Moi, Stéphanie (aka Elaura),
administratrice du blog Bit-lit.com,
rédactrice,
maman, sorcière, metalhead, Janeite, chieuse à plein-temps. Aime le thé et les kilts.
Ma vie, mon œuvre, mes bafouilles.






jeudi 3 janvier 2013

Twilight - Chapitre 5 : Révélation 2ème partie



Synopsis :

Après la naissance de sa fille Renesmée, Bella s’adapte peu à peu à sa nouvelle vie de vampire avec le soutien d’Edward. Se sentant menacés par cette naissance d’un nouveau genre, les Volturi déclarent la guerre à la famille Cullen. Pour préparer leur défense, les Cullen vont parcourir le monde pour rassembler les familles de vampires alliées et tenter de repousser les Volturi lors d’un ultime affrontement.

Mon avis :

Dernier opus de la franchise, cette seconde partie étonne autant par la forme que par le fond.
En effet, après une première partie en demi-teinte, Bill Condon a décidé de passer à l'action au propre comme au figuré.
Peut-être que cette phase-là de l'histoire permettait de faire du grand spectacle, toujours est-il qu'au-delà de la poésie et des bons sentiments du récit, nous vivons du drame, nous percevons enfin de la douleur et nous assistons, médusés, à une scène de bataille épique, tragique, dantesque, persuadés que le cinéma nous offrait enfin ce que l'auteur avait raté.


Oui, après différents épisodes de qualité inégale, cet épilogue nous réconcilie avec la saga. Pourtant, méprisé d'avance par beaucoup, le pari était loin d'être gagné. Et bien... nous avions tort. Ce dernier opus fut un bon moment de cinéma et une belle leçon d'humilité. Tout en respectant le cahier des charges Twilight, le réalisateur a su prendre des risques et les distances nécessaires pour nous offrir un film intéressant, jamais ennuyeux, visuellement beau, tout en gardant la magie de l’œuvre originelle. Bravo !






Fiche Technique
Twilight - Chapitre 5 : Révélation partie 2
Film américain de Bill Condon (2012)
Avec : Kristen Stewart, Robert Pattinson, Taylor Lautner ...
Date de sortie française : 14 novembre 2012
Genre : Fantastique, romance
Durée : 1h55 minutes

Anno Dracula

Anno Dracula
de Kim Newman

Editions : Bragelonne
Collection : Terreur
Sortie le 26 octobre 2012


Présentation de l'éditeur :

Le comte Dracula n'est pas mort à la fin du roman de Bram Stoker. Il a épousé la reine Victoria, et règne désormais sur la Grande-Bretagne. Le vampirisme se répand, et les simples mortels sont mal vus. Dans cette version de Londres du XIXe siècle, des prostituées vampires se font assassiner par un mystérieux inconnu aux scalpels d'argent. Au coeur de l'enquête se croisent les personnages aussi légendaires que le docteur Jekyll, Moriarty, Fu Manchu ou encore le club Diogène.






Mon avis :

Centenaire de la mort de Bram Stoker oblige, les livres sur les vampires en général et sur Dracula en particulier sont légion cette année. Pour autant, Bragelonne a décidé de piocher dans les vieux pots, car c'est bien connu, c'est dans les vieilles marmites que l'on fait les meilleures confitures. Mais quelle merveilleuse idée ! Publié il y a plus de 10 ans et passé quasiment inaperçu, Anno Dracula est une pure merveille tant par son originalité que par le vent frais que ce texte apporte, aussi étrangement que cela puisse paraître pour un récit qui date.

