Moi, Stéphanie (aka Elaura), administratrice du blog Bit-lit.com, rédactrice, maman, sorcière, metalhead, Janeite, chieuse à plein-temps. Aime le thé et les kilts.
Sortie le 18 septembre 2015
Format numérique / 66 pages
Présentation de l'éditeur :
L’enfer est pavé de beaux apollons…
Achille avait son talon, Benjamin a son genou. Alors que le match de sélection pour la Coupe du monde de rugby approche, la douleur devient de plus en plus insupportable. Mais hors de question de montrer sa souffrance : cette sélection, c’est la dernière de sa carrière, il ne la manquera pour rien au monde. Pas même pour les beaux yeux de Clémence, la nouvelle kiné de l’équipe qui a remarqué ses mâchoires crispées et veut l’obliger à passer des examens. Clémence et ses grands yeux verts. Clémence et ses lèvres appétissantes. Oui, il va se faire un plaisir de la convaincre de ne rien dire…
A propos de l’auteur
Emily Blaine est LA success story made in Harlequin ! Révélée par Passion sous contrat, consacrée par la série « Dear You » et confirmée par le succès de chacun de ses nouveaux romans, Emily Blaine est devenue, avec plus de 120 000 romans vendus, la reine incontestée de la romance moderne à la française.
Mon avis :
La sympathique et délicieuse plume d'Emily Blaine fait mouche encore une fois dans cette très jolie nouvelle. Coupe du monde de rugby oblige, plusieurs auteurs se sont essayés à ce format avec de beaux rugbymen sexys et, malgré les apparences, l'exercice n'est pas si aisé qu'il n'y paraît.
Mais l'auteur a réussi le tour de force de nous offrir un récit complet, drôle, sulfureux, tout en étant très réaliste et touchant.
Essai transformé donc pour cette histoire qui ne manque pas de piment tout en étant pleine d'émotions.
Un message cryptique surgi du passé entraîne James Bond dans une mission très personnelle à Mexico puis à Rome, où il rencontre Lucia Sciarra, la très belle veuve d’un célèbre criminel. Bond réussit à infiltrer une réunion secrète révélant une redoutable organisation baptisée Spectre. Pendant ce temps, à Londres, Max Denbigh, le nouveau directeur du Centre pour la Sécurité Nationale, remet en cause les actions de Bond et l’existence même du MI6, dirigé par M. Bond persuade Moneypenny et Q de l’aider secrètement à localiser Madeleine Swann, la fille de son vieil ennemi, Mr White, qui pourrait détenir le moyen de détruire Spectre. Fille de tueur, Madeleine comprend Bond mieux que personne… En s’approchant du cœur de Spectre, Bond va découvrir qu’il existe peut-être un terrible lien entre lui et le mystérieux ennemi qu’il traque…
Après l'incroyable Skyfall (certainement le meilleur Bond de la franchise), Sam Mendes se devait de revenir derrière la caméra pour ce 24ème opus, qui conclu un cycle inégal mais qui nous aura offert un bon nombre de moments forts. Il était très attendu donc, ce Spectre dont la com fut impeccable jusqu'à sa sortie. Pourtant, il y eut un bon nombre de déçus, difficile de tenir la dragée haute après Skyfall. Dois-je me compter parmi eux ? Pas totalement.
Pour sûr, Spectre est un excellent James Bond pendant la première heure, et puis après, pouf, ça s'essouffle. Tout était pourtant très bien parti, James qui enquête sur une mission très personnelle et qui finit par mettre en lumière des liens forts entre les derniers films de la franchise, soit depuis Casino Royal ; une scène d'ouverture spectaculaire (comme d'habitude) à Mexico pendant la fête des morts et superbement mise en scène ; l'implication plus importante de M, Moneypenny et Q dans l'intrigue ; Daniel Craig qui exécute toujours avec sobriété et force les gestes de notre espion préféré ; L'apparition, bien trop courte, de Monica Belluci en James Bond Lady (ne lui faisons pas offense en l'appelant James Bond Girl).
Et puis après, c'est le drame. Léa Seydoux fait son entrée et, malgré toute sa bonne volonté, nous perd en route.
Le fait que je ne l'apprécie pas en tant qu'actrice y est peut-être pour quelque chose. Cependant, à ce moment précis, l'intrigue devient plus fade, plus téléguidée pour nous emmener vers un méchant qui n'a pas la carrure d'un Chiffre ou d'un Silva. Déception donc, même si le film nous offre son lot d'action et d'explosions, mais également de moments forts.
