Moi, Stéphanie (aka Elaura),
administratrice du blog Bit-lit.com,
rédactrice,
maman, sorcière, metalhead, Janeite, chieuse à plein-temps. Aime le thé et les kilts.
Ma vie, mon œuvre, mes bafouilles.






dimanche 31 mars 2013

Avengers's Chronicle



Toi, lecteur, qui me suit depuis longtemps (ou pas), tu sais plus que tout autre que je suis une fan hardcore d'Avengers, de comics, et de leurs diverses adaptations de manière plus générale.

Or, je n'avais encore rien écrit dessus. Tu peux te demander pourquoi ; en effet, j'ai pour habitude de rédiger un petit avis sur les films que j'ai vus et qui m'ont plu, idem pour mes lectures.
Je n'ai, bien évidement, pas omis de le nommer dans mon article dédié aux adaptations ciné, mais aucun billet de ce blog ne lui est consacré.

Un an après sa sortie ciné, il paraît un peu incongru d'en faire une critique, après tout, l'actualité est ailleurs, avec la sortie prochaine d'Iron Man 3 par exemple.
Pourtant, s'il y a bien un film qui a durablement marqué les esprits, cartonné dans les salles et enthousiasmé des millions de fans, c'est bien celui-ci.

Coup de maître d'un Joss Whedon que nous étions loin d'attendre avec un tel film, Avengers a fait passer les productions de super-héros à un niveau supérieur, devenant culte, car avouons-le, c'est franchement bandant de voir réunis tous ces héros sur un seul et même écran.

Alors que le public criait au génie, une certaine presse était loin de partager son enthousiasme. Incohérences scénaristiques pour les uns, blockbuster manquant singulièrement de finesse pour les autres, l'ensemble se demande si finalement Avengers n'est peut-être pas le film le plus surestimé de l'histoire du cinéma. Mais quelle question ? Il est vrai que nous, public, sommes particulièrement cons (les critiques étant les gens intelligents). 



Fort heureusement pour nous (et pour notre ego) la presse ciné pour une bonne partie a plus qu'apprécié le film, rendant hommage au remarquable travail du réalisateur.

Si nous mettons de côté les critiques ciné, nous remarquons tout de même que le public n'a pas besoin d'avis techniques pour faire d'un film un véritable phénomène. Comme dirait Coluche, "ce n'est pas parce qu’on est pas musicien, qu'on a pas d'oreilles". Avengers à ouvert pas mal de portes, ou plutôt les a complètement défoncées, permettant à une bonne partie du public de faire connaissance avec l'univers du comics jusque là peut-être un peu trop réservé. Il suffit de voir le nombre de pages créées sur facebook pour les fans et par les fans pour se rendre compte que le film a drainé une véritable synergie et surtout, que les lecteurs de comics (dont je fais partie, je le rappelle) passent moins pour des geeks ou des blaireaux.

Dire que ce cross-over est un grand film est un euphémisme face à l'incroyable travail de l'équipe technique et des acteurs, le public ne s'y trompe pas, Avengers rembourse la totalité de son investissement dès son second week-end d'exploitation aux États-Unis (soit 220 000 000 $).

Et comme les deux heures de film ne permettent pas de nous satisfaire pleinement (il en aurait fallu au moins 200 !), continuer l'aventure par le biais d'un merchandising plutôt bien pensé par Marvel est un impératif. Figurines, mugs, goodies de toutes sortes fleurissent et se vendent en masse, certains articles étant en rupture de stock depuis longtemps (comme les figurines de Loki par exemple). Des conneries ? Non, juste un moment où on laisse s'exprimer l'enfant qui est en chacun de nous par l'intermédiaire de notre carte bleue.

Quant à moi, je vais bientôt recevoir une certaine mallette du S.H.I.E.L.D. Et un bon paquet de dossiers top secrets. Dans peu de temps, vous pourrez m'appeler agent Stéphanie.
Débile et inutile ? Sûrement. Mais putain, qu'est-ce-que c'est bon.

Alors ? Avengers, film surestimé par des millions d'idiots ? Sûrement. Mais je suis plutôt fière de faire partie des idiots.



Préparons-nous pour la seconde phase lecteur, celle-ci promet d'être aussi jouissive que la première. Le 24 avril, je vais commencer par faire un bisous à Tony Stark et, comme on dit, le reste n'est que littérature.






La duchesse Mackenzie


La duchesse Mackenzie

de Jennifer Ashley

Editions : J'ai Lu
Collection : Aventures et Passions
Sortie le 7 novembre 2012


Présentation de l'éditeur

Qui serait en accord parfait avec Hart Mackenzie ? Eleanor Ramsay ne sait pas - elle qui l'a éconduit il y a quelques années - et maintenant tout ce qu'elle veut du terrible duc est un travail. Enfin, c'est ce qu'elle se dit. Le convaincre de l'embaucher comme assistante de son secrétaire est délicat, mais Eleanor a un ou deux trucs dans son sac ...





