Moi, Stéphanie (aka Elaura),
administratrice du blog Bit-lit.com,
rédactrice,
maman, sorcière, metalhead, Janeite, chieuse à plein-temps. Aime le thé et les kilts.
Ma vie, mon œuvre, mes bafouilles.






mardi 7 juillet 2015

Real

Fight for love
Tome 1 : Real

de Katy Evans

Éditions Hugo
Collection New Romance
Sortie le 1er octobre 2014



Présentation de l'éditeur :

Star de la ligue underground, Tate Remington est un boxeur à l'animalité exacerbée dont le pouvoir de séduction rend folles toutes les filles autour du ring. Depuis qu'il a croisé son regard, la seule femme à laquelle il pense, celle qu'il a choisie, c'est Brooke, ancienne athlète de haut niveau qui, suite à un accident, s'est reconvertie dans la thérapie sportive. Mais pour que leur histoire devienne bien réelle, Remington devra dévoiler à Brooke les aspects les plus sombres de sa personnalité bipolaire... Deux caractères forts qu'un désir charnel intense, pur et obsessionnel consume. Une histoire d'amour sous tension et des personnages d'une rare complexité.

Mon avis :

 Tout commençait pourtant si bien... un joli visuel de couverture, un mâle alpha qui évolue dans un univers peu exploité en romance (celui de la boxe), une héroïne reconvertie en kinésithérapeute après une blessure qui l'a empêchée de briller dans la carrière sportive qui lui était pourtant promise, bref, cela avait l'air si prometteur, comme ça, de loin. Et puis j'ai commencé à lire... et le monde s'est écroulé autour de moi... Le temps passait si lentement. Après avoir eu l'impression pénible d'avoir gravi l'Everest, je me suis rendue compte que je n'avais lu qu'un seul chapitre. Et là, ce fut le drame. J'ai compris que Katy Evans et moi ne serions jamais amies.
Les raisons ? Elles sont multiples : une héroïne insipide qui passe son temps à baver sur son employeur comme si elle sortait tout juste d'un couvent et n'avait jamais rencontré de spécimen mâle avant Riptide ; adieu la psychologie des personnages, c'est tellement mieux de dire à chaque page qu'on aimerait se faire prendre par ce fabuleux beau gosse qui fait fondre toutes les femelles à 100 km à la ronde ; Brooke est un kiné, ça il n'y a pas de doute vu que nous avons régulièrement droit à un cours complet d'anatomie jusqu'aux cellules épithéliales de Riptide, qui sont bien évidemment splendides (elle a sûrement vérifié au microscope hein!).
L'intrigue, quant à elle, est somme toute assez basique et aurait pu être beaucoup mieux exploitée. Mais les atermoiements de l’héroïne agacent tellement qu'il m'a été impossible d'entrer dans l'histoire pour en apprécier les possibles qualités. Le seul véritable atout de ce livre reste le héros qui est, malgré tout, attachant. Et encore, il aurait mérité un meilleur traitement.
Pour conclure, l'ensemble fut une torture à lire, mais l'envie de continuer la série persiste, je dois avoir besoin d'un psy.

dimanche 14 juin 2015

Opération Cendrillon

Contes de Filles
Tome 1 : Opération Cendrillon

d'Hope Tarr

Éditions Milady
Collection Central Park
Sortie le 22 août 2014



Présentation de l'éditeur :

Rédactrice dans un célèbre magazine, Macie Graham est bien décidée à se venger de Ross Mannon, star de la radio, qui a critiqué son dernier article. Pour dénicher des dossiers compromettants, la jeune femme s’introduit incognito dans la vie de Ross en se faisant passer pour la gouvernante dont il a besoin pour éduquer sa fille délurée. L’animateur n’avait pas prévu de tomber sous le charme de son employée en talons aiguilles. Lorsque Macie découvre enfin le secret qui pourrait détruire sa réputation, elle ne sait plus si elle doit étouffer l’affaire au risque de perdre son travail ou la rendre publique, au risque de gâcher ce qui pourrait être un conte de fées…

Mon avis :

