Moi, Stéphanie (aka Elaura),
administratrice du blog Bit-lit.com,
rédactrice,
maman, sorcière, metalhead, Janeite, chieuse à plein-temps. Aime le thé et les kilts.
Ma vie, mon œuvre, mes bafouilles.






mardi 25 mars 2014

À chaque film il y a un comic épisode 5 : O Captain ! my Captain !





Bonjour lecteur,

Actualité oblige, j'ai envie de consacrer ce cinquième épisode au Soldat de l'Amérique, le grand, le vrai, le très musclé Captain America

Créé en 1940 par Jack Kirby et Joe Simon (mais il apparaît pour la première fois en 1941), le Captain est une réponse à l'angoisse des deux auteurs face à la situation des juifs en Europe. A l'aube de l'engagement des États-Unis dans ce conflit qui oppose l'Allemagne conquérante à une bonne partie du globe, il fallait un soldat, un symbole fort qui les accompagnera sur le front (je te rappelle lecteur que l'Allemagne a déclaré la guerre aux États-Unis le 12 décembre 1941) et combattra l'ennemi nazi (qui prendra le visage de Crâne Rouge). Le succès est immédiat, mais à la fin de la guerre, le Captain n'a plus lieu d'être. 


Pourtant, après quelques années de sieste, Kirby ressuscite notre Captain en 1963 dans Avengers #4, équipe qu'il ne quittera plus, même après sa dissolution, formant à sa suite les New Avengers. Il est mort plusieurs fois et a été ressuscité (c'est courant dans le monde du comic-book, ne fait pas les gros yeux !), mais celui qui a fait du Captain le soldat que tu connais lecteur, celui qui se rapproche le plus du cinéma, s'appelle Ed Brubaker, et je l'aime très fort dans mon cœur. 



Mais revenons si tu veux bien aux deux films, puisque c'est quand même le but de ce billet :

Captain America : First Avenger (2011) de Joe Johnston 



Synopsis : 
Captain America: First Avenger nous plonge dans les premières années de l’univers Marvel. Steve Rogers, frêle et timide, se porte volontaire pour participer à un programme expérimental qui va le transformer en un Super Soldat connu sous le nom de Captain America. Allié à Bucky Barnes et Peggy Carter, il sera confronté à la diabolique organisation HYDRA dirigée par le redoutable Red Skull.

Ce premier film, bien que n'ayant pas fait l'unanimité, est pourtant une réussite car il respecte assez bien le contexte de création du personnage et surtout, bien évidemment, son époque. Icône patriotique (et à juste titre, voir mon introduction plus haut), notre Steven Rogers n'est pourtant pas aussi lisse sur le papier, se rebellant parfois même contre l'autorité. Mais qu'importe, les éléments qui ont fait de notre héros un être à part et qui nourrissent notre admiration sont là et Chris Evans nous offre un Captain très juste et terriblement charismatique. 

Comment ça on voit pas sa tête ?



Captain America : The winter soldier (2014) Anthony et Joe Russo



Synopsis : 
Après les événements cataclysmiques de New York de The Avengers, Steve Rogers aka Captain America vit tranquillement à Washington, D.C. et essaye de s'adapter au monde moderne. Mais quand un collègue du S.H.I.E.L.D. est attaqué, Steve se retrouve impliqué dans un réseau d'intrigues qui met le monde en danger. S'associant à Black Widow, Captain America lutte pour dénoncer une conspiration grandissante, tout en repoussant des tueurs professionnels envoyés pour le faire taire. Quand l'étendue du plan maléfique est révélée, Captain America et Black Widow sollicite l'aide d'un nouvel allié, le Faucon. Cependant, ils se retrouvent bientôt face à un inattendu et redoutable ennemi - le Soldat de l'Hiver.



Je n'ai pas encore vu le film (pour rappel il sort mercredi en salle), tu pourras lire ma chronique bientôt. Mais il est une chose évidente c'est qu'il s'inspire directement de l'arc narratif d'Ed Brubaker (avec essentiellement Steve Epting à la partie graphique) publié par Panini en France sous le nom de Captain America : La légende vivante et réédité en Deluxe en 2012.


