Moi, Stéphanie (aka Elaura),
administratrice du blog Bit-lit.com,
rédactrice,
maman, sorcière, metalhead, Janeite, chieuse à plein-temps. Aime le thé et les kilts.
Ma vie, mon œuvre, mes bafouilles.






vendredi 25 juillet 2014

Vacances j'oublie tout...



Eh voui, le blog sera en pause pendant quelques temps, je pars en vacances me ressourcer et profiter de ma famille et du soleil !

J'espère aussi profiter de quelques visions intéressantes... 

Mon sac de livres est prêt, j'ai bien sur choisi la moitié de ma bibliothèque alors que je risque de ne lire que 3 ou 4 bouquins, mais qu'importe, au moins j'ai du choix !






Bien sûr, tu vas beaucoup me manquer, tu sais que je t'aime très fort et à jamais...



Mais comme tous les super-héros qui sont dans mon cœur, j'ai aussi besoin de cette chose qui mouille et qui fait des vagues...


Les vacances, c'est aussi le bon moment pour s'éloigner du net, faire un break et éteindre la télévision avant d'avoir quelques envies de meurtres...



Et de faire la fête avec les copains !



Mais ne t'inquiètes pas, je serais vite de retour !



Et n'oublie pas...




mardi 22 juillet 2014

L'ange de minuit

Stokehurst
Tome 1 : L'Ange de minuit
Lisa Kleypas

Editions J'ai Lu
Collection Aventures et Passions
Réédition le 8 janvier 2014




Présentation de l'éditeur :

Saint-Pétersbourg, 1870. Toute la ville réclame sa mort. Elle sera exécutée demain à l'aube. Coupable de meurtre. Les preuves sont accablantes : on a retrouvé Tasia couverte, de sang à côté du cadavre de son mari, le prince Mikhail. Mais Tasia ne se souvient de rien. Grâce à l'aide d'une servante dévouée, Tasia parvient à s'enfuir. Elle gagne l'Angleterre et réussit à obtenir une place de gouvernante chez lord Stokehurst. 
D'un coup, sa vie bascule : adieu la riche héritière destinée à épouser un prince de son rang et à veiller sur des armées de domestiques ! C'est aujourd'hui elle la servante. Face à un homme habitué à régner en maître et à obtenir tout ce qu'il veut. Y compris la ravissante Tasia... Et Tasia n'est pas indifférente au charme indéfinissable de son maître. Pourra-t-elle éternellement fuir son passé et les élans de son cœur ?

Mon avis :

Un roman écrit il y a presque 20 ans et qui souffre un peu du poids des années, mais il reste tout de même agréable à lire et l'auteur avait déjà à l'époque la touche particulière qu'on lui connaît.
Certes, nous sommes loin de ses sagas phares telles que La Ronde des saisons ou Les Hathaway, mais notons tout de même que les mâles alphas à la mine renfrognée si chers à l'auteur sont présents, et c'est ce qui sauve un peu ce premier opus.
L'action se situe tout d'abord en Russie où nous faisons la connaissance de Tasia, riche héritière russe qui se voit contrainte de quitter son pays pour se cacher en Angleterre, accusée d'un meurtre dont elle ne garde aucun souvenir. Placée comme gouvernante chez un lord veuf et père d'une fille de 13 ans, Tasia découvre la domesticité et tente de se faire la plus discrète possible. Mais sa culture et ses bonnes manières, ainsi que ses secrets, finissent par attiser la curiosité du maître de maison, sans parler des autorités russes qui comptent bien la retrouver.

Premièrement, je tiens à préciser que la quatrième de couverture présentée par l'éditeur contient une erreur cruciale : Tasia est bien accusée du meurtre du prince Mikhail, mais celui-ci n'est pas son mari, mais son fiancé, ce qui change pas mal de choses à l'histoire de base et surtout, sur la manière dont la relation entre nos deux héros va se construire. En effet, Tasia est une jeune femme très pieuse, issue de l'aristocratie russe et destinée à épouser un prince. De ce fait, son innocence a été préservée et l'insistance de son maître à percer ses secrets (même les plus intimes) trouvera quelques résistances. 

L'intrigue autour de nos deux héros reste intéressante, même si l’obstination de l’héroïne à ne vouloir rien dire ainsi que ses états d'âmes finissent par lasser un peu le lecteur. Cependant, l'entrée en scène du frère du prince assassiné, le ténébreux Nicolas, qui ne cesse de réclamer vengeance, est plus que palpitante (quand on parle du mâle alpha, il montre le bout de sa queue) et promet un second tome bien plus croustillant.

Au final, un premier opus qui se laisse lire, même si ce n'est pas le meilleur de l'auteur, mais ne boudons pas notre plaisir, cela reste un Kleypas !


lundi 7 juillet 2014

Lafayette time : come on bitches, let's cook today



Bonjour lecteur,

Aujourd'hui je vais te donner la recette d'un plat que j'adore : le Jambalaya !

Voui, il m'arrive parfois de me prendre pour une grande cuisinière expérimentale car, je te préviens, ma cuisine peut devenir étrange, voir martienne.
Mais qu'importe, aujourd'hui, la recette est simple à la base, je l'ai juste améliorée pour qu'elle soit appréciée par l'ensemble de ma famille, c'est-à-dire mon Poulpe (du genre pénible à table), mon Barbare (du genre à tout manger pourvu que ce soit de la nourriture) et bien sur moi (du genre à préférer le chocolat devant tout autre plat à base d'aliments qui se mangent).