Mon avis :

Un quatrième tome très attendu par les fans des Mackenzie, ces beaux Highlanders à la vie compliquée et au caractère bien trempé. Si les trois premiers opus nous avaient enchantés par leur passion dévorante et leur héros particuliers et intenses, celui-ci ne fait pas exception. Hart, l'aîné à la tête du duché, nous paraissait parfois antipathique et nous comprenons enfin pourquoi.
Le voile est enfin levé sur les secrets de la famille et le puzzle se met en place. À la lumière de ces révélations, cette fratrie nous paraît encore plus émouvante, surtout la relation de Hart avec Ian qui est touchante à bien des égards.

Mais il est aussi question de mariage ici, et l'histoire de Hart et d'Eleanor est pleine de passion, de rebondissements et... de hurlements ! (quel caractère ces écossais !). Mais pas d’inquiétude, les étincelles qui crépitent entre nos deux protagonistes sont aussi efficaces lors de leurs échanges plein de fougue que dans un lit, nous offrant tour à tour dialogues cocasses, instants coquins et sensuels, mais aussi des moments tendres et émouvants.

Encore une réussite donc pour Jennifer Ashley qui n'a pas fini de nous régaler vu qu'en janvier sort en VO le livre consacré à Elliot McBride, le frère de Ainsley, la femme de Cameron, que nous avons justement entraperçu dans ce tome. M'est avis que cet écossais là nous réserve bien des surprises...

Le mariage de la saison

Abandonnées au pied de l'autel 
tome 1
Le mariage de la saison
de Laura Lee Guhrke

Editions : J'ai Lu
Collection : Aventures et Passions
Sortie le 16 janvier 2013


Présentation de l'éditeur

Si Beatrix aimait tendrement son fiancé William, la folle passion de ce dernier pour l’Égypte était plus qu’envahissante. À tel point qu’elle lui avait demandé de choisir : les pyramides ou elle ! Et s’était vue abandonnée juste avant le mariage. Six ans plus tard, William est de retour. Seulement voilà, Beatrix se marie dans quelques semaines.



Mon avis :

Quel plaisir de retrouver Laura Lee Guhrke ! Après les fabuleuses Jeunes filles en fleurs, J'ai Lu nous offre le premier tome de la série spin-off de cette même saga, ne soyez donc pas étonnés de retrouver certains personnages de manière épisodique.
L'histoire prend place au début du 20ème siècle, dans une Angleterre où l'aristocratie est sur le déclin bien que ses membres tentent de se raccrocher aux quelques branches qui ont survécu à la forte industrialisation du pays. Cependant, une autre passion monopolise les aristocrates en mal d'aventures, l’Égyptologie. C'est le cas de notre jeune duc William, qui a préféré fouiller des tombes à Thèbes plutôt que de vivre une vie paisible et ennuyeuse aux côtés de sa fiancée.
Pourtant, son retour au pays six ans plus tard ravivera les vieilles douleurs et l'obligera de nouveau à choisir entre l'amour de sa vie et sa passion pour l'archéologie.

Un début de série plus que réussi pour cette très jolie histoire peu conventionnelle mais touchante, entre deux êtres que tout oppose sauf peut-être l'amour qu'ils se portent l'un à l'autre.
Mais il est bien connu que pour former un couple et être heureux en ménage, l'amour ne suffit pas. Des centres d’intérêts communs et surtout une idée commune du mariage et de la vie de famille peut avoir son importance. Or, nos deux tourtereaux ne sont pas d'accord.
D'un côté William est un passionné, qui n'a pas hésité à quitter son pays et son duché pour partir en terre inconnue, laissant derrière lui une fiancée qui a refusé de le suivre, et ses responsabilités de duc qu'il a toujours rejetées en bloc. De l'autre, Béatrix est une jeune femme étouffée par les conventions, élevée par un père tyrannique qui ne lui laissait aucunes libertés de peur qu'elle prenne son envol. Elle ne rêve que d'un mariage avec un homme de son rang, tempéré, calme, l'amour n'étant qu'une option à partir du moment où sa sécurité et celle de ses futurs enfants est assurée.

Autant vous dire que leurs retrouvailles ne seront pas de tout repos, mais comme toujours, la plume particulière de l'auteur en fait un moment savoureux, passionnel et surtout, profondément humain. Les personnages secondaires piquent notre curiosité, surtout la très délurée Julia, cousine de Béatrix, et le très réservé Aidan duc de Trathen, héros du tome 2 Le scandale de l'année à paraître le 6 mars prochain. Leur histoire nous promet d'être très... sulfureuse.