Édité pour la première fois par J'ai Lu dans la collection Ténèbres en 1999, Anno Dracula est un très bel hommage à Stoker : intelligent, original et surtout foncièrement novateur. En effet, Kim Newman ne s'est pas contenté de réutiliser le mythe, mais l'a réinventé, lui donnant une forme uchronique, utilisant maintes références aux personnages de fiction que nous connaissons tous sans que cela alourdisse le récit.
Nous ne reviendrons pas sur les éléments de l'histoire, la quatrième de couverture remplissant parfaitement son office, de plus, nous souhaitons laisser le lecteur découvrir par lui-même la fantastique richesse de ce roman. Sachez seulement à quel point il est plaisant de lire un tel titre, à l'heure où l'abondance de récits dystopiques et pseudo-fantastiques lasse et finit par ternir un genre qui a, pourtant, encore beaucoup à offrir.

lundi 17 décembre 2012

Malefic Time tome 1 : Apocalypse

Malefic Time tome 1 : Apocalypse
de Luis et Romulo Royo

Editions : Milady Graphics
Sortie le 23 novembre 2012


Présentation de l'éditeur :

New York, 2038. Le monde a sombré dans un cauchemar sans nom. La métropole dévastée demeure l’emblème du monde, mais d’inquiétantes créatures font planer une lourde menace sur la ville. Les membres de la secte des Treize Lunes montent la garde dans un entrepôt désaffecté. Luz reçoit la visite de son maître, Baal, et se voit remettre Malefic, une arme redoutable, ornée de symboles ésotériques qui remontent à la nuit des temps. L’occasion rêvée pour venger la mort de sa compagne, Soum, dont le cœur a été arraché par des êtres sanguinaires…



Mon avis : 

À la réception de l'ouvrage, et après avoir parcouru quelques pages, la première réflexion inévitable et spontanée ne peut être que : « Mais que c'est beau ! ».
Impossible de faire autrement que de baver devant les magnifiques illustrations. Du visuel de couverture à la dernière page, tout n'est que sensualité et beauté sombre jusque dans les moindres détails.
Devenu incontournable depuis Dead Moon, Luis Royo nous offre un album riche, à mi-chemin entre le néogothique et la Dark Fantasy, d'une complexité fascinante, qui nous entraîne dans un monde post-apocalyptique, brutal, sans concession, mais passionnant.
L'artbook lui même est une pépite, accompagné d'un DVD très intéressant qui propose quelques suppléments non négligeables.
En bref, une réussite de par son contenu mais également grâce à l'édition très soignée de Milady Graphics qui nous balance, pour cette fin d'année, une véritable bombe à ne surtout pas manquer.

dimanche 16 décembre 2012

Frankenweenie



Synopsis :

Après la mort soudaine de Sparky, son chien adoré, le jeune Victor fait appel au pouvoir de la science afin de ramener à la vie celui qui était aussi son meilleur ami. Il lui apporte au passage quelques modifications de son cru… Victor va tenter de cacher la créature qu’il a fabriquée mais lorsque Sparky s’échappe, ses copains de classe, ses professeurs et la ville tout entière vont apprendre que vouloir mettre la vie en laisse peut avoir quelques monstrueuses conséquences…


Mon avis :

Réinterprétation d'un court métrage de 1984, Frankenweenie nous réconcilie avec un Tim Burton qui s'était un peu perdu en chemin. Le réalisateur renoue avec ses premières amours et surtout rend un bel hommage au cinéma de genre.



Frankenweenie
est un magnifique conte fantastique sur la destinée d'un chien ramené à la vie par son maître, un film touchant, poétique, drôle et techniquement parfait, qui nous prouve encore une fois que Burton est le maître Jedi de l'animation.
Tout ce qui fait de l'univers de Burton une singularité cinématographique est présent, même le retour de la voix de Wynona Ryder est jouissif. Preuve que quand on le laisse s'exprimer librement, le réalisateur nous offre le meilleur de sa folie créatrice.



1h27 minutes de magie pure nimbée de sarcasme et de mélancolie, rythmée par la musique joyeusement décalée de Danny Elfman. Burton est enfin de retour ! Vive Burton !