Nous connaissions déjà Hope Tarr au travers de ses romances historiques, aussi, l'annonce de la publication de ses romances contemporaines par Milady a réjoui plus d'une des lectrices que nous sommes.
Sa série Contes de filles s'inspire des contes que nous connaissons (d'assez loin tout de même) bien que le premier tome Opération Cendrillon n'a de Cendrillon que le nom, même s'il est question de chaussure à un moment donné.
Nous avons ici affaire à une romance contemporaine plutôt classique et qui a le mauvais rôle : celui de présenter le contexte et les personnages. Cela rend l'intrigue longue à se mettre en place, pour autant, on finit par s'attacher aux protagonistes et à leurs aventures.
Cependant, l'ensemble peut décevoir par son manque de charme et de magie (un comble pour un conte) et la question se pose de savoir si le reste de la série peut répondre à nos attentes.
Pour conclure, nous ressortons de cette lecture avec un sentiment mitigé et une pointe de déception. Dommage...

Indéniable

Hell's Horsemen
Tome 1 : Indéniable

de Madeline Sheehan

Éditions J'ai Lu
Collection Passion intense

Sortie le 7 janvier 2015



Présentation de l'éditeur :

J'avais cinq ans lorsque j'ai rencontré Deuce, il en avait vingt-trois. C'était le jour des visites à la prison de Riker. Mon père, Damon Fox dit "le Prêcheur" et président du club de motards des "Silver's Demon's" de New York avait écopé de cinq ans pour agression et usage d'une arme mortelle. Ce n'était pas la première fois qu'il faisait de la prison, et ce ne serait pas la dernière. Les Silver's Demons étaient des criminels reconnus qui vivaient selon le Code et n'en avaient rien à foutre de la société moderne et tout ce qu'elle implique.
Je n'ai jamais oublié le jour où Eva a débarqué dans ma vie complètement foireuse, faisant virevolter ses couettes, des converses aux pieds et partageant ses cacahuètes avec moi. Elle ma dérobée en un instant toute la décence qui me restait, c'est à dire peu mais elle me l'a prise putain de merde et je lui appartient depuis.


Mon avis :

Grâce à la série TV Sons of Anarchy, les romances contemporaines qui mettent en scène des clubs de motards commencent à déferler et il est assez tentant de replonger, le temps d'un roman, dans cet univers particulier. Il faut dire qu'il y a matière à passer un bon moment en compagnie de bad boys avides de sexe, de rock et de violence, et on espère grandement croiser le clone de Jax Teller.

Indéniable, le premier tome de la série Hell's Horsemen de Madeline Sheehan était attendu comme le messie, puisque premier du genre à être édité en France, mais force est de reconnaître qu'on en attendait peut-être un peu trop.
Ce premier opus retrace l'histoire d'amour passionnée d'Eva et de Deuce, de 18 ans son aîné. Cette dernière information sera l’élément déclencheur de toute une série d’événements qui empêcheront les deux héros d'être ensemble, d'être heureux, de vivre leur amour librement. Mais il n'y a pas que ça, car Deuce est le président des Hell's Horsemen et Eva est la fille du président du club rival, les Silver Demons, autant dire que ça fait beaucoup d'embûches et beaucoup.... d'emmerdes à surmonter.

Si cette histoire à la Roméo et Juliette façon bikers avait un réel potentiel à la base, nous sommes rapidement déconcertés, voire déçus à la lecture. Les tranches de vie s'enchaînent de manière chronologique, alternant les points de vue de nos deux protagonistes, mais sans que leurs psychologies soient réellement développées et c'est le principal reproche que nous pouvons faire à ce récit. L'auteur parcourt 18 années de vie et la frustration est souvent là car tout est nommé mais rien n'est approfondie, d'autant plus qu'il n'y a aucune intrigue véritable. Difficile dans ce cadre d'avoir de l'empathie pour les héros. Pour le coup, on reste en retrait et c'est bien dommage, car il y a aussi de bonnes choses : le background, le style brut de décoffrage, la violence du récit et les personnages secondaires (même si à peine survolés) nous donnent envie de poursuivre notre lecture de manière addictive, et c'est un paradoxe que je ne peux expliquer.

Un sentiment mitigé donc après ce premier tome, mais maintenant que les personnages et l'univers de la saga sont posés, la suite devrait s'avérer bien plus intéressante.

vendredi 5 juin 2015

Supernatural : Let the music play!