Alors ouvre bien tes yeux, mets ton foulard sur la tête, sort la musique cajun et tortille ton popotin, c'est parti...

Je me suis principalement inspirée d'une recette trouvée sur Marmiton.org, la voici :

Ingrédients (pour 6 personnes) :
- 3 saucisses fumées
- 200 g de blancs de poulet ou de dinde
- bouillon de poule
- riz
- paprika, piment
- poivron rouge, vert
- céleri
- éventuellement tomates
- crevettes crues

Faire rissoler les saucisses fumées tranchées dans de l'huile avec beaucoup de paprika dans une sauteuse.
Mettre les légumes émincés.
Puis les blanc en lamelles.
Mettre le riz et le laisser dorer.
Ajouter le bouillon de poule (1 l pour 500 g de riz).
Laisser mijoter 10 mn.
Ajouter les crevettes et un peu de piment.
C'est prêt.


Franchement, il n'y a pas plus simple et c'est déjà très bon comme ça, pour l'avoir tester une première fois, sans changements.

À toi de voir ce que tu aimes, mais moi, je me suis prise pour Lafayette et j'ai fait ma bitch car je n'étais pas totalement satisfaite :


Premièrement, si tu n'aimes pas des masses le piment, tu peux le remplacer par du Tabasco. Soit tu le mets directement dans le plat, soit, si tu as des enfants à table, chacun le met dans son assiette. En effet, généralement les gosses ne sont pas fans de choses qui piquent (et tuer des enfants par étouffement, c'est interdit par la loi).

Tu n'aimes pas le céleri ou tes mioches le regardent d'un œil torve ? Pas de panique, tu le remplaces par un oignon, c'est tout aussi bon. De même, si tu souhaites un brin adoucir l'ensemble, tu peux rajouter une petite boîte de tomates concassées, c'est plutôt agréable en bouche.

Une autre version testée et approuvée par votre Bitch, c'est celle proposée par Charlaine Harris dans Mariage Mortelle, recueil de nouvelles dans le cadre de sa série La communauté du sud. Tu peux rajouter un peu de haricots rouges ou noirs, de l'ail, du poivre de Cayenne, du poivre noir et de la sauce Salsa épicée. C'est très bon mais beaucoup plus fort comme tu peux t'en douter.

Au final, le Jambalaya est un plat que l'on peut agrémenter un peu comme on le souhaite, à partir du moment où les ingrédients de base sont là, soit : le riz, le paprika, la saucisse fumée et le poulet.

ça c'est mon mien !

Et voilà, c'était la minute « Lafayette est en moi » ! Et promis, il n'y a pas de démons dans mes placards.



(mais j'attends toujours mon vampire)...

Meuh siiiiii \o/


ça c'est pour te récompenser lecteur...

mercredi 25 juin 2014

Le Flambeur

Le Cercle des Canailles
Tome 1 : Le Flambeur
de Sarah MacLean

Éditions J'ai Lu
Collection Aventures et Passions

Sortie le 8 janvier 2014


Présentation de l'éditeur :

Il y a dix ans, le marquis de Bourne a été jeté de la société avec rien d'autre que son titre. Maintenant, partenaire dans le plus huppé club de jeu de Londres, le froid et impitoyable Bourne va faire ce qu'il faut pour retrouver son héritage — y compris épouser la parfaite et convenable Lady Pénélope Marbury.

Un engagement brisé et des années de cours décevantes ont laissé Pénélope avec peu d'intérêt pour un mariage calme et confortable, et avec l'envie de quelque chose de plus. Quelle chance que son nouveau mari ait accès à de tels plaisirs inexplorés.

Bourne est peut être un prince d'un monde souterrain de Londres, mais il jure de garder Pénélope à l'abri de ses faiblesses — un défi en effet quand la dame découvre ses propres désirs, et son empressement à miser quoi que ce soit pour eux... même son cœur.

Mon avis :

Une nouvelle saga de romance historique qui n'est pas sans nous rappeler la série Gamblers de Lisa Kleypas. Eh oui, le héros de ce premier tome ades airs d'un certain Derek Craven, si ce n'est que le marquis de Bourne est de noble naissance mais a tout perdu au jeu, manipulé par celui qui était censé le protéger. Dès lors, sa soif de vengeance le pousse à refaire fortune et à prendre sa revanche. Propriétaire d'un club de jeu (associé à trois amis d'infortune), il n'hésite pas à plumer tous les lords qui ont la malchance d'entrer dans son antre. Mais sa victoire ne sera complète que quand il aura récupéré le domaine familial perdu, Falconwell, quitte à compromettre son amie d'enfance. 