Si tu ne dois lire qu'un seul comic-book sur le Cap' lecteur, ce doit être celui-ci. Brubaker dépoussière un peu le mythe, donne plus de densité au personnage et l'entoure d'une intrigue fort palpitante, surfant parfois de près avec le polar ou le roman d’espionnage. C'est passionnant, beau et bien souvent bluffant et sache que ces épisodes posent les jalons d'un évent majeur de l'univers Marvel : Civil War

Bien sûr, d'autres titres sont disponibles, mais dont la continuité risque de rendre compliqué la lecture d'un néophyte. Cependant, si tu as envie de lire les premières histoires, une réédition des épisodes de Stan Lee et Jack Kirby est disponible en Marvel Classic. 


Voilà, cet épisode est terminé, si tu as des questions, tu n'hésites pas et je te donne rendez-vous dès jeudi pour mon avis sur Le soldat de l'hiver et certainement vendredi pour un nouvel épisode d' « À chaque film il y a un comic » où il sera question de gens qui font des choses bizarres, on les appelle les mutants.


mardi 18 mars 2014

À chaque film, il y a un comic épisode 4 : Voui ! Les ratons laveurs ont également le droit de porter des flingues, non mais !



Bonjour lecteur,

J'espère que tu te portes bien. En ce moment, le soleil brille, les oiseaux chantent, les grenouilles sautent de branches en branches, c'est donc bonheur, joie, volupté... Mais c'est également bientôt la sortie du nouveau Captain America et nous avons eu la chance de voir un premier trailer des Gardiens de la galaxie. Autant te dire que la seconde phase Marvel avance à merveille et que le puzzle se met doucement en place. 


En parlant des Gardiens, il ne serait pas totalement inutile de faire un petit point sur ce groupe qui est, à mon sens, le moins connu de la maison Marvel. Pourtant, l'univers cosmique développé par Marvel est extrêmement riche et passionnant, mais les néophytes ou ceux qui le découvrent uniquement par le biais du cinéma peuvent se demander de quoi je parle. Cependant, tu as déjà eu quelques indices, lecteur, et tu connais déjà quelques personnages, du moins, de vue. Rappelle toi du surfer d'argent dans Les 4 fantastiques 2 ou de Thanos dans la scène post générique d'Avengers, tu vois ? 

Pour en revenir aux Gardiens et ses membres, il y a deux équipes, celle d'avant Annihilation Conquest (2008) et, donc, celle d'après.



Le film de James Gunn (dans nos salles le 13 août 2014) met en scène la seconde équipe : Star-lord, Rocket raccoon, Groot, Gamora et Drax le destructeur. 

Synopsis : 
Peter Quill est un aventurier traqué par tous les chasseurs de primes pour avoir volé un mystérieux globe convoité par le puissant Ronan, dont les agissements menacent l’univers tout entier. Lorsqu’il découvre le véritable pouvoir de ce globe et la menace qui pèse sur la galaxie, il conclut une alliance fragile avec quatre aliens disparates : Rocket, un raton laveur fin tireur, Groot, un humanoïde semblable à un arbre, l’énigmatique et mortelle Gamora, et Drax le Destructeur, qui ne rêve que de vengeance. En les ralliant à sa cause, il les convainc de livrer un ultime combat aussi désespéré soit-il pour sauver ce qui peut encore l’être …




Et voici la fine équipe 

Rocket Raccoon





Star-Lord





Gamora





Drax le destructeur





Groot





Sympa non ?

Mais commençons par le commencement. Pour faire connaissance avec ce sublime univers cosmique, je te conseille de lire un run exceptionnel, qui met en scène Nova, Drax, Gamora... et qui est une introduction parfaite : Annihilation



Publié en deux tomes (Au commencement et Les hérauts de Galactus), ce run te propulse assez violemment dans une guerre inter-galactique où Annihilus et sa Vague détruisent tout sur leur passage, laissant quelques rares individus (dont Nova, Drax et Gamora) plein de ressentiments et doté d'un grand besoin de vengeance. Souvent cité comme le plus grand run cosmique de chez Marvel, Annihilation est une grande réussite, tant au niveau du scénario (parfois complexe, mais nous sommes là dans le monde de la SF) que du graphisme. Malheureusement, le premier tome est déjà en rupture, croisons les doigts pour une prochaine réédition. 