Il était une fois deux frères, héritiers de l'entreprise familiale, qui parcouraient les États-Unis à la recherche de différents monstres, fantômes, démons, pour leur régler leur compte. L'un est un grand fan de musique rock, l'autre de salade bio. Ils sont très différents mais mus par la même soif, celle de venger leur mère et retrouver leur père. Ces chasseurs particuliers ne sont pas des héros, non, ils volent, arnaquent, mentent régulièrement pour parvenir à leurs fins et sont très efficaces avec une machette. Cerise sur le gâteau ? Ce sont deux bombasses qui peuvent faire flancher un troupeau de nonnes d'un regard et ils chevauchent une magnifique Impala de 1967.




Des chasseurs comme ça, j'en veux tous les jours. Tu l'as bien compris lecteur, je parle bien sûr des frères Winchester.


Supernatural, c'est 10 années de bavage intense devant ta télé. 10 saisons de qualité inégale, mais qui ravissent toujours autant le public. Mais c'est avant tout la série qui réunit le fandom le plus déjanté et le plus hétéroclite que je connaisse et ce pour différentes raisons :
  • premièrement, Supernatural ne se prend jamais au sérieux, du moins, pas tout le temps, malgré les tragédies qui frappent ses protagonistes. Pour preuve, l'humour est quand même souvent présent, d'autant plus dans les méta-épisodes qui sont de véritables parodies (Je crois que The French Mistake restera dans les annales!).



  • Un ton résolument fantastique, tragique, dont la romance, bien que présente de temps en temps, est loin de prendre le pas sur l'intrigue principale de chaque saison. Pour le coup, les allergiques aux romances adolescentes type The Vampire Diaries se sentent l'aise avec les Winchester, sûr d'avoir régulièrement du sang et de la baston.


  • Les dialogues : voui, on s'insulte gaillardement, et c'est un peu devenu la marque de fabrique de la franchise. Le fameux « Bitch, Jerk » est quasi un symbole de lutte (j'exagère à peine) et c'est carrément rafraîchissant d'avoir une série non aseptisée avec des « son of a bitch » bien placés, c'est-à-dire très très souvent.



  • Les acteurs ! Le casting est quand même super sympa et mis à part les frères Winchester qui sont de grands beaux gosses (Jensen et Jared, je vous aime d'amour pas du tout platoniquement), il n'y a pas de starlettes siliconées ou de mâles photoshopés pour jouer les personnages importants de la série. Pour preuve, Castiel ou Crowley, interprétés respectivement par Misha Collins et Mark Sheppard ne sont pas vraiment des tops models. Pour le coup, la série n'en paraît que plus humaine et presque plus réaliste (un comble pour une série fantastique) que beaucoup d'autres. 



  • Je terminerai par la musique, qui est, disons-le tout net, une actrice à part entière, surtout dans les premières saisons. Les goûts de Dean Winchester (et surtout de son acteur, grand fan de rock devant l’Éternel) étant largement partagés, et toujours en adéquation avec les événements et les sentiments des personnages. 
Bien sûr, du haut de mes 40 ans, je ne suis bien évidemment pas tombée dans le piège du marketing efficace et extrêmement tentant qui favorise également le succès de la franchise.

Je ne vois pas de quoi tu parles...

Mais je dois reconnaître que la série a considérablement influencé mes goûts en matière d'anges, de démons, de bad boys et de sel culinaire, et elle reste une grande amie en matière de musique, me prouvant que non, je ne suis pas seule à écouter Boston ou Bad Company (ou d'avoir envie de glisser des petits mots doux à Dean...)


La musique, parlons-en, puisqu'elle est importante à mes yeux, et certainement aux tiens, lecteur, voici une playlist Supernatural des différents titres entendus tout au long des 10 saisons. Elle ne sera pas complète, loin de là, mais ce sont les titres qui ont le plus retenus mon attention et qui sont, pour moi, représentatifs de la série. Go on!


