Moi, Stéphanie (aka Elaura),
administratrice du blog Bit-lit.com,
rédactrice,
maman, sorcière, metalhead, Janeite, chieuse à plein-temps. Aime le thé et les kilts.
Ma vie, mon œuvre, mes bafouilles.






dimanche 7 juillet 2013

Vacances, ou presque...



Et oui, je vais m'absenter quelques temps pour m'occuper de ma petite famille !
Je reviens avec des concours, des chroniques et des billets d'humeur très bientôt ! Restez connectés ;)

dimanche 23 juin 2013

Je fais que ce que je veux avec mes cheveux !




Aujourd'hui, j'ai décidé de pousser un petit coup de gueule. Ça faisait longtemps ? Tout à fait. Ce que je vais dire n'est pas nouveau, je dirais même que le sujet est récurent.

Mais parfois, s'exprimer, même pour dire des choses rabâchées, fait du bien.

À l'aube de mes quarante ans (le premier qui fera une réflexion sur mon âge prendra un monumental coup de pelle dans sa face), je continue à faire vivre l'enfant qui est en moi. Pas que je ne veuille pas grandir, ça s'est fait tout naturellement, et j'ai vécu bien des choses qui font de moi la femme mature que je suis.

Ce n'est pas parce que je continue à m'extasier sur Harry Potter que je me vois comme Peter Pan. Je suis une femme, pas trop mal dans sa peau et qui assume pleinement ses bons comme ses mauvais côtés. Je suis une épouse et une mère. Je suis une professionnelle aussi et je fais vivre ma famille. 
Bref, je ressemble à beaucoup de quarantenaires et je ne suis guère différente, à ceci près que je suis une blogueuse.

Je suis également une lectrice, une passionnée. Je lis différents genres comme beaucoup le savent, mais surtout de la romance et des comics. Défendre la romance a été le fer de lance de mon forum Bit-lit.com pendant longtemps (ça l'est toujours). Parler de romance sur un support dédié aux lectures de l'Imaginaire était un pari osé, d'autant plus que le petit monde de la fantasy et de l'urban fantasy était, à l'époque, un brin élitiste. Pourtant, au fil du temps, la section romance s'est étoffée, pour devenir de plus en plus grande, et je sais, pour avoir eu de nombreux retours, que nous avons initié et converti un bon nombre de personnes qui se faisaient une fausse idée du genre.

Je suis vraiment très fière de ce que nous avons réalisé, Nancy et moi, sur ce forum, et je sais que nous avons contribué au développement du genre. Si je vous parle de ça, ce n'est pas par hasard. Car ce que nous avons vécu à cette période, ressemble peu ou prou à ce que je vis à l'heure actuelle.
Sortir la romance du ghetto ne fut pas une mince affaire, et nous avons essuyé pas mal de revers, de réflexions également. Oh nous n'étions pas seules, il y avait Onirik, Blue-Moon et Les Romantiques bien avant nous. La différence étant que ces communautés étaient clairement identifiées comme supports dédiés à la romance (du moins en grande partie), pas nous. 

Maintenant, le genre est entré dans les « mœurs » de la blogo si je puis dire, mais ça n'empêche pas les préjugés de continuer leur chemin. 

On m'a fait une réflexion, pas plus tard qu'hier, sur mon mode de vie et mes lectures. Un commentaire anonyme posté inopinément sur mon blog, que j'ai bien sûr supprimé depuis : je suis une gamine qui ne veut pas grandir qui passe sa vie à discuter avec des gens imaginaires sur internet, qui fait mumuse sur un blog, porte des TS de Wonder Woman (oué, bah je te merde, j'ai trop la classe avec ! Et en plus, je porte une écharpe de Gryfondor l'hiver !), et le pire de tout, je lis de la bande-dessinée américaine et en plus de la romance. Donc je ne suis pas une vraie lectrice. Je ne lis pas de la vraie littérature. 
Je ne suis pas une vraie cinéphile également, car j'adore les films américains. Que j'ai dépensé connement une fortune pour m'acheter une mallette du S.H.I.E.L.D. et qu'à mon âge, c'est une honte.