Fiche Technique
Frankenweenie
Film américain de Tim Burton (2012)
Avec : Charlie Tahan, Winona Ryder, Martin Landau
Genre : Animation
Durée : 1h27 minutes
Sortie : le 31 octobre 2012

samedi 8 décembre 2012

Skyfall



Synopsis :

Lorsque la dernière mission de Bond tourne mal, plusieurs agents infiltrés se retrouvent exposés dans le monde entier. Le MI6 est attaqué, et M est obligée de relocaliser l’Agence. Ces événements ébranlent son autorité, et elle est remise en cause par Mallory, le nouveau président de l’ISC, le comité chargé du renseignement et de la sécurité. Le MI6 est à présent sous le coup d’une double menace, intérieure et extérieure. Il ne reste à M qu’un seul allié de confiance vers qui se tourner : Bond. Plus que jamais, 007 va devoir agir dans l’ombre. Avec l’aide d’Eve, un agent de terrain, il se lance sur la piste du mystérieux Silva, dont il doit identifier coûte que coûte l’objectif secret et mortel…


Mon avis :

On peut aisément dire que pour le 50ème anniversaire de la saga James Bond, Sam Mendes nous a offert le bon gros cadeau que nous attendions tous. Après un Casino Royale étonnant et un Quantum of Solace en demi-teinte, Skyfall se présente comme le meilleur opus de la franchise.
Et pas uniquement parce que nous retrouvons tous les bons ingrédients des 23 films précédents (les références y sont légions, distillées avec humour et intelligence) mais aussi parce que le ton résolument novateur en fait un grand film d'action où l'émotion et la recherche psychologique sont loin d'en être absentes.




En effet, sous couvert d'un âge quelque peu avancé et d'un amour immodéré pour la bouteille, James Bond vieillit. Intégrer au scénario le fait que Daniel Craig prend quelques années entre deux films est très subtil et lui donne une profondeur peu habituelle. Notre espion doute et en prend plein la gueule, à tel point que nous finissons par nous demander s'il sera vraiment à la hauteur de la tâche que lui confie M. La dame est sur la sellette et son passé revient la hanter, aussi cruellement qu'elle a tenté de l'oublier; sa fonction l'obligeant à faire des choix que peu comprennent. D'ailleurs M est la véritable James Bond Girl du film. Judi Dench est touchante de sincérité, crevant l'écran par sa détermination et sa beauté.



Autre bonne surprise, le méchant. Un bon gros méchant, et pas pour de faux, sans artifices, un peu psychopathe sur les bords, obsédé par son besoin de vengeance, campé par un Javier Bardem hallucinant. D'ailleurs le trio Bond, M et Silva donne une véritable intensité dramatique, freudienne à souhait où M prend un visage maternel.



Un film d'action stupéfiant mais également réellement beau, riche en surprises et qui maîtrise tout ce qu'il entreprend. James Bond retrouve enfin sa place de grand maître Jedi du genre et la gardera très très longtemps.




Fiche Technique
Skyfall
Film américain et britannique de Sam Mendes (2012)
Avec : Daniel Craig, Judi Dench, Javier Bardem
Genre : Action, espionnage
Sortie : 26 octobre 2012
Durée : 2h23 min.

mercredi 5 décembre 2012

Archipelago



Synopsis : 

Edward retrouve sa mère et sa soeur sur l'île de Tresco pour des vacances en famille avant son départ pour l'Afrique, où il part faire du bénévolat pendant un an. Le père d'Edward, supposé les rejoindre, ne viendra finalement pas et son absence ramène à la surface colères enfouies et émotions réprimées. Des tensions sous-jacentes émergent progressivement, à la fois à travers la rivalité frère/soeur et la mésentente au sein du couple parental.




Mon avis :

Second long-métrage de la réalisatrice Joanna Hogg, Archipelago est encore une fois un film sur la famille, ses tensions et incompréhensions, ses non-dits, car après tout, on ne choisit pas forcément les membres qui la compose. Avec Unrelated, son premier film, la cinéaste nous faisait découvrir les joies d'une bourgeoisie britannique en vacances, comédie douce-amère qui au final, s'avérait beaucoup plus complexe qu'elle ne le paraissait.
Ici, même mode opératoire, si ce n'est que nous quittons l'Italie pour la magnifique île de Tresco, à la rencontre d'une mère et de ses deux enfants.