On commence bien évidement par le titre emblématique de l'épisode de fin de saison, le fameux Carry on wayward son de Kansas, celui qui marque l'épilogue et généralement l'arrivée d'un gros tas d'emmerdes. On l'aime tous et on le redoute à chaque fois, mais on ne s'en lasse jamais !



On enchaîne avec ACDC, Foreigner, Rush, Black Sabbath, Free et Boston !!















Tu en veux encore ? j'en ai plein !!!! Bad Company, Blue Oyster Cult, Joe Walsh








On continue dans le classic rock, parce que tu le vaux bien lecteur !!! Joe Walsh encore (on l'aime beaucoup à la maison et dans la série aussi ^^), Ted Nugent, Nazareth, Jefferson Airplane !









Il y a 10 saisons en tout, donc c'est loin d'être terminé, mais voui mais voui, place à Styx, Booker T & T MG's, Lynyrd Skynyrd, Creedence Clearwater Revival !









Non, ne t'inquiètes pas, je n'oublie pas les grands moments, le fameux Eye of the tiger de Survivor, version originale et version Dean Winchester \o/





Un peu de Lucero au passage, et puis Molly Hatchet, Warrant, David Bowie, Foghat !











Il va falloir conclure, sinon je sens que je vais te donner une play-list de 10 heures d'écoute, allez, quelques derniers pour la route : Brett Detar, The Reverend Horton Heat, The Outdoors, and All out of love by Air Supply and Dean Winchester !











Voilà, toutes les bonnes choses ont une fin, la saison 10 vient tout juste de se terminer, mais la saison 11 débarque en octobre prochain, see you soon darling ! On sera toujours là pour toi !


mercredi 3 juin 2015

Elizabeth Darcy

Elizabeth Darcy
d'Abigail Reynolds

Éditions Milady
Collection Pemberley

Sortie le 5 décembre 2014


Présentation de l'éditeur :

Et si le dernier homme au monde qu’Elizabeth Bennet accepterait d’épouser... était son mari ?

Dans Orgueil et Préjugés de Jane Austen, Elizabeth affirme à l’orgueilleux Mr Darcy qu’il serait le dernier homme au monde qu’elle consentirait à épouser.
Et si elle n’avait jamais prononcé ces mots ?
Dans cette réécriture d’Orgueil et Préjugés, Elizabeth consent malgré elle à devenir la maîtresse de Pemberley, déclenchant un jeu de chassés-croisés qui risque de mettre en péril leur amour…


Mon avis :

Une réécriture d'Orgueil et Préjugés très agréable à lire et surtout assez novatrice puisque l'auteur nous offre un point de vue très différent de l’œuvre d'origine : et si Elizabeth avait accepté la première demande en mariage de M. Darcy ?

En effet, ici, au lieu d'assister au célèbre échange plutôt cinglant entre Elizabeth et Darcy, où elle lui affirme qu'il serait le dernier homme qu'elle souhaiterait épouser, elle y consent par dépit, prise au piège d'une condition qu'elle n'a jamais voulue. En peu de temps, elle se retrouve mariée et loin de cette famille qui fait tant honte à son mari. Diriger Pemberley ne lui sied guère, commence alors une longue période où Elizabeth oublie même son propre nom tout en détestant l'être qui partage son lit, jusqu'à ce qu'elle arrive à déceler en lui autre chose que de l'orgueil et du mépris.

Un roman bien écrit et qui se lit avec beaucoup de plaisir, d'autant plus si l'on connaît l’œuvre originale. En effet, quelle janéite n'a pas rêver de voir M. et Mme Darcy dans leur quotidien ? Même si, ici, le ton n'est pas à la joie, le chassé-croisé de notre couple fétiche étant souvent violent et douloureux pour eux. Bien évidemment les choses finissent par s'arranger, mais ce ne sera pas sans peine, au point que les remises en question incessantes d'Elizabeth finissent par devenir un peu agaçantes. Mis à part ce petit bémol, c'est une réussite, l'auteur allant même jusqu'à nous offrir de très jolies scènes hot entre nos deux héros (avouez-le, vous en rêviez !!!).