Je pensais pourtant que ce genre de préjugés n'était plus d'actualité, j'avais tort. Dans notre petit monde à nous, nous avons, autant que faire se peut, réussi à faire évoluer les choses en faisant connaître notre passion. À l'extérieur, ce n'est pas forcément le cas. Je ne suis donc que déception. Déception de lire et d'entendre autant de conneries. Alors, à ceux qui pensent encore que nous sommes des abrutis finis, nous, les Geeks, les blogueurs, ceux qui portent des TS Superman et contribuent à entretenir une flamme trop longtemps étouffée, je vous adresse ce petit mot :

Je vous pisse au cul.
La richesse est dans la diversité ! Je peux autant lire un comics, une romance, une fantasy, qu'un classique de la littérature. Je peux m'extasier devant un film de Christopher Nolan et pleurer sur un Haneke. 
Lire de la romance, ce n'est pas se contenter de médiocrité, bien au contraire, et ça ne fait pas de moi une nympho si elle est érotique. Quant aux comics, ils véhiculent bien plus de valeurs que vous pouvez le penser et je suis très fière de transmettre cette culture à ma fille, même si j'ai l'air ridicule. Je fais mumuse sur internet ? Moi, au moins, j'ai des amis. Des gens formidables qui me suivent au quotidien, avec qui je partage mes joies et mes peines et qui, au-delà de nos différences, sont là quand j'ai besoin d'eux. Je fantasme sur Loki ou Superman ? Tout à fait, au moins mes nuits sont plus belles que vos jours. Et plus endurantes. Je suis une femme comblée, merci. Quant à mon blog, c'est un plaisir et un bel exercice que de partager ses avis et ses opinions. Vous pourrez la ramener quand vous en aurez fait autant. 
Et bref, je termine en paraphrasant notre chère Cassandra O'Donnel : je lis de la romance, je lis des comics, et je vous emmerde. 


jeudi 20 juin 2013

Man of Steel




Synopsis :

Un petit garçon découvre qu'il possède des pouvoirs surnaturels et qu'il n'est pas né sur Terre. Plus tard, il s'engage dans un périple afin de comprendre d'où il vient et pourquoi il a été envoyé sur notre planète. Mais il devra devenir un héros s'il veut sauver le monde de la destruction totale et incarner l'espoir pour toute l'humanité.

Mon avis :

Man of Steel était certainement le film le plus attendu de l’année 2013. Après le carton des films Marvel (Iron Man 3, Avengers) et le très bon épilogue de son collègue de chez DC Comics (The Dark Knight Rises), Superman avait de quoi frissonner à l’idée de ne pas être à la hauteur.


Zack Snyder, fort d’un Watchmen déroutant et d’un 300 à la plastique parfaite, avait fort à faire pour redorer le blason de notre alien adoré, Superman a 75 ans et sa côte auprès du public commençait sérieusement à baisser.

Que ceux qui pensaient que notre homme d’acier était un super-héros trop propre et trop vieillot pour rallier les foules, aillent se payer une sérieuse session de flagellation tant leurs pensées de mécréants sont fausses, hommes de peu de foi !


La puissance de Superman n’a jamais été aussi bien mise en scène que dans Man of Steel ! Et je ne parle pas uniquement de sa force surhumaine, mais également et surtout de sa conviction que l’humanité peut-être bien plus grande qu’elle n’y paraît. Superman a toujours été un symbole de courage, de détermination et d’espoir car c’est pour cela qu’il a été sauvé.

Le réalisateur joue d’ailleurs avec habileté sur l’image quasi messianique de ce jeune homme aux pouvoirs extraordinaires mais qui est obligé de vivre en marge, de fuir et de se cacher, jusqu’à ce qu’il comprenne la raison de sa venue sur Terre.

En utilisant une narration découpée, non chronologique, Zack Snyder permet de mettre en exergue toute la beauté de cette histoire. Les divers flashbacks nous font découvrir les failles du jeune Clark Kent, déchiré entre son habileté naturelle à aider son prochain et le besoin évident de ne rien montrer de ses capacités.

Les scènes intimistes se succèdent aux incroyables scènes d’action et de combat, car avouons-le, Man of Steel est visuellement époustouflant.Rien ni personne n’est épargné par la violence du Général Zod, magnifique super-vilain s’il en est, pour qui nous avons une empathie certaine puisque chacune de ses actions est mue par son envie de sauver sa planète.


Même si c’est un très grand film, Man of Steel n’est pourtant pas sans défauts (très peu de défauts hein !). Nous aurions aimé quelques scènes plus intimes supplémentaires, les effets spéciaux peuvent paraître quelque fois un peu brouillon, mais ne boudons pas notre plaisir, Man of Steel est une très grande réussite, porté par un Henry Cavill parfait et très charismatique en Superman.


Parmi les Super-héros, Superman a toujours bénéficié d’un statut particulier. Il est le tout premier, celui qui a porté l’espoir de plusieurs générations de lecteurs, il méritait un film à la hauteur de ce qu’il représente pour nous, Zack Snyder l’a fait...