Une intrigue classique mais rondement bien menée, des protagonistes très attachants et un héros tourmenté, voilà la recette de ce premier opus que l'on prend beaucoup de plaisir à lire. Canailles il y a, ça je peux vous l'assurer, car sous des airs de sainteté, nos associés ont un appétit féroce et un bon paquet de choses à se reprocher. Le couple que forme le marquis de Bourne et Pénélope est très touchant. Leur mariage est loin d'être une sinécure et il faudra beaucoup de patience pour trouver l'harmonie. Les personnages secondaires piquent réellement notre intérêt et nous avons hâte de lire leur histoire, en bref, une introduction qui remplit pleinement sa mission, nous sommes impatients de lire la suite.

mardi 17 juin 2014

Vikings : 1 ère partie : Keep Calm and Pillage On !



Bonjour lecteur,

Aujourd'hui, j'ai envie de te parler d'une série que j'aime d'amour : Vikings.

Déjà 2 saisons à son actif et une troisième commandée pour 2015, Vikings est le nouveau grand succès de la chaîne History et de Michael Hirst (le papa de la série The Tudors).

Avant toute chose, je tiens à préciser que je ne suis pas une spécialiste en civilisation scandinave. Je suis juste quelqu'un de curieux, qui aime s'interroger et s'informer sur ce qu'elle voit et garder un esprit critique même sur ce qu'elle a pris beaucoup de plaisir à regarder. Ainsi, je sais lire et utiliser différentes sources, même académiques, pour ma culture personnelle. Cet article a pour but de parler de ce que j'aime et d'échanger à ce propos et n'a bien évidemment aucune valeur didactique. Et pour avoir encore plus de plaisir, il est plein de gifs salaces Qu'on se le dise \o/

La série suit les exploits d'un groupe de Vikings mené par Ragnar Lothbrok, l'un des plus populaires héros vikings au destin semi-légendaire. Ragnar serait d'origine danoise ou encore norvégienne, selon les sources. Il est supposé avoir unifié les clans vikings en un royaume aux frontières indéterminées à la fin du VIIIe siècle (l'époque est difficile à déterminer, mais se situe entre 750 et 850). Mais il est surtout connu pour avoir été le promoteur des tout premiers raids vikings en terres chrétiennes, saxonnes, franques ou celtiques.

Ce simple fermier, homme lige du jarl Haraldson, se rebelle contre les choix stratégiques de son suzerain. Au lieu d'attaquer les peuples de la Baltique, il décide de se lancer dans l'attaque des riches terres de l'ouest, ayant trouvé un nouveau moyen de naviguer.

Clandestinement, Ragnar va monter sa propre expédition et sa réussite changera le destin des Vikings comme celui des royaumes chrétiens du Sud, que le simple nom de « Vikings » terrorisera pendant près d'un siècle.



Si le public est au rendez-vous, ce n'est pas complètement par hasard, car en plus d'un casting plus que convaincant, la série bénéficie d'une réalisation et d'une production soignées.

Michael Hirst est un passionné d'histoire et ça se voit, même s'il se défend de ne pas faire des séries à la réalité historique incontestable (on lui avait déjà reproché ses libertés prises avec l'histoire des Tudors), l'écriture tâche autant que faire se peut d'être proche de ce que nous connaissons de la réalité historique et légendaire des protagonistes, même s'il s'arrange beaucoup avec la chronologie et que certains clichés ne sont malheureusement pas évités (par contre, la réalité archéologique est largement mise de côté). Cependant, le scénario est parfaitement maîtrisé, quoi qu'en disent ses détracteurs, car il confère un bon équilibre entre réalité/destin des personnages, un contexte qui se veut réaliste (même si matériellement contestable), et évite les écueils du fantastique, bien trop souvent utilisé dans les productions « Viking ». Il est néanmoins important de considérer cette série comme une oeuvre de fiction, inspirée par des récits scaldiques, que comme une série historique à proprement parlé. 

Sa force est de nous montrer la culture de ces hommes du Nord au quotidien, une société complexe mais particulièrement riche, où chaque individu est entendu, une société bien plus égalitaire à l'époque que toute la chrétienté réunie. Les Vikings ne sont pas les barbares sanguinaires que l'on nous montre parfois, avec un casque à cornes et se délectant de la mort. Déjà, les Vikings n'ont jamais porté de casques à cornes, qu'on se le dise une bonne fois pour toutes.

Est-ce que j'ai une tête à porter un casque à cornes ?

De grands guerriers, bien sûr, mais surtout de formidables commerçants et navigateurs, avides d'exploration et de connaissances, voilà ce qu'étaient les Vikings. Leur but était de s'enrichir, de cultiver de bonnes terres (la leur étant trop pauvre), d'améliorer leurs conditions de vie et non pas de tuer, de s'abreuver de sang et d'annexer des territoires pour une nation.

Pour en revenir aux protagonistes, Ragnar Lothbrok est magistralement interprété par un Travis Fimmel méconnaissable. Voui voui, ce Travis-là, ancien mannequin vedette de Calvin Klein, et j'avoue que je suis la première bluffée.


En plus d'avoir un physique plus qu’avantageux, l'acteur aborde son rôle avec finesse et force et nous campe un Ragnar plus vrai que nature avec la juste dose de charisme et de ruse qui sied certainement au personnage (avoue lecteur que tu as une rageuse envie de voir des knörr débarquer - note que je n'ai pas utilisé le terme de Drakkar !)