Toujours sur le ton du tragi-comique, même si nous rions jaune, Joanna Hogg se focalise sur une famille anglaise aisée, divisée, où le dialogue, le « vrai » est souvent absent.
Edward (Tom Hiddleston) est un gentil garçon (peut-être un peu trop, il en devient presque arrogant) de 28 ans qui souhaite partir en Afrique pour faire du bénévolat pendant un an. Cette décision suscite l'incompréhension de sa famille et surtout de sa sœur Cynthia (Lydia Leonard), peu sympathique et qui a une fâcheuse tendance à faire des histoires pour tout. Leur mère, Patricia (Kate Fahy), préfère se réfugier dans ses cours de peinture en tentant d'oublier que son mari est trop occupé pour les rejoindre. Rose (Amy Lloyd), la cuisinière engagée pour les vacances, tente de faire son travail dans une atmosphère de plus en plus pesante. Bref, un portrait pas très joyeux mais pourtant assez réaliste. En effet, dans une famille, il est parfois difficile de faire sa place en gardant sa singularité. Quand on évolue un peu différemment, nos proches sont souvent tentés de nous pousser vers le droit chemin, celui qu'ils ont choisi pour nous. S'ensuit souvent jugement ou indifférence, et comme nous n'aimons pas décevoir un malaise profond s’installe, nous empêchant d'être vraiment nous-même.
Ici, La famille Leighton refuse d'accepter ses parts d'ombre et de les affronter, au final, rien n'est réglé, chacun repart à ses propres occupations avec un profond sentiment d'insatisfaction.


Comme dans son premier film, Joanna Hogg filme avec maîtrise cette tranche de vie, utilisant des plans larges faisant la part belle à l'autre grande actrice du film, l'île de Tresco, majestueuse. La bande-son est quasiment absente renforçant le malaise. L'émotion est moins présente que dans Unrelated, laissant place à quelque chose de peut-être plus subtil, qui pousse à réfléchir et force à l'introspection.
Un film qui pourra paraître bien déroutant à beaucoup mais qui reflète, encore une fois, l'indéniable talent de la cinéaste.






Fiche Technique
Archipelago
Film britannique de Joanna Hogg (2010)
avec : Tom Hiddleston, Kate Fahy, Lydia Leonard, Amy Lloyd...
Genre : Drame
Durée : 1h40mn

vendredi 23 novembre 2012

Unrelated



Synopsis :

Une femme s'échappe d'un mariage malheureux et trouve refuge dans la famille d'une amie en vacances, où les évènements la confrontent à la dure réalité de ne jamais avoir d'enfants.


Mon avis :

Premier long-métrage de la cinéaste, Unrelated est un film un peu à part, dont le réalisme et le traitement en font un OVNI. Les différents thèmes abordés n'ont qu'une apparente légèreté car ce regroupement familial banal et dénué d'intérêt laisse place à quelque chose de plus profond, de plus éprouvant et l’interprétation émouvante de Kathryn Worth n'y est pas étrangère. 




Sienne, pendant l'été. Anna (Kathryn Worth) débarque dans une superbe villa, invitée par une amie d'enfance, Verena (Mary Roscoe), qui passe ses vacances en compagnie de ses enfants, de son nouveau mari et d'un ami. Anna arrive tard dans la soirée, seule, laissant derrière elle un mariage compliqué, traînant une simple valise mais des tonnes de soucis non résolus. Très vite, le ton est donné. Le groupe d'adolescents constitué des enfants de chacun boivent, s'amusent, parfois avec excès, tandis que les parents en font de même. Portrait d'une bourgeoisie britannique un brin irritante, qui n'a pas grand chose d'intéressant à dire. Anna n'y trouve pas sa place et se rapproche donc des plus jeunes, malgré sa quarantaine bien entamée. Elle tente, autant que faire se peut de se sentir en phase, sans vraiment être totalement dedans. Une tension sexuelle s'installe alors entre Anna et Oakley (Tom Hiddleston), le plus âgé des enfants, la vingtaine tout juste, qui a pas mal de soucis relationnels avec son père. Le jeune homme se comporte étrangement, avec ambiguïté, devenant tantôt distant, tantôt indiscret avec des questions intimes et des regards appuyés. D'ailleurs, son regard est loin d'être innocent quand il voit Anna se baigner nue dans la piscine.