Au final, le meilleur à retenir reste la collaboration assez jouissive de l'équipe restreinte du MI6, un peu comme un Scooby gang et c'est la bonne surprise de cet opus.
Tout de même, je ne boude pas les plans d'une beauté stupéfiante, les clins d’œil fun et les « Bonderies » de l'adorable Daniel Craig. Spectre reste, malgré tout, un bon film d'espionnage.
Fiche Technique
007 Spectre
Film Américain et britannique de Sam Mendes (2015)
Genre : action, espionnage
Durée : 2h30 mn
Avec : Daniel Craig, Christoph Waltz, Léa Seydoux...
Sortie le 4 mars 2015
Format broché / 400 pages / Prix 16,00 €
Présentation de l'éditeur :
"Avery Roe n’a qu’un seul désir : devenir, après sa grand-mère qui l’a élevée, la prochaine Sorcière de Prince Island, dont le rôle est de protéger les marins. Mais sa mère a choisi pour elle un tout autre destin. Elle l’arrache à sa grand-mère avant qu’elle apprenne le secret des femmes de la famille. Prise au piège de sa mère, Avery ne peut plus utiliser sa magie. Il lui reste tout juste la capacité de deviner, en rêve, ce que l’avenir lui réserve. Des années durant, Avery cherchera à libérer la magie qui sommeille en elle. À seize ans, elle y est plus résolue que jamais. Parce que les habitants ont besoin de sa protection. Parce qu’elle aime Taneh, un séduisant harponneur aux étranges tatouages. Parce que, dans un rêve, elle a vu son propre meurtre. Or, nul ne peut supprimer la Sorcière de l’île de Prince Island…"
Mon avis :
Voilà un roman qui avait, au départ, tout pour plaire : un magnifique visuel de couverture aussi mystérieux que sombre, un résumé alléchant mettant en scène sorcellerie et menace. Mais après quelques pages, l'excitation retombe pour laisser place à l'ennui, avec le sentiment profond d'avoir été trompée sur la marchandise.
La Sorcière de Prince Island est à des années-lumières de ce que nous attendions ; les pages défilent sans que nous ne comprenions vraiment la route que l'auteur veut nous faire prendre. L’héroïne agace et peine à susciter l'intérêt du lecteur, comme l'ensemble de l'histoire, au fond, qui manque singulièrement de souffle et de magie. La déception est tellement présente que les quelques éléments qui auraient pu retenir notre attention sont invisibles. Bref, une lecture que l'on peut oublier totalement.
Sortie le 1er juillet 2015
Format poche / 288 pages / Prix 6,95 €
Présentation de l'éditeur :
A peine vêtue, enchaînée sur le marché aux esclaves, Trinity tente d’oublier les regards des hommes qui passent devant elle. En aucun cas elle ne doit négliger sa mission : devenir la servante d’un maître vampire haut placé et obtenir des informations sur la situation politique de la citadelle. Pourtant, lorsque Arès, l’un des hommes les plus puissants de la ville, fait monter les enchères pour l’arracher aux griffes d’un de ses comparses, réputé pour les tortures qu’il inflige à ses esclaves, elle sent son cœur chavirer. Aura-t-elle la force et le courage de trahir cet homme si fort, si bienveillant à son égard ?
Mon avis :
Si Susan Krinard est une habituée des récits de l'imaginaire et sait mettre en place des univers riches et variés, elle ne parvient pas totalement à convaincre dans cet opus. Certes, le background est très bien maîtrisé et elle sait parfaitement mettre en scène ses personnages, mais ici, nous avons du mal à avoir de l'empathie pour nos deux héros dont les comportements sont maladroits et quelques peu agaçants.
L’héroïne ne sait pas ce qu'elle veut, fantasme pour son maître au bout de quelques pages et souhaite essayer son lit, alors que sa mission est tout autre. Ce genre de schéma est très connu en romance paranormale et il fonctionne généralement, mais il demande tout de même d'être un brin travaillé de manière cohérente, afin que les protagonistes n'apparaissent pas comme des primates prêts à tomber la culotte dès qu'on leur dit bonjour. Une déception donc, malgré tout le talent de l'auteur.