En fait, à bien y réfléchir, c'est l'ensemble du casting qui est une réussite, tant il n'est pas difficile de s'immerger dans la série, à commencer par Floki dont Gustaf Skarsgård en fait un personnage ambivalent, tantôt mystique, tantôt inquiétant, et oui au passage, je parle bien du frère d'Alexander (Erik, je t'aime) et du fils de Stellan ; décidément, la famille a du talent.




Mais qu'en est-il réellement du personnage historique ?

Comme tout ce qui touche l'ère viking, il est difficile de différencier ce qui relève de l'histoire ou de la légende, et Ragnar Lothbrok n'échappe pas à la règle.

Selon la Geste des Danois du chroniqueur médiéval Saxo Grammaticus, le païen Ragnar n'appartenait pas à la dynastie suédoise des Yngling, car son père était danois. Mais il s'est forgé un destin en se disant descendant direct du dieu Odin. « Regnerus Lothbrog », comme Grammaticus le nomme, était le fils de Sywardus Ring. De ses quatre épouses, il aurait eu une large descendance (ce qui n'est pas pour me déplaire, tant qu'on le voit en action dans la série...)


D'après Hilda Ellis Davidson, la légende de Ragnar dans le livre IX de la Geste semble être une tentative pour regrouper sous le règne d'un seul roi, Ragnar, les événements relatés dans les récits confus et contradictoires auxquels le chroniqueur avait eu accès. C'est pourquoi de nombreuses actions imputées à Ragnar dans la Geste peuvent être attribuées, sur l'autorité d'autres sources, à d'autres personnalités, dont certaines sont historiquement plus crédibles.

Mais la légende d'un grand héros viking persiste et certains de ses aspects sont documentés par des sources relativement fiables.



Et son entourage ?

Lagertha aurait réellement été la femme de Ragnar et c'était une skjaldmö, une femme au bouclier. C'est toujours notre Saxo Grammaticus qui mentionne la présence de Lagertha aux côtés de Ragnar lors de nombreuses batailles (elle est absente dans les autres sources).


Les skjaldmö sont à l'origine du mythe des Walkyries, elles apparaissent dans plusieurs récits légendaires et même l'historien byzantin Jean Skylitzès, indique que les femmes ont combattu dans les troupes de Sviatoslav Ier lors de la campagne militaire de Bulgarie en 971. 
Lors de la bataille de Dorystolon, les soldats furent étonnés de découvrir, sur le champ de bataille, les cadavres de nombreuses femmes armées. La Grœnlendinga saga décrit une redoutable guerrière viking du nom de Freydis Eiriksdottir. Elle était la fille d'Erik le Rouge et la sœur de Leif Eriksson. Lors d'un séjour au Vinland, elle aurait brandi une épée, seins nus, en avançant vers les Amérindiens menaçants qui auraient fui, effrayés par cette femme téméraire et gesticulante.

Plusieurs skjaldmös sont mentionnées dans les sagas nordiques, comme Brunehilde dans la Volsunga saga, Hervor dans la Saga de Hervor et du roi Heidrekr, la princesse Brynhild dans la Saga de Bósi et Herraud, la princesse suédoise Thornbjörg dans Hrólfs saga Gautrekssonar et Veborg dans la Gesta Danorum.

Il est bien évident que les scénaristes et producteurs ne se sont pas préoccupés d'être dans une réalité incontestable en ce qui concerne les personnages et l'histoire de Ragnar. Comme je l'ai indiqué plus haut, les récits et sources sont nombreux et bien souvent contradictoires. En même temps, je n'en demandais pas tant. Le plaisir est là, même si l'on sait qu'on ne peut se fier véritablement à ce que nous voyons.

En ce qui concerne les diverses pratiques des Vikings, il est bon de faire la différence entre ce qui relève du mythe ou du romantisme et la réalité.

ça c'est pour te récompenser lecteur...

Dans les sources chrétiennes, les Vikings sont présentés comme une race païenne aux pratiques troubles et n'hésitant pas à semer la mort et la désolation sur leur passage. Devons-nous en être étonnés ?

Il est bon de rappeler que pendant leurs raids, les cibles privilégiées de nos guerriers étaient les églises. C'était là que se trouvaient or et richesse ; sincèrement, ce n'est pas chez le fermier du coin qu'ils allaient chercher fortune. Or, pour se resituer dans le contexte de l'époque, la religion était la source de vie, tout était religion, du levé au couché. S'attaquer au sacré était le pire crime qui pouvait être commis, le meurtre et le viol pouvaient passer bien après. Et qui savait lire et écrire ? Les prêtres et les moines. Pouvons-nous donc aisément nous fier à ces sources ? Non. Pas plus qu'aux poèmes scaldiques.




Mais du coup, qui étaient réellement les Vikings ?

D'après Régis Boyer, « on appelle Viking un commerçant de longue date, particulièrement doué et remarquablement équipé pour cette activité, que la conjoncture a amené à se transformer en pillard ou guerrier, là où c'était possible, lorsque c'était praticable, mais qui demeurera toujours quelqu'un d'appliqué à afla sér fjàr (« acquérir des richesses ») ». Ils étaient Suédois, Danois, Norvégiens, puis dans un second temps, Islandais et Féroïens.