Mais là où la nouvelle équipe des Gardiens fait son apparition, c'est dans le cross-over qui fait suite à Annihilation, Annihilation Conquest. Publié en deux tomes (Destinée et Spectre) cet event se situe à la fin de la guerre contre Annihilus et permet le retour fracassant de Star-Lord et de faire connaissance avec le raton-laveur le plus dangereux de la galaxie. 




C'est compliqué ? Mais non, allez, si tu veux plus simple, il y a un relauch qui sort en juin en Marvel Now, le run de Bendis, McNiven et Pichelli sera enfin dispo en français, dans l'attente tu peux les lire en anglais, The guardians of the galaxie propose de revenir sur la genèse du groupe et de son chef, pour le coup, si tu ne peux lire les précédentes histoires, c'est une parfaite introduction.


À noter tout de même que la série de Dan Abnett & Andy Lanning (DnA pour les intimes) sort en Deluxe en août.



Et voilà, cet épisode est terminé et j'espère qu'il t'aura donné quelques pistes de lecture en attendant de voir le film. À bientôt pour un prochain épisode où je pourrais enfin citer Whitman : "O Capitaine ! Mon Capitaine !" (c'est une piste non?)


lundi 3 mars 2014

Le souffle de la lune


Les Sentinelles de l'Ombre
Tome 1 : Le souffle de la lune

de J. Arden

Illustration par Miesis / Sylvie Veyres

Éditions Rebelle
Collection Lune de Sang
Sortie le 30 octobre 2013


Présentation de l'éditeur :

Tout allait bien dans ma vie jusqu'à ce que je me transforme en loup devant une assemblée de vampires. Encore qu'il s'agit là d'un euphémisme, du genre capable de vous étouffer en moins de deux. Car s'il est de notoriété publique que les crocs et les poils ne font pas bon ménage, c'est encore pire quand vous êtes la fille de la reine du clan vampirique le plus rigide qui soit. Et je parle d'expérience... Bref. 
Munie d'un aller simple pour la meute paternelle, me voici partie pour San Francisco, à la découverte d'un monde où vampires et loups se côtoient. Appelons plutôt ça de la cohabitation forcée. Personne n'est prêt à voir sa vie chamboulée, et quand l'amour et des dieux censés avoir disparu s'en mêlent, laisser la bête me dévorer de l'intérieur devient de plus en plus tentant...

Mon avis :

Dans le petit univers de l'urban fantasy, rares sont les séries qui retiennent durablement mon attention. Il faut dire que depuis les premiers titres publiés par Milady, le nombre de publications relevant de ce genre sont légion, quitte à manquer d'originalité. L'overdose n'est jamais loin et faire le tri n'est pas aisé. Aussi, c'est toujours avec une certaine crainte que je débute une nouvelle série, me demandant si l'auteur ne va pas me servir du réchauffé.

Avec ce premier tome, J. Arden plante le décor d'un nouvel univers qui, à ma grande surprise, ne m'a pas ennuyé une seconde. Oh les ingrédients, pour la plupart, sont connus. Des vampires, des loups-garous, une héroïne qui est un mélange des deux, mais le petit plus réside dans l'introduction d'une pointe de mythologie égyptienne qui fait mouche. Au-delà des codes du genre, c'est la plume de l'auteur qui rend l'ensemble novateur, et ce, pour plusieurs raisons : tout d'abord, il est fort appréciable de ne pas trouver de vulgarité gratuite à toutes les phrases. C'est peut-être un peu bateau, mais une héroïne qui parle correctement fait grandement du bien à nos rétines. Ensuite, l'auteur fait la part belle à l'introspection. L’héroïne réfléchit, beaucoup, se remet en question et nous vivons pleinement ses souffrances et interrogations. Certes, cela peut être déroutant, car l'action est moins présente, mais pour le coup, ces passages sont une aubaine pour connaître le personnage, se l'approprier, et ressentir une certaine empathie à son endroit. 