Une saga à suivre de très près, assurément !

samedi 30 mars 2013

Pour un tweet avec toi

Pour un tweet avec toi
de Teresa Medeiros
Editions : Milady Romance
Collection : Central Park
Sortie le 23 novembre 2012


Présentation de l'éditeur

Auteure d'un presque Pulitzer, Abigail Donovan se débat contre l'angoisse de la page blanche. Aussi, lorsque son agent lui ouvre un compte Tweeter, elle se laisse happer par les tweets, retweets, hashtags, etc. Guidée par l'un de ses followers, "MarkBaynard" - un professeur d'université en congé sabbatique et twitteur hilarant -, Abigail retrouve l'inspiration et le goût de vivre. Mais pourquoi rester devant son écran alors que Mark parcourt le monde ?




Mon avis :

Voilà un roman que nous ne sommes pas près d'oublier. 336 pages de bonheur qui se lisent à une vitesse folle, bourrées d'humour, d'émotions et de références pop culture.
Nous connaissions déjà l'auteur par le biais de ses très bonnes romances historiques, autant vous dire que l'immersion dans ses romances contemporaines est tout aussi jouissive. La dame nous surprend, nous bouscule, et nous prouve que des pages de tweet peuvent être passionnantes à lire (si si !).
Ses personnages sont terriblement attachants et l'identification se fait immédiatement tant leurs doutes, leur maladresse ou leur souhait d'anonymat nous sont familiers. On rit beaucoup, on est touchés souvent et l'on pleure aussi, car sous couvert de légèreté, cette magnifique petite histoire est également le récit d'une souffrance partagée.

Pour un tweet avec toi entre dans la famille des « livres doudous », de ceux que l'on ressort quand il fait trop gris dans nos vies, qui vous réchauffent et vous redonnent le sourire pour quelques heures.

Le Hobbit : Un voyage inattendu



Synopsis

Dans UN VOYAGE INATTENDU, Bilbon Sacquet cherche à reprendre le Royaume perdu des Nains d'Erebor, conquis par le redoutable dragon Smaug. Alors qu'il croise par hasard la route du magicien Gandalf le Gris, Bilbon rejoint une bande de 13 nains dont le chef n'est autre que le légendaire guerrier Thorin Écu-de-Chêne. Leur périple les conduit au cœur du Pays Sauvage, où ils devront affronter des Gobelins, des Orques, des Ouargues meurtriers, des Araignées géantes, des Métamorphes et des Sorciers…
Bien qu'ils se destinent à mettre le cap sur l'Est et les terres désertiques du Mont Solitaire, ils doivent d'abord échapper aux tunnels des Gobelins, où Bilbon rencontre la créature qui changera à jamais le cours de sa vie : Gollum.
C'est là qu'avec Gollum, sur les rives d'un lac souterrain, le modeste Bilbon Sacquet non seulement se surprend à faire preuve d'un courage et d'une intelligence inattendus, mais parvient à mettre la main sur le "précieux" anneau de Gollum qui recèle des pouvoirs cachés… Ce simple anneau d'or est lié au sort de la Terre du Milieu, sans que Bilbon s'en doute encore…

Mon avis

Cela faisait près de 10 ans que nous avions quitté La Terre du Milieu, non sans une certaine nostalgie, tant la trilogie du Seigneur des Anneaux avait ravi les fans de Tolkien, mais également ceux qui découvraient son univers. Bien sûr, il nous restait les DVD que nous pouvions revisionner avec la même ferveur chaque année, pèlerinage obligatoire qui, même si nous connaissions les répliques par cœur, nous procurait les mêmes sensations tout en se disant que nous avions certainement vécu le meilleur du cinéma à ce jour. Aussi, quand Peter Jackson avait annoncé qu'il souhaitait produire Le Hobbit, une excitation certaine s'était emparée des fans car la perspective de retourner en Terre du Milieu pour vivre l'aventure de Bilbo et des 13 nains était plus que jouissive.



Une joie qui est malheureusement retombée comme un soufflet quand le projet s'est vu enlisé dans des soucis de pré-production pénibles et le départ du réalisateur Guillermo Del Toro a laissé un goût amère à tel point que l'on se demandait vraiment si ce projet verrait le jour.
Mais c'était sans compter sur la passion et la détermination de Peter Jackson qui a finalement repris le film en main, décidant de le réaliser lui-même. Une bonne chose au final, car nous étions certains alors de retrouver la même qualité narrative du Seigneur des Anneaux.

Le jour tant attendu est enfin arrivé et, parés de nos lunettes 3D, c'est presque avec une crainte révérencielle que nous attendons le début du film. Dès le prologue, le ton est donné, nous sommes enfin en Terre du Milieu...