S'il y a un nom qui ne peut laisser
personne indifférent, c'est bien celui de Peter Jackson. Il faudrait
avoir vécu caché dans une forêt pour ne pas le connaître tant il
a marqué durablement le cinéma de genre.
Personnellement, je connais Peter (bah
voui, c'est un intime) depuis Bad Taste. Le film le plus
dégueulasse que j'ai jamais vu, mais aussi le plus marrant (quand on
aime les extra-terrestres qui bouffent les cerveaux).
Puis il y a eu
The Feebles et surtout Braindead. Et là, je suis
définitivement tombée amoureuse. Le film de zombies culte par
excellence comme je les aime. Gore et décalé mais très ambitieux.
Peter ne rigole pas avec le cinéma et il donne déjà à cette forme
d'expression un côté lyrique. Oui, même avec les zombies, parce
que Peter aime les monstres, il est comme ça.
Mais Peter n'est pas qu'un réalisateur
de films d'horreur, il est capable de bien plus que de raconter les
dérives sexuelles de marionnettes ou d'expliquer en image comment
utiliser une tondeuse à gazon pour tuer des zombies. Il nous le
prouve avec Créatures célestes, drame poétique que personne
n'a vu venir et qui a récolté un bon nombre de prix dont le Lion
d'argent au festival de la Mostra de Venise. Peter est enfin pris au
sérieux, sa plus grande aventure peut commencer.
En 1999 débute le tournage du Seigneur
des anneaux, celui-ci se terminera en 2000 et les pickups
en 2003. Nous connaissons tous le succès international de la
trilogie, je n'ai pas vraiment besoin de revenir dessus. 3 milliards
de dollars de recette, 17 oscars pour l'ensemble de la trilogie et un
oscar du meilleur réalisateur en 2004 pour Le Retour du roi.
C'est ce qu'on appelle un beau succès pour une trilogie qui était
mal partie au départ, pas grand monde n'y croyait.
Peter n'a jamais souhaité réaliser
The Hobbit, mais l'insistance des fans et du studio le pousse
finalement à travailler sur le projet en tant que coscénariste
(avec sa femme, Fran, et Philippa Boyens) et producteur. C'est
Guillermo Del Toro, un autre grand amoureux des monstres qui est
censé le réaliser, mais celui-ci démissionne en mai 2010 ne
pouvant plus attendre après les incessants reports de dates de
tournage. En effet, divers problèmes de droits se posent et ils ne
seront réglés qu'en 2011. Peter reprend finalement le projet
puisqu'il était déjà bien avancé et le studio, la MGM, avait déjà
financé plus de deux ans de pré-production. Quelques ulcères
hémorragiques plus tard (on est potes d'ulcères avec Peter, on se
comprend bien), le tournage du Hobbit débute enfin en mars
2011 .
Cette longue introduction à mon propos
n'est pas ici tout à fait par hasard. Il était important pour moi
de resituer le personnage et de rappeler que tous les projets de
cette ampleur sont forcément risqués, compliqués et que, pour
arriver à terme, ils nécessitent de la persévérance, du talent,
mais surtout de la passion. Et Peter n'en manque pas.
Les trois volets du Hobbit ont
eu beaucoup de succès et ils étaient très attendus. Pourtant, ils
furent également très critiqués. Trop de comparaisons avec sa
première trilogie (et c'était justement pour cette raison que Peter
ne souhaitait pas les réaliser), mais aussi diverses critiques
techniques et surtout scénaristiques ; le principal reproche
étant que trop d'éléments de l'intrigue ne se trouvaient pas dans
le livre original. Ce genre de critiques me fait très souvent
rigoler, car elles ne sont pas totalement fondées. Mais faisons le point
ensemble, veux-tu ?
Déjà, il est quand même bon de
rappeler qu'une adaptation ciné d'un livre ou d'une BD n'est qu'une
vision personnelle de cette même œuvre. Jamais, dans l'histoire du
cinéma, je n'ai vu une adaptation fidèle mot pour mot, chapitre
pour chapitre, d'un livre. Ce serait d'une part très ennuyeux et
d'autre part complètement inutile. De plus, ce que chacun ressent et
imagine tout le long d'une lecture est quelque chose de singulier et
personnel, nous n'avons jamais la même vision d'un personnage ni le
même ressenti face à une situation.
Trop de comparaisons avec sa
première trilogie
Le Seigneur des anneaux a
durablement marqué les esprits et à raison. D'une part, cette
adaptation fut une merveille visuelle et technologique et, d'autre
part, a réconcilié le grand public (et les studios) avec un genre
bien souvent décrié : la fantasy.