L’héroïne, parlons-en. Anya est certes une jeune femme forte, mais qui fait montre d'une certaine faiblesse. Malgré ses atouts (et ils sont nombreux), ses sentiments sont profondément humains et ils ne la rendent que plus attachante. Même si parfois, elle mériterait quelques bonnes claques. Le reste de la galerie de personnages n'est pas en reste parce qu'ils sont tous, à leur manière, présents dans notre esprit même quand ils sont absents, preuve que l'auteur a su les introduire intelligemment dans l'intrigue et leur donner une aura particulière. Mention spéciale pour les mâles, ténébreux, sexy, dangereux et irrésistibles, tellement qu'on a même envie de se lover dans les bras du méchant. 

Une réussite donc pour ce premier tome que le style exigeant de l'auteur n'a rendu que plus captivant. Une introduction qui remplit pleinement son office, le mal est fait, nous sommes accrochés, scotchés au destin d'Anya et je ne doute pas que la suite s'annonce fort prometteuse. J. Arden, un auteur à suivre, assurément.

jeudi 27 février 2014

Sherlock, mon amour...



Bonjour lecteur,

Comme annoncé il y a un petit moment sur facebook, je me prépare, doucement mais sûrement, à te présenter un dossier spécial Sherlock Holmes. Tu peux te demander pourquoi tant d'originalité, car il est vrai que Sherlock Holmes est un parfait inconnu sur la toile et que personne n'en parle... 


Certes, je ne vais peut-être pas t'apprendre grand chose et d'autres ont sûrement déjà fait beaucoup mieux que moi, mais ce personnage emblématique fait pleinement partie de mon univers pour diverses raisons et j'ai envie de t'en parler.

Je suis une holmésienne de cœur, mais certainement pas une spécialiste ni une radicale, même si mon amour du personnage remonte à plusieurs années maintenant. J'aime voir les diverses influences qu'il a pu avoir dans notre culture actuelle, que ce soit au cinéma, à la télévision ou dans la littérature. Car plus qu'un personnage de fiction, Holmes est surtout un véritable phénomène. Dès sa naissance, la créature de Sir Arthur Conan Doyle a rassemblé les foules et l'intérêt du public n'a jamais faibli depuis plus de cent ans. On peut s'interroger sur les causes de cet engouement pour un détective qui, au premier abord, te donne plutôt envie de lui démonter la façade, mais j'aurai l'occasion d'y revenir.


Pour l'heure, je vais te parler de lui et moi. De notre première rencontre et de l'amour intense que j'ai ressenti dans mon corps... d'enfant, car à l'époque, je n'étais pas bien vieille (eh oui, c'était après l'extinction des dinosaures).


Te rappelles-tu de la série animée Sherlock Holmes créée dans les années 80 par Kyousuke Mikuriya et Hayao Miyazaki ? Tu es peut-être un peu trop jeune ou tu fais genre « mais non je n'ai pas bientôt 40 ans... », mais peu importe, je vais te rafraîchir la mémoire. 


Ce dessin animé japonais a été diffusé en France dans Cabou cadin en 1984 puis rediffusé par Récré A2 en 1986. Eh oui, c'est grâce à Dorothée et ses compères (et avant elle à Canal +) que j'ai rencontré pour la première fois notre fameux détective. Et ce fut le coup de foudre. Dès lors, je me précipitais, aussi souvent que faire ce peut, pour lire ses aventures au CDI et tant pis si ma maman disait que j'étais beaucoup trop jeune pour lire Le chien de Baskerville

En grandissant, mon intérêt s'est accru et je scrutais chaque diffusion télé qui pouvait me rapprocher de l'objet de mon affection. J'ai vu un grand nombre d'adaptations et les dernières ont bien sûr fait mon bonheur de multiples manières, aussi, j'aurai l'occasion de t'en parler. Je ne vais pas tout passer au crible, ça n'aurait que peu d'intérêt, mais je te présenterai celles qui m'ont le plus touchée. 

Je te dis donc à très bientôt et j'espère qu'après cette courte introduction, tu seras au rendez-vous. 


jeudi 20 février 2014

Assumez-vous qu'ils disaient !