Respectueux de l’œuvre originale tout en étant très audacieux, Elizabeth Darcy ravira aussi bien les passionnés de Jane Austen que les néophytes et accompagnera agréablement votre Tea Time printanier pour quelques heures.

mercredi 20 mai 2015

Riker

Vampire Nation
Tome 1 : Riker

de Larissa Ione

Éditions Milady
Collection BIT-LIT

Sortie le 20 février 2015



Présentation de l'éditeur :

 Nicole Martin n'avait que huit ans quand les esclaves vampires se sont rebellés. À présent, elle consacre sa vie à débarrasser la planète de leur engeance maudite. Riker, un vampire renégat, brûle de venger les siens asservis par la famille de Nicole. Pourtant enlever la jeune femme ne tourne pas exactement comme il l'avait prévu. Les deux ennemis jurés se découvrent une attirance mutuelle. La haine devient obsession, désir... peut être même rédemption. Mais Riker pourra-t-il dompter cette fougueuse jeune femme qui pourrait l'anéantir ainsi que toute son espèce ?

Mon avis :

 Une nouvelle série de Larissa Ione est toujours une bonne nouvelle et c'est avec avidité que ce premier tome fut lu, relu, choyé, au point d'avoir envie de lui faire plein de câlins. Oui, disons-le bien fort, cet opus fut un régal du début à la fin.
L'auteur délaisse ses démons et autres cavaliers pour s'attaquer de front aux vampires. Encore des vampires me direz-vous ? Oui, la romance paranormale en regorge, mais l'auteur a su mettre en place un univers riche et original qui confère à l'ensemble une impression de nouveauté. Les vampires de Larissa ont quelques caractéristiques communes avec les frères de La Confrérie de la dague noire (de J. R. Ward), mais ils sont en même temps très différents et l'utilisation des croyances et mythologies amérindiennes est une réelle bonne idée.
D'ailleurs, le background dans son ensemble est une très bonne idée : des vampires tenus en esclavage par des humains, vampires dont les ancêtres sont des amérindiens obligés de se terrer pour rester «libres» et continuer à vivre selon leurs coutumes, ça ne vous rappelle rien ?

Vous l'aurez compris, cette nouvelle série commence très fort et nous promet des heures de lecture passionnantes. Le prochain tome consacré à Hunter paraîtra le 19 juin, en attendant, je vais me cryogéniser pour que le temps passe plus vite.

mardi 19 mai 2015

Le bal des immortels

Les Princes de Sang
Tome 1 : Le bal des Immortels

de Colleen Gleason

Éditions Harlequin
Collection Nocturne

Sortie le 1er juillet 2013



Présentation de l'éditeur :

 À Londres, sous la Régence, un petit groupe de vampires fréquente en toute discrétion les salons de la haute société. Mais un soir, lors d’un bal organisé par l’une des plus grandes famille de la ville, quelle n’est pas leur surprise de voir arriver un personnage oublié de tous depuis longtemps : Voss Drewhurst, vampire cynique et orgueilleux, collectionneur de succès féminins…
Son carnet de bal en main, Angelica Woodmore a elle aussi remarqué l’homme à la démarche altière qui vient d’entrer dans la salle. Sentant sur elle son regard pénétrant, elle frissonne et se lève dans un froissement de soie pour s’avancer vers lui. Car elle sait, tout en ignorant sa véritable nature, que son destin est lié à celui de cet homme énigmatique et superbe, et que pour lui elle est prête à braver tous les dangers, tous les interdits que sa classe lui impose…

Mon avis :

Une romance paranormale très agréable à lire qui a le mérite de se situer sous la régence anglaise soit au début du 19ème siècle.
Le fait est assez rare pour qu'il retienne notre attention, d'autant plus que l'auteur est une habituée des récits vampiriques puisqu'elle compte déjà à son actif la fabuleuse série Les Chroniques des Gardella (dont nous attendons désespérément la publication en français du dernier tome au passage...).
Nous n'allons pas revenir sur l'histoire, la quatrième de couverture remplissant parfaitement son office, mais sachez tout de même que l'univers mis en place par l'auteur ne manque pas d'intérêt ni d'originalité, tout en utilisant les éléments classiques du vampirisme. Colleen Gleason nous surprend agréablement par sa manière toute particulière d'intégrer le fantastique à cette période georgienne sans que cela soit ni ridicule ni invraisemblable et c'est un réel tour de force.