2h45 de bonheur où la magie se mêle à l'émotion, car Bilbo est avant tout un conte pour enfants. Nous goûtons le plaisir de retrouver « en vrai » les moments qui ont durablement marqués notre enfance à tel point que pendant cet instant privilégié, nous laissons de côté nos soucis d'adultes pour laisser parler le bambin qui vit en chacun de nous. Le cinéaste a fait des merveilles dans sa manière d'appréhender l'histoire, rajoutant suffisamment d'éléments et de cohérence pour relier les deux trilogies tout en gardant l'humour, l’atmosphère ludique et bon enfant du roman.


Une réussite artistique, narrative mais également un excellent choix de casting. Nous retrouvons bien sûr Ian McKellen dans le rôle de Gandalf, ainsi qu'Andy Serkis dans celui de Gollum qui s'est vu également confier la direction de la seconde équipe de tournage. Mais la véritable surprise reste la performance de Martin Freeman qui nous campe un Bilbo brillant et attachant, un brin pantouflard, peu sur de lui et qui se révèle bien plus impétueux au cours du récit. Coup de maître également pour la bande des nains dont la bonne humeur est communicative et le charisme impressionnant de leur chef Thorin, interprété par un superbe Richard Armitage, donne corps et passion à leur quête.



Peter Jackson aime ses personnages et ça se voit, chacun prend une place importante et l'envie de faire de ce récit une trilogie n'y est pas étranger. Ces protagonistes forts auront donc tout le loisir de nous émerveiller encore pendant longtemps.


Un grand spectacle dont nous aurions bien pris une dose de plus tant les 2h45 sont passées à une vitesse folle. Une introduction plus que réussie, pleine de promesses et qui rend hommage de manière touchante à la fantasy telle que nous l'aimons.
Peter Jackson aura passé 15 ans de sa vie à adapter l’œuvre de Tolkien à l'écran. Rien que pour cet exploit, il mérite tout notre respect et un énorme câlin de gratitude.





Fiche Technique

Le Hobbit : un voyage inattendu
Film américain et néo-zélandais de Peter Jackson (2012)
Avec : Ian McKellen, Martin Freeman, Richard Armitage...
Genre : Fantastique, aventure, fantasy
Durée : 2h45 mn
date de sortie en France : 12 décembre 2012

Les Cinq Légendes



Synopsis

L’aventure d’un groupe de héros, tous doués de pouvoirs extraordinaires. Emmenées par Jack Frost, un adolescent rebelle et ingénieux, ces cinq légendes vont devoir, pour la première fois, unir leurs forces pour protéger les espoirs, les rêves et l’imaginaire de tous les enfants.

Mon avis :

S'il est un film pour enfants à voir actuellement sur nos écrans c'est bien ce fabuleux dernier opus de DreamWorks. Visuellement époustouflant, Les Cinq Légendes renoue avec la magie de Noël, alternant scènes d'action et poésie avec maestria, sans oublier une certaine qualité narrative.

Certes, le scénario est léger, mais il n'en reste pas moins festif, il parle à l'enfant qui sommeille en chacun de nous et nous colle un sourire niais sur le visage.
Avec une 3D magnifiquement utilisée qui rajoute à la féerie du film, les studios DreamWorks nous offrent un beau conte de Noël, foisonnant de couleur, de personnages légendaires présentés comme des super-héros, sans oublier un super-vilain mythique (le Croquemitaine) doucereusement gothique. Un film qui ravira les petits comme les grands.





Fiche Technique

Les Cinq Légendes
Film d'animation américain de Peter Ramsey (2012)
Avec : Chris Pine, Isla Fisher, Alec Baldwin
Genre : Animation, aventure
Durée : 1h37 mn
date de sortie française : 28 novembre 2012

lundi 18 mars 2013

Gérard Butler : du mâle à l'état brut...



On l'aime, on en parle souvent comme un des plus grands fantasmes de ses 10 dernières années, il faut dire aussi qu'en jupette en cuire, en cape, avec des crocs ou tout simplement en jean moulant, il est très caliente.

C'est aussi un acteur bourré de talent, qui joue avec les genres de manière subtile, sans vraiment se soucier de l'opinion d'autrui. Petit retour sur la biographie de ce mâle alpha au regard troublant et à la voix enchanteresse....

Écossais pure souche, Gerard Butler étudie le Droit à l'université de Glasgow pour devenir juriste ou notaire lorsque, de passage à Londres, il est remarqué dans un café par l'acteur Steven Berkoff, qui lui confie son premier rôle sur les planches, dans le Coriolan de William Shakespeare.