Fiche technique

Man of Steel
Film américain de Zack Snyder
Avec : Henry Cavill, Amy Adams, Michael Shannon...
Genre : Action, aventure
Durée : 2h20 mn
Sortie française le 19 juin 2013

lundi 17 juin 2013

Lire des comics ? ok... mais par quoi on commence ?



Comme tu le sais lecteur, je suis une lectrice de comics. J’en ai toujours lu de manière plus ou moins régulière. 
J’ai commencé la BD relativement tôt, avec Picsou magazine, puis je me suis rapidement tournée vers Spider-Man et Superman, mes premiers héros. Oh, la chose ne s’est pas faite au hasard, j’avais bien entendu vu les Superman de Richard Donner et de Richard Lester tandis que le dessin animé de Spidey résonnait quotidiennement à la maison. De quoi me donner envie de découvrir ces personnages atypiques sur le papier.



Comme moi lecteur, tu as dû fréquenter les salles obscures plus d’une fois pour voir des Super-héros en collant moulant sur grand écran, et tu aimerais sûrement continuer l’aventure en lisant les histoires qui leur sont dédiées. Un jour de grande témérité, tu as dû aller chez ton libraire ou marchand de journaux, et te rendre compte de la multitude de publications mensuelles offertes et partir en courant. Comme je te comprends.


Non, maintenant je ne fuis plus devant le magnifique étalage (mon banquier préférerait sûrement), mais je peux comprendre qu’un néophyte puisse être totalement perdu. Plus que perdu, traumatisé même, se rendant compte qu’il a laissé passer plus de 40 ans de publications sur son héros préféré et qu’il n’arrivera jamais à s’immerger dans son univers particulier. Que nenni !


Range ta corde et ton mouchoir ! Rien n’est jamais perdu et il n’est jamais trop tard pour commencer sa vie de lecteur de comics. Sache seulement lecteur que si tu ouvres la porte et que tes yeux s’illuminent, tu ne pourras plus jamais revenir en arrière… (et que tu peux d’ores et déjà commencer à faire des économies pour ta nouvelle lubie).

bien que je sois très loin d’être une spécialiste du sujet, je vais pourtant me permettre de te donner quelques conseils, car je te connais un peu tout de même…

Je te vois déjà, en bon lecteur de romans et de sagas que tu es, chercher les titres à l’origine de tes super-héros. Bien qu’il paraisse évident pour toi de commencer par le commencement, tu peux tout arrêter. Dans l’univers du comics, mieux vaut ne pas s’appesantir sur les origines. Déjà, tu peux te lever très tôt si tu souhaites trouver l'Action Comics relatant la première aventure de Superman, et je paris que tu ne gagneras pas assez d’argent dans toute ta vie pour en payer le prix. Mais est-ce bien nécessaire ? Absolument pas. Nos héros sont vieux et existent depuis plusieurs décennies. Tu penses bien qu’il y a eu énormément de publications depuis, et le dessin comme les scénarios ont évolués avec leur temps. Beaucoup te paraîtront extrêmement datées, mieux vaut se concentrer sur les parutions plus actuelles. Mis à part pour les séries plus contemporaines comme Hellboy ou Hellblazer, tu peux aisément t’intéresser aux publications en cours. 


Et la continuité dans tout ça ? Ne te bile pas, c’est un faux problème. Les éditeurs et différents scénaristes ont parfaitement conscience que personne ne peut lire ou avoir lu toutes les histoires publiées sur un personnage. Ils œuvrent pour que les séries soient accessibles, résumant ce qui doit être résumé, et que les références citées (s’il y en a) puissent êtres lues également. 

Entre les publications mensuelles et les divers albums, tu ne sais plus où donner de la tête ? C’est normal. Je n’aurais qu’un conseil à te donner, focalise-toi sur les albums dans un premier temps. Dans le milieu, on les appelle des Trade Paperbacks (non, ne pars pas !), ce sont des recueils regroupant plusieurs numéros déjà publiés individuellement. L’intérêt est que tu auras une histoire complète, sans te soucier de te trouver le numéro manquant. Cerise sur le gâteau, ils sont généralement de bonne qualité, visuellement beaux, et ça en jette dans une bibliothèque.


Autre particularité du comics, les personnages restent, les scénaristes se succèdent et c’est tant mieux. Contrairement à beaucoup d’autres œuvres, les personnages ne restent pas éternellement associés à leur créateur. Différents auteurs se sont donc régulièrement penchés sur les histoires de Batman, Superman ou Thor, livrant plusieurs scénarios tout en gardant leur essence. À toi lecteur d’être curieux et de découvrir ou redécouvrir ces univers par le biais de différentes plumes ou illustrations et par là même, de repérer les "runs" qui t’ont le plus marqué et de suivre les auteurs ou dessinateurs que tu préfères dans d’autres univers.