Un commerçant avant toute chose, car les pays scandinaves étaient pauvres : sols difficilement cultivables, sous-sols sans ressources, un climat redoutable, bref, une vie quotidienne rude dont les seules ressources viables étaient la pêche et la forêt avec tous les inconvénients qui les accompagnent. Pour le coup, le commerce par voie d'eau était une nécessité : fourrures, mais aussi esclaves, car oui, les Vikings furent de très grands marchands d'esclaves. 



Des pillards également, car je ne me voile pas la face, hein, en plus de l'activité fort noble que celle du commerce, ces Nordiens fort intelligents et extrêmement pragmatiques ont rapidement compris qu'un bon coup de hache pouvait résoudre par mal de tractations pénibles et les occasions ne manquèrent pas de se présenter. 



Des guerriers, pas tant pour leurs équipements navals ou terrestres, mais surtout pour leur bravoure, leur force de caractère et leur sens de l'organisation et de l'ordre qui font leur valeur militaire. Cependant, étant peu nombreux, à chaque fois qu'ils ont été confrontés à une résistance organisée et en nombre, ils ont été défaits et ont été assez intelligents pour ne pas insister. Ce fait est très bien montré dans la série, notamment face à Alfred de Wessex sur les côtes méridionales de l'Angleterre. 

Rien à voir donc, et j'insiste bien là-dessus, avec les valeurs martiales puantes que le IIIe Reich s'enorgueillit de leur prêter, quand on s'entoure de la bonne documentation évidemment. 

Et pour finir, le mercenariat était couramment utilisé pour s'enrichir. Disons-le tout net, le Viking était à vendre, pour qui payait bien, en échange d'une participation active à quelques règlements de comptes. 

Qui veut louer un Viking ?

Je vais arrêter ici cette première partie, lecteur, car je ne veux pas te faire mal à la tête. Dans un autre article, je te parlerai de certaines coutumes montrées par la série, notamment les rites religieux, mais également le mariage, la condition des femmes à l'âge viking et sur l'esprit communautaire et d'entraide qui est le cœur même de la mentalité viking. Enfin, si tu le veux bien ;)



Sources :

- Régis Boyer Les Vikings : Histoire, Mythe et Dictionnaire
- Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Ragnar_Lodbrok
- Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Skjaldm%C3%B6

lundi 9 juin 2014

Le dieu déchu

Dark Hunters 
Tome 11 : le Dieu Dechu
de Sherrilyn Kenyon
Editions J'ai Lu
Collection Crépuscule

Sortie le 4 janvier 2012


Présentation de l'éditeur

Dernier dieu sumérien encore en vie, Sin a été l'une des divinités les plus puissantes du Panthéon jusqu'à ce qu'Artémis lui dérobe ses pouvoirs. Durant des millénaires, cet ex-dieu devenu un Dark-Hunter a essayé de se venger. Maintenant, le temps presse car les Gallus, de terribles démons, vont envahir la Terre et anéantir l'espèce humaine. Seul Sin peut les arrêter s'il récupère ses pouvoirs et les Tables du Destin sumériennes, à moins qu'il ne meure des mains d'une femme...






Mon avis :

Onzième opus de la série le Cercle des immortels en France (mais 12ème de la saga en réalité), Le dieu déchu ne déçoit ni par son intrigue ni par ses protagonistes. De révélation en révélation, le récit se fait plus âpre, plus intense et les quelques touches d'humour habituelles apportées par l'auteur sont les bienvenues, tant l'émotion se fait sentir.
Ce tome est un tournant majeur dans la saga et je ne peux que vous conseiller de le lire après le premier tome des Dream-hunters, Le chasseur de rêve, pour mieux en saisir tous les éléments (je ne comprends toujours pas pourquoi l'éditeur a décidé de séparer ces deux séries qui ne font pourtant qu'un). 

Pour en revenir aux personnages, nous faisons la connaissance de Sin, un ancien dieu sumérien qui souhaite plus que tout obtenir vengeance. En effet, privé de ses pouvoirs par Artémis, Sin s'est vu contraint de devenir un chasseur de la nuit, sans vraiment en être un puisqu'il n'est pas lié par les mêmes serments. Mais il bénéficie tout de même de la protection d'Acheron et sort toutes les nuits tuer des démons Gallus afin de protéger la population.
Cependant la déesse de la chasse et de la lune, vindicative, ne souhaite qu'une chose : le voir mort. Elle envoie donc Katra, sa propre fille, s'occuper de sa mise à mort, mais, bien évidemment, les choses ne se passent pas vraiment comme elle le souhaitait. 
Nous connaissions déjà Katra pour l'avoir croisée dans les tomes précédents et nous savons tout, nous lecteur, de sa véritable identité. Dans ce tome, toute la lumière sur ses origines est enfin faite et c'est ce qui fait la force du roman. En effet, après cette révélation qui sera forcément bouleversante, les choses ne peuvent être que différentes. 
Sa relation avec Sin sera, à bien des égards, touchante et l'auteur nous offre de jolies scènes sensuelles qui agrémentent le récit très porté sur l'action. En effet, les événements s'enchaînent et les combats sont nombreux, ce qui ne nous laisse aucun temps mort et c'est tant mieux. 
Sherrilyn Kenyon sait mieux que personne allier romance, suspense, fantastique et violence sans jamais nous lasser. De tomes en tomes, notre appétit pour les Dark-Hunters ne fait que croître et l'indigestion n'est pas prête de pointer le bout de son nez.


mardi 27 mai 2014

Boulot Mortel

Funèbres,
Tome 1 : Boulot mortel
de Rachel Caine

Éditions J'ai Lu
Collection Darklight
Sortie le 9 avril 2014



Présentation de l'éditeur :

Bryn Davis, ancienne militaire, décide de changer de vie en travaillant pour une entreprise de pompes funèbres.