Le fossé se creuse entre le groupe des adultes et Anna dont les agissements provoquent un certain malaise. Tout bascule quand elle se rend compte qu'elle a peut-être mal interprété le comportement d'Oakley et que par inadvertance (ou par vengeance) elle parle d'un accident tenu secret par les plus jeunes. Elle se retrouve rejetée, autant par les uns que par les autres, en marge. La scène (dont l'affiche du film est tiré) est assez poignante de vérité, Anna marche seule, oubliée de tous les autres, comme si le souhait de mettre de la distance entre elle et eux était une évidence.



Joanna Hogg filme cette tranche de vie avec une incroyable maîtrise, en toute intimité, laissant place à l'improvisation, autant dans ses plans que dans les dialogues. Cela donne l'impression d'assister à de réels échanges, non joués, portés par un groupe d'acteurs doués. Kathryn Worth est terriblement touchante dans son rôle, avec cette tristesse refoulée et sa volonté de s'intégrer. Tom Hiddleston, dont c'est le premier film et qui partage ici l'affiche avec sa sœur Emma, montre déjà qu'il est un acteur capable de beaucoup, tant par son jeu que par son charisme.



Un film qui parle « vrai » des différences entre les générations, de l'impression constante de passer à côté. Anna fait le bilan de sa quarantaine et constate, de manière cruelle, qu'elle est obligée de tirer un trait sur son souhait le plus cher. La comédie du début (qui nous fait bien souvent penser à du Eric Rhomer) devient glaçante au fur et à mesure que la psychologie des personnages se dessine et que l'émotion brute s'impose. La fin en demi-teinte nous montre que quoi qu'il se passe, la vie continue. Brillant !




Fiche Technique
Unrelated
film britannique de Joanna Hogg (2007)
Avec : Kathryn Worth, Emma Hiddleston, Tom Hiddleston, Mary Roscoe, Harry Kershaw...
Genre : drame
Durée : 100 mn.

Dans la peau de Meryl Streep

Dans la peau de Meryl Streep
de Mia March

Édition : Presses de la cité
Sortie : 11 octobre 2012


Présentation de l'éditeur

Lolly Weller, qui vit dans la campagne du Maine et tient un ciné-club chaque vendredi soir, a invité à dîner ses deux nièces, Isabel et June, et sa fille Kat.

Trois femmes qui toutes sont à une période compliquée de leur vie : Isabel est une femme au foyer trompée par son mari ; June vient de perdre son emploi de libraire et recherche le père de son fils de sept ans ; et Kat ne sait pas si elle doit accepter la demande en mariage de son ami d’enfance.
Au cours du dîner, Lolly leur annonce qu’elle est atteinte d’un cancer. Les trois femmes décident alors de rester quelque temps pour veiller sur elle. Ce mois-là, Lolly avait programmé pour son ciné-club les films de Meryl Streep ; l’occasion pour Isabel, June et Kat de les revoir et, à travers les différents rôles de l’actrice, de faire le point sur leurs propres vies et peut-être enfin de trouver leur happy end.

Mon avis :

Il y a des romans qui vous redonnent espoir même quand leur contenu est d’une intensité dramatique rare. Dans la peau de Meryl Streep en fait partie. Sous couvert d’un visuel avenant et plutôt bien vu, c’est pourtant le destin de trois femmes que la vie n’a vraiment pas épargnées qui se joue ici.

Si vous vous attendez à un livre bon enfant sur le ton de la comédie, vous avez tout faux. Ces femmes ont souffert - cruellement parfois - et nous sommes témoins d’un véritable drame familial.
Pourtant, quand elles se retrouvent et animent le ciné-club de l’auberge où elles résident, c’est dans l’univers cinématographique de Meryl Streep qu’elles se trouvent enfin, se confiant les unes aux autres, puisant détermination et courage pour affronter leur vie.

L’actrice devient le vecteur, apporte solution, pousse à l’introspection et force nos héroïnes, et par là même le lecteur, à réfléchir au sens même de ce que nous vivons.

Bel hommage à ces acteurs et actrices qui partagent nos existences, car même si nous restons des anonymes, eux deviennent bien souvent et très étrangement des figures importantes de notre petit monde intérieur.
Ils accompagnent notre détresse, nos joies, nos désillusions, nos réussites. Il nous réconfortent, nous émeuvent et parfois même, nous inspirent.