Une autre porte d’entrée aux comics ? Les Crossovers. Mais si, tu connais déjà le terme ; c’est une histoire impliquant des personnages de plusieurs séries. Les Crossovers les plus connus sont Crisis pour DC Comics par exemple, ou Civil War pour Marvel.


L’avantage du Crossover est qu’il permet de faire connaissance avec plusieurs personnages même s’il peut parfois être frustrant de ne pas tout connaître. Mais sincèrement, ne pas tout maîtriser est tout à fait normal et je dirais même ça n'a que peu d'importance, l'essentiel étant de se faire plaisir car ça peut être jubilatoire de papoter avec les X-Mens et Spider-Man en même temps. 

Et pour finir, internet regorge de bons sites qui apportent conseils et chroniques régulières. N'hésites pas à les consulter comme Comicsblog par exemple, qui font du bon boulot sans forcément se prendre pour des cadors donneurs de leçons en comics attitude, et qui laissent donc largement leurs portes grandes ouvertes aux néophytes. 

Pour conclure, je ne te dirai qu'une chose, aborde le sujet sans te prendre la tête, sans complexes, et si tu le souhaites, je me ferais un plaisir d'échanger avec toi sur tes découvertes :)


samedi 15 juin 2013

Parfum d'automne

La Ronde des Saisons tome 2
Parfum d'automne
de Lisa Kleypas

Editions : J'ai Lu
Collection : Aventures et Passions
Réédité le 6 février 2013


Présentation de l'éditeur :

" Les laissées-pour-compte ", c'est ainsi que se définissent non sans ironie Lillian et Daisy Bowman, car, malgré leurs millions de dollars, elles n'ont pas réussi à trouver un mari durant la saison londonienne. Invitées chez le comte de Westcliff, qui souhaite faire affaire avec leur père, les deux jeunes Américaines sont bien obligées de revoir cet aristocrate hautain qui les prend pour des gamines mal élevées.

Lillian n'ignore pas que Marcus de Westcliff la déteste tout particulièrement pour son audace et son insolence. Pourquoi, dans ce cas, lui vole-t-il un baiser dès le premier soir ? Aurait-il perdu la tête ? Veut-il rire à ses dépens ? Quoi qu'il en soit, Lillian est bien décidée à ne pas se laisser intimider par cet insupportable Anglais et ses airs de supériorité...

Mon avis :

Un second tome où l’humour et la tendresse sont plus que présents ! 
Comment résister à l’histoire de Lord Westcliff et l’aînée des Bowman, Lillian, quand nous savons qu’ils se détestent cordialement ?
De joutes verbales piquantes en regards faussement désintéressés, notre couple improbable va finir par nous offrir de délicieux moments de tendresse et de sensualité, sans oublier quelques scènes inoubliables où le fou rire n’est jamais loin.
C’est beau, bien écrit et la fin nous met en émoi !
Cette série reste définitivement une de mes préférées… et le troisième tome Un diable en hiver dont les prémices débutent ici, à la toute fin de ce deuxième opus, en est indubitablement l’apogée.

Le mystérieux fiancé

Le mystérieux fiancé
de Shannon Drake

Editions : Harlequin
Collection : Best-Sellers
Sortie : Le 1er septembre 2012


Présentation de l'éditeur :

19e siècle, Londres.
Sous la protection des Carlyle depuis son enfance, Ally a grandi dans un havre de paix, loin des troubles qui agitent le royaume. Et si cette existence dorée a des inconvénients – comme celui d’être promise à un inconnu –, Ally a bien conscience que ses origines modestes auraient pu la conduire à un sort moins enviable.

Aussi est-ce résignée qu’elle se rend au bal qui officialisera ses fiançailles avec Mark Farrow, l’époux que son parrain lui a choisi. Mais alors qu’elle est en chemin, sa voiture est attaquée par un ténébreux bandit. L’homme, aussi inquiétant que séduisant, fait aussitôt naître en elle un désir implacable. Un désir qu’elle s’efforce de réprimer pour lui tenir tête : comment ose-t-il s’en prendre à elle, Alexandra Grayson, pupille du puissant comte de Carlyle ?

Son argument, elle le sait, est peu convaincant… Pourtant, contre toute attente, l’homme la libère dès qu’il apprend son nom, visiblement bouleversé par sa découverte…

Mon avis :

Quand Heather Graham, alias Shannon Drake, écrit de la romance historique, elle ne doit pas être ignorée. Car la reine du romantic suspense sait allier enquête criminelle et romance avec brio.