Le ton dramatique du Seigneur des
anneaux est aussi très présent dans les livres, mais également
à l'écran. Ce sont, au final, des films assez sombres, et le public
(ainsi que beaucoup de critiques) fut assez surpris par l'aspect,
disons plus coloré, du premier volet du Hobbit. Et pour
cause, LeHobbit est avant tout un livre pour enfant
avant d'être un préquel au Seigneur des anneaux.
Rappelons qu'il fut écrit dans les
années 30 (et fut publié en 1937), par un Tolkien qui voulait avant
tout amuser sa progéniture. Pour le coup, les aventures de Bilbo et
des treize nains paraissent bien plus fades et loufoques face à
celle de la quête de l'anneau. Et pourtant, beaucoup de choses se
jouent à ce moment de l'histoire, puisque c'est le succès du Hobbit
qui amènera Tolkien à écrire sa « suite » qui sera
publiée presque vingt ans plus tard (sans parler de l'univers créé
autour).
Sachant que LeHobbit
n'était en fait qu'une très mince introduction à l'univers de la
Terre du Milieu, il a fallu créer de nombreux liens avec la première
trilogie. Au cinéma, les intrigues doivent avoir un bon nombre de
rebondissements pour ne pas perdre le spectateur, elles doivent donc
être très enrichies visuellement à la différence d'un roman où
les émotions peuvent être décrites en quelques lignes. A
ce propos, le travail scénaristique de Peter, Fran, Philippa et
Guillermo fut assez incroyable, car, d'une part, ils répondent enfin
à beaucoup de questions qui restent en suspens après la lecture du
Hobbit, et, d'autre part, ils ont assuré une continuité
vitale entre les deux trilogies.
Trop d'éléments de l'intrigue ne
se trouvent pas dans le livre original
Et j'ai envie de
dire que c'est tant mieux. Tous ceux qui ont lu LeHobbit
se souviennent (du moins je l'espère) que l'intrigue principale est
assez mince : un hobbit qui n'a rien demandé se retrouve
propulsé dans une aventure incroyable, pleine de péripéties, pour
aider treize nains à déloger un dragon d'une montagne remplie d'or.
C'est léger pour en faire trois films.
On pourrait donc
reprocher au réalisateur d'avoir voulu en faire trois, alors que
seulement deux étaient prévus au départ. Or, faire trois films
était finalement plus que souhaitable et je vais te dire pourquoi :
tous ceux qui ont lu LeHobbit savent que dans le
récit, il y a des trous narratifs qui te laissent le temps d'aller
lire la Bible. Eh oui, beaucoup d'éléments sont à peine évoqués
et ne seront jamais développés, au grand damne du lecteur.
Qui est
finalement ce Nécromancien ? Que va faire Gandalf pendant plus
de la moitié du livre avant de revenir comme une fleur à la fin
pour la bataille ? Le nécromancien est vaincu... par qui ?
Comment ? Pourquoi des hordes de gobelins et d'orques débarquent
à Dale pour conquérir la montagne ? Pourquoi le dragon Smaug
quitte Erebor pour attaquer les habitants de Lacville alors qu'il
savait que les nains étaient chez lui ?
Les nains restent
cachés du dragon au lieu de l'affronter. Est-ce que, visuellement,
cela sert le film ? Ou faut-il plutôt rajouter une scène de
bataille qui nous rappelle que les nains sont de grands guerriers et
qu'ils feront tout pour reconquérir leur maison ?
Que celui qui
pense que j'ai tort à ce propos me lance le premier rocher sur son
passage. Avoue-le, lecteur, adapter LeHobbit tel qu'il
est aurait été totalement décousu et d'un ennui mortel.
Ou un gif de Tom, ça fait moins mal *_*
Les rajouts
scénaristiques servent totalement les films, mais enrichissent
également l'intrigue et répondent à bon nombre de nos questions.
De plus, certains éléments supplémentaires ont été écrits par
Tolkien lui-même, pas dans LeHobbit, mais dans les
appendices du Seigneur des anneaux, comme le Conseil Blanc,
qui fait admirablement le lien entre les deux trilogies, ou la
rencontre de Gandalf et Thorin à Bree qui comble les trous
scénaristiques du premier film et qui explique pourquoi Gandalf
pousse Thorin à entreprendre cette quête et à recruter un
cambrioleur.
