref, c’est un joli hommage que Barry Levinson, Chris Columbus et Steven Spielberg (à la production, Amblin Entertainment oblige) ont rendu à l’œuvre de Conan Doyle.






Fiche Technique :

Le secret de la pyramide
Film américain de Barry Levinson (1986)
Avec : Nicholas Rowe, Alan Cox, Sophie Ward
Genre : Aventure, action, famille
Durée : 1h49 mn 

dimanche 12 octobre 2014

Elementary



On ne compte plus les différentes adaptations de Sherlock Holmes tant le personnage est devenu une icône extrêmement populaire, autant d'un point de vue littéraire que cinématographique. Le petit écran a également fait la part belle au détective et disons-le tout net, nous avons tous l'impression qu'il nous appartient un peu.
Si la créature de Sir Conan Doyle a eu de multiples visages, certains nous ont plus marqués que d'autres et les faveurs du public se tournent naturellement vers Benedict Cumberbatch qui campe un Sherlock hallucinant dans l'adaptation anglaise de Steven Moffat. Pourtant, s'il y a une autre adaptation télévisée qui mérite également notre attention à l'heure actuelle, c'est bien Elementary, qui est loin d'être le mouton noir annoncé et attendu par les fans et les critiques.


 Certes, la série est très différente de sa consœur britannique, mais loin d'être une critique, cela est à mes yeux un atout majeur : pourquoi refaire la même chose sur un autre continent ? Et c'est là justement la force de cette adaptation, Elementary s'affranchit des conventions et des adaptations antérieures pour nous offrir un show novateur, intelligent et très addictif, autant pour sa qualité scénaristique pour que pour son interprétation, car avouons-le, Jonny Lee Miller est plus vrai que nature en Sherlock et Lucy Liu est excellente en Watson, qui, même s'il a changé de sexe, est presque plus proche de l'œuvre originale que son contemporain anglais (sens du détail très accru, remarques assassines, humour très décalé...).


 Alors oui, le terrain de jeu de notre détective, toujours très british je vous rassure, est à présent new-yorkais, mais il n'a pas changé sa personnalité. Il est toujours aussi sarcastique, pédant, brillant, mais aussi très drôle et très touchant dans sa manière de gérer ses différentes addictions, que ce soit celle liée à l'héroïne ou aux affaires criminelles.


 Le reste du casting est tout aussi excellent, que ce soit Aidan Quinn en Capitaine Gregson, ou l'incroyable Rhys Ifans en Mycroft Holmes, tous participent pleinement au plaisir que j'ai à suivre cette série.


 Cela dit, les allusions à l'œuvre d'origine sont tout de même nombreuses, au-delà de la personnalité de nos deux protagonistes, le générique en lui-même est déjà une apologie à part entière. 


Et puis il y a les divers clins d'œil, comme la passion de Holmes pour les abeilles qu'il élève sur le toit de son immeuble ou ses entraînements quotidiens avec sa canne. En bref, je ne peux que vous conseiller de regarder cette série qui a su dépasser mes attentes à plus d'un titre ; je suis presque à la fin de la saison 2 et je n'ai jamais été déçue. Tâchez de lui donner une chance, en évitant la comparaison avec sa consœur britannique, car aucune comparaison ne peut-être faite, tant sa liberté de ton et son audace en font une œuvre à part entière.

jeudi 27 février 2014

Sherlock, mon amour...



Bonjour lecteur,

Comme annoncé il y a un petit moment sur facebook, je me prépare, doucement mais sûrement, à te présenter un dossier spécial Sherlock Holmes. Tu peux te demander pourquoi tant d'originalité, car il est vrai que Sherlock Holmes est un parfait inconnu sur la toile et que personne n'en parle... 


Certes, je ne vais peut-être pas t'apprendre grand chose et d'autres ont sûrement déjà fait beaucoup mieux que moi, mais ce personnage emblématique fait pleinement partie de mon univers pour diverses raisons et j'ai envie de t'en parler.

Je suis une holmésienne de cœur, mais certainement pas une spécialiste ni une radicale, même si mon amour du personnage remonte à plusieurs années maintenant. J'aime voir les diverses influences qu'il a pu avoir dans notre culture actuelle, que ce soit au cinéma, à la télévision ou dans la littérature. Car plus qu'un personnage de fiction, Holmes est surtout un véritable phénomène. Dès sa naissance, la créature de Sir Arthur Conan Doyle a rassemblé les foules et l'intérêt du public n'a jamais faibli depuis plus de cent ans. On peut s'interroger sur les causes de cet engouement pour un détective qui, au premier abord, te donne plutôt envie de lui démonter la façade, mais j'aurai l'occasion d'y revenir.


Pour l'heure, je vais te parler de lui et moi. De notre première rencontre et de l'amour intense que j'ai ressenti dans mon corps... d'enfant, car à l'époque, je n'étais pas bien vieille (eh oui, c'était après l'extinction des dinosaures).


Te rappelles-tu de la série animée Sherlock Holmes créée dans les années 80 par Kyousuke Mikuriya et Hayao Miyazaki ? Tu es peut-être un peu trop jeune ou tu fais genre « mais non je n'ai pas bientôt 40 ans... », mais peu importe, je vais te rafraîchir la mémoire. 


Ce dessin animé japonais a été diffusé en France dans Cabou cadin en 1984 puis rediffusé par Récré A2 en 1986. Eh oui, c'est grâce à Dorothée et ses compères (et avant elle à Canal +) que j'ai rencontré pour la première fois notre fameux détective. Et ce fut le coup de foudre. Dès lors, je me précipitais, aussi souvent que faire ce peut, pour lire ses aventures au CDI et tant pis si ma maman disait que j'étais beaucoup trop jeune pour lire Le chien de Baskerville

En grandissant, mon intérêt s'est accru et je scrutais chaque diffusion télé qui pouvait me rapprocher de l'objet de mon affection. J'ai vu un grand nombre d'adaptations et les dernières ont bien sûr fait mon bonheur de multiples manières, aussi, j'aurai l'occasion de t'en parler. Je ne vais pas tout passer au crible, ça n'aurait que peu d'intérêt, mais je te présenterai celles qui m'ont le plus touchée. 

Je te dis donc à très bientôt et j'espère qu'après cette courte introduction, tu seras au rendez-vous.