Le mystérieux fiancé est le dernier opus de sa saga Conte de fées victorien et nous retrouvons donc des protagonistes connus dont le comte de Carlyle et Camille, mariés et parents, qui furent les héros du Mystère des Carlyle réédité le 1er janvier 2012. Cependant, nous regrettons fortement que le second tome, Le secret du Nil n’ait pas suivi le même chemin que ses copains puisqu’il est le seul à ne pas avoir bénéficié d’une réédition.

L’histoire prend place à la fin du règne de la reine Victoria où quelques voix antimonarchiques commencent à s’élever et à gagner le cœur d’une partie du peuple.

Les meurtres de Whitchapel, jamais élucidés, ont durablement marqué les esprits, d’autant plus que les rumeurs sur la culpabilité d’un membre de la famille royale sont toujours tenaces. S’ajoutent à cela les meurtres des voix antimonarchiques les plus célèbres, ce qui renforce l’antipathie face à la couronne.

Pour faire face, la reine demande à certains membres des services secrets britanniques de prêter main forte à la police pour mener l’enquête.

En parallèle, la vie d’Ally est en train de changer, car elle sera très bientôt mariée à Mark Farrow. Mais ce mystérieux fiancé s’avère être un peu plus qu’un riche aristocrate…

Une romance agréable qui ne manque pas de suspense, l’enquête sur les meurtres étant rondement menée. La relation entre Ally et Mark est pleine de charme bien qu’un peu convenue. Mais l’ensemble offre un bon moment de lecture et le cadre victorien est toujours un véritable plaisir.

Ce n’est certes pas le roman de l’année, mais ne boudons pas notre plaisir car la plume de l’auteur reste un gage de qualité.

samedi 1 juin 2013

**Challenge** Angel




Et voici la dernière chronique du challenge, celle d'Angel by Nadia, bonne lecture :)


Synopsis :

Angleterre, 1905. Angel Deverell, jeune écrivain prodige, connaît une ascension fulgurante et réalise ainsi le rêve de toute jeune fille : succès, gloire et amour. Mais n'est-ce pas trop pour une seule femme ?


Avis de Nadia :

Francois Ozon nous offre ici un film d'époque réussit et grandiose. Autant par son casting trié sur le volet, avec Romola Garai et Michael Fassbender, deux acteurs quasiment inconnus à l'époque et qui ont beaucoup fait parler d'eux depuis.
Un film un peu passé inaperçu lors de sa sortie (mais que j'ai vu un dimanche au cinéma, et que 
j'ai tellement aimé que j'en ai oublié d'aller voter). Adapté d'un livre d'Elizabeth Taylor (la romancière), Francois Ozon nous offre une fresque incroyable.
Nous suivons la jeune Angel Deverell, une jeune fille qui rêve de célébrité et de reconnaissance. Reconnaissance qu'elle obtiendra plus tard, avec la parution de son roman. Mais Angel est une jeune femme capricieuse, qui n'accepte pas qu'on lui refuse quelque chose et qui multiplie les demandes d'attention de la part de tous. Elle en oublie de vivre et de faire attention aux gens qui l'entourent.
Michael Fassbender lui campe le mari d'Angel; un homme qui se veut fort mais qui cache des blessures; des blessures qui apparaîtront plus tard, quand la vie d'Angel au sein de Paradise,  sera devenu un enfermement constant pour elle et ses proches.
L'histoire ne nous épargne rien, du début du siècle dernier, en passant par la guerre et ses ravages...
Angel nous offre une très belle histoire, un drame passionnel mais Francois Ozon signe ici un film  parfait, avec une réalisation soutenue, des décors et des costumes à couper le souffle et une maîtrise
parfaite de ses acteurs.
Un film dont on ne parle pas assez et qui mérite pourtant d'être connu !


mardi 28 mai 2013

**Challenge** Orgueil et Préjugés




Et un nouvel avis sur Orgueil et Préjugés pour le challenge, cette fois, c'est Laura G qui nous donne son avis ! Bonne lecture :)

Synopsis :

Dans un petit village d'Angleterre, sous le règne de George III, Mrs. Bennet veut marier ses filles afin de leur assurer un avenir serein. 
L'arrivée de nouveaux voisins, Mr. Bingley et son ami Mr. Darcy, plonge Jane et Elisabeth dans des affaires de coeur tumultueuses. Cette dernière découvre l'amour en rencontrant le bel et aristocratique Darcy. Pourtant, tous deux devront passer outre leur orgueil et les mauvaises interprétations qui s'ensuivent avant de tomber dans les bras l'un de l'autre à la grande surprise des Bennet.

Avis de Laura G.