Mon avis :

Une nouvelle série d'urban fantasy par l'auteur des Gardiens des éléments et de Vampire City, autant vous dire que ce premier tome était attendu comme le messie. Au final, beaucoup de bonnes idées pour ce premier opus, même si quelques éléments viennent un brin perturber cet avis et et sont sources de petites insatisfactions.

En effet, Boulot mortel a le rôle souvent cruel des premiers tomes, soit poser les jalons d'un nouvel univers et il en paie le prix : quelques incohérences et longueurs gênent un peu la lecture. Notre héroïne, certes extrêmement sympathique et attachante, nous apparaît souvent gauche dans des situations difficiles. En temps normal, on pourrait se dire : « Elle fait ce qu'elle peut avec ce qu'elle a », sauf que dans le cas présent, Bryn Davis est un ancien soldat ayant fait l'Irak, on peut donc aisément penser qu'elle sait utiliser les techniques de combat, se servir efficacement d'un flingue et gérer des situations d'urgence. Ce qui n'est pas toujours le cas. Heureusement, la fin très dynamique nous permet de redécouvrir le personnage et de le rendre plus crédible, ce qui laisse présager une suite peut-être plus à la hauteur de nos attentes. 

Malgré ces quelques broutilles, l'ensemble fourmille de bonnes idées, de l'utilisation du milieu funéraire aux éléments clés de l'intrigue (que nous ne dévoilerons pas, ne transpirez pas !), tout suscite un réel intérêt et nous donne sincèrement envie de lire la suite. Beaucoup d'action, des personnages sympas, de l'émotion et un background captivant, voilà les ingrédients de cette nouvelle saga qui démarre certes doucement, mais qui promet beaucoup.

mardi 13 mai 2014

À chaque film il y a un comic # 6 : Les X-Men !




« Cyclope, Tornade, Le hurleur, Diablo, Wolverine, Colossus, enfants de l'atome, élèves de Charles Xavier, mutants... craints et haïs par le monde qu'ils ont juré de protéger. Ce sont les plus étranges de tous les héros... Ce sont les X-Men ! »




Bonjour lecteur,

Oui, je l'avoue, j'ai fait une longue pause blogesque, mais me voilà de retour avec un nouvel épisode « d’À chaque film il y a un comic... ou un truc du genre », car l'actualité cinématographique me rappelle qu'il est temps que je me bouge les fesses. À l'aube de la sortie du dernier X-Men (le 21 mai pour rappel), il est bon de revenir sur les films précédents et surtout, sur les comics qui les ont inspiré.

Je précise que je ne vais parler ici que des films X-Men, les deux films spin-off sur Wolverine feront l'objet d'un autre billet, où tu pourras baver sur un milliard de photo, ça je peux te l'assurer. 


Les X-Men ont une place à part dans l'univers Marvel. Alors que les autres super-héros ont un côté parfois très fun et trouvent toujours le respect des citoyens qu'ils défendent, nous voici face à un groupe d'individus dotés de pouvoirs qui dépassent l'entendement, souvent effrayants et qui ne viennent pas d'une piqûre d'araignée ou d'une autre planète. Ce sont des êtres humains, précurseurs de notre évolution. Des êtres supérieurs qui nous montrent tout droit le chemin de l'Homo Sapiens, celui de son extinction. 

Bien évidement, face à la menace, l'élément inquiété réagit comme il est habitué à réagir face à ce qu'il ne connaît pas : bêtement. Peur, violence, discrimination, poussent nos héros à vivre cachés depuis leur enfance, n'intervenant que pour sauver nos fesses pour mieux retourner dans l'ombre une fois la tâche achevée. Les mutants sont craints et détestés, et pourtant, beaucoup d'entre eux ont toujours foi en l'humanité. Le message est clair. Ici, les créateurs s'adressent directement à un public plus âgé pour nous parler de différence, de souffrance, de génocide et de ce putain de manque de tolérance qui nous gouverne tous. Des sujets graves donc, et qui donnent forcément naissance à des films bien plus sombres que les adaptations de super-héros classiques.


C'est à Brian Singer (Brian je t'aime) que nous devons les deux premiers films de la trilogie X-Men. Deux films qui ont relancé Marvel (je dirais même sauvé pour le premier) et l'intérêt du public pour les aventures des X-Men. 

X-Men de Brian Singer (2000)


Synopsis : De nos jours, les mutants coexistent avec les humains mais provoquent toujours un vif émoi au sein de la population qui les rejette. Une guerre éclate alors entre les X-Men, les mutants du Professeur X, et ceux de Magnéto, en guerre contre l'humanité...

X-Men 2 de Brian Singer (2003)


Synopsis : Les mutants font face à une nouvelle menace : alors que la polémique fait rage autour d'un meurtre commis par l'un d'eux, le mouvement anti-mutants lance une attaque contre leur école. Magnéto se joint aux X-Men dans ce combat pour leur survie...