Lecteur,

Ce billet d'humeur va encore parler de ma petite personne. Tu dois te dire que je suis bien égocentrique et que je dois avoir une vie palpitante pour écrire autant sur moi, mon œuvre, ma vie, mes batailles. 

Eh bien non, même si avoir un blog et raconter sa life a quelque chose qui se rapproche de la représentation, c'est plus une catharsis qu'autre chose. L'envie de partager des opinions, des idées, des coups de gueule aussi avec toi. Car tu m'intéresses, tu vois. Et puis, il y a aussi ce fameux phénomène qui, pendant un soir de pluie et de brouillard (Blues Trottoir, sort de mon corps !), te balance en pleine gueule qu'au final, il y a peu de personnes autour de toi avec qui papoter. Papoter vrai je devrais préciser. Même mieux, papoter des livres, films, musiques ou séries qui te font des choses dans ton corps.


Au quotidien, il n'est pas facile d'assumer son fangirling, son côté geek et son Austenerie. Quand tu as 20 ans, on te dit que tu es jeune et que c'est rigolo. Quand tu en as presque 40, ça fait moins rire et tu passes pour la demeurée de service. 


Pourtant, je la trouve riche, ma vie. Dans mon foyer chaleureux, j'ai un Barbare, un Poulpe et une ribambelle de copains : des super-héros, des mâles alpha, des princes romantiques, un sorcier binoclard, sans oublier un Docteur super sympa. Les filles ne sont pas en reste, Jane me parle souvent de ses gentlemen, Buffy en pince finalement pour les blonds et Sookie s'épanche sur ses histoires de cœur (Bill ou Eric?). Tu crois franchement que j'ai le temps de m'ennuyer ?

Team Spike forever !

Mais voilà, à mon âge, je devrais m'occuper de choses sérieuses... du moins, c'est ce que je ressens bien souvent autour d'une conversation avec d'autres parents, amis ou même ma famille. Peu trouvent mon « excentricité » amusante (oui, parce qu'avoir des passions c'est excentrique hein !). Oh rien de direct, mais les petites remarques ou les regards qui en disent long sont présents. Ce n'est pas toujours facile à encaisser, car toutes ces petites choses ne font que me renvoyer mon incapacité à me fondre pleinement dans la masse. Et se fondre dans la masse, c'est avoir la paix. Être invisible, parfois, ça a du bon. 


Mais force est de constater que je n'y arrive pas. 


Je n'arrive pas à me taire quand j'entends des stupidités. Je n'arrive pas à rester vague quand on me demande comment était mon dernier week-end à Londres, car je suis allée voir du Shakespeare sur scène, que je me suis pointée à 7h00 du matin à Primrose Hill avec les copines pour voir le jour se lever sur Londres, lire la fameuse citation de Blake "I have conversed with the spiritual Sun. I saw him on Primrose Hill" et me dire « Je l'ai vu aussi ».


Je n'arrive pas à avoir honte lorsqu'on me fixe du regard quand je porte mon écharpe Gryffondor 


ou quand j'explique à ma fille, devant témoin et épée à la main, comment la bataille des 5 armées va se terminer dans le prochain Hobbit


Non, je ne suis pas coincée dans ma trentaine, voire dans mon enfance, j'assume seulement l'enfant qui continue à vivre en moi et qui m'aide, au quotidien, à garder le cap. 

J'ai envie de tout lire, de tout voir et je suis excitée comme une puce à chaque fois que je veux « bosser » sur un dossier pour mon blog. Pourquoi se fatiguer autant ? Pourquoi faire des billets sur les comics ou sur Sherlock Holmes ? Je ne suis pas rémunérée, ça me prend un temps fou pour les recherches, la rédaction... sans parler des heures à dénicher les photos ou les gifs qui vont illustrer mes articles... 

Comme je suis fatiguée... hum...

Tout simplement parce que je les aime. J'ai envie de les prendre dans mes bras pour les remercier de m'accompagner depuis toutes ces années et j'ai le doux espoir de transmettre cette passion à ma fille. Lui faire comprendre qu'elle fait partie de ce monde et que comme tous ces héros, elle peut y apporter sa rime (et ce n'est pas le grand Walt qui me contredira). 