Azog le
profanateur a également été créé par Tolkien et apparaît dans
les appendices ; la liberté des scénaristes a été d'en faire
le méchant de l'histoire, car tout bon héros à besoin de son
antagoniste.
Maintenant,
parlons de la grosse polémique, car il en faut bien une à chaque
fois, hein, sinon on s’ennuierait. La présence de Legolas, absent
de l’œuvre originale, et de Tauriel, personnage créé de toutes
pièces.
Pour le premier,
personnellement, je trouve assez fun de le retrouver chez lui et de
voir ses relations avec son père. Thranduil est un personnage
important dans le livre et rajouter la présence de son fils est un
excellent lien avec les aventures qui suivront. De plus, il aurait
été curieux d'aller chez les elfes sylvestres sans voir Legolas,
puisque 60 ans plus tard, il est un elfe adulte, un prince qui prend
part à une quête importante. Au final, le voir participer à cette
aventure semble logique et raccord avec la première trilogie.
Passons à
Tauriel. Comme dans Le Seigneur des anneaux dans lequel Peter
à donner beaucoup plus d'importance aux rôles féminins qu'il n'y
en a réellement dans les livres, il a voulu rajouter une note
féminine. Dans LeHobbit, il n'y a pas de femmes.
Personnellement, ça ne me gêne pas du tout. Mais voilà, à
l'époque de la sortie du premier film, j'ai lu beaucoup de critiques
sur le fait que le film était machiste. Hum, ça m'a donné beaucoup
de boutons, sincèrement beaucoup de boutons et je me suis dit que
les gens étaient quand même un peu débiles de faire une telle
critique, car dans l’œuvre originale, il n'y a PAS de femmes. Ce
n'est donc pas de la faute de Peter. Mais comme il faut trouver un
coupable, on a ensuite dit que Tolkien était un écrivain misogyne.
Et là, j'ai encore eu beaucoup de boutons et je ne remercie donc pas
les personnes qui ont émis de telles sottises.
Faut-il que je te
fasse un cours d'histoire ? Que je resitue l'écriture du Hobbit
dans le temps ? Allez, je suis d'humeur joueuse. La rédaction
du Hobbit a débuté dans les années 20 pour se terminer dans
les années 30. Connais-tu beaucoup d’œuvres littéraires
d'aventures (c'est important de préciser « d'aventures »)
rédigées à cette époque, avec des héroïnes fortes ? Hein ?
J'attends... Eh bien, il n'y en a pas beaucoup. Même Wonder Woman
n’existait pas (1940). Alors le seul reproche que l'on peut faire à
Tolkien, universitaire anglais tranquille, marié et père de
famille, c'est d'avoir été un homme... de son temps. Bouhouuuu le
méchant.
Alors, la création
du personnage de Tauriel devait satisfaire tout le monde, sauf que ça
n'a pas été le cas. Pourtant, je la trouve géniale, moi, cette
elfe qui se dresse contre son roi pour une juste cause. Elle est
belle, forte, douée avec une dague, mais elle a un faible pour un
nain... ah, encore un sujet polémique. Non, pas pour le nain (du
moins, je l'espère, au moins on ne reprochera pas au réalisateur de
faire de la discrimination entre espèces, hein !), mais pour la
touche de romance rajoutée à l'intrigue. J'ai lu des choses comme
« Il fait comme dans Le Seigneur des anneaux, y a une
histoire d'amour entre un elfe et un nain, c'est débile. » Ah.
Mais il est où le problème ? Parce que c'est sans fin... Il
n'y a pas de femme, quand il y en a une, il ne faut surtout pas
qu'elle tombe amoureuse parce que c'est débile. Ok. Les grands
philosophes ont parlé.
Je ne dis pas que
la critique n'est pas fondée, après tout, on pourrait se demander
pourquoi, parce qu'il y a une femme, la romance pointe le bout de son
nez. Et j'ai envie de dire, pourquoi pas ? Après tout, une
héroïne forte peut avoir des sentiments et les exprimer. Ce n'est
pas incompatible. Même Sarah Connor est tombée amoureuse, bordel !