L'intrigue en elle-même est bien menée, sans temps morts, et la psychologie des personnages n'est pas pour autant négligée, ce qui est appréciable. Un bon dosage donc entre l'action, l'introspection, mais également la passion, car ne l'oublions pas, la romance reste le fil conducteur de l'histoire. Celle-ci est, de plus, très touchante, sensuelle, tout en étant pudique car les scènes de sexe sont quasi absentes. Étrangement, cela ne manque pas, et l'ensemble est un véritable plaisir de lecture.

Une réussite donc pour ce début de saga dont la suite, Le Maître de minuit, est d'ores et déjà disponible. Espérons que les éditions Harlequin la publieront dans son intégralité.

mardi 28 avril 2015

Avengers : l'ère d'Ultron



Second crossover qui clôt la phase 2 du MCU, Avengers : l'ère d'Ultron est un énorme blockbuster à la hauteur de nos attentes et qui légitimise Joss Whedon comme un grand réalisateur.
Car, que l'on aime ou pas les films de super-héros, force est de reconnaître qu'il a parfaitement maîtrisé son sujet, mieux que pour le premier opus, qui fut la grosse surprise de l'année 2012.

Il est évident qu'après le carton gigantesque du premier Avengers, Joss Whedon était attendu au tournant. La pression fut énorme, à tel point que l'on pouvait se demander si le maître d’œuvre allait s'en sortir. L'effet de surprise passé, il fallait du génie, de la maîtrise et du talent pour faire de ce second volet un élément majeur du MCU et, quoi qu'en disent certains, le pari est réussi.


Le premier film avait beaucoup divisé les médias et ce second ne fait pas exception. Cependant, le public est au rendez-vous et mis à part les jamais-contents, la satisfaction et le kiff intégral sont présents.

Tout d'abord, il est bon de noter qu'Avengers : l'ère d'Ultron n'est pas qu'un film d'action et de baston puisque que Whedon a réussi le tour de force d'équilibrer action, émotion et intimité sans que cela soit soporifique ou pénible pour le spectateur. Si le film s'ouvre sur une gigantesque séquence à la James Bond (et assez époustouflante, avouons-le), la pression retombe pour laisser place à la réflexion et même à l'introspection à l'instar d'Ultron, super-vilain torturé dont la folie s'installe progressivement.


Pour le coup, des questionnements importants divisent les Avengers à tel point que l'on sent poindre les prémices d'un Civil War tant les valeurs idéologiques de Steven Rogers et Tony Stark sont opposées. Mais, comme nous n'en sommes pas encore là, les Avengers doivent rester unis pour combattre cet ennemi qui les déstabilise beaucoup.

En parlant de malaise et d'éléments perturbateurs, venons-en aux petits nouveaux : les jumeaux Maximoff.


Tous ceux qui lisent des comics savent l'importance cruciale de ces deux nouveaux héros dans l'univers Marvel. Ils connaissent également leur véritable origine. Mais, droit oblige (les mutants appartiennent à la Fox), il fallait les introduire dans l'histoire de manière logique en tenant compte de l'existant faisant de Pietro et Wanda des « Optimisés ». Idem pour Ultron et La Vision dont l'origine est revue et corrigée en plaçant Stark au centre de leur création. Le tout est cohérent et fonctionne assez bien, si on laisse de côtés nos regrets face aux guéguerres des studios (tôt ou tard, les Mutants devront rentrer à la maison hein !, ça suffit les conneries !)

Autre point fort du film : Whedon recentre sa caméra sur des personnages peu exploités dans les précédents opus comme Hawkeye, Hulk ou Black Widow, nous offrant de jolis moments intimistes et assez touchants que nous n'avions pas vu venir et c'est assez rafraîchissant.
Quant à l'humour si typique des films Marvel Studios, il est ici toujours présent, mais utilisé avec parcimonie, rendant le film plus sombre, plus sérieux, laissant planer le doute sur l'avenir de l'humanité.

Pour conclure, Joss Whedon nous balance encore une fois une grosse claque dans la face, parfaitement maîtrisée, aux scènes d'action époustouflantes. Et même si j'ai quelques interrogations face à certains choix scénaristiques, je ne peux que m'incliner devant le travail colossal du réalisateur. D'ailleurs, celui-ci nous promet une version longue et pas mal de scènes supplémentaires en blu-ray, vivement !!