Et quand, au crépuscule de ma vie, je verrai mes proches heureux, je saurai que malgré les moqueries et les regards de travers, j'aurai accompli ce pourquoi je me bagarre aujourd'hui.


mercredi 19 février 2014

A chaque film il y a un comic épisode 3 : Et le Spartiate bordel !


Bonjour lecteur,

Me voici de retour, drapée de ma cape et de mon masque (et non, je ne suis pas ridicule !), pour te parler d'un film et d'un graphic novel qui, chacun à leur manière, ont beaucoup fait parler d'eux. 


Rappelle-toi de cette année 2007, en mars plus précisément, où un réalisateur qui méritait vraiment d'être connu du grand public nous balance en plein face un superbe 300. Zack Snyder (voui, le papa de Man of Steel, Sucker Punch, The Watchmen) relève le pari audacieux d’adapter sur grand écran le comic-book magistral de Frank Miller. Vaste projet qui aurait pu petit-suicider le réalisateur, mais que nenni, malgré une presse un peu trop rude, le public, lui, y voit l’œuvre d'un grand homme. Surtout le public féminin. Pourquoi ? Et bien voir notre Gégé d'amour en jupette en cuir et torse nu, dans la peau d'un Leonidas déchaîné a nourri nos fantasmes pendant plusieurs années. 


Mais plus sérieusement, Snyder reste d'une fidélité extrême à l’œuvre originale en réutilisant certains dialogues, plans, mais également les couleurs particulières et le ton singulier du comic. Boudé, par une certaine presse qui n'avait pas compris que le film était une adaptation d'un comic-book (journalistes professionnels vous avez dit ?), il reste pourtant culte pour beaucoup d'entre nous, pour sa photographie, pour ses chorégraphies, mais également pour son histoire, car l’œuvre d'origine est intéressante à plus d'un titre (bon, il y a aussi Gérard Butler et Michael Fassbender torses nus, ça peut aider). 




Déjà, Frank Miller est au dessin et il impose une ambiance particulière, avec des cases d'une grande beauté où le lyrisme côtoie la finesse et l'intelligence. Il utilise des couleurs somptueuses qui servent parfaitement le récit (et que Snyder s'est efforcé de garder dans son film) et, cerise sur le gâteau, son format panoramique est novateur et change un peu notre façon de voir le comics. 


Il est à noter également que les dialogues sont très spartiates (à juste titre donc), mais ça fait sens avec l'histoire et donne à l'ensemble une grande cohérence, du coup, si tu as aimé le film lecteur, il serait vraiment dommage de bouder la BD de Miller , car c'est une véritable pépite.

Et 300 : La naissance d'un empire dans tout ça ?


Et bien c'est juste une suite du premier film, "La bataille de Salamine" se déroule quelques temps après les Thermopyles (et donc de 300). Rien de plus, rien de moins, wait and see !


Ce petit épisode est terminé, rendez-vous très bientôt avec une équipe de choc composée d'un arbre et d'un raton-laveur, ça promet.



J'y travaille... 

dimanche 16 février 2014

Rendez-vous chez Tiffany

Rendez-vous chez Tiffany
de James Patterson

Edition : Archipoche
Sortie le 6 avril 2011


Présentation de l'éditeur :

Jane a 8 ans. Ses parents ont divorcé et elle vit à New York avec sa mère, Vivienne, célèbre productrice de Broadway qui collectionne les amants et n'a guère de temps à lui consacrer. Sauf le dimanche, en fin d'après-midi, quand, après avoir goûté au St. Regis, elles vont faire un tour chez Tiffany, le célèbre joaillier.
Pourtant, Jane ne se sent jamais seule. Elle possède un vrai ami en la personne de Michael, même si elle est la seule à le voir et à l'entendre. Sorte d'ange, Michael est son confident. Hélas, les amis imaginaires, ne sont pas éternels. Un jour, il leur faut partir. C'est ce qu'explique Michael à Jane au soir de son neuvième anniversaire. Il ajoute qu'elle ne sera pas triste puisqu'elle ne se souviendra pas de lui...
Vingt-trois ans ont passé. Enfant boulotte, Jane est devenue une jeune femme séduisante, et une scénariste de talent. Sa vie privée est cependant un désastre. Un jour, elle croise Michael dans les rues de New York. Tel qu'en son souvenir, il n'a pas changé. Va dès lors pouvoir naître entre eux une histoire d'amour... forcément unique, forcément magique.