Bref, tu l'auras
compris, face à tant de critiques pointilleuses et pas forcément
constructives, j'ai fini par laisser tomber pour apprécier
pleinement chacun des films. Je ne dis pas qu'ils sont parfaits, loin
de là, d'ailleurs, les versions longues des deux premiers films sont
bien meilleures que les versions cinéma. Mais, face à tant de
travail et de conviction, on ne peut pas les reléguer à de simples
pop-corn movies lambda.
Et les nains dans tout ça ?
Disons-le tout
net, ils sont exceptionnels. Dans le livre, Tolkien n'en décrit que
trois ou quatre, et ils ne sont différenciés que par la couleur de
leur bonnet. Ça, au cinéma, ça ne peut pas passer. Ils doivent
tous être différents et avoir leur histoire propre pour que le
spectateur puisse développer une certaine empathie envers eux. D'où
le soin particulier qui a été donné à la création de chacun, que
ce soit sur leur physique, sur leurs vêtements ou leur comportement.
Il était important que nous ayons de la sympathie pour Balin, par
exemple, puisque c'est chez lui que Gimli emmène la communauté pour
un détour par la Moria dans Le Seigneur des anneaux. Nous
voyons sa tombe et le massacre dont lui et les siens ont été
victimes. Il fallait bien reconnaître également Gloin, le père de
Gimli. Bref, tous ont des origines et un vécu bien distincts qu'il
fallait voir et comprendre dans Le Hobbit. Les scénaristes ne
pouvaient pas se contenter seulement d'énumérer leurs noms alors
qu'ils sont le cœur même de l'histoire. Et là est la magie du
cinéma, Peter nous a offert ce que Tolkien n'a pas fait ou pas pu
faire à l'époque de la création du Hobbit, qui n'était, je
le rappelle, qu'une œuvre qui devait rester confidentielle. L'auteur
a mis vingt ans de plus pour enrichir la Terre du Milieu.
Alors oui,
d'autres choix scénaristiques peuvent être discutables, comme le
fait que Kili, Fili et Bombur rejoignent le reste de la troupe
qu'après l'attaque de Lacville. Personnellement, tant que tous les
nains sont rassemblés au bon moment, ça ne me pose pas de problème,
c'est juste une péripétie de plus qui a permis au couple Tauriel /
Fili d'avoir un peu de place dans l'histoire et d'assister à des
combats bien badass entre Legolas et Bolg ; du positif en
somme. L'essentiel est présent et respecté et le spectacle n'en est
que plus intéressant. Bref, avec un peu de recul par rapport à
l’œuvre princeps, on peut reconnaître que ces trois films nous
offrent de très beaux moments de cinéma.
Que l'on aime ou
pas Le Hobbit, on ne peut que s'incliner face à Peter qui
aura passé plus de quinze ans de sa vie à adapter Tolkien à
l'écran.
Moi, j'aime ses
deux trilogies et j'attends avec une grande impatience la version
longue du dernier volet, La Bataille des Cinq Armées. Parce
que les deux forment un tout, une histoire incroyable qui débute
avec Bilbo et qui se termine avec Frodon, et comme le dit si bien
Gandalf « Toutes les bonnes histoires méritent d'être
enjolivées. »
S'il y a une chose que le cinéma de genre a de bon, c'est qu'il sait remettre au goût du jour de véritables pépites souvent injustement oubliées.
Ce fut le cas de Snowpiercer, OVNI post-apocalyptique coréen, passé un peu trop inaperçu à mon goût. L'excellente surprise visuelle m'a naturellement poussée vers l'histoire originale.
Snowpiercer est en fait une vision toute personnelle du Tranceperceneige, cultissime bande-dessinée française de SF des années 1980 de Jean-Marc Rochette et Jacques Lob, reprise à la fin des années 1990 pour deux volumes supplémentaires par Benjamin Legrand.
Et s'il y a une chose qui est absolument formidable avec cette œuvre atypique, c'est qu'elle n'a pas vieilli d'un pouce, car le Transperceneige est avant tout une histoire profondément humaine sur fond de cataclysme climatique qui aurait pu mettre fin à toute civilisation.
Les survivants de l'espèce humaine sont enfermés dans un train gigantesque qui roule éternellement. Bien sûr, l'organisation sociale du train est le même que sur la terre ferme : à la tête, les wagons luxueux et dorés des privilégiés ; en queue, les wagons à bestiaux des déshérités.
Mu par une soif de justice et une colère noire, l'un d'eux, Proloff, aidé par sa compagne Adeline, décide de remonter le train, coûte que coûte, jusqu'à la locomotive.