Ce film est, à l’heure actuelle, la dernière adaptation faite du roman « Pride and Prejudice » de Jane Austen. Personnellement, je n’ai pas encore lu le roman (mais ça ne devrait tarder ;)), mais j’avais déjà visionné la version télé de la BBC avec Colin Firth, ainsi que l’adaptation Bollywoodienne (Coup de foudre à Bollywood). Je connaissais donc déjà l’histoire et la fin avant de regarder ce drama !

Le film m’a laissé une bonne impression générale, principalement grâce aux paysages, qui sont grandioses et à la musique, qui est très belle et s’associe parfaitement à l’histoire. J’ai aussi beaucoup aimé les costumes.

Par rapport aux acteurs, les personnages secondaires sont parfaitement joués, avec une mention spéciale pour Mrs Bennett (Brenda Blethyn) et Lady Catherine De Bourgh (Judi Dench).

Pour les rôles principaux, commençons avec Mr Darcy ! Matthew MacFadyen est un bon acteur mais j’ai trouvé son personnage un peu « faible », presque effacé face à une Kiera Knightley très présente. De plus, il lui manquait un petit je-ne-sais-quoi pour me plaire totalement. Il n’égalera jamais Colin Firth, qui restera pour toujours Mr Darcy dans mon cœur !

Pour Elizabeth Bennet, elle est un peu trop agressive à mon gout. C’est vrai qu’elle doit avoir du caractère, mais j’ai trouvé qu’elle pouvait être presque méchante dans certaines répliques (surtout avec Mr Collins). Et cela m’a un peu dérangé.

Mais il y a avait quand même une belle osmose entre les deux acteurs, et la magie était là.

Au final, Joe Wright a réussi son pari, c’est un très bon divertissement, et il vaut vraiment la peine d’être vu. Je pense sincèrement que si je n’avais pas vu la version de la BBC, j’aurais adoré ce film. Mais je ne peux pas m’empêcher de comparer les deux versions et mon cœur penche plus pour la version de 1995.

Laura G.


lundi 20 mai 2013

William... Oh, William...


Comme tu le sais déjà lecteur, toi qui commence à t'habituer à mes billets sur des sujets improbables, j'aime Shakespeare

Quand je dis que j'aime Shakespeare, c'est que je l'aime vraiment d'amour, et c'est encore une fois le cinéma qui a fait de moi cette groupie hors du temps. 

On pourrait croire que notre histoire d'amour, à Will et moi, ait débuté par une énième adaptation de son œuvre. Il n'en est rien. C'est en allant voir au cinéma Le cercle des poètes disparus que mon cœur s'est emballé. J'avais 15 ans, et même si je connaissais l'auteur de nom, je n'avais jusqu'alors pas compris la force de ses écrits, car le théâtre est avant tout un art qui se regarde plus qu'il ne se lit. Et là tu te dis lecteur : mais de quoi parle-t-elle ? Ce n'est pas un film sur Shakespeare ! Mais si, souviens-toi de la pièce de théâtre Le Songe d'une Nuit d'été, interprétée par Neil Perry, un des héros. Certes Shakespeare n'est pas le centre du film mais toute l'aura tragique qui l'entoure en est imprégnée. Mes pupilles se sont dilatées, mon pouls s'est accéléré et je compris enfin ce qu'était la passion. Car oui, l’œuvre de Shakespeare n'est que passion. Elle parle au cœur, à l'âme et à tes organes reproducteurs.


Dès lors, je sus que j'étais perdue. Et tant qu'à être condamnée à aimer un macchabée mort depuis des siècles, autant m'intéresser à ce qu'il m'a laissé, non ? Une frénésie de lecture s'est emparée de moi et, bien sûr, je me suis penchée sur les adaptations de l’œuvre de mon aimé. De découvertes en coups de cœur, rarement des films ne m'auront donné autant d'émotions.

Il y en a beaucoup, mais comme j'ai envie de t'en parler lecteur, et de te montrer à quel point ces films ont influencé mon existence, j'ai dû faire une sélection drastique. Tu ne seras peut-être pas toujours d'accord avec moi, mais laisse-moi le soin de t'expliquer mes choix. Aussi, pour bien faire les choses et surtout éviter que tu t'assoupisses devant mon blogounet, nous ferons les présentations en plusieurs temps, ce sujet méritant plusieurs billets ;)

Et si nous commencions notre entretien par un célèbre drame romantique ? 

Mais si lecteur, tu sais de qui je parle, de Roméo et de Juliette, certainement la plus célèbre pièce de mon aimé. Il y a eu beaucoup d'adaptations comme tu peux t'en douter, mais j'ai décidé de te parler de celle d'un cinéaste qui m'a totalement retourné la tête et qui, depuis, continue à nous offrir du cinéma de grande qualité, je parle bien sûr de Baz Luhrmann.