Mon avis :

Plus habitué au registre du roman policier à suspense, James Patterson ne nous déçoit pourtant pas avec cette très jolie romance, qui flirte avec le surnaturel. L'idée de base est déjà très belle et originale. En effet, qui n'a pas rêvé de voir son ami imaginaire, compagnon fidèle de notre enfance, se matérialiser devant nous et pouvoir enfin le prendre dans nos bras ?
Après tout, il est l'être sur lequel nous avons pu compter pendant nos nuits agitées de cauchemars, celui à qui nous confions tous nos secrets, nos espoirs et nos chagrins. Finalement, il est le seul qui nous voit comme nous aimerions être vus... C'est ce qui arrive justement à Jane.
Jane a un ami imaginaire formidable, un ange gardien qui répond au doux prénom de Michael. Il est toujours là Michael, même quand sa mère l'ignore ou lui fait des réflexions blessantes sur son physique. Elle l'aime et elle sait qu'elle est aimée en retour.
Mais voilà, la nuit de son neuvième anniversaire, elle est obligée de le quitter, car les amis imaginaires ne sont pas éternels, ils ne sont là que pour accompagner les enfants un temps et après, ils doivent partir pour les laisser grandir. Habituellement, quand les amis imaginaires disent adieu aux enfants qu'ils accompagnent, ces derniers ne se souviennent plus de cette amitié particulière... sauf Jane.
Pour des raisons inconnues, Jane n'a jamais oublié Michael. Trentenaire accomplie professionnellement et socialement, elle peine pourtant à trouver l'âme sœur... jusqu'à ce qu'elle croise Michael dans la rue totalement par hasard. Il n'a pas changé, il est toujours lui, aussi incroyable que cela puisse paraître, et cette fois, elle n'a pas l'intention de le laisser partir...

Un tendre moment de lecture, plein d'émotions et de tensions, car l'histoire de Jane et Michael n'est pas aussi rose qu'elle peut paraître. Le roman flirte également sur le registre de l'incompréhension familiale, ce qui donne à l'ensemble un ton doux-amer qui nous fait vaciller du rire aux larmes, sans jamais décrocher. C'est beau et le tout vous colle un sourire niais sur le visage qui embellit durablement votre journée. 
Àlire au coin du feu ou sous la couette, avec un bon thé et des étoiles plein les yeux.

samedi 15 février 2014

La morsure du givre


Mercy Thompson
Tome 7 : La Morsure du Givre

de Patricia Briggs

Éditions Bragelonne
Collection BIT-LIT
Sortie le 31 octobre 2013

Présentation de l'éditeur :

Pour Mercy Thompson, mariée depuis peu à Adam Hauptman, charismatique Alpha de la meute locale, ç’aurait dû être un Thanksgiving paisible en famille. Elle était loin d’imaginer que faire du shopping avec sa belle-fille Jesse risquait de virer au cauchemar. Et pourtant, lorsqu’elle ne parvient pas à joindre Adam par téléphone, ni aucun membre de la meute, la jeune femme sait que ceux qu’elle aime courent un grave danger. Aidée par des alliés improbables, Mercy va devoir une fois de plus voler au secours des siens.