Un roman choral bouleversant, qui ne tombe pas dans le pathos malgré les thèmes abordés. Avec une grande générosité, la romancière nous livre un récit poignant, plein de tendresse, dont nous ressortons avec le sourire et le cœur gonflé.

Thor, tome 2 : Victoire

Thor, tome 2 : Victoire
Joe Michael Straczynski / Olivier Coipel

 
Éditeur : Marvel Panini France
Collection : Marvel Deluxe
Sortie : 9 novembre 2011





Présentation de l'éditeur :

Ceux qui l’avaient parié ont gagné ! Le film Thor a embrasé les salles obscures en avril dernier. La première expérience cinématographique du Dieu du Tonnerre a été un énorme succès. Côté librairie, le premier volume paru dans la collection Deluxe, a lui aussi suscité un véritable engouement. Le deuxième tome est donc très attendu. Il nous présente la suite et la fin de la savoureuse saga de J.M. Straczynski et Olivier Coipel, dans laquelle Loki nous dévoile ses plans. Nous découvrirons aussi ce que vient faire Bor, le grand-père de Thor et nous comprendrons le rôle que va jouer le terrible Docteur Fatalis. En décembre, Thor retombera entre les mains expertes d’Olivier Coipel dans la série publiée en kiosque, il sera aussi le principal protagoniste de Fear Itself, le dernier crossover Marvel. Le Dieu du Tonnerre n’a pas fini de faire parler de lui ! 

Mon avis :

Cet album fait suite à Thor Renaissance paru en avril 2011 et marque la fin du fabuleux travail du scénariste J.M. Straczynski pour Marvel (malheureusement).

Ce second opus est une merveille, tant au niveau du scénario - dont les éléments s’enchaînent parfaitement est sans fausses notes - qu'au niveau graphique. La montée en puissance de l'intensité dramatique est passionnante et habilement maîtrisée, jusqu'à nous offrir des scènes de combat d'anthologie qui frisent la perfection. Un album riche, puissant où Loki est au sommet de son art. Dommage que celui-ci nous laisse quand même un sentiment d'inachevé puisqu’aucuns scénaristes n'a su reprendre le travail de JMS correctement par la suite. Pour le coup, nous ne connaissons pas les véritables desseins de Loki. Mauvais point pour Marvel donc, qui choisi bien trop souvent la dispersion économique plutôt que la qualité et qui prive les lecteurs de potentielles histoires captivantes et surtout, complètes.

mardi 20 novembre 2012

Broken Brights







Présentation officielle :

« C’est un tout autre trip. » Voilà comme Angus Stone qualifie l’album Broken Brights, déjà disque d’or en Australie, et qui sortira en France le 06 novembre. Après sept années passées à tourner dans le monde entier avec sa sœur Julia, et plus d’un million de disques vendus, Angus Stone se lance désormais sur sa propre route et propose Broken Brights composé à l’écart du monde entre Alpes suisses, Inde et Australie, sur lequel on retrouve l’intensité et la mélancolie des albums d’Angus et Julia Stone, mais aussi des titres plus électriques comme le premier extrait Bird on the Buffalo.




 
Mon avis :

Premier album solo d’Angus Stone, après avoir travaillé pendant des années en duo avec sa sœur Julia, Broken Brights est une jolie balade au cœur même de la folk, tout en sensibilité, comme le musicien sait si bien le faire.
En écoutant cet opus, on ne peut s’empêcher de penser à Neil Young, tant les sonorités, notamment la présence de quelques guitares toutes en distorsions, nous rapprochent du grand maître du genre, comme nous le montre Bird on Buffalo que nous pouvons entendre depuis un moment ou le titre Only A Woman.
Ponctué de sons indi, celtique, d’un harmonica planant ou d’un banjo inspiré, Broken Brights se démarque agréablement de ce à quoi nous avait habitué le musicien et c’est avec un véritable plaisir que nous le voyons évoluer vers d’autres lieux.
Un album abouti, tout en douceur, qui fait du bien aux oreilles et au cœur.


Fiche Technique
Disques : 1
Sortie : 6 novembre 2012
Prix : 13,56 €