Romeo + Juliette est apparu comme l'O.V.N.I. numéro un de cette année 1997. J'étais à l'université, en couple avec quelqu'un qui, ma foi, passait son temps à jouer au beach volley et à participer à des soirées étudiantes. Autant te dire lecteur que je me sentais bien seule. 


Et puis un soir, nous sommes allés au cinéma voir ce petit film dont certains parlaient soit avec enthousiasme, soit avec une réelle envie de vomir. Il fallait bien que je me fasse ma propre opinion. Et là, la claque. Un DiCaprio divin, une réalisation nerveuse et décalée et surtout un style propre qui n'a fait que mettre en exergue la modernité du propos et son sens dramatique. J'étais subjuguée, fascinée et j'ai remercié mille fois le réalisateur pour cette œuvre improbable. Bien sûr, mon compagnon n'a fait que regretter pendant deux heures que le film fut intégralement tourné en vers... passé l'envie de lui arracher son cerveau par ses orbites, je dus prendre beaucoup de précautions pour lui expliquer qu'il était difficile d'adapter une pièce en vers autrement.




Une autre œuvre légère et romantique du Maître ? Mais oui, il y en a d'autres...

Kenneth Branagh (oui, parler de Shakespeare sans mentionner Branagh, c'est comme parler de Sookie sans Éric, de Boule sans Bill, de... bon j'arrête) nous offre, en 1993, une superbe adaptation de Beaucoup de bruit pour rien, une comédie pleine de mordant admirablement interprétée par une troupe d'acteurs de génie : Branagh lui-même évidemment, mais également Emma Thompson, Keanu Reeves ou encore Denzel Washington (comment ça ? des Ricains?). Cette petite merveille pleine de charme et pétillante à souhait fut un grand succès et, même 20 ans après, se laisse regarder avec plaisir, un sourire niais sur le visage. À consommer sans modération ! 


Par chance, j'étais seule quand j'ai vu pour la première fois ce film, je ne connaissais pas alors le bonheur que c'était ! (Enfin, notons tout de même que ma meilleure amie m'a regardé avec suspicion quand je l'ai retrouvé après ma séance ciné me demandant s'il y avait eu au moins un méga striptease masculin pour trouver sur mon visage une telle béatitude.)


Mais Will (oui, rappelle-toi lecteur, nous sommes intimes) est un génie dans l'art de la tragédie et des pièces qui se terminent mal. Vengeance, complots, jalousie, autant de maux dont l'humanité regorge et qui montrent le véritable visage de l'homme.

Et si je te parlais maintenant d'un prince danois terriblement dépressif ? Oui tu as bien deviné, Hamlet, chef d’œuvre dramatique à plus d'un titre, fut encore une fois admirablement adapté et interprété par Branagh himself. 


Oui, parmi les nombreux films existants, j'ai choisi de te parler de celui-ci en particulier. Car rarement pièce aura été si bien adaptée. Le réalisateur a pris un risque incroyable en tournant un film de plus de 4 heures, d'une fidélité époustouflante, rajoutant même des scènes renforçant la portée dramatique de l’œuvre. Plus qu'un film, c'est une réelle performance que nous livre ici Kenneth Branagh, jetant aux oubliettes les codes hollywoodiens et faisant fi de critiques légèrement agacées. 
Film pompeux pour les uns mais véritable déclaration d'amour pour les autres, Hamlet version Branagh ne laissera personne indifférent. Mais avouons tout de même que si tu n'es pas un fan de Shakespeare lecteur, tu auras besoin d'au moins deux grandes cafetières pour le regarder jusqu'au bout. J'ai pour preuve les énormes ronflements de mon mari quand il me prend l'envie de revoir le film ou son envie de suicide, au choix. 


Il y a encore beaucoup d'autres pièces de Will qui ont été très bien adaptées, comme Othello par Oliver Parker, Titus Andronicus par Julie Taymor, Comme il vous plaira par l'éternel Kenneth Branagh, Le songe d'une nuit d'été par Michael Hoffman... mais j'ai peur de te faire fuir lecteur, si je te donne mon avis sur chacune d'entre elles aujourd'hui.

Et puis il y a également les long-métrages directement inspirés par les œuvres de Will sans forcément qu'il soit question d'adaptation. Mais ces films-là, feront l'objet d'un prochain billet, je te le promets.