Mon avis :

C'est toujours un réel plaisir de lire un livre de Patricia Briggs en général, et un Mercy Thompson en particulier. Pourquoi ? Eh bien, outre le fait que Mercy Thompson est l'une des meilleures séries d'Urban Fantasy lues à ce jour, l'auteur a le don de nous immerger comme personne dans son univers, à coup de détails qui peuvent paraître rédhibitoires chez les autres, mais qui s'inscrivent dans une logique naturelle chez elle. 
Faire les courses avec Mercy n'est jamais anodin, comme nous le prouve encore une fois ce tome, et pas uniquement parce qu'elle est douée pour attirer les ennuis, mais parce qu'elle fait partie de notre vie. 
Mercy, on la connaît bien. On l'a vue changer, grandir, se battre, travailler, se remettre en question, souffrir et enfin aimer. On a ressentie la moindre de ses émotions et du coup, elle est un peu la grande sœur (ou la petite) que l'on n’a jamais eue. Alors même quand elle va faire les soldes, on l'écoute. C'est aussi simple que cela. Quelques lignes et hop, nous ne sommes plus chez nous, dans notre lit ou notre canapé, dans notre quotidien où tout est bien réglé, mais chez elle, dans les tri-cities, en compagnie d'une meute de loups-garous quelque peu nerveux, mais qu'on se surprend à aimer de manière tout aussi possessive que notre héroïne. 
N'est-ce pas là le signe d'un grand talent ? Rares sont les lectures qui nous emportent autant dans leur univers.

Cette fois encore, Mercy devra affronter le danger et sauver les siens, mais elle ne sera pas seule. Beaucoup de protagonistes que l'on a rencontrés tout au long des 6 tomes précédents seront présents, et c'est ce qui fait la force de ce septième opus. Ce n'est pas un combat solitaire, mais familial, où chacun aura sa place et pour cause, certains chapitres sont consacrés à Adam, où la narration se fait de son point de vue, et c'est une véritable surprise. Adam, cet alpha que l'on a appris à beaucoup aimer sous le regard de Mercy, nous livre enfin sa propre vision des événements, ses émotions crues et son amour immodéré pour les siens. C'est beau à chaque fois, même si la cruauté est présente, et nous ne pouvons que remercier l'auteur cent fois pour ce cadeau.

Encore une réussite donc pour Patricia Briggs, qui nous livre ici un livre intense, suite directe du dernier opus d'Alpha et Omega (spin-off de la série Mercy Thompson), et que l'on referme avec regrets, tant ses mots et ses personnages vont nous manquer.

vendredi 14 février 2014

L'Encyclopédie du Hobbit

L’Encyclopédie du Hobbit
de Damien Bador, Vivien Stocker, Coralie Potot & Dominique Vigot

Éditions Le Pré aux Clercs 
Sortie le 31 octobre 2013


Présentation de l'éditeur :

Cette encyclopédie, véritable prolongement des aventures de Bilbo, permettra au lecteur d’explorer “la Terre du Milieu”, de comprendre l’alphabet employé par les Nains et découvrir
les sources légendaires où Tolkien a puisé son inspiration.
Une centaine d’entrées réparties en 6 grands chapitres décrivent avec précision tous les personnages du roman, les lieux visités par Bilbo, les créatures rencontrées par l’expédition, les
objets magiques qui parsèment la quête ainsi les grands mythes légendaires qui ont nourri l’imaginaire de Tolkien. Chaque « grande » entrée est illustrée par des dessins originaux en
couleurs de Xavier Sanchez et Sandrine Gestin. Dessins au trait, culs de lampe, enluminures viennent orner l’ensemble.

Mon avis :

Un très bel ouvrage comme sait si bien les faire Le pré aux clercs, qui plaira autant aux fans de Tolkien qu'à ceux qui souhaitent découvrir son œuvre. 
En effet, en plus d'être particulièrement jolie, cette encyclopédie fourmille d'informations intéressantes au sujet de la Terre du Milieu et des personnages qui la peuplent. Que ce soit son bestiaire particulier ou les peuplades qui ont fait son histoire, vous saurez tout sur les nains ou les dragons, en passant par les hobbits bien évidemment. 
Certes, l'histoire de Bilbo et des 13 nains n'est pas la plus connue de celles écrites par Tolkien, mais elle est le socle sur lequel il a pu bâtir sa fabuleuse trilogie qui n'est autre que son prolongement. Preuve de sa richesse et de l’intérêt particulier qu'il est bon de lui porter. 
Cerise sur le gâteau : enluminures et illustrations parcourent les différents textes et rendent leur lecture encore plus mystique. Un must have qui fera honneur à votre bibliothèque.