X-Men : L'Affrontement final de Brett Ratner (2006)


Synopsis : Un traitement permet aux mutants d'échapper à ce qu'ils sont. Ils ont le choix : conserver ce qui fait leur caractère unique mais leur vaut la méfiance de l'humanité, ou bien abandonner leurs pouvoirs et devenir des humains à part entière.

Deux grands films de super-héros comme nous les aimons, Singer réussissant le tour de force de faire cohabiter plus d'une douzaine de protagonistes sans que l'on se perde en cours de route et ne laissant pas les néophytes sur le bas-côté. Un casting surprenant, des fans ravis et des tonnes de nouveaux lecteurs... Malheureusement, Brian Singer passe la main à Brett Ratner pour le troisième volet et L’Affrontement final sera bien décevant, loin d'être à la hauteur de ce qu'aurait pu être cet épilogue, surtout quand on sait que cette trilogie est une libre adaptation d'un chef d’œuvre du comics : The Dark Phoenix Saga.


Le Phénix Noir est certainement la saga la plus emblématique de l'univers X-Men, celle qui va bouleverser durablement le monde des mutants. Jean Grey a un pouvoir colossal et peut détruire l'univers entier, elle est le mal caché au sein de ceux à qui elle a juré fidélité : sa famille, son école, son amour, les X-Men.

Les plus férus d'entre nous te dirons, lecteur, qu'il y clairement un avant et un après la saga du Phénix Noir, car l'histoire de Jean Grey aura des conséquences durables sur toutes les publications consécutives. Rarement un run aura autant mis en avant les forces et faiblesses de nos héros mutants, rarement une héroïne aura payé aussi cher sa rédemption.



La trilogie ciné s'inspire donc de cette histoire, bien que très très librement, je te l'accorde. Cependant, si tu veux connaître l’œuvre princeps je te conseille vivement de la lire, note tout de même que le comic date des années 80, elle te paraîtra donc un brin vintage, mais elle est indispensable. By the way, La saga du Phénix Noir vient d'être rééditée dans la nouvelle collection Hachette Marvel, c'est le numéro 3.


En 2011, un petit miracle se produit. Après la grosse déception du troisième volet des X-Men, beaucoup d'entre nous se demandait si le messie allait enfin pointer le bout de son nez et c'est alors que Matthew Vaughn est arrivé. Son X-Men : first class met tout le monde d'accord, revenir sur les origines des mutants fut une brillante idée et la réalisation, ainsi que le casting, est largement à la hauteur. On ne s'y attendait pas, mais ce fut une très grande réussite. Le public ne s'y trompe pas et le succès est immédiat. Comme quoi, quand on fait du bon cinéma, nous sommes au rendez-vous.

X-Men First Class de Matthew Vaughn (2011)


Synopsis : "X-Men : Le Commencement" nous entraîne aux origines de la saga X-Men, révélant une histoire secrète autour des événements majeurs du XXe siècle.

Et rien que pour pour le couple Fassy / McAvoy, tu es sommé de le voir, Picétout. (Sans parler du plus grand caméo de l'histoire du cinéma)


Revenir aux origines des mutants n'était pas une mince affaire et de grandes libertés ont été prises, cependant lecteur, si tu souhaites en faire autant, je te conseille directement de lire quelques Intégral déjà édité par Panini ou alors te tourner vers certains relauch pas inintéressants comme les X-men les origines par exemple.



Et le prochain X-Men alors ?

X-Men days of future past est également une adaptation d'une histoire de Chris Claremont et John Byrne publiée dans les années 80 et éditée en France sous le titre : Uncanny X-Men : Futur antérieur


Après la traumatisante saga du Phénix Noir, les auteurs enfoncent le clou avec cette sombre série qui nous montre un futur dystopique à coup d'immeubles délabrés et de chasse aux mutants. Les Sentinelles sont effrayantes et même le meilleur des X-Men sombre dans le désespoir. 
C'est alors que la jeune Kitty Pride devient l'étincelle, celle par qui ce futur pourrait être sauvé. Le plan est simple : projeter sa psyché dans le corps de celle qu'elle était 30 ans plus tôt afin d'éviter un événement qui déclenchera la paranoïa envers les mutants. L'histoire se divise donc en deux : l'équipe de 1981 qui tentera de stopper ce fameux assassinat et celle du futur qui souhaite s'en prendre directement au QG des robots tueurs de mutants. 

Encore une saga phare et aussi importante que celle du Phénix. Tu noteras que le film prendra certainement beaucoup de libertés, cependant, ne boudons pas notre plaisir, les premiers avis sont plus que positifs et je suis certaine que Singer nous a livré son meilleur cru.

X-Men : Days of Future Past de Brian Singer (2014)


Synopsis : Les X-Men envoient Wolverine dans le passé pour changer un événement historique majeur, qui pourrait impacter mondialement humains et mutants



Avec la sortie prochaine du film, Panini Comics profite de ressortir quelques histoires phares dont celles citées plus haut, l'album Nous sommes les X-Men sera disponible dès le 21 mai !



Pour résumé, la saga ciné des X-Men est certes inégale, mais passionnante. Il serait peu judicieux de faire un parallèle systématique avec les comics puisqu'elle n'est au final qu'une interprétation à part de cet univers particulier, tant par ses choix scénaristiques que par son manque de continuité.