Adaptée par Bong Joon-ho (à qui l'on doit le fabuleux The Host) en 2013 avec Chris Evans dans le rôle titre, Snowpiercer ne prend finalement que peu de libertés par rapport à l’œuvre princeps. Le cataclysme devient un changement climatique majeur avec une nouvelle ère glacière, mais la trame de fond reste la même, on y retrouve l'ambiance glauque du train, le thème de la lutte des classes et les conditions de vie des survivants, même les drogues qui ramollissent le cerveau.
Une adaptation très efficace et maîtrisée que personne n'a vu venir, mais qui est restée un peu trop confidentielle et c'est dommage. Pourtant, le casting autant que la réalisation valent largement le détour.
Le réalisateur coréen s'émancipe des codes du genre pour nous pondre un film violent, sombre, mais pas dénué d'émotions pour autant. Les métaphores qui font écho à notre société actuelle sont nombreuses et laissent présager de sombres années à venir pour l'humanité, en espérant qu'elle réagisse avant d'être obligée de monter sur les rails d'un avenir glacé.
Snowpiercer Film sud-coréen de Bong Joon-ho (2013) Avec : Chris Evans, Tilda Swinton, Jamie Bell... Genre : Science-fiction , drame Durée : 2h06 mn
Sortie le 21er mars 2012
Format album / 46 pages / Prix 14,50 €
Présentation de l'éditeur :
"UNE VISION INÉDITE DU RAGNAROK, LA FIN DU MONDE DE LA MYTHOLOGIE NORDIQUE.
Un moinillon habile et perspicace, un vieux poète facétieux et un guerrier sans passé: Trois prisonniers d’une société de femmes conquérantes, promis à l’esclavagisme sexuel ou au sacrifice…
Trois rescapés, opposés dans leurs convictions, bien décidés à survivre dans ces
terres hostiles et primitives, trois compagnons malgré eux réunis par le destin, pour s’approprier une ancienne relique tombée du ciel dans un déluge de feu…
Alors que les dieux s’égarent en quêtes futiles et que leurs guerres intestines s’enlisent, celles que l’on nomme les Nornes, les Soeurs du Destin, décident de prendre en main le futur de tous. Dieux, géants, monstres et mortels entreront dans l’ère de l’Épée et de la Hache lorsque Loki, le dieu malin, s’éveillera.
Tous s’avanceront alors sur la voie du Ragnarok, le commencement de la fin."
Mon avis :
Comme à leur habitude chez Soleil Celtic, les légendes et traditions nordiques ont une place de choix. Après Odin, Loki se voit donc dédié une série à part entière et c'est tant mieux. Ce premier opus met en place les prémices de ce que deviendra le grand Loki, le dieu malin, dont la destinée est de provoquer le Ragnarok.
Les dessins, autant que le récit, sont un véritable plaisir, dont le seul regret est de ne pas avoir quelques dizaines de pages en plus (les 48 pages se lisent beaucoup trop vite). Il va donc falloir que je me procure la suite rapidement. En attendant, je ne peux que vous conseiller de lire cette BD qui ravira sûrement les fans du genre.
Pour finir l’année en beauté, le site Vampires & Sorcières propose un challenge lecture spécial BD/Comics/Manga.
Le principe est le suivant, du 1er septembre au 31 décembre 2015, plus vous lisez de vignettes et plus vous accumulez de points pour le challenge.
À la fin du trimestre, les 3 personnes ayant obtenu le plus de points seront récompensées par des petits cadeaux goodies !
Les détails (modalités d'inscription et de participation, et tout et tout) se trouvent ici
Perso, vu le nombre de comics que je lis régulièrement, ce serait bête de ne pas participer ! N'hésitez pas à me rejoindre et "faisez" péter les bulles \o/
La Confrérie de la dague noire
Tome 9 : L'amant déchainé de J-R Ward
Éditions Milady
Sortie le 11er juillet 2013
Format relié / 660 pages / Prix 9,20 €
Présentation de l'éditeur :
Six vampires protègent leur espèce contre la Société des éradiqueurs. Ils sont regroupés au sein de la mystérieuse Confrérie de la dague noire.