Abandonnant alors ses études, il décide de devenir acteur, et fait ses premiers pas au cinéma en 1997 dans le film historique La Dame de Windsor. Il enchaîne ensuite les seconds rôles dans grosses productions, après une furtive apparition dans Demain ne meurt jamais, on peut l'apercevoir en train de combattre des dragons auprès de Christian Bale dans Le Règne du feu, avant d'incarner un ex-agent du MI6 auprès d'Angelina Jolie dans Lara Croft Tomb Raider le Berceau de la Vie. Mais entre temps, le comédien s'échappe du cinéma à grand spectacle pour se tourner vers des films plus ambitieux comme Harrison's Flowers, un film qui lui permettra de démontrer ses talents d'acteurs. Devenu la nouvelle incarnation du plus légendaire des vampires avec Dracula 2001, Gerard Butler attire l'attention de Joel Schumacher, qui l'engage pour son adaptation de la comédie musicale d'Andrew Lloyd Webber, Le Fantôme de l'Opéra, dans laquelle il fait preuve de capacités vocales inattendues. 




En 2005, l'acteur retrouve son pays natal avec la comédie dramatique Dear Frankie de Shona Auerbach où Emily Mortimer lui demande d'être le père fictif de son fils. Deux ans plus tard, Gerard Butler rejoint le tournage de l'adaptation du roman graphique de Frank Miller, 300, réalisé par Zack Snyder. Un péplum nouvelle génération où il incarne le roi Léonidas. Un genre qui semble lui convenir puisqu'il poursuit avec Beowulf & Grendel où il tient le rôle du héros Beowulf, un guerrier scandinave du sixième siècle, source de nombreuses adaptations cinématographiques. 



Toujours en 2007, l'acteur rejoint le plateau de la comédie romantique P.S. I Love You où il donne la réplique à Hilary Swank. Gerard Butler partage ensuite l'affiche de L'Ile de Nim, film d'aventures pour enfants, avec Jodie Foster où il joue le père d'Abigail Breslin. Enchaînant les succès, dans des registres à chaque fois différents, l'acteur se voit ensuite offrir le premier rôle du nouveau film de Guy Ritchie, RockNRolla, il s'illustre en homme de main se faisant manipuler par Tom Wilkinson. En 2009, Gérard Butler est en tête d'affiche de la comédie romantique L'Abominable vérité, où il essaye d'aider Katherine Heigl dans ses conquêtes amoureuses. La même année, il devient une machine à tuer pour les besoins de Ultimate Game. En 2010, le comédien fait ses débuts dans le cinéma d'animation en prêtant sa voix à Stoick le vaste pour How to Train Your Dragon.

En 2011, il participe à différents projets comme Machine Gun Preacher de Marc Forster et en 2012, il est à l'affiche d'Ennemis jurés de Ralph Fiennes, un peplum moderne très remarqué. Ses projets pour 2013 ? Movie 43 dans le sketch réalisé par Brett Ratner (sortie prévue pour le 19 juin 2013), et La Chute de la Maison Blanche d'Antoine Fuqua, très bientôt sur nos écrans, vivement !!!

Source : Wikipédia et Allociné


lundi 25 février 2013

The Hollow Crown






Mini-série diffusée cet été sur la BBC, The Hollow Crown est une excellente adaptation des pièces historiques de Shakespeare : Richard II, Henry IV part 1, Henry IV part 2 et Henry V.

Encore du Shakespeare me direz-vous ? Eh bien oui, la BBC, dans sa grande bonté, a décidé de mettre en scène cette tétralogie pour les Olympiades culturelles de Londres 2012, et on ne va pas lui en vouloir.

En partie produite par Sam Mendes et réalisée par Richard Eyre , Rupert Goold et Thea Sharrock, cette mini-série est portée par un magnifique casting à faire pâlir tous les ennemis de cette bonne vieille Angleterre et met en joie les amateurs d'acteurs britanniques : Ben Whishaw, Jeremy Irons, Tom Hiddleston, Simon Russell Beale , Julie Walters , Michelle Dockery , David Suchet, Rory Kinnear, Joe Armstrong... Faut-il que je continue ou vous avez déjà commencé à vous évanouir ?

Cette horde de comédiens, tous plus talentueux les uns que les autres, redonne un second souffle à ses quatre pièces vieilles de 400 ans et nous poussent fiévreusement à nous replonger dans les écrits de Shakespeare, étrangement intemporels dans leurs manières d'exposer les sentiments humains. Oscillant entre l'humour, la tragédie et l'émotion, Shakespeare dépeint les maux de cette époque phare de l’histoire de l'Angleterre, un conflit fratricide marquant le début de la Guerre des Deux-Roses et l'apogée de la Guerre de 100 ans.

Mais je ne suis pas là pour vous donner un cours d'histoire, alors laissons place aux acteurs, véritables héritiers des œuvres de Shakespeare et à la poésie de ses mots. Que le rideau se lève...