Mais si tu demandes une continuité dans les films lecteur, la voici :

Chronologie :

1 - "X-Men : le commencement".
Parenthèse "X-Men : days of future past".
2 - "X-Men : Apocalypse" (pas encore réalisé)
3 - "X-Men Origins : Wolverine".
4 - "X-Men".
5 - "X-Men 2".
6 - "X-Men III : l'affrontement final".
7 - "Wolverine : le combat de l'immortel".
8 - "X-Men : days of future past". 

Allez, je m'arrête là sinon je risque de te saouler encore longtemps. À très bientôt pour mon avis sur le film et pour un prochain épisode sur l'histoire d'un train qui tourne en rond, avec des gens dedans et de la neige dehors. (Non, non, je vais très bien je t'assure). 


Le roman de Louis XIV

Le roman de Louis XIV
Un roi, trois femmes
d'Ivan Gobry

Editions : Le Rocher Editions
Collection : Le roman des lieux et destins magiques
Sortie le 6 mars 2014



Présentation de l'éditeur :

Le règne de Louis XIV se divise en trois périodes dominées par trois influences : trois étoiles, trois femmes. 
La première époque est celle de la galanterie semi-espagnole, semi-française. Elle se personnifie dans mademoiselle de La Vallière. Cette royale passion est un roman de c ur, avec le cloître pour dénouement. 
La seconde période se représente par madame de Montespan, une folle et vaillante femme, qui monte hardiment à cheval. Avec elle s'ouvre l'épopée militaire, l'ère de la conquête. 
La troisième et dernière partie du règne se résume dans madame de Maintenon. Le mysticisme sensuel remplace les pompes et les œuvres de l'ancienne cour. Le siècle vieux se faire ermite, la gloire prend le voile.

Mon avis :

Louis XIV est certainement le monarque qui fascine le plus les Français et les Européens en général. 54 ans de pouvoir marqués par son amour inconditionnel pour la gent féminine le présentant volontiers comme un amant obsessionnel, voilà qui a de quoi faire parler un grand nombre d'historiens. Ainsi, Ivan Gobry décide de nous narrer ces nombreuses années de règne à travers trois grandes périodes inhérentes à la personnalité des trois femmes qui ont partagé la vie du roi (du moins, les plus marquantes). 

La duchesse de La Vallière marque la première époque, celle de la légèreté et de la galanterie et des savoirs. Sept ans plus tard, la marquise de Montespan fait son entrée et incarne la période militaire et la volonté de conquêtes. Enfin, l'apaisement vient avec la très douce Madame de Maintenon qui incite le roi à la dévotion et à l'austérité, même si les expéditions militaires seront maintenues. Le roi épousera celle-ci en secret en 1683 après la mort de la reine. 
Cependant, malgré ce palmarès qui aurait de quoi faire rougir les plus grands libertins, le roi n'en fut pas moins tourmenté par la disparition de sa nombreuse descendance. 

Un livre d'histoire riche en anecdotes et informations, qui se lit comme un roman, sans ennui aucun et qui devrait ravir les passionnés comme les néophytes.

lundi 12 mai 2014

L'idylle interdite

L'idylle interdite
de Teresa Medeiros

Éditions J'ai lu
Collection Aventures et passions

Sortie le 8 mars 2000 / 21 juin 2004
Réédition le 19 mars 2014



Présentation de l'éditeur :

Être enlevée par un pirate aussi redoutable que le Capitaine Doom est une expérience abominable ! Même si le pirate en question n'est pas dépourvu de séduction et qu'on réussit à le poignarder avec un coupe-papier. Avant d'être jetée à la mer et finalement sauvée par un navire anglais… Mais depuis qu'elle est rentrée à Londres, Lucy ressasse ce souvenir avec une certaine nostalgie. En revanche, l'amiral Snow, son père, ne décolère pas. Quel Camouflet ! Doom le lui paiera. En attendant, il faut veiller sur Lucy nuit et jour. C'est ainsi qu'il engage un garde du corps, Gérald Claremont, qui a pour ordre de ne pas quitter la jeune fille d'une semelle. Bien que ses amies lui fassent remarquer que son cerbère est plutôt bel homme, avec sa haute stature et sa carrure impressionnante, Lucy le déteste instantanément. D'autant plus que, s'il ne portait pas de lunettes, Gérald présenterait une vague ressemblance avec le Capitaine Doom !

Mon avis :

Une jolie romance un brin vintage (tout juste 20 ans et toutes ses dents) qui offre son lot d'aventures à coup de pirateries et de love story impossible, de quoi nous faire passer un bon moment de lecture en somme. 
Le capitaine Doom et la charmante Lucy sont des personnages hauts en couleur, très attachants et tout à fait crédibles dans leur rôle respectif. Bien que l'intrigue soit un peu convenue et que les éléments de surprise n'en soient pas vraiment, l'ensemble se lit facilement avec le sourire. 
Certes, cette romance souffre un peu de son âge et de son classicisme, mais que diable, soyons folles et laissons-nous embarquer par nos élans romanesques, se faire enlever par un beau et ténébreux pirate devrait ravir les plus réticentes d'entre nous.