Je clos ici ma déclaration, car ce billet en est bien une. Tu pourras certainement me prendre pour une folle lecteur, mais parler de mon amour immodéré pour ces œuvres est une véritable catharsis. Comment faire comprendre à mon entourage que je prends un plaisir fou à lire les délires d'un dépressif en vers ? À regarder les tirades énamourés et d'une sensualité très subtile d'un DiCaprio en chemise hawaïenne ? 


C'est juste l'amour mon ami, l'amour avec un grand « A »...

"Ombres que nous sommes, si nous avons déplu, figurez-vous seulement (et tout sera réparé) que vous n'avez fait qu'un somme, pendant que ces visions vous apparaissaient. Ce thème faible et vain, qui ne contient pas plus qu'un songe, gentils spectateurs, ne le condamnez pas; nous ferons mieux, si vous pardonnez. Oui, foi d'honnête Puck, si nous avons la chance imméritée d'échapper aujourd'hui au sifflet du serpent, nous ferons mieux avant longtemps, ou tenez Puck pour un menteur. Sur ce, bonsoir, vous tous. Battez des mains, si nous sommes amis, et Robin réparera ses torts." 
(Puck - Le songe d'une nuit d'été)

dimanche 19 mai 2013

Gatsby le Magnifique



Synopsis :

Printemps 1922. L'époque est propice au relâchement des mœurs, à l'essor du jazz et à l'enrichissement des contrebandiers d'alcool… Apprenti écrivain, Nick Carraway quitte la région du Middle-West pour s'installer à New York. Voulant sa part du rêve américain, il vit désormais entouré d'un mystérieux millionnaire, Jay Gatsby, qui s'étourdit en fêtes mondaines, et de sa cousine Daisy et de son mari volage, Tom Buchanan, issu de sang noble. 
C'est ainsi que Nick se retrouve au cœur du monde fascinant des milliardaires, de leurs illusions, de leurs amours et de leurs mensonges. Témoin privilégié de son temps, il se met à écrire une histoire où se mêlent des amours impossibles, des rêves d'absolu et des tragédies ravageuses et, chemin faisant, nous tend un miroir où se reflètent notre époque moderne et ses combats.

Mon avis :

Le voici enfin ce Gatsby tant attendu, autant par les fans de Baz Luhrmann que par ses détracteurs, car il est une chose évidente dans le cinéma hollywoodien actuel, c'est que le réalisateur est autant adulé que détesté. 
Pourtant, si Moulin Rouge ou encore Roméo + Juliet furent des réussites dantesques, des O.V.N.I. cinématographiques, Luhrmann passe un cap supplémentaire avec ce dernier film, laissant éclater son génie visuel autant que sa capacité à l'introspection, chose à laquelle il nous avait peu habitué jusqu'à maintenant.



Car Gatsby n'est pas uniquement un film sur les années folles et son insouciance, mais parle avant tout de sa génération désabusée, sa propension à ne s'occuper que des apparences et laisser la crise présenter le bout de son nez. Boire, danser, faire la fête, mais avant tout, pour oublier. 
C'est aussi l'histoire d'un homme au passé trouble dont l'amour de sa vie devient son obsession, la dernière possession à acquérir, l'idéal d'une vie inventée, la lumière verte à l'autre bout de la rive qu'il n'atteindra jamais. 



Le réalisateur n'oublie jamais le caractère dramatique du personnage et ses côtés sombres et c'est ce qui fait toute la différence. Il n'y a pas d'idéal amoureux dans la vie de Gatsby, il n'y a que solitude et regrets. D'ailleurs Luhrmann et DiCaprio n'ont pas seulement travaillé sur le roman culte de Fitzgerald, mais également sur Trimalchio, une nouvelle que l'auteur a publié à part, un espèce d'appendice qui contient des notes de lecture et tout ce qui n’apparait pas dans The Great Gatsby et notamment les éléments les plus sombres de la vie de Gatsby ce qui permet d'avoir à l'écran une vision moins superficielle du personnage.
Di Caprio, parlons-en, toujours aussi impressionnant, il n'a jamais été aussi beau à l'écran, saisissant de vulnérabilité, incarnant un Gatsby mystérieux mais également dangereux. 



De la bande son hip hop jazzy, aux décors décadents, en passant par la mise en scène décalée, Gatsby le Magnifique est une grande leçon de cinéma, car la profondeur psychologique et le drame de l'intrigue ne sont jamais laissés de côté au profit d'une débauche visuelle. Le dosage est juste parfait, hypnotique et désespérément romantique.



Fiche Technique

Gatbsy le Magnifique
Film australien et américain de Baz Luhrmann
Avec : Leonardo DiCaprio, Tobey Maguire, Carey Mulligan...
Genre : Drame, romance
Durée : 2h22 mn
Sortie française : 15 mai 2013