Richard II



Synopsis :

Insensé, vain, bête, le jeune Richard amorce sa chute en bannissant Henry Bolingbroke et le comte de Mowbray pour régler leur querelle et confisque ensuite les terres de son oncle, Jean de Gand, le père de Bolingbroke, pour financer la guerre en Irlande qu'il perdra. Ceci enrage nombre de courtisans dont le Duc d'York, qui accueille Bolingbroke à son retour en Angleterre. Celui-ci éliminera la cour de Richard, et le roi lui-même sera rapidement conduit en prison où il sera assassiné. Bolingbroke, se faisant désormais appeler Henry IV, s'engage alors dans un pèlerinage pour expier de sa participation au régicide.

Drapé dans sa magnificence divine, Richard II est un jeune roi très mal entouré qui, même s'il est très investi par son rôle, nous apparaît comme un roi frivole dont les mauvaises décisions vont chambouler le cours de l'histoire. Son mode de vie ainsi que ses actes sont mal perçus et ses courtisans jusque-là fidèles finissent par se retourner contre lui. Le retour d'exil de son cousin signera sa perte, car Bolingbroke dans son souci de justice finira par le déposer. Ce « coup d'état » signera le début de la Guerre des Deux-Roses, qui opposera pendant plus de 80 ans la maison royale de Lancastre et la maison royale d'York.

Richard fut emprisonné et mourut assassiné en 1399. Ce régicide hantera longtemps Bolingbroke qui, une fois couronné, prendra le nom d'Henry IV.

Comment résumer en quelques mots ce magnifique épisode de 2h20 qui relate la chute d'un roi et l'ascension discutable d'un autre. Ben Whishaw campe un Richard II magistrale dans sa déchéance, adoptant souvent une figure quasi christique. Frêle souverain qui ne voit que trop tard les conséquences de ses actes, affaibli par un conflit avec l'Irlande qu'il a finalement perdue, Richard nous touche, nous émeut et l'interprétation renversante de l'acteur nous pousse à l'empathie.

Une des scènes les plus marquantes est certainement celle où Richard s'avoue vaincu et abdique en faveur de son cousin. Triste sort pour ce prince déchu. Sa tirade est bouleversante.





Henry IV part 1


Synopsis :
1403 : Henry IV se retrouve confronté aux révoltes du chef gallois Owen Glendower et de l'impétueux Harry Hotspur, fils du duc de Northumberland, mécontents que le roi n'ait pas payé la rançon de Glendower en échange de son beau-frère, Mortimer. Henry doit aussi s'inquiéter du fait que son fils, le prince Hal, traîne avec Sir John Falstaff, un vieux loustic alcoolique. Même si le prince est son ami, il est tout à fait capable de lui jouer des plaisanteries cruelles, de le dérober subrepticement et de lui rendre son argent une fois que Falstaff lui aura fait un compte-rendu exagéré de la bravoure de son hold-up. Cependant Hal se joint à son père dans la bataille glaciale de Shrewsbury pour écraser la révolte d'Hotspur et tue Hotspur dans un combat d'homme à homme -Falstaff racontera plus tard qu'il s'agit de son œuvre. C'est la défaite pour Hotspur, mais Henry et Hal doivent encore affronter les révoltes de Glendower et Northumberland, maintenant soutenues par l'archevêque d'York.

Ce second volet fait la part belle à Jeremy Irons qui campe un Henry IV impressionnant, partagé entre le poids de sa conscience, et les trahisons internes qui mettent à mal ses projets de croisades. En effet, à l’aube de la bataille de Shrewsbury, le roi doit faire face à un soulèvement de la part des Percy qui l’avaient appuyé dans sa guerre victorieuse contre Richard II. De nombreux seigneurs avaient aidé Henry à accéder au trône et les promesses faites alors n’ont pas été tenues. Mu par une haine farouche et un fort sentiment d’injustice, le jeune Henry Percy dit Hotspur, fils du comte de Northumberland prend la tête d’une armée rebelle.

Mais le roi doit également faire face aux frasques de son fils aîné  héritier du trône, le Prince Hal. Celui-ci que les responsabilités font fuir, préfère la compagnie de ses amis plutôt que de la cour. Mais la révolte ainsi que la santé de son père lui font prendre conscience du rôle qu’il doit tenir et conduira l’armée d’Henry à la victoire le 21 juillet 1403 à Shrewsbury où il tuera Hotspur.

Les trois monstres que sont Jeremy Irons, Tom Hiddleston (Prince Hal) et Simon Russell Beal (Falstaff) font de cet épisode une véritable claque, oscillant entre humour et drame. Les passages dans la taverne de l'Eastcheap sont hilarants et le couple Hiddleston / Russell Beal fait merveille. Et bien que la dérision soit constamment présente, l’émotion n’en est pas absente pour autant, la scène où Hal imite son père est poignante et rend le texte encore plus crédible, lui conférant une aura touchante et intime.



L’affrontement du Prince et du Roi est également un grand moment où la violence des émotions d’Henry affleure et laisse place à un échange d’une grande intensité. La douleur se mêle à la colère et à l’incompréhension. Les deux acteurs se font face avec brio et font honneur à cette tirade pleine d’émotion, où le jeune Henry prend enfin conscience de ses responsabilités.