Souffhrance est faite de la même étoffe ténébreuse et séductrice que son frère jumeau Viszs. Emprisonnée durant des centaines d’années par sa mère la Vierge Scribe, cette force de la nature risque de succomber à de terribles blessures lorsqu’elle parvient enfin à se libérer. Seul Manuel Manello, le chirurgien humain, peut la sauver. Mais alors qu’entre eux la passion fait des étincelles, une dette vieille de plusieurs siècles va rattraper Souffhrance, menaçant son amant et sa vie.
Mon avis :
Voici un tome un peu à part puisqu'il n'est pas centré sur un membre de la Confrérie mais sur la sœur de l'un d'entre eux : Souffhrance. Nous avions fait sa connaissance dans le tome précédent en de biens tragiques circonstances. La sœur de Viszs se retrouve paralysée suite à un combat avec Kholer. Étant blessée à la colonne vertébrale, c'est tout naturellement que Jane se tourne vers son ancien confrère Manuel Manello pour lui demander de l'aide. Mais l'intervention du chirurgien aura des conséquences qui dépasseront largement le domaine médicale, réveillant d'anciennes blessures et chamboulant la vie de plus d'une personne.
Un tome en demi-teinte puisque je n'ai pas vraiment réussi à me passionner pour le couple principal, la faute peut-être aux personnages qui m'ont paru plus fades. Par contre, les intrigues secondaires étaient bien plus intéressantes, comme l'arrivée des nouveaux méchants, la bande de Salopards qui veulent détrôner le roi, ou encore la relation complexe qu'entretient Viszs avec Jane et Butch. Viszs est toujours torturé, malgré l'apparente stabilité de sa vie et l'arrivée de sa sœur jumelle va totalement l'ébranler au point qu'il retombera dans ses anciens travers.
En résumé, une petite déception donc, bien que l'ensemble fut, tout de même, agréable à lire.
Le cercle des immortels
Tome 1 : Les chasseurs de rêves de Sherrilyn Kenyon
Éditions J'ai lu
Sortie le 29 mai 2010
Format poche / 376 pages / Prix 6,90 €
Présentation de l'éditeur :
Arik est un Skotos, un dieu des songes qui ne ressent les émotions qu'en
s'immisçant dans les rêves humains. C'est ainsi qu'il pénètre l'univers
fantasmagorique de Megerea Kafieri, une jeune scientifique qui s'est
lancée dans un projet fou retrouver l'Atlantide. Mais les Skotos n'ont
pas le droit de s'attacher à une rêveuse. A l'heure de quitter Megerea,
Arik passe un pacte avec Hadès durant deux semaines, il descendra sur
Terre mener la vie d'un simple mortel. Cette faveur a un prix l'âme de
la jeune femme que, sur l'ordre de Hadès, il doit ramener aux Enfers...
Mon avis :
Voici le tome introductif des Chasseurs de rêves qui font pleinement partie de l'univers des Dark-Hunters et qui sont aussi importants que nos chasseurs. Il est bon de savoir que seul l'éditeur français les a séparées, formant par la même deux séries.
Ce premier tome des Chasseurs de rêves est en fait, à la base, le onzième tome de la série des Dark-Hunters.
Ce spin-off (qui en réalité n'en n'est pas un, je le rappelle) est très important puisqu'il livre bon nombre d'informations. Pour le coup, aucun des tomes n'est à négliger et, pour la bonne compréhension des intrigues, il est important de lire l'ensemble dans l'ordre.
Dans ce premier opus, nous faisons la connaissance des Skotos (dieux des songes) en la personne d'Arik, ainsi que de Megerea, une jeune scientifique qui n'a qu'une obsession : retrouver l'Atlantide (pour le plus grand bonheur d'une certaine déesse...).
C'est par un odieux stratagème qu'ils vont se rencontrer, l'amour sera au rendez-vous, mais, évidemment, les choses seront bien compliquées pour nos deux tourtereaux.
Encore un sympathique moment de lecture qui nous offre son lot de palpitations cardiaques, d'intrigues et de personnages hauts en couleur. L'arrivée de ces nouveaux dieux complique un peu le background de la série des Dark-Hunters, mais l'enrichit en même temps, évitant ainsi de tourner en rond. Cerise sur le gâteau, nous rencontrons Tori, alors jeune adolescente passionnée, personnage qui aura une importance cruciale par la suite.
En bref, une lecture inévitable pour celles et ceux qui s’intéressent de près à l'univers captivant des chasseurs de la nuit.
Si vous souhaitez connaître l'ordre de lecture de cette très longue saga, n'hésitez pas à consulter le site qui lui est consacré ici