 Fiche technique :
Avengers : l'ère d'Ultron
Film américain de Joss Whedon (2015)
Avec : Robert Downey Jr, Chris Evans, Mark Ruffalo...
Genre : action, aventure, SF
Durée : 2h22 mn

lundi 13 avril 2015

50 nuisances d'Earl Grey

Cinquante nuisances d'Earl Grey
de Fanny Merkin

Éditions Milady
Collection Romans poche

Sortie le 23 janvier 2015




Présentation de l'éditeur :

Comme le hasard fait bien les choses, Anna, étudiante naïve aux mensurations idéales, a rencontré un homme incroyablement riche, divinement mystérieux, et délicieusement plus âgé qu’elle. Depuis, elle passe son temps à soupirer et à se mordre la lèvre inférieure.
Surmonter les cinquante nuisances d’Earl Grey ne sera pas une mince affaire. Entre son admiration sans bornes pour le groupe Nickelback, son insupportable penchant pour le goût de la Bud Light et sa singulière addiction au BDSM (Bardes, Dragons, Sorcellerie et Magie), Anna n’est pas au bout de ses surprises… et vous non plus.


Mon avis :

Que l'on ait aimé ou pas la maintenant très célèbre saga de E.L. James, force est de reconnaître que cette parodie (publiée par Milady peu de temps avant la sortie du film, un heureux hasard ?) met parfaitement en lumière les faiblesses de l'histoire d'origine. Enfin, si l'on peut parler ainsi puisque 50 nuances de Grey est déjà une fan fiction du Twilight de Stephenie Meyer à la base.

Le fameux Earl Grey nous apparaît presque sous son vrai visage, c'est-à-dire un brin psychopathe, et Anna est un clone de Bella. Pour le coup, c'est très raccord et on ne peut reprocher à l'auteur d'avoir fait parfaitement ses devoirs. Au-delà, l'humour utilisé fait rarement mouche, mis à part quelques petits moments qui font sourire, mais nous sommes loin des éclats de rire.

Pour conclure, ceux qui aiment le genre de la parodie y trouveront peut-être leur compte, comme ceux qui n'ont pas aimé les romans, mais les adeptes de Mr. Grey peuvent passer leur chemin sans regrets.

mercredi 8 avril 2015

Prada & Préjugés


Prada & Préjugés
de Mandy Hubbard

Éditions : Le Livre de Poche
Collection : Livre de Poche Jeunesse
Sortie le : 30 janvier 2013





Présentation de l'éditeur :

Chaussée de ses fabuleux escarpins, Callie se tord la cheville, se cogne la tête. Et se réveille devant un magnifique château… en 1815. Il ne manquerait plus qu’un duc. Eh bien le voilà. Arrogant, insupportable, exquis. Un garçon à qui on enverrait bien une Prada à la figure.




Mon avis :

Voici une réécriture d'Orgueil et Préjugés pour ados qui a du charme, mais aura beaucoup de peine à satisfaire des Janéites.
En effet, Callie, notre héroïne, à 15 ans et cela se ressent, tant au niveau de ses réflexions, décisions ou de son expres​sion (même si l'auteur nous a fait grâce du langage branché qui, pour le coup, ici, aurait été plus que déplacé).
Si l'histoire commence à notre époque avec un voyage à Londres, elle bascule rapidement dans le fantastique avec un bond dans le passé, notre héroïne se retrouvant tout d'un coup en 1815, grâce à une paire de... Prada !
Le time travel est un genre toujours très plaisant quand il est bien exploité; ici, bien que l'on sente les efforts de l'auteur pour éviter les anachronismes, cela a du mal à fonctionner. Les quiproquos et péripéties qui s'enchaînent ne font pas sourire et finissent surtout par agacer le lecteur. La jeune Callie tâche de s'en sortir comme elle le peut, mais l'ensemble devient tellement invraisemblable que l'on reste de marbre.
Une lecture qui fut donc un peu pénible, mais qui satisfera peut-être les jeunes lecteurs.