Mais cet épisode révèle un autre grand talent, Joe Armstrong est impressionnant en Hotspur déchaîné par la colère et la force guerrière. Pour un acteur qui n’avait jamais joué Shakespeare, il prend possession du texte avec maestria, crevant l’écran par son aura puissante jusqu’à la toute fin, quand il fait face à Tom Hiddleston.




Henry IV part 2 

Synopsis :

Alors que Northumberland jure de venger la mort de son fils et rassemble ses alliés pour se battre contre le roi mal en point, le Lord Chief Justice, après avoir réprimandé Falstaff pour sa mauvaise influence sur Hal, le charge de recruter une armée au nom d'Henry. Après s'être bagarré avec le truculent Pistol, Falstaff se prépare à quitter son amante, Doll Tearsheet, et se permet de critiquer Hal devant elle sans savoir que le prince tend l'oreille à ce moment. Falstaff réunit une équipe hétéroclite à Justice Shallow mais Westmorland, le cousin d'Henry, arrête le chef des rebelles après les avoir manipulés pour obtenir une trêve. Hal, présumant son père mort, met la couronne. Il est réprimandé par le roi mourant mais ils se réconcilient et dans un dernier geste, Henry place la couronne sur la tête de son fil. Hal accède au trône sous le nom d'Henry V, mais désormais il sait qu'il doit mettre de côté les frivolités, et bannir Falstaff est le premier acte de son règne.

Cet épisode vaut surtout pour le changement en profondeur du Prince Hal qui, témoin des crises de plus en plus fréquentes de son père, comprend qu’il montera bientôt sur le trône. La longue scène du trône où le Prince s’assoit sur celui-ci couronné, écrasé par le poids de ce que cela représente est juste, sans fioriture. Et quand son père déboule dans la salle, ulcéré par le comportement de son fils, on comprend toute la douleur de ce moment. Un passage initiatique fort où un père transmet un héritage acquis dans le sang. Le Prince Hal sera finalement couronné le 20 mars 1413.



Le premier acte du roi henry V sera de mettre de la distance entre son passé et lui, il reniera Falstaff et tout ceux qui ont partagé ses moments de frivolité, non pas par snobisme, mais pour protéger sa couronne, asseoir son autorité et éviter tout conflit interne. La scène du couronnement où le roi répudie son vieil ami est assez violente, et démontre parfaitement la transformation du Prince.






Henry V




Synopsis :
Hal est désormais un monarque responsable. Son rejet de Falstaff aura précipité la mort de ce dernier. Informé par ses courtisans que, par le biais d'Edward III, il a des droits sur le trône de France, il fait des offres au Dauphin mais reçoit un humiliant cadeau : des balles de tennis. Il prépare alors une expédition pour traverser la Manche et prendre le trône par la force et assiège la ville de Harfleur lors d'un raid nocturne surprise. S'ensuit un discours inspiré. Il se montre clément avec les habitants mais autorisera la pendaison du soldat Bardolph pour pillage. Quand une nouvelle trêve est rejetée par les Français, Henry se prépare à livrer la bataille rangée d'Agincourt, parcourant le camp la veille pour jauger l'opinion que les soldats ont de lui. La bataille est remportée avec peu de pertes du côté anglais et le roi Français, dont la fille épouse Henry, fait de lui son successeur. Cependant, Henry meurt de la dysenterie à l'âge de 35 ans et son fils, Henry VI, perdra la France.


Voici l’épisode qui met en scène le magnifique épilogue de la tétralogie de Shakespeare. Un très grand moment de télévision pour cette pièce unique qui a donné naissance à la plus belle tirade jamais écrite pour un soldat, pour un roi (Bon ok, j’avoue, je manque certainement d’objectivité).

Le Roi henry V, après avoir essayé de panser les différends du passé, peut enfin s’intéresser aux affaires étrangères et lorgne du côté d’une France qui s’enlise dans les soucis politiques. Henry revendique ses droits au trône de France et remporte la grande bataille d’Azincourt le 25 octobre 1415. S’en suivra son mariage avec Catherine de Valois, fille du roi Charles VI le Fol (qui, après la mort d’Henry, ira batifoler avec un Tudor, futur grand-père du roi Henri VII).

Henry V mourut jeune, le 31 aout 1422, et restera l’un des plus grands monarques que l’Angleterre ait connu.

Les amoureux de batailles et de discours héroïques ne seront pas en reste avec cet épisode porté par un Tom Hiddleston totalement inspiré. La fameuse tirade de la Saint-Crépin, tout juste chuchoté « à une poignée de frères » n’en devient que plus émouvante, plus intimiste et, pour le coup, beaucoup plus réaliste. La scène de la cour faite à Catherine est très touchante et a du faire fondre un troupeau de nonnes ou du moins, une bonne poignée de fans.



Au final, une mini-série plus que réussie, fidèle à l’œuvre originelle dont la mise en scène dynamique lui confère une grande modernité. La pléiade d’acteurs fait force et magnifie les textes de Shakespeare, bref, même la langue pour la non-anglophone que je suis est en accord parfait.

Une série qui fera date, tant par la qualité de son interprétation que par son audace, car c’était un pari risqué que de réaliser des épisodes de plus de deux heures sur des pièces historiques Shakespeariennes. Chapeau bas…

dimanche 24 février 2013

Billet du dimanche : I'm back !



Comme vous le savez déjà, mon ancien PC m'a lâchement abandonné début janvier. S'en est suivi deux longs mois de disette informatique et, surtout, une coupure internet forcée, subie et extrêmement frustrante.



Mais comme nous sommes dotés d'un instinct de survie remarquable, force est de reconnaître que je suis toujours vivante, même si l'envie de sortir une corde s'est souvent fait sentir. Cependant, j'avoue que j'en ai profité pour faire pas mal de choses : lire beaucoup, écrire des chroniques parfois, regarder des séries et des films que je devais voir ou revoir depuis longtemps, mais surtout, et c'est le plus important, j'étais beaucoup plus disponible pour ma famille.

Internet, mon forum, mon blog, mon site et ma page facebook font partie de mon quotidien depuis si longtemps, que j'avais oublié à quel point s'occuper d'eux régulièrement est chronophage. Certes, ils m'ont manqué, vous m'avez beaucoup manqué, mais ces moments de disponibilité totale que j'ai passé en compagnie de ma fille valent toutes les connexions du monde.



Maintenant que je suis de retour, je n'ai pas l'intention d'oublier que je passe aussi de très bons moments loin de mon PC. Je crois qu'un bon dosage, un juste milieu est nécessaire pour que le tout reste un plaisir et non une addiction qui vous rend esclave et vous prive de tout bon sens.



Je reviens donc heureuse, apaisée, zen et surtout dotée d'une énergie nouvelle qui, je l'espère, sera visible. J'ai une envie folle de partager tout un tas de choses avec vous, mais également de me libérer des contraintes que ma vie virtuelle m'impose : lire ce que j'ai envie et quand j'en ai envie, pousser mes coups de gueule quand j'en ressens le besoin, vous dire combien j'aime les acteurs britanniques de mille et une manières, communier avec les dieux Asgardiens (enfin, surtout un) !


 et boire des litres de thé. En fait, je crois que je n'ai pas changé, est-ce qu'au moins je vous ai manqué ?





samedi 23 février 2013

La Chasse [The Hunt]



Synopsis

Après un divorce difficile, Lucas, quarante ans, a trouvé une nouvelle petite amie, un nouveau travail et il s'applique à reconstruire sa relation avec Marcus, son fils adolescent. Mais quelque chose tourne mal. Presque rien. Une remarque en passant. Un mensonge fortuit. Et alors que la neige commence à tomber et que les lumières de Noël s'illuminent, le mensonge se répand comme un virus invisible. La stupeur et la méfiance se propagent et la petite communauté plonge dans l'hystérie collective, obligeant Lucas à se battre pour sauver sa vie et sa dignité.

Mon avis :

Voici un film qui a provoqué un mini scandale lors de sa diffusion à Cannes cette année. À vrai dire, je me demande encore pourquoi, tant le sujet, même s'il est excessivement délicat, est légitimé ici en France par une affaire des plus sordides.


Ce long-métrage peut déranger, choquer, il n'en reste pas moins qu'il relate une certaine réalité. Thomas Vinterberg n'ayant jamais fait dans le cinéma de complaisance, filme cette histoire avec sobriété, se focalisant principalement sur la manière dont Lucas vit l'accusation dont il fait l'objet et surtout sur la crédulité de la communauté qui l'entoure. La descente aux enfers de Lucas fait vomir, interpelle, terrifie même puisque nous, spectateur, savons tout de son innocence.


La fin nous prouve que rien n'est tout à fait réglé, que la suspicion subsiste malgré les preuves, malgré le mensonge et le titre du film prend tout son sens.
Mads Mikkelsen, Prix d’interprétation à Cannes, joue avec justesse, émotion, sans tomber dans le pathos et porte le film de manière magistrale.
Sous une apparente simplicité, le cinéaste nous offre un film fort, complexe, dévoilant les côtés les plus sombres de la nature humaine. Un grand moment de cinéma.



Fiche Technique

La Chasse (The Hunt)
Film dannois de Thomas Vinterberg
Avec :
Mads Mikkelsen, Thomas Bo Larsen,
Annika Wedderkopp
Genre : Drame
Durée : 1h51mn